Archive pour décembre 2010

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En deuil, miraculés, bousculés, ballottés, nous l’avons malheureusement tous été en cette année 2010.

Cependant même si la reconstruction physique et morale est loin d’être finie pour la majeur partie des Aiguillonnais / Fautais , l’équipe du blog vous souhaite à tous une bonne année 2011.

Je ne prendrai pas de calendrier cette année, car j’ai été très mécontent de celui de l’année dernière !
[Alphonse Allais]

Les directeurs de cabinet de la préfecture du Finistère ont décidément des parcours atypiques ces temps-ci. Le prédécesseur, Maurice Baratte, avait été directeur de la prison de la Santé. Le nouveau, Frédéric Rose, âgé de 36 ans, né à Rennes, est un magistrat de formation qui a, entre autres, écrit des discours de Rachida Dati mais qui était aussi le sous-préfet de permanence en Vendée, le soir de la tempête Xynthia du 26février dernier.

Gérer les crises

Frédéric Rose arrive donc de Vendée où il était directeur de cabinet du préfet, poste où il avait succédé à Vincent Lagoguey, un nom connu de nos lecteurs puisqu’il fut journaliste du Télégramme, à BrestetQuimper. De son passage en Vendée auprès du préfet Jean-Jacques Brot, ancien secrétaire général de la préfecture de Quimper, Frédéric Rose gardera un souvenir douloureux, celui de la tempête Xynthia: «J’étais de permanence ce soir-là et j’ai eu à gérer les premiers secours. Ce fut un temps de souffrance et de deuil mais également un révélateur de grandes solidarités». La gestion de crise, c’est justement ce qui l’a poussé à entamer un virage, lui, le magistrat de formation issu de l’École de la magistrature de Bordeaux. «J’ai ressenti l’envie d’être sur le terrain et d’intervenir avant les crises. Dans la magistrature, par définition, on intervient après les crises».

En charge des mineurs à Creil

Son premier poste de magistrat, de 2005 à 2007, ne fut d’ailleurs pas tout à fait une sinécure puisqu’il fut nommé substitut du procureur chargé des mineurs à Creil (Oise), une zone particulièrement difficile. Son affectation suivante, entre2007 et2009, au cabinet de Rachida Dati, ministre de la Justice, fut une autre étape marquante d’une carrière qui a pris, en Vendée, la voie préfectorale. Pas forcément définitive puisque le nouveau directeur de cabinet à la possibilité, s’il le souhaite, de retourner dans son corps d’origine. Dans le Finistère, Frédéric Rose, père de trois enfants, n’arrive pas en terre inconnue. La famille de son épouse est originaire de Morlaix.

De 1918 à 2007

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Réforme des retraites, séisme en Haïti et tempête monétaire en Europe : ce sont les trois événements qui ont le plus marqué les Français en 2010, selon notre sondage exclusif Ifop.

Entre crise sociale et tempête monétaire, catastrophe en Haïti ou sur les côtes vendéennes, « affaires » à répétition – Bettencourt ou Clearstream – et fiasco des Bleus en Afrique du Sud, une chose est certaine : l’année 2010 qui s’achève a été mouvementée. Dans ce maelström d’événements, nous avons voulu demander aux Français lesquels les ont vraiment marqués. Résultat : plutôt que les polémiques, ils préfèrent retenir l’essentiel, sur des sujets qui les touchent de près. C’est pourquoi 2010 restera d’abord pour eux l’année où le système des retraites a été réformé, avec ses longs cortèges de manifestants.

Nicolas Sarkozy ne s’y était pas trompé, qui considérait ce rendez-vous-là comme décisif pour son mandat. Reste encore à savoir quel bilan en tireront finalement les Français, au moment de voter en 2012. Le chef de l’Etat sera aussi jugé en fonction de son action sur un autre front : celui de la tempête économique et monétaire. Car notre sondage montre que les Français ont suivi de près les crises grecque puis irlandaise, et les soubresauts de l’euro. Avec l’angoisse, sans doute, que ces turbulences frappent la France à son tour.

