Compte rendu de la réunion du jeudi 4 novembre 2010

à la préfecture de Vendée

L’AVIF a obtenu une entrevue à la préfecture afin d’éclaircir certains points sur le projet de PPRI, sur les zones d’expropriations et sur les problèmes sociaux se posant sur les deux communes.

Représentants de l’AVIF : Renaud Pinoit, Annette Anil, Brigitte Devilez, Evelyne Deregnaucourt

Représentants de la préfecture : M. Rose, directeur de cabinet, M. Pesneau, secrétaire général, M. Jacobsoone, directeur adjoint de la DDTM, M. Guillet représentant des domaines, M Tabarié stagiaire ENA , ainsi que M Savidan et M Mercier responsable de la sécurité qui nous ont rejoints en fin de matinée.

Le projet de PPRI et le zonage

L’AVIF est pour l’adoption rapide d’un PPRI réaliste qui permette aux habitants des deux communes de vivre en sécurité. Pourtant certaines questions nous interpellent :

  1. Pourquoi avoir prolongé la période de concertation au 17 janvier 2011 ? Pourquoi cette date n’a-t-elle fait l’objet d’aucun arrêté ? A quelle date cela repousse-t-il l’enquête publique ?

Réponse : la date de la fin des propositions d’acquisition amiable étant le 18 novembre, il a paru judicieux de repousser celle de la concertation pour le PPRI. Cette nouvelle date du 17 janvier a été annoncée dans la conférence de presse du Préfet et un écrit a été envoyé aux maires pour qu’ils en informent la population. Cette date de prolongation figurera sur le site préfectoral. L’enquête d’utilité publique pour le PPRI s’en trouve repoussée à la mi-avril pendant la période des congés scolaires.

  1. Les réunions d’information sont absolument indispensables car les populations sont dans l’incompréhension. Apporter des réponses au cas par cas est antidémocratique. Est-il possible de prévoir une réunion pour les adhérents de l’AVIF avec M Jacobsoone pour éclaircir certains points de ce projet ?

Il pourrait s’agir d’une réunion préparée avec questions écrites.

Réponse : des réunions sont prévues et en préparation. Elles ne débuteront pas avant le 18 novembre. La préfecture mettra en place rapidement sur son site un forum afin que chacun puisse poser des questions et avoir des réponses. Pour les personnes ne disposant pas d’internet, les associations et les mairies deviennent un vecteur d’informations.

  1. Sur quelle étude se base le principe de la montée des eaux de 1m en 2100? Les scientifiques ne sont pas tous d’accord sur cette montée ni sur son ampleur.

Réponse : cette décision est nationale et est basée sur la circulaire du 7 avril 2010. Le préfet de Vendée en a demandé un assouplissement et étudiera avec attention tous les apports scientifiques concernant ce phénomène. On peut également envisager de réduire cette période de 100 ans en prévoyant des paliers (10 ans, ce n’est pas raisonnable mais pourquoi pas 30 ou 35 ans). Attention, ces négociations seront suivies de près sur le plan national car certaines décisions deviendront des principes sur lesquels reposeront les autres PPRI des zones littorales françaises.

Si cette montée des eaux était ramenée par exemple à 30 cm (au lieu des 1m) cela se répercuterait-il sur les définitions de toutes les zones ( 3m pour le rouge, 4 m pour le bleu foncé etc…) ?

Réponse : Non car la hauteur de 3,70m pour les zones rouges est basée sur la hauteur d’eau retenue pour le phénomène Xynthia (4,70 m ) et correspond à 1m d’eau dans l’habitation en cas de rupture de digues aujourd’hui et non dans 100 ans. Ramener la montée des eaux dans 100 ans à 30 cm ne changerait que les références pour les autres zones (on rajouterait 0,30 cm à 3,70m pour avoir le niveau bleu foncé etc…) . C’est donc le niveau d’eau atteint lors de la tempête Xynthia et la répartition de cette eau suivant les secteurs qui pourrait permettre de faire évoluer les zones rouges du projet.

  1. Les mesures de 2001 prises comme référence comportent des erreurs. Les mesures prises chez les particuliers par un géomètre seront-elles opposables au projet de zonage ? L’AVIF demandera à ce que la hauteur de seuil soit retenue comme référence. La couleur de la zone sera-t-elle discutable parcelle par parcelle ?

