Archive pour le 29 mars 2010

Le préfet de Vendée a décidé de procéder à des évacuations ciblées. A la Faute-sur-Mer, les sinistrés attendent de savoir s’ils pourront ou non reconstruire là où ils vivaient.

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L’Aiguillon les dons affluent

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29.03.2010, 19h50

La peur de nouveaux débordements de la mer sur le littoral atlantique a conduit les autorités à prendre des mesures de précaution. Rien à voir avec la tempête Xynthia, mais les dégats causés par cette dernière suscitent l’inquiétude. Ainsi, une quinzaine d’évacuations ont été conseillées à des habitants de la côte vendéenne pour mardi, jour de grandes marées, en raison de l’état de certains ouvrages de protection contre la mer endommagéspar la tempête Xynthia.
«Nous sommes à la veille d’un coëfficient de marée relativement important et d’une houle annoncée de trois à quatre mètres, voire cinq mètres demain», et ce, avec des vents pouvant atteindre 110 km/H, a expliqué lors d’une conférence de presse Jean-Jacques Brot, préfet de la Vendée.

Si aucune surcôte n’est annoncée et bien que le département ne soit pas non plus en vigilance orange, «la catastrophe du 28 février a endommagé certaines digues et des éléments de défense contre la mer», a-t-il précisé.

Depuis le 28 février, certains ouvrages ont été fragilisés ou n’ont pas tenu après avoir été confortés, comme à La Belle Henriette (La Faute-sur-mer) où la digue a été réparée en vain deux fois depuis le 28 février.

Par sécurité, trois hélicoptères et une soixantaine d’hommes de la sécurité civile seront mobilisés ces prochains jours mais le préfet précise qu’il ne s’agit «pas de catastrophisme ou d’évacuation générale, juste une adaptation normale des mesures de précaution».

«Nous avons pensé que certaines habitations pourraient être mises en danger», a expliqué M. Brot à l’issue d’une réunion de crise avec les différentes autorités compétentes, dont les maires des communes concernées.

En tout, «une quinzaine de familles pourraient être concernées mais nous ne sommes même pas sûrs qu’elles habitent encore dans leurs maisons», a expliqué le préfet.

Les risques d’inondation concernent les communes de l’Aiguillon-sur-mer, La Faute-sur-mer, La Tranche-sur-mer, Saint-Hilaire-de-Riez et Notre-Dame-de-Monts.

Si, dans certaines communes, une simple information sera adressée aux habitants, dans d’autres, les maires prendront des arrêtés d’évacuation comme à La Tranche-sur-mer et Notre-Dame-de-Monts.

En Vendée, à la suite de la tempête, 592 arrêtés de péril ont été pris pour des maisons considérées temporairement ou définitivement inhabitables, dont 334 à La-Faute-sur-mer, 233 à l’Aiguillon-sur-mer et 25 à la Tranche-sur-mer.

Avec l’AFP | 29/03/2010 

Une association de sinistrés est en cours de création à La Faute-sur-mer (Vendée) pour permettre l’entraide entre les propriétaires, inquiets notamment de la délimitation par l’Etat des zones non reconstructibles après Xynthia, a expliqué le 29 mars 2010 un des membres fondateurs.

« Devant l’ampleur du drame il était important d’avoir un point de regroupement des victimes qui puisse permettre aussi de coordonner les actions », a expliqué Xavier Machuron-Mandard, l’un des trois fondateurs de l’association.

L’association, qui doit déposer ses statuts « d’ici la fin de semaine », regroupera les propriétaires de maisons, principales ou secondaires, dont l’une des grandes interrogations est actuellement de savoir s’ils vont pouvoir habiter à nouveau leur maison.

Une réponse le 30 mars 2010

Une réunion interministérielle devrait apporter une réponse le 30 mars 2010 pour délimiter les « zones noires » qui deviendront inconstructibles.

« Tout le monde se pose des questions, on attend avec impatience que des décisions claires soient prises et qu’elles soient prises en cohérence avec les assureurs », relève M. Machuron-Mandard.

Car pour les sinistrés la position des assureurs n’est pas toujours la même et « certains n’indemnisent qu’à travers des projets de reconstruction sur place », note-t-il.

« Limites exactes » de la cuvette de La Faute-sur-mer ?

Un site internet créé par un habitant de La Faute-sur-mer, www.lafautesurmer.net, héberge un blog créé par l’association où reviennent régulièrement ces interrogations.

