Archive pour mai 2010

« 1 2 3 4 5 6
Benoist Apparu, le secrétaire d'Etat au Logement, le 3 mai 2010  dans les locaux de 20 minutes à Paris.

Benoist Apparu, le secrétaire d’Etat au Logement, le 3 mai 2010 dans les locaux de 20 minutes à Paris./S.ORTOLA/20MINUTES

INTERVIEW- Le secrétaire d’Etat au Logement, a réagi à l’annonce d’une plainte contre X déposée par l’association des victimes des inondations de la Faute-sur-mer …

«Homicide involontaire» et «mise en danger de la vie d’autrui». Lundi, Corinne Lepage, a confirmé à 20 Minutes, qu’elle allait porter plainte contre X, au nom de l’association des victimes des inondations de la Faute-sur-mer (Avif), après le passage de la tempête Xynthia Invité par la rédaction lundi, Benoist Apparu, secrétaire d’Etat au Logement, a réagi à cette annonce.

Comprenez-vous la décision de l’Avif de porter plainte?

Nous sommes dans un Etat de droit. Depuis le départ, nous avons été les premiers à dire qu’il y aurait une procédure judiciaire. La seule question: c’est contre qui? L’Etat? Les maires? Les aménageurs? Quel est le degré de responsabilité des uns et des autres?

Dans ce genre de circonstance, malheureusement, il est difficile de tout anticiper. J’ajoute que le dépôt de ce type de plainte d’un côté et la contestation des mesures destinées à empêcher dorénavant que ce drame se reproduise de l’autre montrent bien la complexité du dossier.

L’association annonce aussi qu’elle va contester la délimitation des «zones noires»…

Aujourd’hui, certains pensent  qu’il n’y a aucun risque sur ces zones. On oublie un peu facilement qu’il y a eu 53 morts… On a mal communiqué sur ces zones. Les gens sont partis dans l’idée qu’on allait envoyer les bulldozers et tout raser. Mais ces zones n’ont pas d’assise juridique, pas d’aspect contraignant. L’Etat a souhaité, à titre exceptionnel, indemniser ces familles pour ne pas ajouter un drame financier au traumatisme humain. La délimitation sert juste à définir le périmètre où le gouvernement se propose de racheter les maisons à la valeur du marché avant tempête.

Le Préfet assure que les premières indemnisations n’interviendront pas avant septembre. Vous confirmez?

Non, ce sera avant. Les premiers rachats de maison auront lieu avant l’été.

Corinne Lepage dénonce la coupure d’eau et d’électricité dans certaines maisons. Que lui répondez-vous?

Ce sont les maires qui ont pris des arrêtés de mise en sûreté pour certaines maisons. Là où il y a un risque de péril imminent, un danger immédiat pour la vie des personnes, l’eau et l’électricité n’ont pas été rétablies.

Propos recueillis par Vincent Vantighem

Les « zones de solidarité », définies en Vendée après la tempête Xynthia, seront « ajustées » d’ici l’été, certaines maisons pouvant entrer dans le zonage à leur demande, d’autres pouvant peut-être en sortir après une enquête de terrain, a annoncé aujourd’hui le préfet.

« Il y a une étude au cas par cas pour toute situation qui paraîtrait difficilement compréhensible au propriétaire », a expliqué lundi à la Roche-sur-Yon Jean-Jacques Brot, préfet de la Vendée, qui souhaite « ajuster au mieux le périmètre » concerné.
Des « missions de terrain » concerneront des maisons « en limite de périmètre, avec une topographie particulièrement protectrice, protégées par un cordon dunaire », a-t-il dit, avant de préciser: « je ne suis fermé à rien ».

Le préfet réagissait à l’incompréhension de certains propriétaires qui, après le passage de Xynthia le 28 février, ont vu leurs habitations épargnées par l’eau mais situées en zone noire, devenues depuis « zones de solidarité » (915 maisons en Vendée), où l’Etat propose un rachat à l’amiable avant destruction.

« Je ne peux être indifférent à cette expression », a noté le préfet après une table ronde en présence des maires des deux communes concernées par les zones noires, l’Aiguillon-sur-mer et La Faute-sur-mer. Cette réunion était organisée par Philippe de Villiers, président du conseil général de Vendée, qui réclamait des études au cas par cas dès cette semaine pour ces situations particulières.