Réponse : utiliser la hauteur de seuil pour les habitations existantes est tout à fait envisageable. Toutefois il reste à régler le cas où il y a de grandes différences de niveau entre le terrain et l’habitation. Il pourrait être envisagé de laisser par exemple une parcelle en zone rouge et d’exonérer l’habitation des prescriptions réglementaires si elle a un hauteur de seuil supérieure à 4,70 ( pour des habitations existantes). Les relevés de géomètre peuvent avoir une grande importance. Les mesures faites par la mission Clarec pourront aussi apporter un éclairage sur certaines situations.

  1. La distance de 100m à la digue est-elle réglementaire ? Pourquoi 50 m en 2007 et 100m en 2010 ? Une étude scientifique vient-elle expliquer cette différence ?

Réponse : il s’agit là encore d’une prescription nationale. Il existe un guide national pour la préparation des PPRI et c’est la distance de 100m qui est aujourd’hui retenue.

  1. Pourquoi le zonage ne tient-il pas compte de la distance à la digue du camping municipal qui a été réhaussée. Pourquoi prendre comme référence l’ancienne digue ?

Réponse : Nous étudierons ce problème qui n’avait pas encore été soulevé

Y a-t-il une raison pour que ce soit la digue du camping qui ait été réhaussée? Quelle sont les possibilités de réhabilitation de ce terrain.

Réponse : il est hors de question que ce terrain redevienne un camping. Si les digues ont été refaites à cet endroit plutôt que suivant l’ancienne digue, c’est pour des raisons de délai (il fallait agir dans l’urgence) et de facilité donc de coût moindre.

  1. Peut-on imaginer des PPRI différents à La Faute et à l’Aiguillon : dans leur zonage, dans les prescriptions qui y sont rattachées ?

Réponse : les contraintes dues à des critères nationaux seront évidemment les mêmes mais on peut très bien imaginer des différences sur certains points. Par exemple le « niveau zone rouge » pourrait très bien se situer à 3,50 m sur une commune et à 3,70 sur l’autre.

Le projet de PPRI et les prescriptions

Là encore une réunion d’information semble indispensable car ces prescriptions manquent de clarté et des indications au cas par cas risquent de pénaliser les plus démunis. Les réponses à ces questions sont urgentes dans la mesure où certains commencent des travaux de rénovation. L’attente est aussi répercutée sur les transactions immobilières qui se trouvent gelées.

  1. La définition des zones refuge ou des niveaux refuge est à éclaircir. Quelle est la différence entre les deux notions ?

Réponse : la zone refuge est une zone à l’air libre (terrasse ou niveau accessible à l’air libre qui communique avec l’habitation) située hors d’atteinte des inondations. C’est le minimum exigé en zone rouge. Le niveau refuge est un étage fermé, où on peut se tenir debout qui communique avec l’habitation et qui est accessible à l’extérieur par une ouverture située hors d’atteinte des inondations.

Une piste à envisager est aussi la création d’une nouvelle structure non habitable (garage par exemple) surmontée d’une pièce refuge accessible depuis l’habitation.

Que signifie la phrase surlignée page 28 du règlement « ….aucune pièce de sommeil

ne puisse être située en rez-de-chaussée ? »

Réponse : C’est une erreur et cette phrase sera supprimée dans la version définitive.

  1. Le principe d’interdire toute reconstruction de bâtiment après un sinistre (page 14 de la note de présentation et 10 du règlement ) est très pénalisante et inquiète nos adhérents. L’AVIF demande à ce que cette clause soit supprimée.

Réponse : La préfecture s’engage à ce que cette clause soit modifiée par la mention « destruction après inondation » (et non plus en cas de sinistre en général).

  1. Que se passera-t-il en zone rouge lorsque les travaux de mise ne conformité dépassent les 10% de la valeur vénale de la maison ? Est-ce un cas d’exonération de la mise en conformité ?

Réponse : Non, les habitations devront tout de même être mises en sécurité. Dans le cas où la valeur des travaux dépasseraient ce quota de 10%, des solutions seront étudiées au cas par cas avec les propriétaires.

Les problèmes liés aux zones d’expropriation

      1. Pourquoi les personnes sorties de la zone de solidarité n’ont-elles reçu aucun courrier officiel ?

Réponse : Ces courriers sont en cours de préparation et les propriétaires concernés devraient bientôt être avertis.

      1. A quelle date peut-on envisager l’ouverture de l’enquête publique concernant les expropriations ?

Réponse : Les délais seront trop courts pour l’envisager aux vacances d’hiver donc elle sera sans doute reportée aux vacances de printemps. C’est un problème car il y aura chevauchement avec l’enquête publique pour le PPRI.

      1. Pourquoi certains propriétaires de résidences principales ayant donné leur accord aux Domaines sont-ils encore dans l’attente de signature ?

