Archive pour le 13 août 2010

Près de 23 millions d'euros investis dans les digues vendéennes depuis Xynthia

Près de 23 millions d’euros sont investis en travaux d’urgence dans les digues de Vendée, a indiqué vendredi la préfecture du département, au lendemain d’une manifestation d’un millier de personnes sur la digue de La Faute-sur-mer, commune la plus touchée par la tempête Xynthia.

« Depuis le mois de mars près de 23 millions d’euros sont consacrés aux opérations d’urgence de reconstruction des ouvrages de défense contre la mer en Vendée. L’Etat a pris en charge plus de la moitié de ces investissements », indique la préfecture dans un communiqué.

« Les travaux se poursuivent chaque jour sur l’ensemble du littoral et en particulier sur les abords de l’Estuaire du Lay (…). Des aménagements significatifs d’un montant de 900.000 euros viennent d’être réalisés sur la digue Est de la Faute-sur-Mer (dont la commune est propriétaire) au titre de la défense contre la mer », ajoute le communiqué.

« Un financement supplémentaire a été accordé par l’Etat pour permettre à la commune de la Faute d’effectuer des travaux complémentaire », précise-t-il.

« L’ensemble des services de l’Etat est mobilisé pour faire face aux grandes marées de septembre et assurer la protection des habitants du littoral », conclut la préfecture.

Le 28 février dernier, la tempête Xynthia a fait 47 victimes sur la façade atlantique, dont 29 en Vendée, principalement à la Faute-sur-Mer.

Plus d’un millier d’habitants de cette commune ont formé une chaîne humaine jeudi soir sur la digue Est de leur village pour manifester leur inquiétude quant à l’efficacité des travaux entrepris pour éviter de nouvelles inondations.

Les prochaines grandes marées, d’un coefficient supérieur à 100 (sur une échelle de 120), auront lieu entre le 8 et le 11 septembre, avec un pic à 116 le 10 septembre. Le 28 février, l’association d’un coefficient de marée de 102 avec une forte tempête avait causé les inondations.


Xynthia : chaîne humaine à la Faute-sur-Mer

vendredi 13 août 2010
  • Ils étaient plus d'un millier, vacanciers et habitants à l'année, à être rassemblés hier sur une digue de La Faute.

    Ils étaient plus d’un millier, vacanciers et habitants à l’année, à être rassemblés hier sur une digue de La Faute.

Plus d’un millier de personnes ont fait hier une chaîne humaine sur les digues de La Faute, en Vendée. Le 28 février dernier, elles avaient été impuissantes face aux assauts de l’océan.

Gisèle Arnault tient un bouquet de roses à la main. Elle les distribue aux enfants. Tous ensemble, ils les déposent sur une banderole qui rend hommage aux victimes de la tempête Xynthia. Elle est posée, à même la digue, sur le sol.Plus de cinq mois que la tempête Xynthia est passée. Mais l’émotion est toujours vivace, à fleur de peau. Et la peur tenaille tout le monde. Car les choses bougent lentement. Au grand dam des habitants de La Faute-sur-Mer et de L’Aiguillon-sur-Mer. Et de l’association des victimes des inondations de La Faute-sur-Mer (AVIF), qui organisait, hier, un rassemblement sur la digue Est, celle de La Faute, qui se trouve en bordure du Lay, ce cours d’eau qui avait gonflé à cause d’une marée de 102 en février.

Une population encore meurtrie

Jeudi, ils étaient plus d’un millier, peut-être 1 500, des habitants à l’année, mais aussi des vacanciers, à se tenir fraternellement la main. Pour s’étonner que les travaux de renforcement de la digue n’aillent pas plus vite. « De qui se moque-t-on, s’emporte Michel Pelletier, un habitant de Luçon, qui possède une maison secondaire, à quelques mètres, juste derrière une portion de la digue qui vient d’être refaite à neuf. On se fait mener en bateau. » Les mots se bousculent.

Le ton est plus mesuré chez François Anil, l’un des porte-parole de l’association organisatrice de l’événement. Mais derrière les mots policés, on sent poindre plus que de l’agacement. De la colère et de l’incompréhension. D’autant qu’en face, de l’autre côté du Lay, à L’Aiguillon-sur-Mer, le conseil municipal a fait bâtir, à la hâte, une digue. Depuis quelques semaines, les tractopelles brassent des mètres cubes de terre pour bâtir une protection qui n’existait pas à cet endroit. Et un autre mur est déjà dans les tuyaux. Mais rien de concret à La Faute. « Alors que les rapports se multiplient depuis la catastrophe pour dire qu’il y a urgence à se protéger, observe François Anil. Dès janvier 2010, les travaux commençaient », ironise le même. Quatre ans pour concrétiser les craintes exprimées dans un rapport particulièrement détaillé. Un scénario qui semble se répéter aujourd’hui, pour une population encore meurtrie. Et qui ne se sent pas rassurée. Pour Roger Raiffaud, un septuagénaire qui a aussi sa maison au pied de la digue de La Faute, « l’eau trouvera encore le moyen d’arriver jusqu’à nos maisons. »

Philippe ECALLE.