Pour autant, ce n’est pas un Hexagone replié sur lui-même que fait apparaître notre étude : le tremblement de terre qui a frappé Haïti a profondément ému les Français. Avec ses 250.000 morts, il se classe en deuxième position des événements les plus cités (26 % l’ont cité en premier), alors que la tempête Xynthia, plus proche de nous, est quatrième (8 %). En revanche, le remaniement du gouvernement, qui a tenu le monde politique en haleine pendant cinq mois, est cité par… 1 % des sondés.

1 – La bataille des retraites
Nicolas Sarkozy s’attendait à une adoption de la réforme des retraites dans la douleur, il n’a pas été déçu. Il aura fallu des mois de polémique droite-gauche, plus de 130 heures de débat parlementaire à couteaux tirés, des manifestations monstres dans toute la France, et même une vague de panique dans les stations-service due au blocage des raffineries. Mais au final, le totem est tombé : l’âge légal de départ à la retraite est passé de 60 à 62 ans, et celui de la retraite à taux plein (sans décote) de 65 à 67 ans. Nicolas Sarkozy espère que les Français, qui placent la bataille des retraites en tête des événements marquants de l’année, lui seront reconnaissants, finalement, d’avoir mené à bien cette réforme difficile. Réponse à la présidentielle de 2012.

2 – Le tremblement de terre à Haïti
Préoccupés par leurs difficultés quotidiennes, les Français savent aussi se montrer solidaires de souffrances vécues à l’autre bout du monde : le tremblement de terre qui a frappé Haïti est le deuxième événement le plus cité dans notre sondage. En 2 minutes et 30 secondes ce 12 janvier 2010, l’île a sombré dans le chaos. La capitale Port-au-Prince, située à 25 km de l’épicentre, est dévastée. Bilan : 250.000 morts, 300.000 blessés et 1,2 million de sans-abri. Le monde est horrifié par la catastrophe qui frappe le peuple le plus pauvre de la planète et les dons affluent. Mais ce n’est pas la fin du calvaire pour les Haïtiens : en octobre, le choléra, jusque-là inconnu sur l’île, s’abat sur eux. Il a déjà fait plus de 2.500 morts.

3 – L’Europe au bord de la faillite
Et si la France, endettée, faisait faillite ? Ce cauchemar, les Français ont cru en vivre la répétition lorsque la Grèce a sombré au printemps 2010. Etranglée par sa dette colossale (113 % du PIB), dans l’impossibilité de se refinancer sur des marchés qui ne veulent plus lui prêter, Athènes appelle l’Europe à l’aide. Mais l’Allemagne d’Angela Merkel rechigne à signer le chèque, et réclame en échange un plan d’austérité drastique : réduction des salaires des fonctionnaires et des pensions des retraités, augmentation des impôts. Les Grecs protestent, mais l’Union et le FMI finissent par mettre sur la table plus de 100 milliards d’euros. Pourtant, la crise menace désormais de gagner le reste de l’Europe. L’euro est attaqué, l’Irlande vacille à son tour, l’Espagne et le Portugal pourraient être les prochains. Alors, pour rassurer les marchés, les plans d’austérité fleurissent partout. Comme les autres, la France va devoir se serrer la ceinture.

4 – La tempête Xynthia
Dans la nuit du 27 au 28 février, une vague géante s’abat sur la Vendée. Combinée à de fortes marées, la tempête Xynthia surprend dans leur sommeil les habitants de La Faute-sur-Mer et de L’Aiguillon-sur-Mer. Le bilan est terrible : 53 morts, et une polémique : fallait-il construire là, dans une zone inondable située juste derrière des digues que la mer a submergées en quelques secondes. « Non », répond Sarkozy : 1.393 maisons sinistrées seront démolies, sans possibilité de retour pour leur propriétaire, décide-t-il. Mais le tracé de la « zone noire » provoque la colère des habitants expropriés.