Réponse : Les retards sont dus à des circonstances indépendantes de notre volonté. Certaines pièces manquent au dossier : assurances, banques… L’administration met tout en œuvre pour que ces problèmes se règlent rapidement.

      1. Les maisons sorties de la zone d’expropriation et achetées par l’Etat pourront-elles être revendues avec l’accord des anciens propriétaires ?

Réponse : Malgré une certaine pression de Bercy, le Préfet est très hostile à cette éventualité. La majorité des actes de vente stipulent que celle-ci se fait pour déconstruction. Si cette mention ne figurent pas sur certains actes, les personnes concernées doivent se faire connaître auprès de M Guillet, à la préfecture.

      1. Comment la déconstruction est-elle envisagée et à quelles dates pourrait-elle se situer ?

Réponse : Les appels d’offre ont eu lieu, le maître d’œuvre sera choisi avant la fin de l’année. Les déconstructions commenceront début février. Après démontage des toitures et charpentes, les murs seront concassés et les fondations retirées. Cette déconstruction se fera sur les parcelles privées, aucune décision n’a encore été prise en ce qui concerne les voies et réseaux.

      1. Comment seront réglés, en zone d’expropriation, les problèmes :
        • des maisons construites mais non encore réceptionnées
        • des maisons en cours de construction
        • des terrains nus mais disposant d’un permis de construire
        • des terrains nus viabilisés

Réponse : Tous ces problèmes sont répertoriés et seront traités au cas par cas. Les réponses seront individuelles car les cas sont souvent différents. Lorsqu’il n’y a pas d’enjeu humain, la zone de solidarité ne peut s’appliquer (loi Barnier). Aux problèmes cités s’ajoutent ceux des habitations sur terrain d’autrui, et les biens non assurés qui ne peuvent pas non plus être couverts par la loi Barnier. Il faut nous laisser le temps de trouver des solutions mais les propriétaires concernés, qui ne l’auraient pas encore fait, doivent se faire connaître de nos services sans attendre.

Le social

Beaucoup de Fautais et d’Aiguillonnais sont encore dans une grande détresse et ne sont pas reconnus comme tels. Le Secours Populaire sert plus de 100 repas par jour. Il y a beaucoup de personnes en surendettement. Ils manquent de frigos, de matériel de cuisson, de lave linge…..

Réponse : conscient des cas de détresse non encore traités, la préfecture a décidé de centraliser les dossiers. Une réunion a eu lieu, la semaine dernière, entre ses services et les CCAS, les associations caritatives pour gérer au mieux le problème. 153 dossiers sont instruits par la préfecture et les personnes concernées doivent rapidement remplir le dossier fourni par la préfecture. 253 000 € sont à distribuer aux personnes les plus démunies. La Fondation de France qui disposait de 1 700 000 € pour les sinistrés ne communique pas ses dossiers.

Le financier

Les retards dus aux signatures avec les Domaines entrainent de gros frais au niveau des prêts relais ainsi que les remboursements anticipés de prêts.

Réponse : il s’agit là de négociations privées à mener directement par chacun avec son établissement bancaire.

Il avait été envisagé des actions auprès des banques pour des prêts à taux zéro en faveur des sinistrés . Qu’en est-il aujourd’hui ?

Réponse : les prêts à taux zéro sont soumis à des règles strictes qui ne correspondent pas aux problèmes liés à Xynthia. Là encore rien n’empêche un particulier de demander un geste commercial à sa banque.

Généralités

      1. Qu’en est-il de l’enquête menée à propos du remblai sur le terrain Le Pavillon ? L’AVIF, soucieuse de la sécurité des personnes, a fait faire un constat d’huissier dès sa connaissance des faits.

Réponse : La préfecture a saisi le procureur au sujet de cette affaire. La gendarmerie des Sables d’Olonne mène l’enquête .

      1. Le plan communal de sauvegarde initié par les communes est-il soumis à des règles ? Comment la préfecture suit-elle ce dossier ?

Réponse : Le plan communal de sauvegarde est obligatoire dans les communes soumises à des risques avérés depuis 2004. Les municipalités avaient deux ans pour les mettre en place. Des outils sont mis à la disposition des Maires et une équipe de la préfecture a organisé des réunions d’informations pour les élus. La commune de La Faute sur Mer a fait appel à un cabinet de consultant pour les aider, la préfecture y voit une bonne démarche. La cohérence des propositions de Plan Communal de Sauvegarde est toujours vérifiée .

