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L’Expansion.com –  30/04/2010 16:35:00


Reuters
La tempête Xynthia a frappé violemment la Vendée dimanche 28 février par des inondations provoquées par la conjonction de vents violents et de fortes marées.

Après avoir assuré que les zones noires étaient toutes des « zones de danger mortel » et que par conséquent toutes les habitations situées dans ces zones allaient « être détruites », le cabinet du ministre de l’Ecologie organise une réunion afin de « rediscuter l’ensemble ».

Les députés de Charente-Maritime Jean-Louis Léonard (UMP) et Maxime Bono (PS) ont annoncé vendredi 30 avril aux maires des communes victimes de la tempête Xynthia que les zones noires seraient rediscutées la semaine prochaine au cabinet du ministre de l’Ecologie Jean-Louis Borloo.

« La semaine prochaine il y a une réunion avec le directeur de cabinet du ministre d’Etat (Jean-Louis Borloo, NDLR). Il m’a dit: « On va revoir l’ensemble, et on va rediscuter l’ensemble, je veux avoir une idée précise sur l’ensemble des zones« , a indiqué Jean-Louis Léonard.

M. Léonard, député-maire de Châtelaillon, et M. Bono, député-maire de La Rochelle, ont fait cette annonce à La Rochelle au cours d’une réunion de tous les maires concernés par les zones noires, décrétées inhabitables par les services de l’Etat après le passage de la tempête Xynthia, et contestées par des élus comme des habitants, a constaté un correspondant de l’AFP.

« Il y a ceux qui ont eu très peur et qui veulent s’en aller, et qui ne sont pas forcément en zone noire (…) Il faut permettre à ces gens d’avoir l’espoir de pouvoir partir« , a expliqué M. Léonard, et « il y a aussi ceux qui sont en zone noire et qui n’ont pas vu d’eau et qui n’ont pas couru de danger mortel ou en zone orange et qu’on voudrait mettre en zone noire (…) et là il n’en est pas question« .

Maxime Bono a pour sa part dénoncé les nombreuses « incohérences dans ce dossier au plus haut niveau« . « Les maires sont d’accord pour un zonage, certes, à condition que ce zonage permette un examen à la parcelle avant même tout début de procédure, toute déclaration d’utilité publique préalable à l’expropriation« , a ajouté l’édile rochelais.

Le préfet de la Vendée a été enjoint par le tribunal administratif de Nantes, saisi en référé par l’association des victimes des inondations du sud Vendée (AVIF), de communiquer les documents concernant l’élaboration des zones noires.

« Il est enjoint au préfet de la Vendée de communiquer à l’Association de défense des victimes des inondations de La Faute-sur-Mer et autres, dans un délai de 15 jours (…), l’ensemble des avis, analyses, études et expertises (…) ayant servi de fondement » à la détermination des « zones noires », et des « zones jaunes », sur les communes de La Faute-sur-Mer et de L’Aiguillon-sur-Mer », selon l’ordonnance du tribunal. « Le tribunal a estimé que la communication immédiate de ces études était nécessaire à la sauvegarde des droits des requérants, en raison de la nécessité pour les habitants concernés par les deux types de zones de pouvoir prendre en toute connaissance de cause la décision d’entrer dans le processus de négociation amiable ou, au contraire, de contester par voie contentieuse, le zonage retenu », précise un communiqué de Me Hervé Cassara du cabinet Huglo-Lepage et associés, chargés de la défense de l’AVIF.

L’État est également condamné à verser une somme de 1.200 euros à l’AVIF et à ses représentants. Le tribunal administratif a toutefois rejeté les autres requêtes de l’AVIF, notamment celle réclamant les documents « démontrant que les moyens de sauvegarde et de protection des populations s’avèrent plus coûteux que les indemnités d’expropriation ». Il a également rejeté la demande de communication des documents « relatifs à l’entretien des digues et à la mise en place des mesures de protection et de lutte contre le risque d’inondation (…), aux mesures adoptées, notamment par l’État, afin de prévenir les conséquences dommageables dès l’alerte donnée par Météo France le 26 février annonçant la tempête Xynthia ».

À La Faute-sur-Mer, où la tempête Xynthia a fait 29 morts, 674 maisons dont 92 résidences principales sont classées en zone noire, 241 habitations, dont 25 résidences principales à L’Aiguillon-sur-Mer.

Jean-Claude Pénicaud ne veut pas quitter sa maison. « Toute ma vie  est là ». Dix jours après la tempête, les artisans étaient déjà là pour  réparer les dégâts.

