Archive pour le 1 septembre 2010

Monsieur le Préfet, NON AU PPRI proposé!!!

– Notre commune est devenue rouge à 90 %, POURQUOI?
– Certains quartiers qui étaient bleus voire blancs deviennent rouges, POURQUOI?
– Nous sommes tous en rouge alors que tout est mis en œuvre pour renforcer les digues et le cordon dunaire, POURQUOI?
Nos terrains deviennent inconstructibles, tout agrandissement interdit sauf pour la création d’une pièce de survie d’une surface abusive de 20 m2 alors que beaucoup de maisons ne sont pas conçues pour ça.
Nos maisons principales ou secondaires, nos entreprises, nos commerces, tous ces biens acquis pour beaucoup toute une vie durant sont anéantis.
Les contraintes exigées suite à un drame que nous ne voulons pas revivre nous les comprenons mais nous ne voulons pas que, par une décision arbitraire, toute notre vie soit balayée.
Que deviendra la Faute une fois que tous ses habitants l’auront quittée car ils ne pourront pas assurer les travaux nécessaires, parce qu’ils ne pourront plus vivre économiquement et que petit à petit elle sera réduite à une peau de chagrin ?
Notre commune nous l’aimons que nous y soyons nés ou que nous y soyons arrivés parce que nous avons pu y apprécier la qualité et la douceur de vivre.
Nous voulons continuer à y vivre, garder nos biens et pouvoir les faire évoluer.
Ailleurs des solutions existent, pourquoi ne pas les exploiter?
REGROUPONS-NOUS POUR EXIGER LA REVISION DU PPRI, nous sommes conscients qu’il en faut un et que des contraintes sont incontournables mais nous ne pouvons pas nous résoudre à cette mort annoncée de notre village.
Ensemble, nous réussirons.

Serge Claveau, habitant de la Faute Sur Mer

Texte Pétition PPRI (original en PDF)

Pétition PPRI (original en PDF à imprimer)

Derrière l'image de carte postale, les habitués de la Faute-sur-Mer se remettent difficilement du drame Xynthia.

  • Derrière l’image de carte postale, les habitués de la Faute-sur-Mer se remettent difficilement du drame Xynthia.

Certains Fautais voient leur commune ensablée et personne pour les tirer d’affaire.

En apparence, rien n’a changé. A l’entrée de La Faute, sitôt franchi le pont festonné de pêcheurs au carrelet, il y a toujours le manège qui fait tourner la tête des petits. Toujours la confiserie et quelques attractions foraines qui mettent un peu d’animation. Un peu plus loin, à deux pas du club de boules en bois, aux bords du Lay, les joueurs de pétanque sont-là aussi. Ils taquinent le cochonnet en attendant que les odeurs de fritures viennent leur flatter les narines, signal qu’il est temps de lâcher les boules.

Tout ça a un petit air d’été. Mais les apparences sont parfois trompeuses. Les joueurs de pétanque ? Ils sont dans la partie, mais la tête est buissonnière. Elle rode autour des cendres fumantes de Xynthia, pointe les responsabilités de l’Etat ou du maire.

« Mais j’aime La Faute »

Michel Pelletier fait partie de ceux-là. Il ne reconnaît plus « sa » Faute. La retraite se profilant –« dans deux ans »-, il faisait quelques beaux projets d’avenir. Il envisageait de venir la voir plus souvent, « six mois de l’année », comme une promesse que l’on fait à une compagne trop délaissée.

Mais le doux rêve de profiter plus longuement « de la tranquillité de cet endroit un peu paradisiaque » s’est envolé. Quelque chose s’est cassé. Michel, qui habite les Magnils-Régniers, le pressent, lui qui parle déjà, sans s’en rendre compte, de La Faute au passé.

A La Faute, cet été, il y est venu sur la pointe des pieds, à la dérobée, comme s’il volait quelques instants à cette compagne flétrie par les vagues, comme s’il avait l’intuition douloureusement que l’histoire touchait à sa fin. Comme s’il voulait reculer le moment de la séparation.

« Avec mon épouse, on vient la journée, on pique-nique, mais on ne reste plus dormir, c’est trop angoissant. » Et puis, il y a la vision de ces maisons, « vidées de leurs occupants, sans éclairage ». Insoutenable quand on a connu ces ruelles et villages pleins de vie, avec les mêmes têtes « que l’on croisait chaque année ». « Bien sûr, je pourrai vivre sans La Faute, se persuade Michel, mais j’aime La Faute. »

Gia et Ingrid

Gia Khanh Pham ne reconnaît plus, lui non plus, sa commune d’adoption. Et il craint de ne jamais plus la revoir comme elle était, drôlesse insouciante profitant à pleins poumons du vent et de la mer. Certains voient La Faute reprendre des couleurs, lui comme un bourg trop terne, qui ne parvient pas à remonter la pente. « C’est une station familiale d’habitués, rappelle-t-il. Or, quelque chose s’est brisé. Et on ne se reconstruit pas dans le doute. »

Le Casino de Gia, au pavillon des Dunes, sonne creux, le chiffre d’affaires est dans le rouge (-20%) et lui broie du noir, « même si je dois rester optimiste ». En temps normal, il aurait eu sa clientèle d’habitués. Celle du camping municipal. Ces indéboulonnables de la station donnaient le « la » de la saison estivale. Ils étaient une partie de la mémoire de la commune, mais la fermeture du camping municipal les a contraints à un exil forcé. « Sans qu’on cherche vraiment à les retenir ou les faire revenir », s’étonne Gia, qui voit La Faute comme livrée à elle-même. « Vous connaissez le film Y a-t-il pilote dans l’avion », interroge Gia.

Ceux qui tentent de sortir La Faute de son « linceul » invisible à l’oeil nu viennent parfois d’ailleurs. Comme Ingrid la berlinoise. Elle vient d’écrire à Nicolas Sarkozy. Une belle lettre, en français, où elle appelle à l’aide le Président et où elle clame tout son amour pour La Faute : « Presque mon deuxième chez moi ». Un « endroit où il n’y a pas les riches du monde, où on peut se sentir à l’aise ». Pour attendrir le Président, sa lettre est signée de toute sa petite famille, y compris de sa mère, 82 ans, « qui ne pouvait pas venir à cause de la situation difficile des maisons ». Rien n’a changé à La Faute. En apparence.

Philippe ECALLE

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Zone interdite (mkv)

Des catastrophes pas si naturelle que ça (flv)

Documentaire de l'agence CAPA diffusé sur FR3 (wmv)

Débat avec PPDA sur FR3 (wmv)

Audition du préfet au sénat (flv)

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