3) Pourquoi n’est-il pas question de changer l’emplacement de la caserne des pompiers à l’Aiguillon ?

Réponse. Au sujet de la caserne des pompiers de l’Aiguillon, le problème posé est le manque de place pour la reconstruire dans un autre lieu. Il a donc été décidé de la garder en ce lieu et d’y apporter des aménagements afin qu’elle reste opérationnelle en cas d’inondation majeure.

32 réponses à to “AVIF: Compte rendu de la réunion du jeudi 4 novembre 2010”

  • lafaute says:

    Alors qui croire…. les sinistrés qui connaissent des tracas supplémentaires ou la préfecture ?
    et merci à guetguet d’avoir confirmé mes propos !

  • guetguet says:

    tout est près chez le notaire pour signature mais nous ne pouvons pas signer car il nous manque l’arrêté préfectorale qui viendra quand l’enveloppe budgétaire sera pleine.!!!!! donc 2011.
    Pour l’instant il n’y a pas d’argent il faut attendre 2011… on en a marre d’attendre, c’est déjà assez dure comme ça…on y pense tout le temps!

  • guetguet says:

    j’ai eu la préfecture hier qui m’a dit la meme chose que le témoignage de La faute du 15/11: enveloppe budgétaire vide pour la fin de l’année, il ne faut pas compter avoir un débloquage d’argent avant début 2011, voir au printemps.
    Ce n’est pas normal!!! et oui pourquoi pas avertir les médias…

  • Renaud Pinoit says:

    A Lafaute: Pouvez vous nous contacter au sujet des reports de signatures/paiements au 0631884709 ou à contact@lafautesurmer.com au plus vite afin que nous puissions enquêter sur ce sujet.
    Merci d’avance

  • Cominfo says:

    Bonjour,

    très juste,
    j’en connais qui ont signé un accord conclu depuis juin et mai, et n’ont reçu encore aucun centimes à ce jour !

  • monique94 says:

    C’est ce que j’ai dit le 15 octobre, à l’époque on attendait QUE 30M€, l’état ne tient pas ses promesses et aggrave la situation des sinistrés, ce serait bien que ça se sache

  • lafaute says:

    Bonjour à tous,
    Je viens d’avoir au télépone la préfecture concernant les délais de règlement de la cession aux domaines. Effectivement la préfecture attend une enveloppe de 50 millions pour effectuer les paiements. A ce jour une centaine de dossier sont en attente. Bercy avait annoncé un déblocage pour les cas urgents… résidences principales etc… mais aucun versement n’a été effectué par le Trésor.
    La situation devrait se débloquer au mieux fin du premier trimestre 2011, pour des règlements en avril – mai ! (règles de la comptabilité publique) Ne doit-on pas informer la presse de cet état de fait et ainsi montrer la mauvaise volonté de l’ETAT ?

  • Cominfo says:

    Bonsoir Cochard,

    Merci pour tes bonnes infos.
    Qui m’ont été très utiles, à moi et mon cartier !

    Cordialement

  • cochard says:

    J’ai copié ceci sur le site info climat
    ———————————————————————————-
    Commentaires Météo France et synthèse du phénomène

    Lundi, le 8 novembre 2010 à 02h18

    Menace de surcôte de la Bretagne à la Charente plus exactement de Perros Guirec au nord des Charentes maritimes(Anse de l’Aiguillon)Hauteur de la surcôte prévue de 40 à 60 cm.De très fortes vagues sur l’atlantique et en Manche sont attendues lundi et au plus tard jusqu’à mercredi en début de matinée notamment sur le sud ouest.Des hauteurs de 6 à 9 mètres sont prévues avec des vagues maximales qui pourraient atteindre deux fois la hauteur envisagée)En outre, ces très fortes vagues annoncées avec des coefficients de marée élevés entre 88 et 92 pourraient engendrer une submersion d’une partie du littoral et temporairement un risque d’élévation du niveau de la mer sur les côtes.

    Dimanche, le 7 novembre 2010 à 22h54

    Deux avis de très fortes vagues ont été émis par Météo France pour la Bretagne Sud et l’Aquitaine. La surcôte annoncée atteint 60 cm, avec des vagues de 6 à 9 m en milieu de nuit de lundi à mardi au large de la Pointe de Bretagne.

    Haut de la page

    Suivi en temps réel du phénomène

    Lundi, le 8 novembre 2010 à 11h27

    La côte aquitaine connaît de fortes rafales de vent en milieu de matinée. On relève 106km/h à Lège/Cap Ferret (33) et 109km/h à Biscarrosse (40).
    Sur le reste de la façade atlantique et en Manche, on mesure des pointes comprises entre 65 et 80km/h. Dans les terres du Centre au Nord on relève quelques rafales dépassant les 60km/h et jusqu’à 85km/h à Poitiers.

