Archive pour le 3 mars 2010

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Video du journal de 20h  de TF1 à voir

http://videos.tf1.fr/jt-20h/en-vendee-des-zones-sinistrees-5757049.html

http://videos.tf1.fr/jt-20h/le-temps-du-recueillement-en-vendee-5757050.html

Incroyable comment les politiques de tout bord ont vite dégainé. Nicolas Sarkozy, Ségolène Royal, François Fillon, Philippe de Villiers, Dominique Bussereau mais aussi les moins connus Jean-François Fountaine, vice-président (PS) du conseil régional de Poitou-Charentes et tous les maires des villes touchées.
Une telle réactivité résulte évidemment du nombre impressionnant de victimes (51 décès et une douzaine de disparus) nées d’une terrible tragédie inéluctable et rarissime. Évidemment. Pour le coup, tous les politiciens de gauche comme de droite en sont convaincus et tentent bien de nous en convaincre. On gagne même un magique « plan digue » de l’ami Borloo, un plan sorti du chapeau, tout comme les 3 millions d’euros débloqués en urgence et 700 « mobil-homes » par Ségolène!
Cerise sur la gâteau, bouée sur le bateau, même l’Union Européenne a été appelée au secours via le Fond de solidarité de l’Union européenne (FSUE). Un fond qui s’active à la condition que les dégâts occasionnés soient supérieurs à 3,4 milliards d’euros, ou représentant 0,6% du PIB du pays, avec la fourniture d’un chiffrage précis 10 semaines maximum après le drame.
Mais cette réactivité n’est pas due à l’approche des régionales. Le nombre de morts et de sinistrés, n’est pas dû à la faiblesse pour ne pas dire à l’incompétence, voire osons, à la vénalité de politiciens locaux soucieux d’étendre leur commune aux promoteurs immobiliers.
Non ici, « tout le monde est beau, tout le monde il est gentil ». C’est la Fatalité. C’est la Nature. Terrible et incontrôlable mais inévitable.

« Avec la conjonction exceptionnelle des éléments, aucun ouvrage n’aurait pu résister » déclarait pour LeMonde.fr un fonctionnaire souhaitant garder l’anonymat.
On ne peut que confirmer. Qu’ils soient neufs mais mal conçus (trop petits ou peu résistants fautes de budgets), qu’ils soient vieux et non entretenus, ou pire qu’ils soient vieux et à la disposition de cascadeurs pour faire du quad, sûr que les seuls remparts à la montée des eaux ne peuvent tenir convenablement!
« Entre les maires, qui veulent que leurs communes vivent et s’étendent, et l’Etat, qui veut protéger au maximum, il y a un compromis à trouver, et c’est toujours compliqué »
Bizarrement pour sauver des vies, et faire respecter le loi, le compliqué explique toujours la lenteur des opérations.
En revanche, quand un protégé du pouvoir, figure des médias, souhaite se faire construire sa nouvelle villa près d’un lieu classé monument historique, malgré la loi, là bizarrement, tout devient simple et se fait alors rapidement. Étrange, mais les mauvaises langues auront vite fait de dire « on ne peut pas comparer ». Désolé d’écrire le contraire. Si on peut faire une entorse au loi, on peut alors les respecter pour sauver des vies. « Qui peut le plus, peut le moins ».

Parodie de Politique
Et de voir, pour une fois, le PS et l’UMP se rabibocher, malgré toutes les saloperies de caniveau balancées juste avant:
« Ne pas chercher la polémique là où il n’y en a pas » de l’entourage de Bussereau.
« La politique c’est important, mais il y a des moments où c’est la solidarité, le recueillement et les secours qui sont prioritaires » par l’arracheur de dents Xavier Bertrand
il est « logique d’être dans une posture d’union » Christophe Béchu, candidat UMP dans les Pays-de-la-Loire
« La campagne doit changer sans doute de nature, être beaucoup plus pudique » par la dame de fer du Poitou
« Royal m’a appelé hier (dimanche) de façon très sympathique pour me faire part de sa solidarité et de sa disponibilité à nous soutenir. » par…Dominique Bussereau!
Peace & Love, aimons nous les uns aux autres, par respect pour les familles. Mais bien sûr…