Jean-Claude Pénicaud ne veut pas quitter sa maison. « Toute ma vie est là ». Dix jours après la tempête, les artisans étaient déjà là pour réparer les dégâts.

Franck Dubray

Même s’ils n’oublient pas Xynthia, des habitants de cette commune de Vendée sont résolus à rester. Certains ont même commencé les travaux de réparation de leur maison pourtant classée en zone noire.

Reportage Les murs de parpaings sont nus comme des vers, les fils électriques pendent, les tuyaux courent le long des murs, les perceuses font entendre leur « chant ». On dirait une maison en construction. Sauf que celle-ci revient de loin. Elle se remet lentement de la claque de Xynthia. De dix à quarante centimètres d’eau sont entrés dans la maison, dans la nuit du 27 au 28 février, et jusqu’à 1,50 m dans la rue qui borde la maison.

Pourtant, Jean-Claude Pénicaud a les yeux qui brillent comme ceux d’un enfant au pied du sapin de Noël. Il est enfin de retour dans sa maison du sud de La Faute-sur-Mer, à la pointe d’Arçay, qu’il avait quittée, embarquant sur une barque de fortune avec des sauveteurs. Depuis, il vivait dans un gîte à Sainte-Gemme-la-Plaine. « Je suis revenu vendredi. »

Mais ce qui le réjouit plus encore, c’est de voir les artisans s’affairer. Dix jours à peine après la tempête, ils étaient là. « Le signe d’une vie qui reprend », sourit Jean-Claude Pénicaud. Car pour ce patron d’une grande surface de Luçon, il n’a jamais été question de prendre l’argent de l’indemnisation proposée par l’État et de s’installer ailleurs.

« Entrés en résistance »

« Ce n’est pas une question d’argent, balaie-t-il. L’État nous dit : ‘Profitez vite de notre générosité’. Mais cette maison, je l’ai achetée en 2000, j’y ai vu grandir mes enfants, j’y ai mes souvenirs, c’est mon coeur, mes tripes, mon ventre qui parle. » Sa vie est là et nulle part ailleurs. « S’il le fallait, je ferais une grève de la faim », lâche-t-il, sur un ton qui ne laisse guère planer de doute sur sa détermination.

Quelques dizaines de mètres plus loin, Marie et Alain Cadichon, poissonniers à La Faute, sont dans une situation comparable. Ils ont eu jusqu’à 80 centimètres d’eau. Eux aussi sont résolus à ne pas abandonner leur maison. Ils comptent même la réinvestir « début juillet ». Le temps que les artisans en finissent avec les travaux de plomberie et d’électricité. Tirant les leçons de ce qui s’est passé, ils ont même pris l’initiative de faire placer l’électricité « à un mètre au-dessus du sol ».

Pour anticiper une éventuelle Xynthia bis, ils prévoient de faire poser une ouverture sur le toit. Pour fuir. « Parce que c’est moins facile d’hélitreuiller quelqu’un par une fenêtre », remarque Alain Cadichon. Tout ça devrait leur coûter près de 70 000 €. Et cette zone noire dans laquelle ils se trouvent ? « Elle n’a aucune existence juridique, insiste Marie Cadichon. En attendant que leur maison avec piscine retrouve son look passé, ils « campent » dans une roulotte installée au pied de l’habitation. Sûrs d’être dans leur bon droit. Déterminés à rester.

Dans cette zone, des résistants comme eux, il y en aurait une vingtaine. Jacques Voyer en fait partie aussi. Cette semaine, ce jeune retraité a fini de poser sa cuisine intégrée. « Vous croyez que c’est pour partir que je fais ça ? »

Philippe ÉCALLE.

A la suite de la demande en référé de l’association des victimes d’inondations de la Faute-sur-Mer, de l’Aiguillon-sur-Mer et des environs (AVIF) le 15 avril dernier, le Tribunal administratif a enjoint au préfet de la Vendée de communiquer à l’AVIF, dans un délai de 15 jours, l’ensemble des avis, analyses, études et expertises ayant servi de fondement à la détermination des zones noires et jaunes, sur les communes d’inondations de la Faute-sur-Mer, de l’Aiguillon-sur-Mer.

Selon le communiqué de presse du cabinet Huglo Lepage et associés,  » le Tribunal a estimé que la communication immédiate de ces études était nécessaire à la sauvegarde des droits des requérants, en raison de la nécessité pour les habitants concernés par les deux types de zones de pouvoir prendre en toute connaissance de cause la décision d’entrer dans le processus de négociation amiable ou, au contraire, de contester par voie contentieuse, le zonage retenu  ».