    Lundi, le 8 novembre 2010 à 07h31

    Le vent se renforce sur les côtes de la Manche et de l’Atlantique. Les rafales les plus fortes sont relevées entre Le Havre et l’embouchure de la Garonne avec 60 à 80km/h généralement, 90km/h sur le sud de la Bretagne et jusqu’à 107km/h au Cap de la Hague (50).

    Côté précipitations, la perturbation intéresse l’ouest de la France. Ces pluies sont compactes et parfois soutenues.

    Lundi, le 8 novembre 2010 à 06h20

    Actualisation de la carte de vigilance par Météo-France.
    Source : http://www.meteofrance.com

  • BILDAN says:

    Dans le même document
    http://www.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/Onerc-rapport_concertation_adaptation_30_06_2010.pdf
    on peut lire ceci:

    « Pour les risques littoraux,
    il importe de prendre en compte dès à présent les données connues et les tendances les plus robustes. S’agissant de la réduction de la vulnérabilité, il est nécessaire de procéder à une évaluation de l’efficacité des ouvrages et de tenir compte de l’impact du changement climatique dans les reconstructions, réparations et mises à niveau des ouvrages de protection contre l’érosion et la submersion marine. En aval, les dispositifs de vigilance et de préparation à la gestion de crise (notamment les Plans communaux de sauvegarde) doivent être généralisés dans les zones vulnérables. »

    Quelle niveau supposé de montée du niveau de la mer a été pris en compte pour le rafistolage des digues?

  • BILDAN says:

    Autre point intéressant le fameux 1m d’élévation du niveau de la mer à l’échéance 2100.

    Voilà ce que l’on peut lire sur le rapport de l’ONERC 2010 (cité en référence sur le règlement du PPRI page 8/28)
    http://www.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/Onerc-rapport_concertation_adaptation_30_06_2010.pdf

    « Les projections climatiques à l’échelle mondiale
    D’après les projections climatiques, parmi lesquelles celles de l’Institut Pierre Simon Laplace et de Météo-France, le réchauffement moyen de la planète entre la fin du 20ème siècle et la fin du 21ème siècle serait probablement compris entre 1,1 à 6,4°C. Cette large fourchette s’explique environ pour moitié par l’incertitude sur les scénarios socio-économiques de base et l’autre moitié par les incertitudes de la simulation climatique. Le niveau moyen des océans
    pourrait quant à lui augmenter de 20 à 60 cm, mais sans tenir compte des effets mal connus à ce jour de la fonte des glaces en bordure des calottes polaires. Ces changements sont donc supérieurs à ceux qui se sont produits au siècle précédent.
    Ces projections indiquent que la France métropolitaine devrait se réchauffer au cours du 21ème siècle, mais l’amplitude de ce réchauffement dépend à la fois du scénario socioéconomique et démographique considéré et du modèle de simulation climatique utilisé. »

  • BILDAN says:

    Pardon pour le double message j’ai mal cliqué . Houps

  • BILDAN says:

    l’AVIF a posé une bonne question concernant les zones et les niveaux refuges.

    / 1. La définition des zones refuge ou des niveaux refuge est à éclaircir. /Quelle est la différence entre les deux notions ?

    Par contre la réponse qui a été faite:

     » la zone refuge est une zone à l’air libre (terrasse ou niveau accessible à l’air libre qui communique avec l’habitation) située hors d’atteinte des inondations. C’est le minimum exigé en zone rouge. Le niveau refuge est un étage fermé, où on peut se tenir debout qui communique avec l’habitation et qui est accessible à l’extérieur par une ouverture située hors d’atteinte des inondations. »

    Sous l’apparence d’une réponse précise, c’est un MENSONGE, par omission mais un MENSONGE quand même, car le règlement page 10/28 Article 1.2 stipule :
    /Sont admis :
    /Les surélévations de bâtiments existants sous réserve du respect des /dispositions suivantes:
    / – pour le immeuble à usage d’HABITATION : Création d’un niveau refuge pour /chaque logement disposant d’un rez de chaussée.
    / – pour les immeubles à usage d’ACTIVITES, création d’une zone refuge /accessible depuis le rez de chaussée.

