D’éminents professeurs d’université ont tiré, hier, à Nantes, les leçons de la tempête. Pour ces historiens, géographes, juristes… les catastrophes sont plus imputables aux hommes qu’à la colère de la nature.

La mer est dangereuse

Pour Jacques Girardeau, vice-président du conseil scientifique de l’université de Nantes, Xynthia rappelle que « la mer peut être dangereuse et la planète est vivante ». Les littoraux sont vulnérables, ce que nous avions oublié. En particulier les espaces remodelés récemment, comme en Sud-Vendée « Les dunes de La Faute datent du Moyen-Âge. » Le rôle des universitaires ?« Alerter les politiques, sans états d’âme, pour que chacun prenne ses responsabilités. » Et de regretter que, hormis deux conseillers régionaux, aucun élu n’ait répondu présent à l’invitation au colloque.

Volets électriques : le piège

Freddy Vinet, géographe à Montpellier, pense que l’ampleur des dégâts s’explique« par des facteurs surtout humains ». À La Faute, les personnes décédées (74 ans en moyenne) étaient vulnérables. La plupart habitaient des maisons de plain-pied. Et l’universitaire évoque « le piège des volets électriques », impossibles à remonter en cas de sinistre, dans des lotissements construits depuis 1980. Il souligne aussi le danger des digues, qui inhibent la vigilance et créent un faux ¯ et dangereux ¯ sentiment de sécurité : 37 des 41 victimes françaises sont mortes derrière une digue.

Cela aurait pu être pire

Etienne Chauveau, du laboratoire Géolittomer (CNRS), pense que Xynthia est « un aléa remarquable mais pas exceptionnel ». Après analyse d’une batterie d’indicateurs (météo, hauteur d’eau, force et orientation du vent…), il qualifie la tempête de « relativement banale ». Elle aurait pu être plus sévère, par exemple s’il avait plu davantage les jours précédents « Le débit du Lay en baie de L’Aiguillon n’était que de 20 m3/s pour une moyenne de… 63 m3/s. » La catastrophe en a été « atténuée ».Idem du coefficient de marée (102), qui culminait à 116 quelques jours plus tard. D’où cette remarque effrayante « Cela aurait été pire si les vents s’étaient déclenché un, deux ou trois jours plus tard. »

Le risque est nié

Céline Chadenas, géographe, fait observer que le bâti occupe de plus en plus de zones exposées. Elle parle « d’un déni du risque : il y a deux générations à peine, les gens se tenaient prudemment à l’écart de ces zones ». Thierry Sauzeau, prof d’histoire à Poitiers, regrette qu’on ait perdu la mémoire du risque et qu’on ne cherche pas à la retrouver. Martine Acerra, collègue nantaise, parle d’« une chaîne de la mémoire rompue ». Or, disent-ils, « dans tout discours d’ancien, il y a une part de vérité ». Pourquoi cette rupture ? Parce que la société a une confiance aveugle dans la technologie. Thierry Sauzeau cite un exemple « A Noirmoutier, dans les années 30, lors d’un événement de même ampleur, on a sonné le tocsin, mobilisé les hommes, colmaté les digues et on s’est mis à l’abri en lieu sûr. » Les vieux savaient, de père en fils, appréhender le risque. Aujourd’hui, se navre l’universitaire, « ils se sont tus, parce qu’on ne les écoute plus ».

Résister au marché

Pierre-Yannick Legal, prof de droit à Nantes, livre quelques pistes pour éviter que l’histoire bégaie. Il pense que la société doit résister « au caractère impitoyable des marchés ». Et retirer des échanges marchands les zones à risque ou fragiles. « Il faut les domanialiser, comme on l’a fait pour des forêts. » Il estime aussi qu’il faut revoir le niveau de la prise de décision « Comment voulez-vous que les maires résistent ? » Sinon, les mêmes maux produiront les mêmes effets. Le juriste Patrick Le Louarn le rappelle : ce sont bien « les turpitudes des hommes » qui sont souvent à l’origine des catastrophes.

Gaspard NORRITO.

36 réponses à to “Xynthia : les leçons des anciens ne portent plus (Ouest France)”

  • escabourg says:

    Je suis en forme ! et un rouge aussi pour Elfes!!lol!!
    bon week end!!

  • Elfes says:

    Bon ben au moins, Escabourg s’en joue jusqu’au bout !
    Excellent, vu où c’était placé !
    😀
    Bien à vous

  • escabourg says:

    Pour lafaute du 10 12 à 11h18, ce pouce rouge c’est le mien ! c’est de l’humour!!
    bien à toi et aux copains!

  • Musette says:

    A Elfes et à Lafaute et à tous..
    Sur la question des pouces verts et rouges, j’ai dit ailleurs, comme toi Elfes, mon peu d’intérêt pour ce truc. Au point que j ‘en mets rarement .. De temps en temps, quand je sens un bloggeur ami un peu maltraité, je mets du vert…
    Je trouve aussi qu’il y a une vraie qualité d’échanges, des idées, de l’émotion, des idéaux…
    Renaud, tu as eu une idée de génie..