« Dès cette semaine, une mission de terrain (composée de personnels de la préfecture, d’experts, ndlr) va travailler et me faire un rapport pour la deuxième phase, qui interviendra après la phase amiable, de la préparation de l’enquête publique », a dit M. Brot.

Les zones dites « noires » seront « intangibles pour la partie amiable, parce qu’elles offrent des avantages » pour les propriétaires, a précisé le préfet. Mais « je n’exclus pas à la marge de les accroître pour permettre à des personnes qui n’y seront pas d’y être incluses du fait que leurs habitations ont été gravement endommagées ou gravement inondées », a-t-il précisé.

Le zonage ainsi obtenu, avec des maisons qui pourraient s’y intégrer en plus et d’autres qui pourraient en être sorties, sera ensuite soumis à une enquête publique qui « ne peut pas être envisagée raisonnablement avant courant ou fin du mois de juillet », a précisé le préfet.

De son côté, Philippe de Villiers a réclamé la mise en place rapide des études au cas par cas avant l’enquête publique, prévues par le ministre de l’Ecologie, Jean-Louis Borloo, dans une lettre envoyée aux élus mi-avril. L’élu a évoqué une catégorie de « maisons à prescriptions » dont « les propriétaires accepteraient des prescriptions de construction supplémentaires » pour les sécuriser face à d’éventuelles futures inondations, avec notamment des trappes d’évacuation sur le toit.

« Il y a des maisons qui n’ont pas eu ou peu d’eau. On demande qu’il y ait un aménagement qui soit réalisé », a expliqué à la presse René Marratier, maire de La Faute-sur-mer à l’issue de la table ronde. La mairie réclame, depuis l’annonce des zones noires, « des modifications de la cartographie » initiale.

« Je ne vois pas comment une maison qui n’a pas eu d’eau pourrait être détruite (…). Demain, ça va être revu à la marge, et je suis satisfait de sortir de cette réunion d’aujourd’hui », a indiqué Maurice Milcent, maire de l’Aiguillon-sur-mer.

Xynthia: « Porter plainte est le seul moyen de comprendre ce qui s’est passé »

Par Emilie Cailleau, publié le 03/05/2010 à 17:46

Jacques Voyer est un habitant de La Faute-sur-Mer dont la maison a  été classée en zone noire. Lui et sa femme refusent de quitter leur  habitation.

AFP/ Frank perry

Jacques Voyer est un habitant de La Faute-sur-Mer dont la maison a été classée en zone noire. Lui et sa femme refusent de quitter leur habitation.

Plus de deux mois après la tempête, l’association des victimes des inondations à La Faute-sur-mer (Avif) va déposer une plainte au pénal. Les explications de Xavier Machuron-Mandard, vice-président du collectif.

Plus de deux mois après la tempête Xynthia, quelle est la situation à La-Faute-sur-mer?

Elle est toujours la même: un certain nombre de maisons sont toujours officiellement classées dans des zones noires et d’autres à proximité. Certaines habitations dont l’eau et l’électricité avaient été coupées le jour de la tempête en sont toujours privées aujourd’hui, ce qui pose des problèmes concrets au quotidien notamment pour réintégrer des biens.

Quant aux sinistrés, certains ont réussi à obtenir des locations, d’autres sont logés par solidarité dans des résidences secondaires. Beaucoup vivent encore dans des lieux provisoires et ont du mal à reprendre le cours normal de leur vie.

Où en est la procédure d’indemnisation des victimes?

Les processus d’indemnisation sont plus ou moins rapides selon les cas. En septembre pour certains, début 2011 pour d’autres. Des habitants des zones noires ont contacté la cellule d’indemnisation amiable, pour voir ce que propose l’Etat. Pour ceux-là le processus est en cours.

Mais globalement, les niveaux d’indemnisation restent encore flous. Nous n’avons pas d’engagement véritable, uniquement des déclarations. L’Etat ne nous a donné aucun chiffre concret qui puisse faciliter des évaluations des domaines et la réalisation de contre expertises. Nous n’avons aucune garantie sur les montants des indemnisations ni sur leurs délais de versement. Or l’urgence est très grande pour ceux qui ont dû abandonner leur résidence principale et qui doivent se reloger.

