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Une semaine tout juste après la tempête qui a ravagé la Vendée et la Charente Maritime, une marche était organisée samedi, de l’Aiguillon-sur-mer à La Faute-sur-mer, les deux communes les plus touchée par Xynthia. Rien que dans la petite ville de la Faute-sur-mer, il y a eu 29 des 53 morts de cette tempête… Ecoutez le reportage de Nicolas Bauby, correspondant RTL dans le grand Ouest.

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le 06 mars 2010 à 17h23, mis à jour le 06 mars 2010 à 17:34
350 personnes ont participé samedi au cortège entre l’Aiguillon et la Faute « pour ceux qui ont disparu, mais pour ceux qui restent aussi et qui ont tout perdu ». Pour empêcher badauds et pilleurs ou même qui gênent les secours, les autorités ont déployé des renforts ce week-end. Pour entrer, il faut un laisser-passer.
Marche silencieuse à l'Aiguillon-sur-Mer 6 jours après la tempête, le 6 mars 2010
Marche silencieuse à l’Aiguillon-sur-Mer 6 jours après la tempête, le 6 mars 2010 © TF1-LCI

Une marche silencieuse a réuni samedi après-midi environ 350 personnes de L’Aiguillon-sur-Mer à La Faute-sur-Mer, deux communes de Vendée où 29 victimes ont été dénombrées après le passage de la tempête Xynthia le week-end dernier, a constaté l’AFP. « C’est une marche pour ceux qui ont disparu, mais pour ceux qui restent aussi et qui ont tout perdu« , a expliqué à l’AFP Olivier Magny, un commerçant en tête du cortège.

Dans les deux communes, la solidarité bat son plein depuis six jours, à l’image de cette marche initiée par Mélanie Vimont, 17 ans et demi, apprentie fleuriste à L’Aiguillon-sur-Mer. Relayée par les commerçants et le bouche à oreille, elle a réuni de nombreux habitants solidaires qui ont marché de la mairie de L’Aiguillon-sur-Mer à celle de La Faute-sur-Mer où deux gerbes ont été déposées pour « tous les sinistrés« . Une minute de silence a été respectée et un mot de soutien d’un touriste du sud de la France, venu en vacances dans les communes touchées et ému par les images diffusées par les télévisions, a été lu, déclarant : « nous pensons très fort aux sinistrés, aux victimes, aux enfants« .

Des barrages contre les curieux et voleurs

Non loin des maisons éventrées par les flots, les autorités ont déployé des renforts ce week-end dans les zones sinistrées de Charente-Maritime et Vendée pour faire barrage aux badauds et aux pilleurs attirés par le spectacle de désolation laissé par la tempête. A l’entrée de Charron, il faut montrer patte blanche. « Ils bloquent l’accès du village, j’ai dû me justifier« , raconte à l’AFP Carl Rivalin, un sinistré de Charron qui a sauvé sa famille en s’échappant par les combles. Dès le lendemain, « des gens prenaient des photos« , se souvient-il, « ils n’avaient pas autre chose à faire alors qu’il y avait encore des gens à secourir !« . « On a constaté depuis dimanche des gens, des voitures de l’extérieur, qui sont venus, qui ont pris des photos. Le spectacle était beau ? Un peu de respect !« , lance, furieux, le maire de Charron, Jean-François Faget. Et même « cela gêne les secours », a affirmé sur LCI le maire adjoint de l’Aiguillon-sur-Mer.

Les autorités redoutent une recrudescence de ce voyeurisme avec le week-end, à la faveur du beau temps annoncé. « Tout le monde va vouloir venir voir. Cette curiosité est vraiment malsaine« , s’insurge le capitaine Gildas Kerdonkuff, porte-parole des secours et de la cellule de crise de Charente-Maritime. « Des gens enjambent nos tuyaux, on a des camions qui reculent dans tous les sens, il faut nous laisser travailler« , implore-t-il.