Source AFP

Les sinistrés redoutent le retour des grandes marées

Réunis en une chaîne humaine le jeudi 12 août, les sinistrés ont observé une minute de silence en mémoire des victimes de la tempête © STEPHANE MAHE / X02520

Près de six mois après Xynthia, un millier de personnes ont formé une chaîne humaine sur la grande digue de La Faute-sur-Mer (Vendée), jeudi soir, pour manifester leur inquiétude avant les grandes marées à venir. « N’oublions pas les victimes de la tempête Xynthia », indiquait, sur la digue parsemée de roses, une banderole mentionnant le prénom des morts de la tempête (29 en Vendée, essentiellement à La Faute-sur-Mer) et leur âge. Émus, les participants se sont donné la main pour observer une minute de silence, alignés sur la digue qui surplombe notamment les quartiers les plus mortifères de La Faute-sur-Mer.

La nuit de la tempête meurtrière, le 28 février, le coefficient était de 102, « et le 10 septembre prochain, pour la première grande marée du début d’automne, le coefficient sera de 116 (sur une échelle de 120, ndlr) », explique Éric Racofier, de l’Association des victimes de La Faute-sur-Mer et de ses environs (AVIF). « Nous sommes inquiets parce que sur cette digue, les seuls travaux qui ont été faits depuis Xynthia sont soit des travaux d’urgence soit des travaux prévus selon des plans établis avant cette tempête », explique-t-il. Le maire de La Faute-sur-Mer, René Marratier, s’est exprimé à plusieurs reprises pour préciser que sa municipalité avait bien fait le nécessaire pour assurer la sécurité de ses habitants.

La Faute-sur-Mer est une langue de terre pratiquement entourée d’eau avec la mer à l’ouest, un lien avec le continent au nord, et l’estuaire du fleuve Lay à l’est. Pour résister aux flots, elle compte sur le cordon dunaire côté mer, en partie submergé lors de la tempête, ainsi que sur des digues côté fleuve.

Zone noire

Alors que les estivants sont revenus sur les plages, moins nombreux de 20 % selon le restaurateur de plage Brahim Briguen, à quelques pas de la digue, les zones où il y a eu des morts et des blessés sont restées intouchées. Sanctuaires glaçants interdits aux visiteurs sous peine de P.-V. avec portes qui claquent, matelas sortis à la hâte dans le jardin en train de pourrir, chaussure abandonnée dans le jardin, carcasse de voiture mangée par le sel. Dans ces zones-là, les propriétaires, souvent parents de victimes, s’expriment peu ou pas.

En revanche, les habitants, parfois de rues juste mitoyennes, qui n’ont pas eu à déplorer de perte humaine, se montrent inquiets. Éric Racofier ne souhaite pas quitter l’endroit, même s’il reconnaît qu’il y a eu des victimes non loin de là. Sa maison, construite par ses parents en 1964, est située en zone noire, que l’État veut vider de ses habitations. Philippe Barbier, résident de la pointe de L’Aiguillon-sur-Mer, chez qui la mer n’a fait que passer, sans stagner, dont la maison est tout de même classée en zone noire, hésite à saisir l’offre de rachat de l’État. Mais Élisabeth et André Jacquot, retraités, ont fait partie des huit premiers sinistrés vendéens à vendre leur maison à l’État lundi. Ils ne veulent plus revenir dans leur maison, mais sont heureux de montrer celle qu’ils viennent de racheter, à La Faute-sur-Mer toujours, mais dans une zone non inondée, et, espèrent-ils, non inondable.

Ne pas oublier
(Environ 40 minutes de vidéo, 8 films) Passez en mode plein écran en cliquant dans le coin bas/droit de la vidéo
Voir directement sur Youtube
Connexion

3 + 6 =

Attention

Afin d'éviter tout abus, vous devez maintenant vous enregistrer sur le blog afin de pouvoir faire un commentaire.
Cliquez ici pour vous enregistrer
Cliquez ici pour modifier votre profil
Cliquez ici si vous avez oublié votre mot de passe
Stats
Précisions
Ce site n'est pas le site de l'AVIF, ni d'aucune autre association.
C'est un site qui appartient à une société privée et relate ce qu'il se dit dans la presse, associations, localement ... depuis le 28/02 en laissant la parole à chacun et ceci sans censure ni pression.
Si vous souhaitez accéder au site officiel de l'AVIF, veuillez cliquer ici
Faites un don
Aidez à l'hébergement de ce site sur serveur dédié.
Merci d'avance aux donateurs.

Com. récents
Sondage récent

Trouvez vous judicieux l'implantation d'un golf à la Faute sur Mer dans la cuvette ?

  • Non (53%, 117 Votes)
  • Oui (45%, 98 Votes)
  • Pas d'avis (2%, 4 Votes)

Votants: 219

Loading ... Loading ...
Historique
août 2010
L M M J V S D
« Juil   Sep »
 1
2345678
9101112131415
16171819202122
23242526272829
3031  
Téléchargements
Voici les liens des plus longues vidéos concernant la tempête xynthia
N'oubliez pas de faire clic droit enregistrer sous:

Zone interdite (mkv)

Des catastrophes pas si naturelle que ça (flv)

Documentaire de l'agence CAPA diffusé sur FR3 (wmv)

Débat avec PPDA sur FR3 (wmv)

Audition du préfet au sénat (flv)

Vous pouvez lire toutes ces vidéos avec VLC
Vidéos
Suite à une mise à jour, certaines vidéos ne sont plus accessibles sur le site, nous y travaillons et rien n'est perdu. Si toutefois vous souhaitez en voir une en particulier envoyer l'adresse de la page concernée à contact@lafautesurmer.net nous la traiterons en priorité. Merci