5 – Le fiasco des Bleus
« Imposteurs ! », « indigne ! », « lamentable ! » : le 23 juin, la presse française cloue les Bleus au pilori. Car la débâcle du Mondial en Afrique du Sud n’a pas été que sportive – trois matchs joués, aucune victoire : face à l’Uruguay (0-0), le Mexique (0-2) et l’Afrique du Sud (1-2). La compétition vire au fiasco pour l’équipe de France lorsqu’Anelka est exclu de la sélection après la publication en « une » de L’Equipe des insultes qu’il aurait adressées au sélectionneur, Raymond Domenech. Le lendemain, ses coéquipiers décrètent la grève de l’entraînement, du jamais-vu relayé en direct sur les télés du monde entier. En France, c’est le tollé. Nicolas Sarkozy s’empare de ce qui est devenu une affaire d’Etat. Les sanctions tombent : Anelka est suspendu 18 matches ferme, Patrice Evra 5, Franck Ribéry 3 et Jérémy Toulalan 1. Raymond Domenech est licencié pour faute grave et les joueurs doivent renoncer à leurs primes. Mais le maillot des Bleus, lui, mettra du temps à retrouver son lustre.

6 – Les expulsions de Roms
Le 16 juillet, une course-poursuite avec des gendarmes s’achève par la mort d’un jeune homme, membre de la communauté des gens du voyage. En colère, ceux-ci s’en prennent à la gendarmerie de Saint-Aignan (Loir-et-Cher). La réponse du gouvernement sera sévère : lors d’une réunion d’urgence, le 29 juillet à l’Elysée, est décidé le démantèlement des 300 camps et squats illicites, et la reconduite à la frontière de tout Rom ayant commis des atteintes à l’ordre public. Les images des expulsions font polémique, et Bruxelles s’émeut. La commissaire européenne Viviane Reding ira jusqu’à comparer la politique d’expulsion de la France à « un épisode peu glorieux de la Seconde Guerre mondiale ».

7 – L’affaire Bettencourt
Une milliardaire octogénaire qui distribue les millions, un ami artiste fantasque un peu trop gâté aux yeux d’une héritière qui veut « protéger » sa mère, une île aux Seychelles et des comptes en Suisse : l’affaire Bettencourt, de rocambolesque règlement de comptes familial, devient une affaire politique lorsque sont rendus publics des enregistrements pirates de conversations de l’héritière de l’Oréal avec son entourage. Le 6 décembre dernier, la mère, Liliane Bettencourt, et la fille, Françoise Meyers, ont fini par se réconcilier. Mais l’affaire a coûté son poste au ministre du Travail, Eric Woerth, soupçonné de conflit d’intérêts.

8 – La vague de froid et de neige
Quelques flocons, et la France plonge dans le chaos. La neige provoque une pagaille monstre en ce mois de décembre 2010. Des milliers de personnes se retrouvent piégées sur les routes, alors que le gouvernement s’emmêle les pinceaux : le ministre de l’Intérieur, Brice Hortefeux, nie toute « pagaille », quand François Fillon accuse à tort Météo-France. Les aéroports ne sont pas épargnés : des centaines de vols sont annulés, des milliers de passagers se retrouvent bloqués. Certains passeront le réveillon de Noël sur un lit de fortune à Roissy.

9 – L’affaire Clearstream
Coup de tonnerre judiciaire le 28 janvier 2010 : le tribunal de Paris décide de relaxer Dominique de Villepin des accusations qui pesaient sur lui dans le dossier Clearstream. Cette sombre affaire de faux listing de comptes occultes visant à impliquer des personnalités oppose Nicolas Sarkozy et Dominique de Villepin depuis 2004. Mais le duel entre les deux hommes n’est pas terminé : Villepin ne cache plus ses ambitions présidentielles, et le parquet a décidé de faire appel. Un nouveau procès se tiendra en mai 2011, à un an de l’élection présidentielle.