« Aucun piéton ne peut passer, sauf s’il a un laisser-passer« 

Les opérations de pompage et de nettoyage se multiplient sur les zones sinistrées tandis que les travaux sur les digues s’accélèrent en vue des grandes marées de la fin mars. Quelque 330 gendarmes et 80 policiers ont été déployés dans les jours qui ont suivi le passage de la tempête pour « sécuriser les sites et canaliser les foules« , selon la préfecture. Et 120 hommes devaient renforcer les effectifs ce week-end, selon la gendarmerie Poitou-Charentes. « On est encore dans une période de deuil, les sinistrés retournent dans leur maisons, les gens sont encore très marqués, il n’y a pas de voyeurisme à faire, c’est tout à fait déplacé« , déclare à l’AFP le secrétaire général de la préfecture, Julien Charles.

Dans toutes les communes du littoral lourdement frappées par Xynthia, les maires ont été en outre mobilisés pour restreindre la circulation et faciliter le travail des sauveteurs. « Aucun piéton ne peut passer, sauf s’il a un laisser-passer« , confirme Jacques Garel, adjoint au maire d’Aytré actuellement chargé de la sécurité. Dans cette commune de 9.000 habitants jouxtant La Rochelle, des barrages filtrants ont été mis en place dès le début. « Dimanche, nous avons voulu aller voir les dégâts de la tempête et il était impossible de s’approcher du quartier de la plage, l’accès était déjà fermé et contrôlé par les gendarmes« , se rappelle Pascal Franjat, habitant d’Aytré.

Avec la crainte de devenir le lieu privilégié des promenades dominicales, les rondes de nuit ont été multipliées et un hélicoptère de la gendarmerie surveille même avec un projecteur le quartier le plus sinistré. L’objectif est aussi d’empêcher les tentations des pilleurs potentiels. Pour l’heure, ce n’est pas la « razzia« , selon le capitaine Kerdoncuff. Les demeures inhabitées, une fois vérifiées par les secouristes, sont refermées le mieux possible. Mais si le pillage en Charente-Maritime est « plus de l’ordre de la rumeur que du fait avéré« , à l’exception de quelques petits vols, les maisons ouvertes aux quatre vents pourraient donner des idées. « Ne créons pas de psychose« , implore M. Charles, « on n’est pas à La Nouvelle-Orléans« .

Tempête Xynthia : après le deuil, les interrogations sur les responsabilités

Une semaine après la tempête Xynthia, qui a fait 53 morts, les questions se multiplient sur les éventuelles responsabilités des communes en matière d’urbanisation en zone inondable et sur l’avenir des quartiers sinistrés, notamment sur la côte vendéenne.

Une semaine après la tempête Xynthia, qui a fait 53 morts, les questions se multiplient sur les éventuelles responsabilités des communes en matière d’urbanisation en zone inondable et sur l’avenir des quartiers sinistrés, notamment sur la côte vendéenne.

Parmi les deux communes les plus touchées de ce département, l’Aiguillon-sur-Mer (2.600 habitants) et La Faute-sur-Mer (2.500 habitants), la seconde est particulièrement visée : c’est celle où ont été retrouvés la quasi-totalité des 29 décès dénombrés dans ce département.

Dans cette commune, l’urbanisation était un sujet de conflit récurrent entre propriétaires et mairie d’un côté, préfecture de l’autre.

Une récente étude de la direction départementale de l’Equipement précisait que cette commune était construite « sur de vastes espaces gagnés sur la mer, ne tenant pas compte de la mémoire du risque ».

Samedi, un courrier du préfet de Vendée Jean-Jacques Brot a été remis aux maires des deux communes, selon des sources concordantes.

Dans celui remis au maire de La Faute-sur-Mer, René Marratier, il lui est demandé d’interdire, dans l’attente de rapports conjoints des ministères de l’Equipement et de l’Intérieur, toute nouvelle construction sur la commune et de fermer d’ici avril le camping municipal « La Côte de Lumière », construit sur le domaine public maritime.