Qu’a-t-il été décidé à l’issue de votre première assemblée générale dimanche dernier?

Nous allons voir quelles sont les zones noires légitimement contestables pour nous opposer quand c’est nécessaire à leur délimitation.

Nous allons travailler avec les assurances pour activer les indemnisations et les organismes de crédit, parfois trop inflexibles vis-à-vis de la situation alors qu’il y aurait peut-être des aménagements à faire sur les versements.

Vous avez également décidé de déposer une plainte au pénal…

Porter plainte est le seul moyen dont nous disposons pour obtenir des explications sur cette catastrophe et rechercher des responsabilités. Nous voulons comprendre ce qui s’est passé, quels sont les acteurs qui n’ont rien fait ou n’en ont pas assez fait. Le processus sera long mais il est légitime eu égard aux personnes disparues et leurs familles.

Les maisons non inondées pourraient être conservées, avec des prescriptions de sécurité nouvelles et strictes.
Philippe de Villiers propose la création de "maisons à  prescriptions"
Philippe de Villiers propose la création de "maisons à  prescriptions"

Philippe de Villiers a proposé vendredi 30 avril 2010 de créer une catégorie spéciale afin d’épargner les maisons classées en zones noires mais non inondées lors de la tempête Xynthia, avec des prescriptions de sécurité strictes.

Certains propriétaires dont les maisons « n’ont pas été inondées, ont du mal à comprendre que leurs maisons soient incluses dans ces zones » noires, a expliqué le président du Conseil général de la Vendée dans un communiqué, proposant la création de « maisons à prescriptions ».

En accord avec Jean Jacques Brot, Préfet de la Vendée, Philippe de Villiers a décidé d’organiser une Table Ronde à l’Hôtel du Département lundi 3 mai à 15 heures, en présences des maires et élus concernés, au sujet des zones à risque vital mises en place par l’Etat après le passage de Xynthia.

L’ordre du jour portera sur l’application de ce plan. Le Conseil Général considère que « ce plan de périmètre de sécurité repose sur un ensemble de précautions légitimes pour protéger la vie humaine. »
« Cependant, certaines situations particulières méritent un examen adapté » souligne Philippe de Villiers, pour qui « le cœur de l’incompréhension ce sont les maison situées dans les zones qui n’ont pas été inondées ».

Le Président de la Vendée a donc l’intention de soumettre à l’Etat et aux élus concernés une proposition innovante, avec la création dans les zones, d’une catégorie intermédiaire de maisons : les maisons à prescriptions.

« Cela veut dire que les maisons qui n’ont pas été inondées et dont les propriétaires sont prêts à accepter des prescriptions de sécurité nouvelles (création d’un étage, de trappes d’évacuation sur le toit, d’escaliers, etc…) pourraient être conservées »
explique t-il, souhaitant que des études au cas par cas commencent « dès cette semaine ».

Le préfet avait déjà expliqué que ces études au cas par cas, pour ceux qui ne refusent de partir, seraient réalisées lors d’une enquête publique avec la possibilité pour certaines maisons de sortir du périmètre « zone noire » pour passer en « zone jaune ».

En Vendée, les zones noires englobent 915 maisons, 241 à l’Aiguillon-sur-Mer, dont 25 résidences principales, et 674 à La Faute-sur-Mer, où la tempête a fait 29 morts, dont 92 résidences principales.



Le conseil d’administration à été élu à l’unanimité lors de l’assemblée générale du 2 Mai et comporte 14 membres.

L’élection du bureau de l’association fut effectuée par la suite par ce conseil d’administration.

Sont élus:

Monsieur Yannick Lange : PRESIDENT

Monsieur Xavier Machuron Mandard : VICE PRESIDENT  chargé de la commission juridique

Monsieur Renaud Pinoit : VICE PRESIDENT chargé de la communication

Madame Françoise Letort : Secrétaire

Madame Evelyne Deregnaucourt : Secrétaire adjointe

Madame Marie-Pierre LEPINAY : Trésorière

Madame Mireille Guillet :  Trésorière adjointe

La Faute-sur-Mer appréhende la saison touristique

A deux mois des vacances scolaires d’été, les hôteliers et les restaurateurs de La Faute-sur-Mer, une ville durement frappée par la tempête Xynthia, appréhendent la saison touristique à venir.