Bande de faux-culs! Au contraire, c’est parce qu’il y a plus d’une cinquantaine de morts, qu’il va falloir un jour que les politiciens véreux ou niais (il faut toujours laisser le choix) payent pour leur incompétence volontaire ou involontaire. Ras-le-bol des copinages, des magouilles en douce!
René Marratier est maire de la comme La-Faute-Sur-Mer, un nom prédestiné, mais maire depuis… 1989.
Comment expliquer que rien ou si peu n’ait été réalisé pour protéger sa propre ville? La digue qui a été submergée selon le maire mais éventré selon les journalistes, était en tout cas…en pleine rénovation au moment du drame. « Vous savez ce que sait: le retard, les problèmes administratifs… »
Pour le coup, impossible de se retourner vers ses prédécesseurs étant en poste durant près de 20 ans!
Et le telegramme.com allant bien plus loin:
« En 2008, un reportage de France 3 à l’Aiguillon-sur-Mer et La Faute-sur-Mer mettait en évidence les enjeux liés à l’urbanisation. On y explique qu’une partie du secteur situé derrière la digue a été urbanisé récemment, avant que l’Etat n’y mette un frein par le biais du plan « prévention du risque inondation et submersion marine ». Une mesure qui n’était pas du goût du maire de La Faute-sur-Mer, lequel estimait que l’on pouvait encore étendre les zones pavillonnaires à condition de surélever de quelques dizaines de centimètres les futures maisons. »
Sûr que si en plus, hymne à la connerie humaine, les maires s’amusent dans la délivrance de permis de construire en zones inondables, où va-t-on?
Évidemment un maire seul ne peut rien ou presque. Et il paraît évidemment qu’à l’échelle départementale, régionale d’autres responsabilités seront à mettre en cause.
Et Philippe De Villiers de se réveiller au micro de France Info « sur le moyen terme, il faut construire autrement sur la côte, partout en France ». « L’Etat impose des normes (…) qui ne sont pas assez sévères. Partout où la terre est au niveau de la mer, il est prudent de construire plus loin. »
Navrant et un peu tard, le châtelain.

Côté pouvoir public, cela reste à l’image du privé: il y a ceux qui font leur boulot, dans les temps et correctement. Et ceux qui ne foutent pas une ramée. LeParisien.fr nous relate ainsi, au plus grand désarroi des familles de victimes, qu’une « note datée d’octobre 2008, l’ancien chef du Service maritime et des risques de la Direction départementale de l’équipement (DDE), Stéphane Raison, rappelle que « sur le secteur littoral, la zone de l’estuaire du Lay (NDLR du Parisien : où se trouvent précisément les communes de La Faute-sur-Mer et de L’Aiguillon-sur-Mer, les plus frappées par la tempête) est la zone la plus dangereuse du département, le Lay étant un cours d’eau majeur drainant une surface représentant la moitié du département de la Vendée, exposée à des phénomènes marins extrêmes, amplifiés par l’effet de baie dans la baie de l’Aiguillon ». La DDE a donc bien fait son travail.
et l’article d’ajouter « la commune de La Faute-sur-Mer (…) a été construite sur de vastes espaces gagnés sur la mer, ne tenant pas compte de la mémoire du risque (…). Plus de trois mille maisons sont construites derrière des digues en terre». Les 20 ans de mandat de Monsieur René Marratier, entre autres…
Quant aux Aigullionnais, les habitants de l’Aiguillon-Sur-Mer, il faudra qu’ils revoient le slogan de leur municipalité: « un regard tourné vers la Mer »

Côté Etat, dommage pour lui la trêve électorale n’est pas totalement déclarée. Normal puisque les Verts n’ont pas été écoutés – et su être écoutés durant 20 ans (encore!) – notre bobo parisienne Cécile Duflot met les pieds dans la plat: « La mise en cause de la loi Littoral, c’est le candidat Sarkozy lui-même qui avait commencé. Il avait dit en avril 2007 : il faut assouplir la loi Littoral pour que les communes puissent se développer normalement, c’était à peu près sa déclaration »
Foutaises? Récupération politique? Pas de chance, le nouvelObs a vérifié:« Interrogé sur la loi Littoral de 1986 dans un numéro spécial de l’hebdomadaire Le marin paru le 13 avril 2007, le candidat Sarkozy avait déclaré que celle-ci méritait « d’être mise à jour sans pour autant que l’économie générale du dispositif soit bouleversée. Je crois qu’il faut à la fois la renforcer pour mieux lutter contre les cas de détournement qui ont été constatés, et l’assouplir pour ne pas entraver le développement normal des communes, tout en conservant l’objectif général de protection de l’environnement »
La chef de file de « la purée de brocolis bio » enfonce même le clou en impliquant directement le Sénat (majoritairement de droite depuis De Gaulle) « de remettre en cause la loi littoral ». « On sait qu’il y a un an et demi », la Haute Assemblée « a voulu assouplir les règles d’urbanisme ». […] « Il y a eu 100.000 logements construits en zone inondable entre 1999 et 2006, donc très récemment, c’est pas des vieilles constructions »