Un habitant y interroge sur « les limites exactes » de la cuvette de La Faute-sur-mer, pointée du doigt par les pouvoirs publics et où ont été dénombrées la quasi-intégralité des 29 victimes vendéennes, interrogation reprise par un autre internaute habitant dans le secteur.

« Sinistrés 1.60 m d’eau Chemin des Fleurs Sauvages, rue parallèle à la rue des Voiliers, pouvez-vous nous dire si nous faisons partie de cette fameuse « cuvette » ? Nous attendons avec impatience et angoisse ce qu’il va en advenir de notre maison », y demande-t-il.

par Guillaume Frouin

LA FAUTE-SUR-MER, Vendée (Reuters) – Un mois après le passage de la tempête Xynthia, La Faute-sur-Mer, la commune la plus meurtrie de France avec 29 morts, se prépare à raser des centaines de maisons qui ont été submergées par la mer.

Mais les habitants ne veulent pas partir à n’importe quel prix de cette station balnéaire vendéenne.

« Franchement je préfèrerais que tout soit détruit, pour tourner la page, mais à condition qu’on ne m’en donne pas 20.000 euros », explique Liliane Chenu, 79 ans, qui attend un expert des assurances à l’entrée de sa résidence secondaire dévastée.

Avant la catastrophe, cette petite maison sans étage construite il y a 35 ans était évaluée « entre 260.000 et 280.000 euros », souligne-t-elle.

Tout son lotissement, aménagé dans une cuvette protégée de l’estuaire de la rivière Le Lay par une digue en terre qui a cédé, a aujourd’hui été déserté après le passage de la tempête qui a fait dans la nuit du 27 au 28 février 53 morts en France.

De l’électroménager hors d’usage, des matelas souillés et des vélos rouillés jonchent les trottoirs de ce quartier fantôme, où des arrêtés municipaux de « mise en sûreté » placardés sur les volets clos interdisent toute réinstallation « pérenne ».

Des croix orange, inscrites à la bombe de peinture par les secouristes pour signifier que la maison avait bien été inspectée lors des inondations, défigurent les façades.

Selon la mairie de La Faute-sur-Mer, la préfecture de Vendée devrait donner mardi ou mercredi le périmètre des nouvelles zones inconstructibles, comme l’avait annoncé Nicolas Sarkozy lors de son déplacement le 16 mars en Vendée.

« ON REVIENDRA »

Benoist Apparu, secrétaire d’Etat au logement, a confirmé lundi sur France Info que la « zone noire », interdisant toute reconstruction, serait définie dans la semaine.

Il a souligné que le fonds d’indemnisation mis en place permettrait de « négocier à l’amiable, avec chacun des propriétaires, le rachat de leur maison au prix du marché », pour leur permettre d’aller se réinstaller ailleurs.

Les occupants du camping municipal de La Faute-sur-Mer, construit sur le domaine maritime en bordure de l’estuaire, ont quant à eux déjà reçu pour ordre d’évacuer les lieux d’ici au 15 avril, date à laquelle il devait initialement rouvrir pour la saison estivale.

Des caravanes y sont encore en équilibre sur des troncs d’arbres brisés à hauteur d’homme.

« Depuis 2002, l’Etat voulait déjà évacuer le camping, car il était en zone inondable », se souvient Eric, un agriculteur de 47 ans de Mouilleron-en-Pareds (Vendée), qui démonte la terrasse du mobil-home où il venait en vacances depuis 17 ans.

« Nous, les habitués, on s’était montés en association pour s’y opposer. On ne voyait pas l’intérêt : de mémoire d’anciens, le camping n’avait jamais été inondé », déclare-t-il.

« C’est comme un tsunami, ça reste exceptionnel », ajoute son épouse Claudette, 36 ans. « On reviendra l’année prochaine à La Faute, peut-être cette fois-ci en camping-car : avec le marché le matin et les bals ou le casino le samedi soir, il y a ici une ambiance familiale qui nous plaît. »

500.000 SINISTRÉS EN FRANCE

Albert Thill est lui aussi convaincu qu’il reviendra à la Faute-sur-Mer, mais plutôt « dans une maison de location ».

« Cela faisait 32 ans qu’on faisait 900 km, à toutes les vacances, pour venir ici », explique ce chauffeur routier luxembourgeois de 50 ans, qui s’affaire avec son épouse et sa belle-mère à récupérer la barrière de son mobil-home.

« Forcément, on commençait à connaître du monde au camping. Aujourd’hui, on part vraiment à contrecoeur. »

Selon la Fédération française des sociétés d’assurances (FFSA), la tempête Xynthia a touché 500.000 sinistrés en France et fait pour 1,5 milliard d’euros de dégâts. La tempête Klaus, qui avait balayé le sud-ouest du pays en janvier 2009, avait elle coûté 1,7 milliard d’euros et concerné 700.000 sinistrés.

