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Depuis les 47 morts de Xynthia, dont 29 en Vendée (ici, La Faute-sur-Mer le 1er mars 2010), l’État est devenu intransigeant en matière d’autorisation de construction.
Philippe Chérel
Sur les documents, consultables en mairie depuis quelques jours, des zones rouges à perte de vue. Maurice Milcent, maire de L’Aiguillon (Vendée), ne décolère pas contre l’État : « Des critères excessifs condamnent environ 60 % de notre territoire. Avant, dans l’ex-PPRI, on pouvait construire. Maintenant, même des zones industrielles et commerciales sont classées en zone rouge. »
L’enjeu : les cotes de hauteurs d’eau retenues pour délimiter les zones. En bleu, on peut construire à condition qu’il y ait un étage-refuge ou une trappe dans le bâtiment. En rouge, aucune construction nouvelle et l’obligation d’une issue de secours pour le bâti existant (1).
Les hauteurs d’eau ont été calculées en fonction des inondations de Xynthia et de l’hypothèse d’une élévation du niveau de la mer d’un mètre en 2100. Les experts ont mis la barre à 4,70 m et rajouté un mètre pour ne prendre aucun risque. Les maisons devront donc se situer à 5,70 m. Maurice Milcent aurait préféré « commencer à 4,70 m, avec une marge supplémentaire de 30 cm. Après, on aurait vu. »
Conciliant, puis inflexible
À La Faute-sur-Mer (Vendée), le territoire « gelé » « atteint presque 90 % ». Le maire, René Marratier, est pessimiste : « Il ne me reste qu’une petite dizaine d’hectares constructibles. » Or, dit-il, « des moyens techniques existent pour construire en zone inondable, comme le remblayage qui permet de mettre les maisons en sécurité ».
Redon (en Ille-et-Vilaine) avait remblayé des marais pour assurer son développement économique. C’était avant les crues de 1995. Quatre ans plus tard, l’État mettait en place un PPRI qui limitait les constructions. « L’intercommunalité a été notre chance. Avec une taxe professionnelle mutualisée, nos recettes fiscales n’ont pas été impactées », analyse Roland Bailleul, adjoint à l’urbanisme. Le PPRI a joué aussi son rôle de « bouclier » lors des crues de 2000 et 2001. « Les dégâts matériels ont été moindres. »
Pas sûr que cela console les élus vendéens. L’État fut longtemps conciliant (complaisant ?) Depuis les 47 morts de Xynthia, dont 29 en Vendée, place à l’État intransigeant et inflexible. Le préfet a rappelé que le précédent PPRI de La Faute et L’Aiguillon avait été adopté aux forceps en 2007, freiné par des élus locaux. « On a rebattu les cartes, dit-il aujourd’hui. Xynthia est passée par là. »
La prise de conscience est telle qu’à Noirmoutier ¯ 70 % du territoire sous le niveau de la mer ¯, on a hâte de voir arriver le PPRI. « Xynthia a sans doute accéléré le mouvement, admet Noël Faucher, le maire, même si, sur l’île, on a toujours cultivé la mémoire du risque. »
Philippe ECALLE.
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Un lien sur BFM TV ce matin sur le système d’alerte à Sommières
http://www.bfmtv.com/video-infos-actualite/detail/systeme-alerte-aux-inondations-sommieres-395487/
Bonjour à tous, moi qui de très loin sur ma montagne, vous lis tous les jours, ne vous fâchez pas entre vous, pour quelques centimètres de plus ou de moins, à gauche ou à droite, restez unis avec l’association, et attendez que le PPRI soit rendu public , pour enfin pouvoir réagir d’UNE SEULE VOIX ! c’est à l’Enquête publique que vous pourez vous exprimer, et je pense que je ferai le voyage pour m’exprimer avec le commissaire enquêteur qui sera nommé par le TA.
notre maire est toujours convaincu qu’il peut continuer à bétonner sa commune….
les faits ne lui servent pas de leçon.
droit dans ses bottes et toujours les mêmes convictions.
il me semble qu’il avait affirmé que la faute n’avait jamais été inondée (on sait que c’était faux)et que celà n’arrivera jamais (et c’est malheureusement arrivé);alors quand il nous parle de méthode pour construire en zones inondables…. je dis méfiance méfiance.