Une campagne de publicité nationale sera lancée ce lundi pour inciter les touristes à venir sur la côte atlantique cet été et à ne pas annuler leurs réservations.

Plus que l’impact médiatique des inondations, les commerçants redoutent la fermeture, partielle ou totale, des campings de la petite station balnéaire, où 29 personnes sont mortes noyées dans la nuit du 27 au 28 février.

« Déjà, les années passées, les capacités d’hébergement de la commune étaient saturées les mois d’août », souligne Christian Zamofing, 52 ans, glacier depuis 30 ans à La Faute-sur-Mer.

« Les gens étaient obligés de loger davantage à 15 ou 20 kilomètres à l’intérieur des terres. Ca ne va faire qu’empirer les choses », ajoute-t-il.

Situé en bordure de la rivière du Lay, le camping municipal La Côte de Lumière et ses 480 emplacements a été définitivement évacué sur ordre du préfet.

Près de 2.000 personnes logeaient chaque été dans cette ville dans la ville, dont il ne reste que des monticules de terre mêlée à des débris de bois et de métal.

« ILS VONT REVENIR »

« Les habitants des 700 maisons appelées à être détruites vont aussi manquer », redoute Alain Dusséaux, 61 ans, qui vend des sandwichs, des gaufres et des ‘chichis’. « Beaucoup de maisons ne seront pas prêtes pour être louées », ajoute-t-il, « c’est le manque de lits qui peut nous porter préjudice, pas l’image de la catastrophe ».

Selon Pierre, 71 ans, de l’Hôtel-restaurant de la Plage, « l’impact des médias ne devrait pas nous porter préjudice : ici, les touristes sont des habitués, ils vont donc revenir ».

La campagne lancée lundi dans la presse et les couloirs du métro parisien vise à donner une image « positive et colorée » de la côte, de La Baule à l’estuaire de la Gironde.

« Pendant un mois, après la catastrophe, les réservations ont été stoppées », explique Pierre-Yves Legrand, chargé du tourisme à la société d’économie mixte du conseil régional des Pays de la Loire.

« Elles ont aujourd’hui repris à un rythme normal. Elles sont a priori au même niveau que l’an passé, qui était une bonne année. Mais tout cela reste fragile et très variable. »

L’impact médiatique des inondations est « assez français », dit-il. « Les médias européens ont assez peu couvert la catastrophe, qui a été éclipsée par le séisme au Chili », poursuit-il. « Elle est très peu évoquée par les touristes étrangers auprès des professionnels. »

Le tourisme représente environ 10% de l’économie des Pays de la Loire, qui reçoivent chaque année 20 millions de visiteurs.

« L’Association des Victimes des inondations à la Faute-sur-mer (Vendée) et des environs devrait déposer plainte au pénal très rapidement », a déclaré à l’AFP l’avocate Corine Lepage à l’issue de la réunion de la première assemblée générale de l’Avif.

« L’assocation devrait déposer plainte au pénal très rapidement, d’ici 15 jours et se constituer partie civile », a déclaré l’ancienne ministre de l’environnement à l’issue de la réunion qui a réuni plusieurs centaines de personnes dimanche après-midi.

L’association devrait également contester la délimitation des « zones noires », décidée par les services de l’Etat, et où toute habitation serait désormais proscrite.

Mme Lepage a également contesté le fait que l’eau et l’électricité aient été coupées dans un certain nombre de maisons « sans aucune base légale » à ses yeux.

« Ces gens ne sont pas responsables de ce qui s’est passé. Ce sont des victimes », a affirmé l’avocate.

Avant l’assemblée générale de l’AVIF, quelque 150 personnes, selon l’une des participantes, s’étaient rassemblées pour un pique-nique champêtre à la pointe de l’Aiguillon-sur-mer. « C’était une occasion de faire connaissance avec nos voisins de la pointe de l’Aiguillon car on ne se connaît pas », a déclaré à l’AFP Marie-Christine Bafoukay.