Le tribunal a également condamné l’Etat à verser une somme de 1.200 euros à l’AVIF.

L’État fera la semaine prochaine ses premières propositions d’acquisition à l’amiable de maisons dans les zones noires définies après le passage de la tempête Xynthia en Vendée, a-t-on appris jeudi auprès de la préfecture. « Si ces offres sont acceptées, l’acte de cession pourra être signé dans un délai d’un mois » soit début juin, a indiqué la préfecture dans un communiqué. Initialement, les premiers rachats étaient prévus plutôt en juillet ou en août. Les maisons et les terrains, dans ces zones noires qui doivent être rendues à l’état naturel, sont évalués par France Domaine au prix du marché avant la tempête .

Les personnes qui suivront cette démarche à l’amiable bénéficieront d’une indemnité supplémentaire prise en charge par l’État, équivalente à 10 % du prix du bien, a-t-on indiqué de même source. Cette indemnité devra notamment leur permettre de compenser les éventuels frais pour l’acquisition d’un nouveau bien (notaire, agences). Les personnes concernées auront aussi droit à une « indemnité accessoire » afin de couvrir les éventuels frais comme le déménagement, a précisé la préfecture.

La préfecture a rappelé que dix évaluateurs de France Domaine avaient été mandatés pour effectuer l’évaluation des maisons des zones noires. « 613 rendez-vous avec les évaluateurs ont été fixés et 109 visites déjà réalisées », a-t-elle indiqué. En Vendée, 241 habitations sont concernées à l’Aiguillon-sur-Mer par les zones noires ou de solidarité, dont 25 résidences principales, et à La Faute-sur-Mer, où la tempête a fait 29 morts, 674 maisons dont 92 résidences principales.

Tempête Xynthia : coût de 1,5 milliard d'euros pour les  assurances

Des tractopelles renforcent la digue de protection sur la commune de Loix, après le passage de Xynthia, qui a causé de nombreux dégâts © AFP

Les dégâts de la tempête Xynthia vont coûter 1,5 milliard d’euros aux assurances, a confirmé mercredi le président de la Fédération française des sociétés d’assurance (FFSA), Bernard Spitz, aux députés de la mission d’information parlementaire à l’Assemblée.

« On a une répartition de l’ordre de 800 millions d’euros pour les effets du vent et 700 millions d’euros du fait des inondations », a détaillé la FFSA. Les aléas naturels sont couverts par les assurances contre les catastrophes naturelles, sauf les effets du vent, a-t-on rappelé.

Par ailleurs, Bernard Spitz a annoncé : « Dans le cadre d’une maison démolie en zones noires, le remboursement se fera sur la base de la valeur de construction de la maison avant la tempête. »

Comme vous le savez presque tous, il n’y a plus d’eau ,ni électricité à la Pointe, ça nous empêche tous de retourner chez nous,oui, j’ai bien dit chez nous, parce que c’est encore chez nous!

MAINTENANT, il est temps de s’y mettre!!!! il faut réagir…..

Pour avoir dans 1 premier temps, l’eau  et l’électricité, il faut nous faire entendre, nous faire connaitre , donc se regrouper , essayer de retrouver des voisins de la Pointe , les contacter,demander le soutien des amis qui amèneront leus amis…en transmettant nos mails.

Demander à la presse, la télé, la radio ….de venir aussi..ceux qui connaissent, contactent directement. Il faut du monde.

Il faut faire savoir ce qui nous arrive.

Je propose donc,

1 PIQUE NIQUE GEANT

le 02 MAI 2010 VERS11H00

RV à LA POINTE

67 CHEMIN DE LA BAIE  ( en face l’ex camping des dunes)

PENSEZ A PASSER PAR LA DIVE ( par ST MICHEL EN  L HERM) SI LA ROUTE EST ENCORE FERMEE .

Apportez votre panier et vos chaises…si il vous en reste!

le 02/05/2010,je vous rappelle que c’est le jour de l’assemblée de l’AVIF à la FAUTE / MER

Jean-Jacques Brot lors de la présentation des « zones noires » aux  habitants de La Faute-sur-Mer. Le préfet veut convaincre la population  qu'il agit « pour leur intérêt supérieur ». : Archives Franck DUBRAY
Jean-Jacques Brot lors de la présentation des « zones noires » aux habitants de La Faute-sur-Mer. Le préfet veut convaincre la population qu’il agit « pour leur intérêt supérieur ». : Archives Franck DUBRAY

Après Xynthia. Deux mois après la tempête, Jean-Jacques Brot défend le zonage. Il rappelle la détermination de l’État, dans « l’intérêt supérieur des habitants ».