10 – L’hospitalisation de Johnny Hallyday
En ce début d’année 2010, la France s’inquiète. Hospitalisé pendant seize jours à Los Angeles et placé en coma artificiel, Johnny Hallyday, 66 ans, se remet péniblement. Le chanteur est tiré d’affaire, mais les concerts du gigantesque Tour 66 prévus en janvier et février 2010 ont été annulés, avec des pertes financières gigantesques à la clé. L’affaire prend alors un tournant judiciaire. L’entourage du chanteur met en cause le Dr Stéphane Delajoux, qui a opéré Johnny d’une hernie discale. Le chirurgien assure n’avoir rien à se reprocher. Après plus d’un an d’absence, le rockeur, lui, est enfin sur pied : il a fait son retour sur scène le 3 décembre à Montpellier au cours d’un concert de M.

11 – Le suicide de Jean-Pierre Treiber
Accusé des meurtres de Géraldine Giraud et de Katia Lherbier en 2004, Jean-Pierre Treiber se suicide dans sa cellule de Fleury-Mérogis le 20 février 2010, à deux mois de l’ouverture de son procès. L’homme, qui a toujours clamé son innocence, ne sera jamais jugé pour le double meurtre commis en 2004. Les corps des deux jeunes femmes avaient été retrouvés au fond d’un puisard dans sa propriété de Villeneuve-sur-Yonne. En septembre 2009, Treiber avait déjà tenté de se soustraire à la justice en s’évadant de la maison d’arrêt d’Auxerre, avant d’être repris deux mois plus tard.

12 – Le feuilleton du remaniement
Crise économique, contestation de la réforme des retraites, affaire Bettencourt : en cet été 2010, Nicolas Sarkozy cherche un nouveau souffle. Le chef de l’Etat annonce donc un remaniement du gouvernement à l’automne. Il lance du même coup un feuilleton de plus de cinq mois, dont François Fillon, finalement confirmé à Matignon, sort grand vainqueur. Longtemps pressenti pour le remplacer, Jean-Louis Borloo claque la porte du gouvernement. Sarkozy n’a plus qu’à panser les plaies de sa majorité. Les Français, eux, ne s’intéressent guère au sujet, comme le montre notre sondage. Tout ça pour ça.

L’année 2010 touche à sa fin. Qu’en retenez-vous ? Tempête Xynthia, mobilisation contre la réforme des retraites, la fin de Noir Désir, le départ de Gourcuff des Girondins de Bordeaux… Élisez votre événement de l’année !

Quel événement vous a le plus marqué en 2010 ?

Alors que 2010 est bientôt finie, SudOuest.fr vous propose un retour sur cette année en dix événements. Choisissez celui qui vous a le plus marqué !

– Le 27 et 28 février, la tempête Xynthia frappe la Charente-Maritime et la Gironde. Elle provoque la mort de 53 personnes sur l’ensemble des départements touchés ainsi que des inondations aux abords du littoral, de la Gironde et de la Dordogne. « Une catastrophe nationale » selon François Fillon qui sera suivie de mesures controversées : problèmes de zonage (en noire puis en « solidarité »), expropriations, remboursements, commerces fermés… La tempête marque encore les esprits par ses nombreuses conséquences sur la vie des habitants.

– Le 26 avril, France 2 diffuse dans le cadre de son émission « Les Infiltrés » une plongée dans le monde catholique traditionaliste girondin. En caméra cachée, le journaliste montre comment le groupuscule d’extrême droite Dies Irae tente de diffuser ses idées et s’entraîne pour « prendre le pouvoir ». Au programme également du reportage, une visite au cœur du Cours Saint Projet, où des collégiens entonnent des chants nazis alors que leurs professeurs leur dépeignent De Gaulle comme un « déserteur ». L’affaire fait grand bruit à Bordeaux et le rectorat ordonne aux parents d’aller inscrire leurs enfants ailleurs.

– Le 2 mai, le SU Agen sort enfin de la Pro D2 après une victoire face au LOU. Le 23 mai, c’est au tour du Stade Rochelais, après une victoire face à Brive, d’accéder au Top 14.  Un évènement pour les deux villes qui rejoignent l’Aviron Bayonnais et le Biarritz Olympiquedans l’élite du rugby français.