    Cela signifie donc que toute maison d’habitation en « zone rouge » devra avoir un NIVEAU REFUGE. Je dis bien un NIVEAU conforme à la réponse donnée. Le plancher de ce niveau devant être à plus de 5.7m NGF. Il faut aussi que la surface de ce NIVEAU REFUGE soit au minimum de 20m2. Comme il s’agit d’un NIVEAU il faut aussi pouvoir s’y tenir debout (soit une hauteur supérieure à 1.8M s’appliquant sur la surface de 20m2…)

    S’agit il d’une autre erreur comme la phrase surlignée de la page 28/28 du même document.

    Si l’idée du garage surmonté d’un niveau refuge peut être acceptable, alors pourquoi ne pas autoriser la construction de nouvelle maison dont le niveau du plancher de la zone habitable soit à 5.7m NGF, le tout monté sur pilotis avec un garage entre. Ah oui j’oubliais les voies communales sont toutes plus basses et se retrouveront sous 1m d’eau en 2100…si la mer monte. Pour ma part je serai six pieds sous terre…

  • BILDAN says:

    l’AVIF a posé une bonne question concernant les zones et les niveaux refuges.

    / 1. La définition des zones refuge ou des niveaux refuge est à éclaircir. /Quelle est la différence entre les deux notions ?

    Par contre la réponse qui a été faite:

     » la zone refuge est une zone à l’air libre (terrasse ou niveau accessible à l’air libre qui communique avec l’habitation) située hors d’atteinte des inondations. C’est le minimum exigé en zone rouge. Le niveau refuge est un étage fermé, où on peut se tenir debout qui communique avec l’habitation et qui est accessible à l’extérieur par une ouverture située hors d’atteinte des inondations. »

    Sous l’apparence d’une réponse précise, c’est un MENSONGE par omission mcar le règlement page 10/28 Article 1.2 stipule :
    /Sont admis :
    /Les surélévations de bâtiments existants sous réserve du respect des /dispositions suivantes:
    / – pour le immeuble à usage d’HABITATION : Création d’un niveau refuge pour /chaque logement disposant d’un rez de chaussée.
    / – pour les immeubles à usage d’ACTIVITES, création d’une zone refuge /accessible depuis le rez de chaussée.

    Cela signifie donc que toute maison d’habitation en « zone rouge » devra avoir un NIVEAU REFUGE. Je dis bien un NIVEAU conforme à la réponse donnée. Le plancher de ce niveau devant être à plus de 5.7m NGF. Il faut aussi que la surface de ce NIVEAU REFUGE soit au minimum de 20m2. Comme il s’agit d’un NIVEAU il faut aussi pouvoir s’y tenir debout (soit une hauteur supérieure à 1.8M s’appliquant sur la surface de 20m2…)

    S’agit il d’une autre erreur comme la phrase surlignée de la page 28/28 du même document.

    Si l’idée du garage surmonté d’un niveau refuge peut être acceptable, alors pourquoi ne pas autoriser la construction de nouvelle maison dont le niveau du plancher de la zone habitable soit à 5.7m NGF, le tout monté sur pilotis avec un garage entre. Ah oui j’oubliais les voies communales sont toutes plus basses et se retrouveront sous 1m d’eau en 2100…si la mer monte. Pour ma part je serai six pieds sous terre…

  • Bonsoir, jaimerai que Kiwi me contacte par mon blog en privé Merci, il y a mon n°de tél sur le premier message; amicalement Patrick.

  • monique94 says:

    lettre du notaire reçue ce matin :
    « par convention sous seing privé en date du…vous avez décidé de vendre à l’amiable à l’état votre bien situé en zone de solidarité…..
    … j’attire votre attention sur le fait que le périmètre définitif des procédures d’expropriations pourrait être plus restreint…
    … en conséquence, la cession que vous consentez à l’état est volontaire et ne pourra en aucun cas être remis en cause, dans l’hypothèse où le bien vendu se trouverait exclu de la zone d’expropriation…. »

  • monique94 says:

    « Il avait été envisagé des actions auprès des banques pour des prêts à taux zéro en faveur des sinistrés . Qu’en est-il aujourd’hui ?

    Réponse : les prêts à taux zéro sont soumis à des règles strictes qui ne correspondent pas aux problèmes liés à Xynthia. Là encore rien n’empêche un particulier de demander un geste commercial à sa banque. »

    On peut bien sur essayer, nous on a obtenu un prêt à 3.8% sans assurances

  • Soizic29 says:

    Bonjour,
    A propos des problèmes sociaux, j’entends des polémiques à La Faute à propos de personnes non prioritaires qui auraient été largement pourvus en matériel électroménager dans les tous premiers jours après la tempête, profitant d’un effet d’aubaine et du désarroi des sinistrés prioritaires sous le choc.
    A l’inverse, le compte-rendu nous apprend que beaucoup de sinistrés sont dans une grande détresse et manquent d’électroménager.
    Dois-je en conclure qu’une partie de ce matériel s’est « évaporé », a été détourné de l’objectif et a été attribué -par erreur- à des profiteurs-prédateurs se présentant comme des sinistrés ?
    Comment ce matériel a-t-il été distribué dans la panique qui a suivi la tempête ?