M. Brot exige aussi le retrait de permis de construire délivrés qui concernent notamment de nouvelles constructions aux Doris, l’un des lotissements construits dans la cuvette de la commune, et que soient pris par le maire des arrêtés d’insalubrité pour les maisons sinistrées devenues dangereuses.

M. Marratier restait injoignable samedi pour confirmer cette information.

Le préfet, lui, s’est refusé à tout commentaire sur ce courrier, ne confirmant que la demande d’arrêté d’insalubrité et précisant que le pré-rapport de la mission d’inspection Equipement/Intérieur était attendu d’ici « jeudi ou vendredi », ouvrant la voie à d’éventuelles mesures.

Il a aussi regretté que « l’établissement des deux plans de prévention des risques d’inondation (PPRI) ait été retardé dans les deux communes » et demandé à ce qu’ils soient appliqués « sans délai ». Un PPRI avait été pris par arrêté préfectoral en juin 2007 pour la commune de La Faute-sur-Mer, mais là comme à L’Aiguillon-sur-Mer, ils n’ont pas été officiellement élaborés, selon lui.

Vendredi, le président du conseil général de Vendée Philippe de Villiers est monté au créneau pour demander que les logements sinistrés de La Faute-sur-Mer, construits dans une cuvette en dessous du niveau de la mer, ne soient pas reconstruits et que leurs habitants soient indemnisés par les promoteurs qui ont vendu ces maisons.

Cet « épicentre de la tragédie doit être immédiatement restitué à sa vocation naturelle de marais », a indiqué l’élu, considérant que « là où la mer est venue, elle reviendra » et qu’il y a donc « risque mortel » pour ses habitants.

Les députés écologistes s’apprêtent de leur côté à demander la création d’une commission d’enquête parlementaire chargée de déterminer « les responsabilités » dans l’ampleur des dégâts.

Certains maires « n’ont pas respecté la loi Barnier de 1995 qui instituait les plans de prévention de risques d’inondation » et « n’ont pas respecté la loi Littoral », accuse le député Verts Noël Mamère.

Les armées poursuivent leur engagement dans l’opération « XYNTHIA »
A compter du 05 mars et jusqu’au 12 mars 2010, des moyens militaires lourds du génie seront mis en œuvre après l’accord donné par le cabinet du ministre de la Défense et ordonné par le Centre de Planification et de Conduite des Opérations (CPCO). Ainsi quatre moyens polyvalents du génie (MPG), douze camions-benne et un engin du génie rapide de protection (EGRAP) provenant du 6° régiment du Génie et de l’école du Génie d’Angers (49) seront déployés. Ils auront été transportés sur les lieux par des porte-engin blindés en provenance du 517° régiment du Train de Châteauroux (36) et du 516° régiment du Train de Toul (54).
Ces moyens avec leurs équipages seront dédiés aux missions de dégagement et de
déblaiement des voiries, et, de consolidation et de réfection des digues sur les communes de Faute-sur-Mer et l’Aiguillon-sur-Mer, selon les reconnaissances déjà effectuées par un détachement de liaison du 6° régiment du Génie actuellement déployé. Les priorités seront étudiées en étroite coordination avec le délégué militaire départemental et l’autorité préfectorale de Vendée.
C’est suite à une demande de concours du préfet de zone de défense et de sécurité Ouest transmise à l’officier général de la zone de défense Ouest (OGZD), en fonction à Rennes, qu’ont été étudiées les capacités disponibles et la faisabilité de l’action sur un court délais. L’état-major interarmées de la zone de défense Ouest, localisé à Rennes, est le coordinateur de cette opération et se trouve en prise directe avec le DMD 85.
Cette nouvelle mission en Vendée s’effectue après l’engagement le 01 mars d’une section du 6° régiment du génie avec trois zodiacs, puis le 02 mars l’acheminement d’un groupe électrogène de 1, 8T par un hélicoptère de manœuvre de l’armée de l’air de la BA de Cazaux (33) sur un ilot du chenal de La Raque.

Qui correspond malheureusement grosso modo aux zones inondées lors de la tempête.