Au final, pour donner un exemple « militaire », c’est comme si un général faisant tout pour entrer en guerre, planifiait son attaque, les budgets et la population fin prêts, mais qu’au moment de donner les premiers coups de canons, le général capitule et reporte perpétuellement l’attaque.
Dès qu’il s’agit d’assumer sa responsabilité, tout le monde se dégonfle. Les études sont effectuées. Les périmètres des travaux sont établis mais rien n’avance. Et comme il faut plusieurs signatures, maire, conseillers régionaux, tout le monde se couvre dans le retard ou pire, l’absence totale de changement.

51 morts. 12 disparus. Aucun responsable. Aucun coupable. Et après on se demande pourquoi les petites gens se désintéressent de la politique et ne vont plus voter. Ne cherchez plus.

Autoriser la construction de lotissements et de résidences en zone inondable ?

Vraiment pas con, quand on connait le prix du m2 constructible en zone littorale en Vendée, 2ème département touristique de France. Oui, vraiment, trop tentant !

Crédit photo : agence Reuters

Alors, bien sur, ils ont été tentés, nos braves élus communaux et départementaux.

Bon, c’est vrai, d’un côté la DDE avait prévu les risques :

Et puis, pour enfoncer le clou, écoutez ceci :

Une « spéciale dédicace  » à René Marratier, maire de La Faute, qui doit avoir du mal ces jours ci à justifier certaines de ses décisions (approuvées, il faut le dire par la justice et l’état).

« Tout ce qui a été construit l’a été en zone constructible avec l’accord des services de l’Etat », affirmait lundi René Marratier, maire de La Faute-sur-Mer, lors de la venue de Nicolas Sarkozy auprès des sinistrés de la baie de L’Aiguillon.

Joël Sarlot, président du Conseil d’architecture, d’urbanisme et d’environnement (CAUE) de Vendée, assure que les maires des communes de la baie n’ont pas fauté.

L’organisme qu’il dirige conseille les communes dans l’élaboration de leurs Plans locaux d’urbanisme (PLU).

« Jusque-là, la référence était de construire quatre mètres au-dessus du niveau de la mer, un chiffre basé sur les records des crues centennales », a-t-il dit à Reuters.

« Or, selon les éléments que l’on m’a communiqués, les maires de L’Aiguillon et de La Faute-sur-Mer ont autorisé des constructions à 3,90 mètres au-dessus du niveau de la mer », ajoute l’ancien député villiériste, aujourd’hui vice-président (divers droite) du conseil général de Vendée.

« Ils risquaient au pire un débordement de dix centimètres d’eau, pas de quoi renoncer donc à occuper les habitations. »

Ah, oui ? Ben tiens donc !

Et puis écoutez aussi ceci :

Quand Sarkozy voulait assouplir les règles des zones inondables


(Mille mercis à FullHdReady, ce mec est VRAIMENT indispensable à tous niveaux)

Le seul bon côté de cette catastrophe, c’est le même que pour la canicule : ce sont les retraités qui ont morflé en première ligne….

Et ça, c’est bon pour nous….

Ah, oui, au fait, ma solution pour éviter ces morts lors des futures inondations ?

Sachant que les maisons des zones inondées – où sont morts nos retraités – sont toutes de plain-pied,

il suffit d’interdire les rez-de-chaussée, et

le tour est joué !

Le gouvernement va débloquer plus de 26 millions d’euros en faveur des agriculteurs et ostréiculteurs affectés par la tempête Xynthia, dont le bilan officiel est d’au moins 52 morts.

En visite en Vendée, le département le plus touché par la tempête qui a frappé la France le week-end dernier, le ministre de l’Agriculture Bruno Le Maire a assuré mercredi que l’Etat ne laisserait « aucune exploitation sur le bord du chemin ».

Au total, 11.000 hectares de terres agricoles ont été recouverts d’eau de mer.

Lors d’une réunion avec des ostréiculteurs et des agriculteurs à L’Aiguillon-sur-Mer, l’une des deux communes les plus durement frappées, le ministre a annoncé cinq millions d’euros d’aides à la trésorerie en faveur des agriculteurs.