– Le 27 mai défile dans la rue le premier cortège unitaire pour lutter contre la réforme des retraites. La région est fortement mobilisée jusqu’au samedi 6 novembre, alors que le projet sera promulgué au Journal officiel quatre jours plus tard. Huit journées de mobilisation, plus particulièrement en septembre et octobre, et de nombreuses grèves rythment l’actualité : grèves des éboueurs à Pau, Auch et Agen, grève dans les transports, dans l’éducation. La promulgation du texte n’empêche pas les syndicats de se réjouir de la forte mobilisation.

– Le dimanche 15 août, les gens du voyage (environ 1500 personnes) stationnés à Anglet quittent le terrain qu’ils occupaient. Le lendemain, ils bloquent le pont d’Aquitaine à leur arrivée à Bordeaux. S’ensuit une âpre négociation avec la mairie de Bordeaux pour le stationnement des 250 caravanes qui se dirigeront finalement sur les zones herbeuses bordant les voies d’accès à la zone du Lac. Le 29 août, date butoir pour quitter les lieux, la communauté s’éparpillera vers Brive, la Dordogne ou Paris.

– Le 24 aout, Yoann Gourcuff quitte les Girondins de Bordeaux par la petite porte, direction Lyon. Une perte mal digérée par les supporters, alors qu’il s’est éclipsé sans leur dire au revoir. Laurent Blanc prédit alors « pour Bordeaux, sportivement parlant, ça sera difficile sans Gourcuff ».

– Le samedi 2 octobre, Bertrand Cantat fait son retour sur scène au festival des Terres Neuves à Bègles qui fait salle comble. Il chantera à nouveau le 13 octobre, au Krakatoa, avant que Noir Désir ne rende définitivement l’âme le 30 novembre.

– Le 23 novembre, la cour d’appel de Pau valide le mandat d’arrêt européen à l’encontre d’Aurore Martin. La jeune militante basque est poursuivie pour avoir participé à des meetings et conférences de presse de Batasuna en France et en Espagne. Soutenue par les politique locaux, elle entre dans la clandestinité le 20 décembre afin de ne pas être extradée en Espagne.

– Le 2 décembre, c’est la pagaille dans la région. La neige s’est abattue sur les villes et les campagnes, transformant les routes en immenses bouchons. Des milliers de foyers n’ont plus d’électricité, etles transports aériens sont bloqués. Des centaines d’internautes nous envoient les photos des paysages blanchis par la neige.

– Le 14 décembre, l’A65 est inaugurée, sur fond de grogne et après deux ans et demis de travaux. Elle permet de rejoindre Pau à partir de Bordeaux en 90 minutes. Son coût pour les automobilistes fait cependant tousser : 22 euros l’aller.

Suite au rapport d’information de juillet dernier, qui pointait de nombreuses défaillances dans la prévention des risques d’inondations par la mer, Bruno Retailleau (NI, Vendée) et Alain Anziani (Soc, Gironde) déposent une proposition de loi pour améliorer la gestion des risques de submersion marine.

http://www.senat.fr/rap/r09-554/r09-5541.pdf

Lors de la réunion publique du 15 décembre 2010, Madame Lagarde, Sous Préfet des Sables, a fait, à titre personnel, des promesses qui ne correspondent pas à la position officielle de l’Etat. Une partie du public, sortie satisfaite de cette rencontre, risque d’avoir des désillusions lors de la présentation finale de ce plan.

L’AVIF aimerait souligner la nécessité absolue de la mise en place de ce PPRI, ainsi que du Plan Communal de Sauvegarde, avant la fin de l’été 2011. En effet, il est difficile d’imaginer, pour la population un deuxième hiver en état de danger. L’AVIF insistera auprès des services de l’Etat pour que ceux qui souhaitent réaliser les prescriptions puissent le faire le plus rapidement possible et dans les meilleures conditions financières.

Nous regrettons également que les victimes de Xynthia et les zones d’extrême danger qui demeurent dans notre commune n’aient pas été évoquées. Cela aurait permis de mettre l’accent sur les objectifs principaux d’un PPRI : la non augmentation des populations dans les zones à risque, la protection des habitants et la réduction des dommages par une adaptation du bâti existant.