En Vendée, les zones noires englobent 915 maisons, 241 à l’Aiguillon-sur-Mer, dont 25 résidences principales, et 674 à La Faute-sur-Mer (dont 92 résidences principales), où la tempête du 28 février dernier a fait 29 morts.

Copyright © 2005  AFP. Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (ou sur  cette page selon le cas) (dépêches, logo) sont protégées pas des droits  de propriété intellectuelle détenus par l'AFP. Par conséquent, aucune  des informations ne peut être reproduite, modifiée, rediffusée,  traduite, exploitée commercialement ou réutilisée de quelque manière que  ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP. L'AFP ne pourra être  tenue pour responsable des délais, erreurs, omissions qui ne peuvent  être exclus, ni des conséquences des actions ou transactions effectuées  sur la base de ces informations."

NANTES, Loire-Atlantique (AP) — La première assemblée générale de l’Avif, l’Association des victimes des inondations de La Faute-sur-Mer et de ses environs, se tiendra dimanche après-midi sur cette commune du littoral vendéen la plus touchée par le passage de la tempête Xynthia dans la nuit du 27 au 28 février dernier.

La réunion, prévue à 14h30, se déroulera en présence de l’avocate et ancien ministre de l’environnement Corinne Lepage dont le cabinet est chargé de la défense de l’Avif.

« Cette réunion permettra notamment la constitution de commissions thématiques pour traiter les dossiers, en fonction de la compétence des gens qui souhaitent s’impliquer et de leur disponibilité », explique Xavier Machuron-Mandard, résident secondaire à La Faute-sur-Mer et co-fondateur de l’Avif, interrogé par l’Associated Press. « Ces commissions cibleront des interlocuteurs précis: banques, assurances, communes, et leurs travaux nourriront également la réflexion des juristes qui nous épaulent car cette collaboration avec le cabinet Huglo-Lepage est essentielle pour mieux défendre nos intérêts ».

L’Avif a obtenu le 30 avril une première victoire devant le tribunal administratif de Nantes, saisi en référé, à savoir la communication par le Préfet de Vendée des documents qui ont servi à établir les zones dites noires où les habitations doivent être détruites. « Nous sommes heureux de constater que l’état de droit s’applique en France et attendons maintenant les dossiers techniques qui ont prévalu à la définition de ces zones, afin de voir si certaines ne pourraient pas être réévaluées », poursuit Xavier Machuron-Mandard.

L’Avif reconnaît ne pas vouloir rejeter le zonage en bloc « parce que toutes les zones ne pourront certainement pas être contestées ». L’association dit vouloir rester « raisonnable et responsable ». « On n’est pas là pour donner de faux espoirs aux personnes sinistrées mais étudier, par exemple, la possibilité de contre-expertises car les réponses des services de l’Etat ont été données dans l’urgence, peut-être trop rapidement », dit-il. Et Xavier Machuron-Mandard de conclure qu' »on ne coupe pas nécessairement la main quand on a un doigt blessé. Ce qu’on veut, c’est un bon chirurgien « .

Sur la commune de La Faute-sur-Mer, où la tempête Xynthia a fait 29 morts, 674 maisons se trouvent en zones noires, dont 92 résidences principales. À L’Aiguillon-sur-Mer, municipalité voisine, 216 résidences secondaires sont concernées et 25 résidences principales.

Dans les deux communes sinistrées, de nombreux habitants refusent l’idée de voir raser leur maison. C’est le cas à la Pointe de l’Aiguillon-sur-Mer, où dimanche matin, des résidants organisent un pique-nique géant de solidarité pour faire connaître leur situation. Ces derniers espèrent être entendus pour que soit rétablis l’eau et l’électricité sur ce secteur. « C’est ce qui nous empêche actuellement de pouvoir revenir chez nous. Car c’est toujours chez nous! », explique Marie-Christine Baffoux, à l’initiative de ce pique-nique. AP

SEANCE du 29/04/2010 à 10h00

Durée : 149 minutes

Ce matin, les sénateurs auditionnent Dominique Bussereau, président (UMP) du conseil général de Charente-Maritime et secrétaire d’état aux Transports, ainsi que Jean-Jacques Brot, préfet de Vendée, sur les suites de la tempête Xynthia.