  • Brigitte Devilez says:

    Guetguet, la plupart des questions-réponses s’appliquent aussi bien à La Faute qu’à l’Aiguillon ! La pointe de l’Aiguillon fait partie des zones d’expropriation, sujet qui a été abordé.

    Patrick, pourquoi mettez-vous la barre de 3,70m à La Faute et 3,50m à l’Aiguillon ? Il ne s’agissait que d’un exemple et aucune des deux communes n’est citée. Quant à la caserne de l’Aiguillon, ce n’est pas une habitation et je doute qu’on puisse faire valoir votre argument. De plus, de la proximité des pompiers dépend leur rapidité d’intervention, ce qui n’est pas négligeable dans une commune comportant des personnes agées.

    MA, les deux communes sont effectivement très proches mais le phénomène Xynthia n’a pas tout à fait produit les mêmes effets des deux cotés du Lay : existence ou non de digues, écoulement de l’eau.

    Personnellement, ce qui m’interpelle en premier, c’est que discuter sur la montées des eaux dans cent ans ne fera pas bouger le niveau des 3,70m pour les zones rouges ! Pour faire évoluer un peu ce niveau à la baisse, il faudra être très pointu dans les arguments.

  • guetguet says:

    bonsoir,
    on parle bcp de la faute,
    mais quand est-il de la pointe de l’aiguillon ?

  • Pour éclairer MA, cette différence présentée dans ce texte, ici entre les deux communes c’est le positionnement du Lay, mettant la Faute plus près de la mer à la cote 3,7, et l’Aiguillon à celle de 3,5 . Mais attention le texte n’est pas encore confirmé, il ne reste qu’une probabilité….et mon post, qu’un modeste éclairage .

  • MA says:

    Merci pour ce CR de réunion !

    j’ai du mal à comprendre la reponse à cette question
    « 1. Peut-on imaginer des PPRI différents à La Faute et à l’Aiguillon : dans leur zonage, dans les prescriptions qui y sont rattachées ?

    Réponse : les contraintes dues à des critères nationaux seront évidemment les mêmes mais on peut très bien imaginer des différences sur certains points. Par exemple le « niveau zone rouge » pourrait très bien se situer à 3,50 m sur une commune et à 3,70 sur l’autre. »

    comme le niveau de 3,7m est basé sur le niveau atteint lors de la tempete Xynthia(4,7), et sachant la proximité des 2 communes , comment pourrait on avoir 2 niveaux de référence différents ? quel argument ? ca me laisse perplexe.
    quelqu’un a une idée du rationnel qui pourrait se cacher derriere ?

    Merci

  • lili says:

    Merci elfes, vous avez clairement exprimé mes pensées.
    Mais mon comentaire n’enlève pas le respect que j’ai pour le travail fait par l’Avif.

  • Bonsoir à toutes et tous, après cette interressante lecture, voilà un argument que chaque personne pourrait reprendre lors d’une expultion, et indiqué fort et clair par Mr le Préfet :
    Question : Pourquoi n’est-il pas question de changer l’emplacement de la caserne des pompiers à l’Aiguillon ?

    Réponse: Au sujet de la caserne des pompiers de l’Aiguillon, le problème posé est le manque de place pour la reconstruire dans un autre lieu. Il a donc été décidé de la garder en ce lieu et d’y apporter des aménagements afin qu’elle reste opérationnelle en cas d’inondation majeure.
    ~~ Ce qui lors d’une audience, serait un plaisir pour tout avocat qui utilisera cette réponse , en plaidant :
     » Monsieur le Président ma cliente n’a pas d’autre terrain pour son habitation principale  » ! Elle a eu l’autorisation de construire en ce lieu et doit pouvoir y rester !!!!!
    ….et là je ne vois pas ce que pourrait répondre le Président du Tribunal et qu’elle avis emetrait le Ministère public…… L’avocat aurait la partie belle !!!
    Comme quoi, tout avis du Préfet peut s’analyser toujours de façon ambigüe…..
    Mais une belle plaidoirie en perspective !
    Un élément aussi qui demande réflexion avant de s’emporter:
    ~~ est-il raisonnable de dormir au rez-de-chaussée, si vous attendez à nouveau le passage de la mer dans votre maison ?
    Je ne me vois pas entrain de regarder l’heure de la marée d’equinoxe pour savoir si je dois cette nuit, dormir en bas ou en haut !
    Natif du bord du canal des cinq abbés , j’en ai vu des innondations sur Vouillé , le Sableau et Chaillé, et j’ai vu des maisons innondées et j’avoue que cela tout petit m’a laissé des traces, j’usqu’à ce que le canal des cinq abbés soit élargi.
    Même si c’était il y a bien longtemps, l’eau reste pour moi un risque.