EntretienÊtes-vous surpris par la colère des habitants après la publication des « zones noires » ?

Cette colère était prévisible, mais il faut circonscrire son ampleur. On a aussi des personnes qui souhaitent quitter les lieux. A ce jour, 507 ménages ont eu un rendez-vous avec la cellule d’indemnisation et 76 visites d’expert ont eu lieu pour estimer les biens. Les gens sont aussi intéressés par une procédure complètement inédite.

Des élus ont aussi donné de la voix pour remettre en cause, partiellement, les zones, ou demander des ajustements…

Mais ça ne me choque pas. C’est même dans le droit fil de ce qu’a dit le Premier ministre. Nous sommes, je le rappelle, dans un processus de négociation amiable. S’il devait échouer, on entre alors dans le cadre de l’expropriation, où l’enquête publique permettra des observations contradictoires. Ce qui est exclu, c’est qu’on remette en cause le principe de ces zones et leur localisation. Le cap a été fixé le 16 mars et reste maintenu.

Dans une interview au Figaro, vous avez accusé les élus d’amnésie (1)…

Ça ne visait pas les élus de L’Aiguillon-sur-Mer (silence). Ni ceux du Département. Je m’adressais à ceux qui, sur le plan national, instrumentalisent la détresse des gens et pratiquent l’amnésie.

Vous pensez à Dominique Bussereau, qui a ouvert la voie à la remise en cause des « zones noires » ?

Je ne commenterai pas les prises de position d’un membre du gouvernement. Je ne pensais pas à des élus en particulier. Nous vivons dans une société hystérique, où on ne retient que l’émotion passagère. Elle refuse l’idée de la mort. Et c’est ce déni qui me fait réagir. Je ne veux pas qu’on oublie les 29 morts. On ne peut réduire cette tragédie à une simple question matérielle. C’est d’abord un plan de survie de la population. Je ne voudrais pas, non plus, qu’on oublie le fait que certaines maisons ont été édifiées sans permis…

En même temps, tout cela s’est réalisé avec la complicité de tous les acteurs !

Je ne nie pas cette accumulation de confusions. Le président de la République l’a dit. Mais je demande qu’on juge l’arbre à ses fruits. Chacun prend ses responsabilités au moment où il est en fonction. Ce n’est pas parce que tout n’a pas été fait dans l’intérêt général ou en faveur de la sécurité des personnes que l’on peut reprocher, aujourd’hui, à l’État de ne pas faire son devoir.

Certains habitants, qui ont eu 15 cm d’eau dans leur maison, figurent dans le zonage. D’autres, qui ont enregistré plus d’1 m d’eau, sont épargnés. Cela ne contribue-t-il pas à l’incompréhension ?

J’ai expliqué la cartographie une dizaine de fois. Elle ne résulte pas d’une improvisation précipitée. Je le répète : elle se fonde sur plusieurs critères, la crue du Lay, un coefficient de marée plus important, d’autres encore, et pas seulement la hauteur d’eau.

Vous évoquez cette société de l’émotion. L’État, justement, n’a-t-il pas agi trop précipitamment ?

Je le récuse. On se devait d’apporter des réponses rapides aux habitants ! Mais avez-vous vu un seul bulldozer ? Les gens ont le choix d’accepter ou non l’offre qu’on leur fait.

Sur le terrain, les élus regrettent de ne pas avoir de perspective d’avenir, de plan pour sécuriser leur commune ou reconstruire…

Si les impatiences s’étaient manifestées plus tôt, les PPRI auraient été adoptés et auraient permis de dégager des espaces. On ne peut pas avoir fait la course de la lenteur à une époque et tenir un autre langage aujourd’hui. On va aider les élus à reconstruire. Je m’y suis engagé. Mais je le redis, il n’y aura pas de nouvelles digues de spéculation immobilière.

Les associations se préparent à contester les zones devant les tribunaux…

Nous sommes dans un État de droit et l’administration travaille sous le contrôle permanent du juge. Nous n’avons pas à le redouter.

(1) Le préfet avait déclaré : « Je suis frappé de l’amnésie généralisée […]. Elle me stupéfie. A commencer par l’amnésie des élus locaux, et particulièrement ceux de La Faute et L’Aiguillon, qui font comme s’ils avaient oublié tout le travail préparatoire qui a abouti à cette cartographie. »

et Philippe ÉCALLE.