D’après la FFSA, 1.400 communes se trouvent en France dans des zones « sujettes au phénomène de submersion marine » comme à La Faute-sur-Mer. Près de 770.000 logements et 90.000 professionnels sont concernés, dont un tiers se trouve à moins de deux mètres au-dessus du niveau de la mer.

Guillaume Frouin, édité par Yves Clarisse

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28 février dernier, tempête, baisse de la pression atmosphérique, gros coefficient de marée, la mer qui déborde.

Résultat : 53 morts dont 29 en Vendée, des centaines de maisons inondées jusqu’au plafond, des champs brûlés par l’eau de mer, une économie sinistrée.
Un mois plus tard, retour sur ces terres et dans ces murs qui n’ont pas encore séché.

À gauche du pont qui enjambe l’estuaire du Lay, l’Aiguillon sur Mer. À droite, La Faute-sur-Mer. Deux communes aux premières loges ce 28 février 2010 à 3 heures du matin. Des lotissements ou quartiers entiers construits sous le niveau de la mer sont submergés. Les 29 victimes vendéennes dormaient toutes à La Faute cette nuit-là. À l’Aiguillon, on ne déplore aucun mort, mais beaucoup de dégâts matériels : vendredi, on y recensait plus de 1.600 déclarations de sinistre.

Depuis cette nuit de cauchemar, la grande majorité des maisons touchées sont toujours inoccupées, certaines interdites d’accès par sécurité. Toutes sont vides. Devant chacune, un tas de meubles détrempés, d’objets, de linge, de machines à laver… comme si la vie de leurs habitants avaient été ramassée dans ces monticules.

Un mois après, alors que la mission de la Protection civile vient de s’achever, alors que le PC de crise vient de fermer, il reste encore des tonnes de détritus, mêlés de vase, à déblayer. Les rues voient toujours défiler des dizaines de semi-remorques, de camions-benne et de camionnettes d’artisans en tout genre : plombier, entreprise de nettoyage ou spécialistes « après-sinistre » en combinaison jaune canari.

Au comptoir, on ne parle que de ça…

… des assurances, des responsabilités – la faute aux maires, « à pas de chance« , « aux écolos« , aux digues, à l’État, aux agences immobilières. On parle surtout de l’avenir : partir ou rester. Vendre… des maisons devenues invendables ? D’ailleurs, ces maisons ne vont-elles pas être démolies ? La réponse est censée venir dans la semaine.

Les dégâts des inondations restent encore  très visibles dans les quartiers sinistrés ou au  camping municipal de La Faute-sur-Mer.

Les dégâts des inondations restent encore très visibles dans les quartiers sinistrés ou au camping municipal de La Faute-sur-Mer./ g. Frouin / 20 Minutes

REPORTAGE – Une pétition qui passe mal chez les sinistrés…

Elle est apparue sur les comptoirs des commerces de la Faute-sur-Mer (Vendée) peu après le passage de la tempête Xynthia. Depuis, la pétition de «soutien au maire René Marratier et à son conseil municipal» a recueilli «500 signatures», calcule la coiffeuse. Soit exactement la moitié de la population en hiver de la petite station balnéaire, qui se divise sur les présumés «conflits d’intérêts» qui auraient dicté l’attribution des permis de construire dans des zones inondables : le fils de l’adjointe à l’Urbanisme est en effet agent immobilier dans la commune. «Hier, une femme est entrée sans dire bonjour dans le magasin, et a piqué une crise pas possible», témoigne ainsi une commerçante, sous couvert d’anonymat. «Elle trouvait lamentable qu’on puisse soutenir le maire. Pourtant, lui aussi a été victime des inondations.»

«On pensait simplement que l’eau allait monter tranquillement»

«Ici, même les sinistrés nous soutiennent», assure de son côté Marie-Thérèse Tarrery, adjointe au maire en charge de la Communication. «Tout le monde est conscient qu’on vit dans un pays dangereux, protégé par les digues. On pensait simplement que l’eau allait monter tranquillement…» Pour elle, il faut surtout «arrêter de croire que la commission d’urbanisme a été achetée». Il faut reconnaître que toute la commune tirait bénéfice de cette urbanisation, de près ou de loin, via les emplois et les ressources financières qu’elle générait.
En attendant, des lotissements entiers de sa commune ont été désertés. Seuls restent, sur les façades, les croix tagguées par les secours pour signifier que la maison a été inspectée. Au camping municipal en bordure de l’estuaire, dont le préfet a ordonné l’évacuation d’ici au 15 avril, les habitués déménagent «à contrecœur». «Cela fait trente-deux ans qu’on faisait 900 km pour venir ici en vacances», soupire Albert, un Luxembourgeois de 50 ans, qui démonte la terrasse de son mobil-home. «De toutes façons, on reviendra à La Faute. On prendra une location.»