Pour les uns, les édiles, incapables de résister à la pression financière, « sont les premiers responsables ». Pour les autres, « tous, élus comme particuliers, s’accommodaient du danger » à vivre si près de l’eau.

« Tout le monde veut vivre en bordure de mer, le littoral est saturé. Il représente 4% du territoire français pour 10% de la population ; durant la saison estivale elle est parfois multipliée par cinq. Il a bien fallu les mettre quelque part, tous ces gens. Nous sommes tous responsables! » Louis Guédon, le maire des Sables-d’Olonne, ne décolère pas. Ce député de Vendée, dont la commune a été lourdement touchée par la tempête – il estime à 3,5 millions d’euros le coût de la catastrophe -, regrette que l’on ait trop vite désigné des coupables au lendemain du passage dévastateur de Xynthia. « Que l’on incrimine l’urbanisation à outrance des zones littorales dans les années 1970, oui. Mais il est trop facile de clouer au pilori les élus locaux« , s’emporte l’édile.

Les ravages causés par la tempête du week-end dernier ont jeté une lumière crue sur l’urbanisation à tout prix du littoral. « Il y a vingt ans, on construisait là où il ne fallait pas sans se soucier de mettre en place de véritables défenses contre la mer. Aujourd’hui, nous en payons les conséquences« , soupire Benoît Gros, président du CPNS (Comité pour la protection de la nature et des sites) de Vendée. « Les pouvoirs publics de l’époque ont joué avec la sécurité des gens, même s’il y a un risque d’inondation une fois tous les cent ans, ce risque n’est pas à prendre à la légère, il s’agit d’un vrai débat de société », poursuit le défenseur de la nature. Pour cet écologiste, il n’est pas question de trouver des excuses aux élus locaux. « Les maires sont les premiers responsables, ils délivrent les permis de construire et, entre la pression foncière et la pression écologiste, ils cèdent bien souvent à la première. »

Parfois, les conflits se sont réglés devant la justice

Serge Kubryk, maire de La Tranche-sur-Mer, l’une des trois communes vendéennes les plus touchées par Xynthia, reconnaît que les édiles « doivent faire face à des pressions et que, parfois, il est difficile de résister« . Sur sa commune, Bouygues et Vinci se sont montrés pressants à plusieurs reprises pour des projets de complexes hôteliers. Le maire assure avoir toujours résisté en s’abritant derrière le POS (plan d’occupation des sols). « Notre POS interdit les constructions de plus d’un étage et sur les dunes », précise Serge Kubryk. « Nous ne faisons qu’appliquer un règlement, poursuit Louis Guédon. Or, dans les commissions qui établissent les POS, sont impliquées la DDE (Direction départementale de l’équipement), la préfecture, les associations environnementales. Nous ne sommes pas les seuls à déterminer quels sont les terrains constructibles ou non », tient à souligner le maire des Sables-d’Olonne. « Les maires servent de boucs émissaires, insiste Serge Kubryk. Tout ce qui a été construit depuis la loi littoral l’a été avec l’accord des services de l’Etat« , assure-t-il.

L’ancien préfet de Vendée, Thierry Lataste, connu pour être soucieux de l’environnement, a empêché pas mal de dérives. Parfois, les conflits se sont réglés devant la justice. Maire de La Faute-sur-Mer, la commune la plus touchée par la catastrophe (29 morts), René Marratier (qui n’a pas souhaité répondre à nos questions) a obtenu gain de cause devant la cour administrative d’appel de Nantes contre la préfecture de Vendée pour le permis de construire d’un camping en bordure d’un estuaire. Le terrain de camping a été inondé par la tempête, heureusement déserté en cette période hivernale. La DDE de Vendée indique d’autre part qu’un rapport rendu public en 2008 avait pointé du doigt les risques de submersion pour 3.000 maisons de La Faute-sur-Mer bâties derrière les digues, des digues âgées de quatre-vingts ans, mal entretenues. Une mise en garde à laquelle la mairie de Faute est restée sourde.