Le Fonds national de garantie des calamités agricoles (FNGCA) sera par ailleurs activé. Créé en 1964, ce fonds permet d’indemniser les dommages non assurables.

S’agissant des ostréiculteurs, Bruno Le Maire a promis un plan de 20 millions d’euros pour les aider à reconstituer leur matériel détruit par la tempête. Ils bénéficieront en outre de 1,5 million d’euros pour faire face aux besoins immédiats de trésorerie (intérêts d’emprunt, cotisations sociales…).

« Je reviendrai sur place d’ici quelques semaines pour m’assurer que ces mesures soient bien mises en place et efficaces », a déclaré le ministre.

SOLIDARITÉ

Bruno Le Maire avait auparavant visité une exploitation agricole inondée à Sainte-Radégonde-des-Noyers, une autre commune de la baie de L’Aiguillon, où des cadavres de moutons noyés jonchaient le sol, recouverts de paille.

Jean-Paul Rault, 38 ans, a ainsi perdu dans la nuit de samedi à dimanche 600 moutons et 50 veaux. Il n’a désormais plus que trois brebis, qui s’ajoutent aux six autres bêtes qu’il fait actuellement exposer au Salon de l’agriculture à Paris.

L’agriculteur a toutefois pu sauver ses 150 bovins, en les abritant chez des voisins. « La solidarité du monde agricole, c’est ça qui m’a remis du baume au coeur », a-t-il confié devant Bruno Le Maire.

« Le problème, aujourd’hui, c’est la présence du sel dans le sol, qui ne permet plus de récolter pendant une dizaine d’années », a expliqué à Reuters Antoine Priouzeau, un agriculteur voisin également sinistré. « Pour libérer le sodium, il va falloir répandre du calcaire pendant des années. »

Bruno Le Maire a dit avoir demandé aux préfets de procéder dans les jours à venir à une évaluation financière des besoins, « département par département, exploitation par exploitation.

Le ministre devait ensuite se rendre en Charente-Maritime voisine, sur l’Île de Ré et à La Rochelle, pour une réunion avec des agriculteurs et des ostréiculteurs locaux.

« L’impact de la tempête a été extrême », souligne Jacques Sourbier, président de la section régionale conchylicole des Pays de la Loire. « La moitié des professionnels de notre région ont été touchés, soit environ 150 exploitations. Certains d’entre eux ont tout perdu: bâtiments, véhicules, bateaux… »

CULTURES MENACÉES

Le conseil régional des Pays de la Loire devait débloquer mercredi un « plan tempête » de 10 millions d’euros. La région devrait également participer à hauteur de plusieurs millions d’euros au cofinancement du programme national de reconstruction des équipements (digues, cordon dunaire…).

Les prairies étant très sensibles à la salinité, la principale source d’alimentation des élevages en Poitou-Charentes et dans les Pays de La Loire pourrait être affectée par les inondations.

Selon l’Institut national de recherche agronomique (Inra), les céréales dans ces régions qui contribuent à un peu plus de 7% de la production nationale de blé tendre pourraient être touchées, même s’il est trop tôt pour faire des estimations.

Les surfaces côtières noyées sont celles qui obtiennent souvent les meilleurs rendements céréaliers dans les deux départements de la Charente-Maritime et de la Vendée.

Le maïs qui doit être semé dans quelques semaines est moins résistant au sel de mer, précise l’Inra. La résistance au sel des plantes est variable. Le blé et l’orge font partie des céréales les plus tolérantes au sel, capables de supporter 7 à 9 grammes par litre. L’eau de la mer en contient 4 à 5 fois plus.

« Tout va dépendre du temps d’immersion, du niveau de salinité du sol une fois la mer retirée et du lessivage qui pourra intervenir avec les pluies dans ces régions qui sont particulièrement pluvieuses », a expliqué à Reuters Nader Katerji, directeur de recherche à l’Inra.

Avec Valérie Parent à Paris, édité par Sophie Louet

Trois jours après le passage de la tempête Xynthia qui a ravagé la côte Atlantique, le gouvernement a promis des aides aux agriculteurs et producteurs d’huîtres sinistrés ainsi que la présentation dans les deux mois d’un plan de consolidation des digues du littoral français.

Les premières estimations des dégâts sont d’au moins un milliard d’euros, alors que le bilan officiel des intempéries est passé à 53 morts avec la découverte d’un corps à La Faute-sur-Mer (Vendée), une des communes les plus touchées.