Je vous livre cet article à méditer si il vous intéresse !
Il a été publié en bas de la page du Journal Le Monde du samedi 21 Août 2010,
Suite à une contre –enquête effectuée sur l’Ile de Ré par le journal.
° ° °
Je cite :
« Ce projet , visant alors à rétablir des digues et contre-digues,
fut considéré comme inutile, utopique »
« Dans Charon : le scandale d’un drame qui aurait pu être évité, publié par la Gazette Marandaise, en mai, Bernard Bouye, ancien Maire de Charron, rappelle qu’en 1999, un projet de rénovation des digues avait été repoussé.
En décembre 1999, était évoquée en mairie de Charon , la restauration complète des ouvrages de défense à la mer (…) . Ce projet , visant alors à rétablir des digues et contre-digues pour le siècle suivant afin de garantir les biens et les personnes fut considéré comme inutile , utopique et trop ambitieux… (…).
Confié à divers organismes, ce plan digue élaboré au début de l’année 2000 ne fut jamais considéré comme une priorité par ceux qui en avaient la maîtrise d’œuvre (…).
Dans la nuit du 27 au 28 février 2010, les acteurs du drame étaient réunis : d’un côté, des digues de plus d’un siècle et une faible volonté de reconstruire (…) ; de l’autre , la nature implacable, une forte tempête et la conjonction d’une grande marée.
Aujourd’hui : une grand-mère et ses deux petits enfants ont été emportés à jamais dans des circonstances épouvantables, 150 maisons (dont certaines ont un siècle ) sont menacées de destruction, mais aussi 50 000 hectares de terres agricoles submergées, des centaines de bêtes mortes noyées.
A Charon, la configuration du littoral permet pourtant une protection efficace. Les travaux d’endiguement ont été estimés à 1 million d’euros le kilomètre, soit 25 million d’euros pour Charron , si on inclut les contre-digues . Le coût de la délocalisation de toutes les maisons à déplacer peut être estimé à plus de 50 millions d’euros , sans compter leur destruction et la remise en état des terrains, De toute façon, il faudra refaire les digues, sinon les agriculteurs devront se reconvertir. »
° ° °
J’ajoute : qu’il est permis de penser que la démission du Maire de Charron après le passage de Xynthia trouve ici une part de sa motivation … De plus, les initiatives du passées par des gents qui ne connaissent pas les lieux sont de retour pour appliquer leurs idéologie décalées et ensuite faire porter toute la responsabilité aux Maires, de leurs erreurs et de leurs manquements…
La Faute by Marratier !

En 2007, le même avait déjà déclaré à la télé : « on peut construire avec un ou deux rangs de parpaings de plus! ».
Il n’a pas du lire complètement les documents accompagnant le PPRI. Il faut lui faire rapidement une explication de textes car si on compte sur lui pour « défendre » les Fautais on est mal parti.
Troisième ? Lapsus.. Quatrième dimension voulais-je dire….
Tu parles d’or Soizic ! Ce maire décidément vit dans une troisième dimension qui n’est pas la nôtre. Il poursuit son délire quoiqu’il arrive, quoiqu’il se passe. Hors d’atteinte de toute culpabilité, de toute perception de réalité. ! C’est même cela que l’on appelle la folie !
Bonjour,
En lisant cet article, on nage en plein surréalisme !
Construire à nouveau sur du « remblayage » ! Xynthia n’a pas servi de leçon. Tout le quartier le plus impacté par la tempête (avec ses 29 morts, ne l’oublions pas) est sur du remblai en zone inondable et en-dessous du niveau de la mer malgré le remblai. Combien de hauteur de remblai faudrait-il mettre d’après M. Le Maire de La Faute pour être en sécurité ?