Le dimanche 6 mars, l’AVIF organisera une journée de commémoration en hommage aux victimes de la tempête.

Pour les services de l’État, elles doivent protéger La Faute et L’Aiguillon-sur-Mer. Les habitants les jugent trop sévères.

Les réunions se sont-elles déroulées dans un bon climat ?

600 personnes à L’Aiguillon, 500 à La Faute-sur-Mer. Le face-à-face avec les services de l’État a commencé dans une tension palpable. À L’Aiguillon, les premières huées ont déboulé au bout de 15 minutes, quand on a expliqué les modes de financement des travaux. Écrans géants, pile de documents en libre-service, l’État a tout fait pour éviter le cafouillage du 8 avril, lors de la publication des zones noires. À L’Aiguillon, le sous-préfet a multiplié les précautions oratoires : « Le PPRI n’est qu’un projet. On vous consulte pour l’amender. La réunion n’est pas conclusive. » À La Faute, son homologue des Sables a trouvé les mots qui apaisent, au risque peut-être de susciter de faux espoirs.

Que contestent les habitants des deux communes ?

Les éléments qui ont servi de base à l’élaboration du PPRI. À savoir la cote de référence de 4,70 m, établie à partir de relevés effectués après la tempête. Autre point de friction : l’ajout d’un mètre supplémentaire, en prévision du réchauffement climatique. Enfin l’absence de prise en compte du rôle des digues, considérées comme transparentes. Ce qui signifie que la hauteur d’eau estimée à l’entrée de la commune serait la même en sortie. « Si on ne tient pas compte des digues, on peut aller jusqu’à Luçon ! », résume un habitant.

L’État a-t-il fait des ouvertures ?

À L’Aiguillon, le sous-préfet de Fontenay a été inflexible sur la cote de référence. « Il n’y a pas de marges d’appréciation sur ce point-là. » Les deux représentants de l’État se rejoignent pour dire que la circulaire du 7 avril a été « écrite dans l’émotion ». C’est elle qui retient une élévation d’un mètre du niveau de la mer, suite au réchauffement climatique. « Une hypothèse extrême », reconnaît Jean-Marie Huftier. Alain Jacobsoone, directeur adjoint de la direction départementale des territoires et de la mer, a aussi admis « qu’il pouvait y avoir une discussion avec l’administration centrale » sur la transparence des digues.

Quel est le sentiment de la population ?

Celui de « servir de boucs émissaires ». À L’Aiguillon, on ne comprend pas qu’on accepte des cotes de référence moins importantes aux Sables, à Noirmoutier (4,20 m), à l’Ile-de-Ré…« Il y a deux poids et deux mesures. C’est injuste. » Une habitante : « L’État a été défaillant avant la tempête. Maintenant, il ouvre les parachutes. »

Que va-t-il se passer maintenant ?

La concertation s’achève le 17 janvier. À partir de cette phase de concertation, l’État va amender son projet initial. Pour proposer une version définitive d’ici trois mois. « On échangera avec les conseils municipaux. » Les zones rouges, les plus controversées, seront-elles moins importantes ? Il est encore trop tôt pour le dire, même si des marges de manoeuvre existent, les deux sous-préfets l’ayant laissé entendre. Le PPRI devrait mis à l’enquête d’utilité publique dans le courant de l’été, l’arrêté du préfet pouvant tomber à la fin de l’année 2011.

Jean-Marcel BOUDARD et Philippe ÉCALLE.

Les phrases fortes de la réunion

Laissés pour compte

« A L’Aiguillon, on n’a pas Patrick Bruel. Pourtant l’Ile de Ré a été submergée à plus de 60 % et on ne lui impose pas les mêmes choses. On voudrait que ce soit pareil sur tout le littoral. »Un habitant de L’Aiguillon.

« On ne veut pas de l’émotion. On veut la justice », une voix, coupant le sous-préfet, à L’Aiguillon.