Le Premier ministre, François Fillon, se rendra jeudi en Vendée pour une messe en hommage aux victimes, en la cathédrale de Luçon.

Le commissaire européen à la Politique régionale, Johannes Hahn, est également attendu sur place jeudi, la France ayant annoncé en début de semaine son intention de solliciter une aide du Fonds de solidarité de l’Union européenne (FSUE).

Denis Kessler, le président du groupe de réassurance Scor, a estimé autour du milliard d’euros la facture des dégâts, dont la moitié serait à la charge des compagnies d’assurance.

L’agence de notation Fitch Ratings a estimé pour sa part que Xynthia était la catastrophe la plus grave à toucher la France depuis les tempêtes Lothar et Martin, fin 1999, qui avaient coûté 6,9 milliards d’euros aux assureurs.

En visite à L’Aiguillon-sur-Mer, l’une des deux communes les plus durement frappées, le ministre de l’Alimentation, de l’Agriculture et de la Pêche, Bruno Le Maire, a annoncé que l’Etat allait débloquer cinq millions d’euros d’aides pour la trésorerie en faveur des agriculteurs locaux.

Le Fonds national de garantie des calamités agricoles, qui permet d’indemniser les dommages non assurables, sera par ailleurs activé.

Le ministre a promis 20 millions d’euros aux conchyliculteurs et pisciculteurs vendéens et charentais pour les aider à reconstituer leurs équipements détruits par la tempête. Ils bénéficieront en outre de 1,5 million d’euros pour leurs besoins immédiats de trésorerie.

« La moitié des professionnels de notre région ont été touchés, soit environ 150 exploitations. Certains d’entre eux ont tout perdu: bâtiments, véhicules, bateaux », a déclaré Jacques Sourbier, président de la section conchylicole des Pays de la Loire.

UN PLAN DIGUES DANS DEUX MOIS

Quelque 11.000 hectares de terres agricoles ont été submergés par la mer rien qu’en Vendée, au risque de les rendre impropres à toute culture pendant un certain temps.

Bruno Le Maire a demandé aux préfets de procéder rapidement à une évaluation financière des besoins, « département par département, exploitation par exploitation ».

A Paris, le plan national de renforcement des digues annoncé lundi par Nicolas Sarkozy a été évoqué en conseil des ministres, le gouvernement s’engageant à le présenter dans les deux mois.

La secrétaire d’Etat chargée de l’Ecologie, Chantal Jouanno, a indiqué qu’il s’agissait d’abord d’estimer, « sur les 1.350 km de digues qui sont le long du littoral, celles qui sont plus ou moins en bon état et celles sur lesquelles il va falloir des travaux en priorité ».

Dans l’immédiat, une inspection des digues et des zones à risque sera menée et devrait déboucher sur un pré-rapport dans les dix jours, a-t-elle précisé.

Les dégâts les plus importants causés par Xynthia l’ont été là où des digues ont lâché sous la pression des vents violents combinés à une forte marée et une puissante dépression.

Chantal Jouanno a chiffré le coût du renforcement des digues à environ un million d’euros par kilomètre et précisé que le plan prévoirait un financement de l’Etat sur cinq ans.

Un autre de ses éléments concernera les dispositifs de prévention des risques dans les plus de 800 communes françaises « construites sous le niveau de la mer, en zone basse », dont la secrétaire d’Etat a jugé qu’ils n’étaient pas suffisamment appliqués.

« Il faut qu’on accélère leur mise en oeuvre, voire qu’on renforce les dispositions légales », a-t-elle dit.

Dans un communiqué, Christian Garnier, vice-président de l’organisation écologique France nature environnement (FNE), estime que ce plan, « si utile qu’il soit, ne masquera pas l’indispensable élaboration d’une stratégie d’adaptation du littoral au changement climatique ».

« Forte de l’expérience des Pays-Bas et de la Grande-Bretagne, il n’est pas normal que la France ne se soit pas déjà engagée dans une politique qui combine intelligemment repli stratégique et consolidation des défenses pour un coût acceptable », dit-il.

Service France, édité par Sophie Louet

AUDIO – Mathieu Delahousse, envoyé spécial du Figaro dans l’un des villages les plus touchés par la tempête Xynthia, nous raconte ce qu’il voit.

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Zone interdite (mkv)

Des catastrophes pas si naturelle que ça (flv)

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Débat avec PPDA sur FR3 (wmv)

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