« Les maires n’ont pas fauté, ils sont plutôt de bonne foi dans cette affaire, assure Marc Coutereel, directeur du Conseil d’architecture, d’urbanisme et d’environnement (CAUE) de Vendée, organisme qui conseille les communes dans l’élaboration de leur plan local d’urbanisation (PLU). La règle est de construire 4 m au-dessus du niveau de la mer (une cote fondée sur les crues centenales). Les élus de L’Aiguillon-sur-Mer et de La Faute-sur-Mer ont autorisé des constructions à 3,90 m au-dessus de ce niveau. C’est un peu limite, il est vrai. »

Et l’architecte d’admettre que « tout le monde savait que l’on flirtait avec un risque, mais que personne n’avait envisagé une telle catastrophe« . « Les gens qui ont acheté leur maison l’ont fait en connaissance de cause, souffle un notaire vendéen. Ils savaient que leurs pavillons étaient situés à la limite de la zone submersible, ce qui explique les prix plus bas. Mais, tout comme les élus locaux, ils pensaient risquer d’avoir les pieds dans l’eau une fois tous les dix ans. Tous, élus, particuliers, semblaient s’en accommoder. »

René Marratier.Le maire de La Faute-sur-Mer,dont la maison aussi a été inondée.

  • René Marratier.Le maire de La Faute-sur-Mer,dont la maison aussi a été inondée.

    Ouest-France

Entretien

Certains vous mettent en cause dans ce drame…

Beaucoup de choses se disent en ce moment, et c’est parfois très excessif et déplacé. C’est une catastrophe naturelle que personne ne pouvait prévoir. Une conjonction de plusieurs événements météorologiques, le vent, la marée et une dépression inhabituelle.

Vous vous sentez soutenu ?

Plutôt. Je suis sensible à la motion adoptée par la commune de Saint-Michel-en-l’Herm, qui soutient notre commune et celle de L’Aiguillon-sur-Mer. J’ai reçu également beaucoup de messages d’encouragement de la part de parlementaires et de conseillers généraux, mais aussi d’associations de maires ou du président de Région. Beaucoup d’élus sont venus sur place également nous soutenir. Et puis, je crois que la majorité de la population est également derrière nous.

Une habitante de La Faute-sur-Mer vous accuse d’avoir négligé les risques d’inondation. Vous avez été imprudent ?

Je connais cette habitante. Je pense que sa réaction est un peu maladroite. On sait depuis longtemps qu’il existe des risques. Des travaux d’enrochement de la digue avaient d’ailleurs commencé depuis plusieurs semaines.

Est-ce que vous craignez des plaintes ?

On verra ce qui se passera… Peut-être que le plus dur est à venir. Ce que je sais, c’est que tout s’est fait dans la transparence. Les gens de La Faute ont fait des demandes de permis de construire, les instructions ont été réalisées avec les services de l’État et tout le monde savait que le lotissement était situé dans une zone inondable. Les gens connaissent la cartographie. C’est comme à à l’Île de Ré, à L’Aiguillon-sur-Mer ou ailleurs sur le littoral.

Avec le recul, est-ce que vous vous dites qu’il aurait été préférable de ne pas construire sur la zone sinistrée ?

Mais où est-ce qu’il aurait fallu construire ? La commune de La Faute-sur-Mer est en grande partie inondable. C’est le cas de beaucoup de communes, en Vendée, mais aussi un peu partout sur le littoral. Le rôle d’un maire, c’est de développer sa commune. C’est ce que nous avons fait, tout en prenant nos précautions.

Source

Ecouter le journal:

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Par Europe1.fr avec François Coulon

Publié le 05 Mars 2010 à 23h02

Mis à jour le 06 Mars 2010 à 00h43

EXCLU – A La Faute-sur-Mer, la 1ere adjointe au maire aurait favorisé des permis de construire.

D’après des informations obtenues par Europe 1, des soupçons de prises illégales d’intérêt pèsent sur la première adjointe au maire de La Faute-sur-Mer.