L’État qui protège

« Les digues, ça rompt. » Alain Jacobsoone, de la direction des Territoires et de la Mer.

« On peut considérer que l’élément le plus fort, c’est Xynthia. Que tout se passera pareil. Ce n’est pas la méthode utilisée. Nous pensons qu’elle pourrait être aggravée par d’autres facteurs », Jean-Marie Huftier, le sous-préfet de Fontenay.

Les incompréhensions

« Je suis en zone rouge et je n’ai pas eu d’eau. Le soir de Xynthia, j’ai même hébergé des gens qui sont aujourd’hui en zone bleue ! » Un habitant de L’Aiguillon.

« Il n’y a pas eu d’interprétation scientifique de Xynthia. C’est ce qui nous met en danger. Si on ne sait pas d’accord sur les fondamentaux (cote de référence, élévation, rôle des digues), on n’en sortira jamais. On doit pouvoir parler le même langage. » Jean-Marie, de L’Aiguillon.

« Je suis handicapé. Que voulez-vous que je fasse avec un refuge, si je ne peux pas monter à l’étage. » Un habitant de L’Aiguillon.

L’État compréhensif

« Plus d’une fois, le lézard à pattes jaunes est passé devant les vies humaines. Je veux faire primer la sécurité des personnes sur celle de l’environnement. » Béatrice Lagarde.

« On est conscient que des choses sont discutables. Et c’est le rôle de la concertation. »Jean-Marie Huftier.« Les cotes NGF retenues, plus un mètre supplémentaire en prévision du risque de réchauffement climatique, on est en train de s’apercevoir que c’est inapplicable. Mais aujourd’hui, il y a une circulaire, et on doit l’appliquer. » Béatrice Lagarde, sous-préfète des Sables-d’Olonne.


Crédits photo : JEAN-PIERRE MULLER/AFP

Lors d’un déplacement en Charente, la ministre de l’Ecologie a dévoilé jeudi une nouvelle expertise sur les demeures vouées à la destruction.

De notre envoyée spéciale en Charente-Maritime

Un mois après sa prise de fonction, Nathalie Kosciusko-Morizet a pris à bras le corps l’un des dossiers les plus sensibles de son ministère. Jeudi, la ministre de l’Ecologie s’est rendue en Charente-Maritime, dans plusieurs villages sinistrés après le passage de Xynthia le 28 février. «L’objectif est qu’il y ait le moins d’expropriations possibles et que toutes nos décisions puissent être comprises, a-t-elle indiqué à l’issue d’un échange avec les élus locaux. Mais le temps est venu d’avancer».

Près de dix mois après la tempête, puis la délimitation en urgence de «zones noires» jugées trop dangereuses pour être habitées, les propriétaires de maisons menacées de démolition sont toujours dans l’incertitude. Une contre-expertise dévoilée jeudi par Nathalie Kosciusko-Morizet a permis de dessiner les contours de la future zone d’expropriation pour neuf communes. Environ 60 maisons pourront finalement être sauvegardées, sur les 431 initialement promises à la destruction. Mais le sort de trois villages – Les Boucholeurs, Fouras et Boyardville – n’est toujours pas scellé. 320 maisons sont concernées. «Ici, la réflexion doit encore être approfondie afin d’évaluer la pertinence de créer des digues», a précisé la ministre.

Depuis plusieurs mois, le traitement du dossier par l’Etat suscite une vive contestation. En Charente-Maritime, le préfet a été hué, parfois même bousculé, lors des réunions d’information sur les zones de solidarité en mars dernier. La grogne n’a jamais faibli, mais un sentiment d’usure a pris le dessus. La tentative d’apaisement de la ministre de l’Ecologie n’a pas rassuré les sinistrés. «En attendant l’autorisation de l’Etat pour reconstruire notre maison, nous vivons sans eau ni électricité dans un mobil home au fond de notre jardin», s’indigne un couple de retraités des Boucholeurs. Dans ce village, toutes les anciennes cabanes de pêcheurs qui font face à la mer sont menacées. «Plusieurs générations de pêcheurs ont vécu ici, témoigne Chantal Cholet, ancienne ostréicultrice. Raser ce patrimoine, ce serait tuer le village. De toute façon, toute notre vie est ici. Nous ne pouvons pas envisager d’aller ailleurs».