Nicolas Sarkozy a réaffirmé sa volonté d’interdire la réinstallation des victimes de cette tempête dans les « zones noires ». Dominique Bussereau doit aussi déposer une  » motion  » pour  » assurer la protection des habitats « . Alors que certains élus demandent la suspension du zonage, Jean-Jacques Brot, préfet de Vendée, monte en première en ligne. Avec un objectif, celui de défendre la cohérence du plan de l’Etat et de dénoncer les récupérations politiciennes.

Lire la suite de cette entrée »

Philippe de Villiers veut épargner les maisons non inondées mais  inscrites en zone noire suite à la tempête Xynthia qui a balayé la côte  vendéenne début mars.

Philippe de Villiers veut épargner les maisons non inondées mais inscrites en zone noire suite à la tempête Xynthia qui a balayé la côte vendéenne début mars.

De Villiers au secours des sinistrés

Philippe de Villiers, président du Conseil général de la Vendée, a proposé vendredi de créer une catégorie spéciale pour épargner les maisons classées en zones noires mais non inondées lors de la tempête Xynthia, avec des prescriptions de sécurité strictes.

Certains propriétaires dont les maisons « n’ont pas été inondées, ont du mal à comprendre que leurs maisons soient incluses dans ces zones » noires, explique M. de Villiers dans un communiqué. Le président MPF du conseil général va donc proposer la création de « maisons à prescriptions ».

Ils devront accepter des normes de sécurité

« Cela veut dire que les maisons qui n’ont pas été inondées et dont les propriétaires sont prêts à accepter des prescriptions de sécurité nouvelles (création d’un étage, de trappes d’évacuation sur le toit, d’escaliers, etc…) pourraient être conservées », a-t-il dit.

Les études au cas par cas doivent commencer « dès cette semaine »

Philippe de Villiers souhaite que des études au cas par cas commencent « dès cette semaine ». Il présentera cette proposition lundi aux élus concernés lors d’une table ronde organisée au conseil général en présence du préfet de la Vendée, Jean-Jacques Brot. Plusieurs dizaines de propriétaires contestent le zonage actuel et refusent de partir de chez eux en faisant valoir que leurs maisons n’ont pas été inondées le 28 février dernier.

En Vendée, les zones noires englobent 915 maisons, 241 à l’Aiguillon-sur-Mer, dont 25 résidences principales, et 674 à La Faute-sur-Mer, où la tempête a fait 29 morts, dont 92 résidences principales.

Ne pas oublier
(Environ 40 minutes de vidéo, 8 films) Passez en mode plein écran en cliquant dans le coin bas/droit de la vidéo
Voir directement sur Youtube
Connexion
Attention

Afin d'éviter tout abus, vous devez maintenant vous enregistrer sur le blog afin de pouvoir faire un commentaire.
Cliquez ici pour vous enregistrer
Cliquez ici pour modifier votre profil
Cliquez ici si vous avez oublié votre mot de passe
Stats
Précisions
Ce site n'est pas le site de l'AVIF, ni d'aucune autre association.
C'est un site qui appartient à une société privée et relate ce qu'il se dit dans la presse, associations, localement ... depuis le 28/02 en laissant la parole à chacun et ceci sans censure ni pression.
Si vous souhaitez accéder au site officiel de l'AVIF, veuillez cliquer ici
Faites un don
Aidez à l'hébergement de ce site sur serveur dédié.
Merci d'avance aux donateurs.

Com. récents
Historique
mai 2010
L M M J V S D
« Avr   Juin »
 12
3456789
10111213141516
17181920212223
24252627282930
31  
Téléchargements
Voici les liens des plus longues vidéos concernant la tempête xynthia
N'oubliez pas de faire clic droit enregistrer sous:

Zone interdite (mkv)

Des catastrophes pas si naturelle que ça (flv)

Documentaire de l'agence CAPA diffusé sur FR3 (wmv)

Débat avec PPDA sur FR3 (wmv)

Audition du préfet au sénat (flv)

Vous pouvez lire toutes ces vidéos avec VLC
Vidéos
Suite à une mise à jour, certaines vidéos ne sont plus accessibles sur le site, nous y travaillons et rien n'est perdu. Si toutefois vous souhaitez en voir une en particulier envoyer l'adresse de la page concernée à contact@lafautesurmer.net nous la traiterons en priorité. Merci