A La Faute-sur-Mer, Guillaume Frouin

La tempête Xynthia, qui a notamment ravagé la Vendée, restera, pour le préfet Jean-Jacques Brot, « l’événement le plus tragique de ma carrière, qui me hante et me hantera encore des années ». Photo : Sylvia Catarino.
Après vingt-huit mois passés à la préfecture d’Eure-et-Loir, Jean-Jacques Brot a été nommé préfet de Vendée. Il a pris ses fonctions le 15 février à la Roche-sur-Yon. Treize jours après, alors qu’il avait à peine commencé à prendre contact avec les acteurs et les autorités du département, la tempête Xynthia ravageait le littoral vendéen. Cette catastrophe nationale qui a fait 54 morts a profondément marqué l’ancien préfet d’Eure-et-Loir. Il évoque pour « La République du Centre » l’événement le plus tragique de sa carrière et sa mission, qui a connu un tournant à partir de ce terrible week-end des 27 et 28 février. 98 % de son temps est consacré aux suites de la tempête.
Comment avez-vous vécu cette tempête et ses conséquences tragiques ?
Dès le dimanche matin, je me suis installé sur la place de la mairie de L’Aiguillon-sur-Mer, avec le centre des opérations de sécurité, après avoir passé une grande partie de la nuit au centre opérationnel de défense que j’avais mis en place à La Roche-sur-Yon. Les instants les plus poignants, les plus épouvantables, ont été les premières annonces faites par les pompiers grelottants dans leur tenue de plongée. C’est là qu’on nous a annoncé la découverte des premiers cadavres de gens piégés dans leur maison, notamment des personnes âgées. L’association d’aide à domicile en milieu rural nous a alertés. Une dame, par exemple, nous a avertis du sort de six personnes âgées grabataires qu’elle avait couchées la veille au soir et qui ont été littéralement piégées dans ces lotissements catastrophiques. Je garde à la fois le souvenir de l’héroïsme des pompiers, des gendarmes, des bénévoles…, de cette chaîne de solidarité qui s’est mise en place et en même temps, de l’ampleur du désastre, avec au final 54 morts, dont 29 à La Faute-sur-Mer. C’est l’événement le plus tragique de ma carrière, qui me hante et me hantera encore des années, comme tous les sauveteurs.

Un début de polémique est né autour de l’idée qu’il aurait fallu évacuer les habitants des zones inondables. Qu’en est-il ?
Certains ont effectivement voulu faire naître une polémique absurde, qui est d’ailleurs très vite retombée. L’idée d’une évacuation est une vraie fausse bonne idée et vient de gens qui ne connaissent rien au concept d’alerte rouge. Il y a une inculture du risque effarante de nos compatriotes en métropole. En outre-mer, la culture de l’alerte rouge a une vraie valeur. Ici, je me suis aperçu avec horreur que l’on avait beau seriner aux gens l’alerte rouge, ils n’en tiennent pas compte. Certains maires n’ont même pas accusé réception de nos messages d’alerte pourtant répétés. Nous n’avons d’ailleurs reçu aucun appel au secours d’aucun élu dans la nuit du samedi au dimanche. De toute façon, il aurait été très difficile d’organiser même des évacuations partielles en pleine nuit avec des vents de 130 km/h. On aurait risqué d’accroître le nombre de victimes et mis en péril les sauveteurs. Aucun des plans de prévention des risques d’inondation ne comporte un volet évacuation. La feuille de route que nous a fixée le président de la République comporte d’ailleurs l’idée d’une réflexion sur ce sujet.