Cet article attristant dans Ouest-France du 16 décembre 2010 page Vendée, sous le titre: “Noël à l’Elysée : Pourquoi La Faute a été oubliée?” La Faute en question c’est bien sûr cette commune du littoral vendéen, La Faute-sur-Mer. “Des enfants de l’école primaire de l’Aiguillon-sur-Mer étaient reçus à l’Elysée, hier, pour Noël. A La Faute, on s’étonne de ne pas avoir été invités, alors que la commune a été la plus durement touchée par la tempête Xynthia. «Voilà maintenant que même les enfants doivent payer un certain désamour pour la Faute-sur-Mer» s’emporte Serge Claveau, adjoint au maire et président de la nouvelle association pour la défense des propriétaires fautais. En se demandant «vraiment qui a pu les oublier».

Pauvre Marianne qui voit ses enfants refuser de grandir. Ils l’étouffent. Quel avenir pour la jeunesse de ce pays quand elle a pour modèles des adultes, à ce point dépourvus d’autonomie.

“Au total 600 enfants étaient reçus part le Président et sa femme, parmi lesquels des orphelins de sapeurs-pompiers, policiers ou victimes des inondations. Au programme, spectacle et goûter. «Malheureusement il y a eu beaucoup de victimes de catastrophes cette anée, et il est difficile d’inviter tout le monde, répond l’Elysée, qui laisse entendre que “les enfants de La Faute pourraient être invités l’année prochaine…»

Brrr, elle est désespérante cette course à la victimisation. Non seulement les particuliers, mais aussi les associations, et maintenant les élus. Faut-il que nous soyons tombés bien bas. Sommes-nous devenus incapables de mobiliser nos énergies autrement que pour réclamer et attendre de la compassion? Sommes-nous devenus incapables de mobiliser nos énergies autrement que pour réclamer et attendre des solutions à tous nos malheurs petits et grands? Sommes-nous devenus à ce point impotents pour considérer la passivité geignarde comme le sommet de l’accomplissement?

Les enfants de La Faute-sur-Mer n’ont pas été invités à l’Elysée? La belle affaire. Ah oui, ceux de la commune d’en face, l’Aiguillon-sur-Vie (Mer NDLR) l’ont été. Et alors? Sur les 36682 communes qui composent La France, y compris celles d’Outre-Mer, il doit bien y en avoir plus de 36000 qui n’ont pas un seul enfant au Noël de l’Elysée. Imaginez la plainte de toutes les communes qui n’ont jamais eu un enfant pour les représenter au Noël de l’Elysée. Assez. Assez. Assez.

Entendre un élu municipal déclarer: «Voilà maintenant que même les enfants doivent payer un certain désamour…»c’est plutôt consternant. C’est ignorer que la présence des enfants au Noël de l’Elysée est symbolique. Ils représentent tous les enfants du pays. Et il ne peut en être autrement.

Ce pays, mon pays, est en pleine déliquescence. Les pratiquants du culte de la République rappellent pourtant à chaque occasion, sentencieusement, que l’école a pour mission de former des esprits libres. Mais, après un siècle d’école obligatoire, après un demi-siècle de scolarisation obligatoire jusqu’à seize ans, le constat s’impose: nous n’avons pas forgé les bons outils de l’émancipation. Quand j’entends à longueur d’année ces plaintes incessantes monter de partout, il est manifeste qu’elle a échoué. Nous avons formé des impotents qui chancellent dès que leur assistante sociale leur lache la main. “Les sanglots longs” des enfants de la République étouffent Marianne.

Jacques COSQUER

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Zone interdite (mkv)

Des catastrophes pas si naturelle que ça (flv)

Documentaire de l'agence CAPA diffusé sur FR3 (wmv)

Débat avec PPDA sur FR3 (wmv)

Audition du préfet au sénat (flv)

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