Il est susceptible d’être reproché à Françoise Babin la délivrance de permis de construire au profit de son fils Philippe, agent immobilier dans la station balnéaire durement touché par la tempête Xynthia. Un délit puni de 5 ans d’emprisonnement et de 75.000 d’euros d’amende.

Concrètement, ce sont deux lotissements construits derrière la digue de La Faute-sur-Mer qui sont visés. Ils ont tous deux été entièrement inondés par la tempête Xynthia. Le premier est le village des Doris, un lotissement construit en 1999, issu d’une association foncière dans laquelle la première adjointe avait des parts. Le deuxième lotissement concerné se nomme les Babins.

Des suspicions qui interviennent alors que les permis de construire accordés dans des zones côtières sont au cœur de la polémique depuis le drame de la tempête Xynthia. Une étude menée par la DDE de Vendée en 2008 considère la commune de la Faute-sur-Mer comme une zone sensible construite « sur de vastes espaces gagnés sur la mer, ne tenant pas compte de la mémoire du risque ».

Dans son rapport, le direction s’inquiétait déjà des risques encourus en cas de forte tempête: « Plus de 3 000 maisons sont construites derrière ces digues en terre (…) 40 000 personnes fréquentent quotidiennement la commune en été. La rupture des digues sur ce secteur engendrerait des dégâts majeurs aux biens et aux personnes ».


(Mise à jour, réponse de Philippe BABIN sur le site d’Europe un)

par Babin à 07:23 le 06/03/2010

DEMENTI

Les accusations portées par le journaliste sont fausses et n’ont aucun fondement.Tous les permis de construire que j’ai obtenu ont été délivré par le Maire après avis favorable des différents services de l’Etat.Je journaliste s’est laissé abusé par Mme ANIL qui est une opposante au Maire.Il devrait vérifier ses informations avant d’affirmer cela

Philippe BABIN

Une étude menée récemment par la DDE de Vendée considère la commune de la Faute-sur-Mer, durement frappée par la tempête Xynthia, comme une zone sensible construite «sur de vastes espaces gagnés sur la mer, ne tenant pas compte de la mémoire du risque».

La Faute-sur-Mer est en partie située sur une presqu’île bordée par la mer d’un côté et l’estuaire du Lay de l’autre.

Selon l’étude présentée en octobre 2008 aux journées du Génie côtier à Nice par Stéphane Raison (Direction départementale de l’Equipement de la Vendée), «la conjonction de deux phénomènes, de crue dans l’estuaire du Lay et de submersion marine pourrait avoir un impact très important sur les zones densifiées à l’arrière d’un réseau de digues vieillissant».

Le réseau de digues avait été construit après les grandes tempêtes de 1926 et 1929, le long de l’estuaire du Lay, pour protéger la presqu’île.

«Plus de 3.000 maisons sont construites derrière ces digues en terre (..) 40.000 personnes fréquentent quotidiennement la commune en été. La rupture des digues sur ce secteur engendrerait des dégâts majeurs aux biens et aux personnes», prévenait la DDE.

Les digues ne seraient toutefois pas directement en cause dans la catastrophe du week-end, selon certains témoignages recueillis sur place.

«Il n’y a aucun souci avec les digues» et «les digues ont résisté», a affirmé Patrick Maslin, adjoint au maire de la Faute-sur-Mer. Pour l’élu, l’eau est venue de la mer «par la pointe d’Arçay» et ses dunes, a-t-il poursuivi. «Jusqu’à maintenant l’eau n’était jamais venue par là».

Françoise Babin, autre adjointe, avance de son côté que les inondations mortelles s’expliquent avant tout par une «énorme vague qui est passée au-dessus de la digue».

Les deux élus se sont défendus contre le soupçon d’une urbanisation à outrance dans ces zones très basses par rapport au niveau de la mer.

Depuis juin 2007, un plan de prévention des risques d’inondations (PPRI) a institué une zone de 50 mètres non constructible à partir de la digue.

Cette zone comprend toutefois des habitations construites antérieurement à 2007, dont certaines en dessous de 2 mètres du niveau de la mer, selon Mme Babin.

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