Votre rôle a été essentiel lors des premiers jours. J’imagine qu’il reste un énorme travail à faire ?
Il est évident que ma mission en Vendée a changé de nature le 27 février. Actuellement, je travaille à 98 % de mon temps sur les suites de la tempête. Ce pourcentage va diminuer mais je n’imagine pas, même si je devais rester trois ou quatre ans aux commandes de la Vendée, que ça descende en dessous de 50 % à 60 %. Il y a d’abord un travail énorme qui porte sur les destructions-reconstructions, sur les évacuations des zones du domaine public qui ont parfois été construites de façon totalement illégale. Il faut absolument détruire les constructions qui n’auraient jamais dû être faites dans ce que j’appelle « la cuvette de la mort » à La Faute-sur-Mer et dans les zones inondables où les prescriptions n’ont jamais été respectées. Mais il faut que ces opérations se fassent sans spolier les personnes qui, soit de bonne foi, soit en prenant des risques, ont mis toutes leurs économies dans ces constructions. Il faut savoir qu’il y a plus de mille habitations sinistrées, 773 personnes ont été évacuées.
Se pose également le problème des digues. Certaines qui protégeaient des terres agricoles ont été rompues. Du coup, plus de 12.000 hectares ont été touchés et sont imbibés d’eau salée ; 192 exploitations agricoles ont été touchées, ainsi que 117 entreprises. Sans parler des zones ostréicoles des marais poitevin et breton. Nous devons également définir quelle politique du littoral on veut mener. Nous avons 276 km de littoral en Vendée. Je dis que sur ces portions du littoral que le président de la République a décidé de soustraire à l’urbanisation, il faut que la nature reprenne ses droits. Je préconise que le conservatoire du littoral, s’il en a bien les moyens comme je l’espère, rachète ces espaces et les rende à la vie naturelle.

Cette nouvelle philosophie de l’urbanisation et de la politique du littoral va nécessiter de la fermeté de la part de l’État…
Je puis vous assurer que ma détermination et mon volontarisme sont très offensifs. D’autant plus offensifs après les déclarations du président de la République à La Roche-sur-Yon. Il prend le risque de l’impopularité et je m’associe à cette prise de risque pour la sécurité de nos concitoyens. Je ne confonds pas tous les maires de ce département et il ne s’agit pas d’accabler une catégorie de responsables, mais il faut que l’État régalien assume, peut-être avec impopularité, mais avec détermination, son devoir aujourd’hui. Il n’y a d’ailleurs qu’une minorité d’élus qui a été aveuglée, qui s’est laissée berner par les mirages mortifères de la spéculation immobilière. Je l’ai dit à Dreux, je l’ai dit à Châteaudun, je le redirai en Vendée : l’État doit être impartial, volontariste, il doit être aux côtés de maires pour les aider et non les accabler. Mais il doit s’exprimer avec vigueur et faire respecter la légalité. Je n’en dévierai pas !

Repères

Quelques dates
Jean-Jacques Brot est né en 1956. Il a pris ses fonctions de préfet d’Eure-et-Loir en octobre 2007, alors qu’il arrivait de la préfecture de Guadeloupe. Il est resté 28 mois en Eure-et-Loir avant de prendre ses fonctions de préfet de Vendée, le 15 février, à la Roche-sur-Yon.

Une carrière dans le monde entier
Jean-Jacques Brot est énarque, il a commencé sa carrière dans la diplomatie avant de rejoindre le corps préfectoral. Il a connu notamment la Guadeloupe et Mayotte et a été un proche collaborateur de Jacques Chirac.

Ce qui permet au préfet de tenir

Il ne le cache pas. Toutes les nuits, les images de la catastrophe lui reviennent en mémoire et il lui est bien difficile de trouver le sommeil. Il évoque ce « mystère de l’iniquité face à la mort dont Mgr Castet parlait lors de la messe en mémoire des victimes en la cathédrale de Luçon ». Ce mystère « qui me hante ».
Si sa conscience aiguë de la nécessité d’un État très présent aux côtés des victimes l’aide à tenir, Jean-Jacques Brot évoque également le soutien indéfectible de son épouse et les nombreux messages d’amitié qu’il a reçus du monde entier. Des lettres, des mails, d’Afrique, des États-Unis, de Mayotte…, mais aussi de la part des amis qu’il a laissés en Eure-et-Loir. « J’ai reçu des témoignages de soutien de mes amis juifs, musulmans, chrétiens euréliens. Des témoignages de prières que je reçois dans un esprit de laïcité ouverte et qui m’ont beaucoup touché. »
Il se souviendra aussi longtemps de ce moment très fort quand, au coeur du désastre, il a retrouvé les sauveteurs de la sécurité civile de Nogent-le-Rotrou. Des visages connus « qui m’ont fait chaud au coeur ».

Recueilli par Valérie Beaudoin
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Zone interdite (mkv)

Des catastrophes pas si naturelle que ça (flv)

Documentaire de l'agence CAPA diffusé sur FR3 (wmv)

Débat avec PPDA sur FR3 (wmv)

Audition du préfet au sénat (flv)

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