Jean-Marcel BOUDARD
Ouest-France

Le ministre de l’Ecologie Jean-Louis Borloo a indiqué aujourd’hui à l’Assemblée qu’un millier de personnes avaient déjà pris contact avec la cellule d’indemnisation amiable, suite à la tempête Xynthia.

Dans les zones dites à risque, l’Etat s’est engagé à « racheter à l’amiable à toute personne qui le souhaitait sa maison et le terrain à la valeur du bien d’avant la tempête », a rappelé le ministre en réponse à une question du député UMP Christophe Priou (Loire atlantique). « Une procédure exceptionnelle et unique », a dit le ministre. Elle complètera les versements des assurances.

Pour le moment, en Vendée, sur un peu plus de 900 cas, « 816 ont pris contact avec la cellule d’indemnisation amiable, 507 sont en rendez-vous d’évaluation, 76 ont déjà reçu leur évaluation », a-t-il dit. En Charente-Maritime, « 200 personnes ont pris contact avec la procédure de rachat amiable garanti par l’Etat, 75 rendez vous ont été pris », a dit le ministre. Pour lui, « c’est la moindre des choses qu’il fallait faire ».

Il a indiqué qu’il y avait « 150 millions d’euros et 60 millions d’euros de réserves » sur le fonds Barnier, ou fonds de prévention des risques naturels majeurs, qui finance ce rachat de biens. « Nous ferons appel au budget de l’Etat s’il y a un besoin complémentaire », a-t-il dit. De nouvelles zones « noires » continuent à être définies, deux aujourd’hui en Charente-Maritime, ce qui pourrait accroître le nombre de demandes.

Le préfet de la Charente-Maritime Henri Masse a annoncé mardi la création de deux nouvelles « zones noires »

Ces secteurs décrétés inhabitables, désignés aujourd’hui sous le vocable de « zones de solidarité », concernent les communes de Nieul-sur-Mer et de Loix.

Jusque-là classées en zones orange, ces nouvelles zones ont été déterminées après un travail d’expertise plus approfondi, selon la préfecture.

Elles visent « onze maisons » dans le quartier ancien de La Lauzière à Nieul-sur-Mer, une commune au nord de La Rochelle, et dix maisons à Loix sur l’Ile-de-Ré, ont indiqué les maires des communes concernées.

Pour le maire de Nieul, Henri Lambert (PRG) cette nouvelle constitue un choc, car il considère que les expertises complémentaires ont été beaucoup trop superficielles et rapides. De son côté, le maire de Loix, Lionel Quillet (DVD), estime qu’il s’est « bien battu », puisque sur les « soixante maisons qui étaient initialement en zone orange et qui pouvaient passer en zone noire, seulement dix sont finalement en zones noires ».

Par ailleurs, la préfecture de Charente-Maritime mentionne dans son communiqué que la zone orange de La Flotte « est désormais classée en zone à prescriptions » et que pour les villes de « Fouras, Châtellaillon, Yves et Aytré, les expertises complémentaires qui permettront un classement définitif des zones oranges en zones de solidarité ou en zone à prescriptions, sont en cours ».

A la suite du passage de la tempête Xynthia dans la nuit du 27 au 28 février, l’Etat a décidé de déclarer certaines zones inhabitables et annoncé la destruction d’environ 1.500 maisons en Vendée et Charente-Maritime, provoquant la colère de nombreux propriétaires. Xynthia a fait 29 morts en Vendée.

Samedi, environ 450 personnes, selon la police, ont défilé sur le pont de l’île de Ré, en Charente-Maritime, pour exiger une « concertation » dans la définition des « zones noires » après la tempête Xynthia.

Dimanche, en Vendée, plus de 600 personnes ont manifesté à La-Faute-sur-Mer et à l’Aiguillon-sur-Mer, les deux communes du département endeuillées par la tempête Xynthia, pour protester contre les « zones noires » décrétées inhabitables par l’Etat, selon la gendarmerie. Les habitants de ces deux communes ont lâché plusieurs centaines de ballons pour symboliser les maisons qui devraient être rasées.

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Zone interdite (mkv)

Des catastrophes pas si naturelle que ça (flv)

Documentaire de l'agence CAPA diffusé sur FR3 (wmv)

Débat avec PPDA sur FR3 (wmv)

Audition du préfet au sénat (flv)

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