  • Jmkn says:

    Juste pour dire : un grand merci à l’AVIF pour tous ces commentaires et informations,pour les personnes dans mon cas qui ne peuvent être avec vous sur place.

  • musette says:

    je remarque que nos remarques sur le terrain remblayé a été pris très au sérieux. On suivra l’affaire et les résultats de cette enquête de gendarmerie, via le procureur de la République…
    Merci à l’AVIF de ce compte rendu qui donne des éclaircissements aux sinistrés quoi qu’il en soit. Il semble que le pli soit pris d’un travail avec l’AVIF comme partenaire sérieux. Il me semble que c’était cela qu’il fallait construire et réussir pour aider les sinistrés.

  • Elfes says:

    ps : je partage le point de vue, et l’inquiétude de Lili, d’autant que les arguments de la Préfecture me semblent contradictoires :
    – « la hauteur de 3,70m pour les zones rouges est basée sur la hauteur d’eau
    retenue pour le phénomène Xynthia (4,70 m ) et correspond à 1m d’eau dans l’habitation en cas de rupture de digues aujourd’hui et non dans 100 ans. »
    – et parallèlement, la Préfecture autorisera les pièces de sommeil en rdc !?
    Quelque chose m’échappe certainement… !?
    😉
    Cordialement

  • Elfes says:

    Bonsoir à tous
    Merci encore pour ces informations et le travail que vous faites.
    Renaud, cela voudrait-il dire que dans les futures zones rouges, aucune pièce de sommeil ne devrait subsister au rdc ?
    Un autre paragraphe soulève des interrogations :
    « C’est donc le niveau d’eau atteint lors de la tempête Xynthia et la répartition de cette eau suivant les secteurs qui pourrait permettre de faire évoluer les zones rouges du projet. »
    Entre des côtes fixées rigidement indiquées par les représentants de la Préfecture et ces nuances ci dessus, c’est difficile de savoir à quelle sauce on va être mangés, ou autrement dit, de quelle couleur on va nous peindre !?
    😉
    Si vous avez des éclaircissements sur ce point j’en serais ravi.
    Encore merci
    Cordialement

  • Renaud Pinoit says:

    Cette notion de « aucune pièce de sommeil ne puisse être située en rez-de-chaussée » est liée aux nouvelles habitations qui verraient le jour dans les zones bleues et non aux zones rouges d’ou la confusion

  • lili says:

    Brigitte,

    soyez certaine que les personnes rencontrées étaient au courant, ne serait-ce que Mr Savidan et Mr Jacobson qui ont reçu mes courriers!

  • Brigitte Devilez says:

    à lili,
    Ou bien les personnes que nous avons rencontrées sont de très bons comédiens ou bien ils étaient sincèrement surpris de cette phrase qui n’aurait pas du être là.
    L’enlever ne supprime pas la possibilité de faire un étage refuge avec pièce de sommeil pour les personnes vulnérables !
    L’AVIF restera très vigilante sur la sécurité des personnes, soyez-en assurée.

  • lili says:

    « Que signifie la phrase surlignée page 28 du règlement « ….aucune pièce de sommeil
    ne puisse être située en rez-de-chaussée ? »

    Réponse : C’est une erreur et cette phrase sera supprimée dans la version définitive. »

    Je ne suis pas sûre que ce soit une erreur, ils se rendent juste compte que c’est une prescription très coûteuse pour beaucoup et donc difficilement réalisable, et ça leur permet de régler des situations délicates et embarrassantes!
    Ceci dit, en ayant une vision pessimiste, je ne suis pas sûre qu’en enlevant cette clause la sécurité des gens soit ainsi assurée: des personnes vulnérables au rez-de-chaussée seraient en danger, à mon avis. Alors quel est l’objectif du PPRI?
    Ce n’est que mon avis, certes fort pessimiste!

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Zone interdite (mkv)

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