  • Elfes says:

    @ Lafaute
    ça ne m’inquiète pas : je sait que cela n’a aucun intérêt 🙂
    car ce blog est fait pour s’exprimer, et un pouce rouge n’est aucune expression !
    😉
    Je préfère de loin causer ou échanger, avec des gens qui s’expriment, que l’on soit de la même opinion ou pas : c’est plus enrichissant.
    Merci encore à l’administrateur et aux contributeurs.
    Bien à vous

  • lafaute says:

    à Musette et à Elfes,
    Rassurez-vous, nous avons tous plus ou moins le droit à notre pouce rouge !;-)

  • Musette says:

    J’ai vu vouiiii… Bof ! Je me traîne une main rouge depuis un certain temps. C’est mieux, avant c’était deux !

  • Elfes says:

    Tiens, Musette, tu as vu, il y a quelqu’un que ça dérange ! 😉
    Pô grave : les lâches anonymes ne me dérangent pas 🙂

  • Elfes says:

    @ Mustte
    aussitôt dit, aussitôt fait
    🙂

  • Musette says:

    A Elfes :
    prends contact avec Patrick Delavaud :
    patrick.delavaud@orange.fr
    A plus…

  • Loutron says:

    Bonjour,
    Je ne crois pas que cette analyse soit tout à fait pertinente. Les digues et barrages amont sur le Lay existent et sont fonctionnels… dans les limites du prévisible (c’est-à-dire au format de la crue retenue comme référence).
    Les anciennes digues que l’on a laissé s’amoindrir, et même détruire, sont celles qui formaient l’ancien réseau « historique » ayant accompagné l’avancée des terres gagnées sur la baie de l’Aiguillon, à St-Michel-en-l’Herm. Cela s’est aggravé à l’occasion d’un remembrement des « Prises » à l’occasion d’un remembrement intervenu dans les années 1990. Et c’est ce qui explique – en partie – que la mer soit remontée si haut dans cette commune, alors qu’à Triaize la mer a été arrêtée plus bas par l’ancienne digue de la Bouhière.
    Quant au débordement du Lay, il n’est dû qu’à la surcote marine. Fort heureusement, la « paisible rivière » n’était pas en crue, comme il lui arrive de l’être, le jour de la catastrophe. Si cela avait été le cas, avec un débit autrement considérable que celui observé ce jour-là, le drame aurait pris des proportions que je n’ose imaginer…

  • Laurent B. says:

    Bonsoir,

    L’idée de « Leçon des anciens » me fait penser à une chose dont on parle assez peu : la maîtrise du Lay en amont. En effet, après en avoir discuté avec un honorable ingénieur hydraulique honoraire qui vit à La Faute, ce point semble plus central qu’il n’y paraît. Selon ce Monsieur, les « anciens » avaient construit des digues en amont pour protéger leurs cultures des caprices de cette rivière.

    Or ces digues auraient été sacrifiées sur l’autel de la productivité agricole. La prudence des « anciens » a été mise à mal pour que chaque centimètre carré soit synonyme de rendement. Sur le plan économique, je veux bien le comprendre, mais sur le plan de la sécurité, j’avoue que je ne suis pas vraiment convaincu.

    Il ne s’agit pas ici de stigmatiser les agriculteurs qui gagnent leur croûte comme tout le monde, mais simplement de soulever le fait « qu’on » les a laissé faire en toute impunité. Or si le Lay était mieux endigué en amont, si des écluses avaient été mises en place, également en amont, je présume que ce n’était pas pour rien.

    Les causes de la catastrophe, à la lumière de ces éléments, ne me semblent pas devoir être circonscrites à la gestion du littoral fautais : il faut inclure la maîtrise d’une paisible rivière en amont de son estuaire : Le Lay et ses canaux (ce qui concerne plusieurs communes et rend donc la tâche plus délicate, compte tenu des intérêts en cause).

    Les professeurs, dont on dit systématiquement qu’ils sont « éminents », comme s’il s’agissait d’un adjectif incontournable en ce qui les concerne (j’ai été universitaire et je sais de quoi je parle…), se sont-ils penchés sur cet aspect du problème ?

    La maîtrise des eaux à La Faute est évidemment maritime, mais aussi et surtout fluviale car, on l’a vu, c’est surtout le débordement du Lay (alimenté par l’océan, c’est indiscutable), qui a causé autant de victimes. Or même si je ne suis pas du tout un spécialiste de la matière, il me semble que les fleuves se gèrent surtout en amont. Et en aval, le désenvasement de l’estuaire constitue, en plus des digues, le pendant nécessaire d’une gestion fluviale efficace.

    Enfin bon, ce n’est qu’un simple avis…

  • Elfes says:

    et pendant que j’y suis à être hors propos, (pourvu que l’administrateur me pardonne !?)les avis de Bildan me donnent aussi envie de vous rencontrer… 😉
    ps : Musette, on revient pour le 1er de l’an ; serez-vous là ?

  • Musette says:

    A Elfes,
    Et moi donc ! Mais, c’est partie remise. Promis!

  • Elfes says:

    euh, ça n’a rien à faire là mais je glisse mes regrets que Musette n’ait pu se joindre à nous le 27/11 😉 Une autre fois, c’est sur ! 🙂

  • Brigitte Devilez says:

    Quand on a été trop laxiste, la réaction est violente….Certains lotissements n’auraient jamais du être construits. Les détruire est bien plus difficile et la pilule est amère…

    L’Etat savait qu’il y avait un risque. Pour le camping municipal, il a cédé sous la pression des élus. En 2007, il a réagi mais sans doute trop tard (bien des constructions étaient déjà faites). A La Faute, certains ont traité les fonctionnaires d’empêcheurs de tourner en rond. Je me souviens pourtant d’un propriétaire de terrain, devenu inconstructible en 2007, qui remerciait l’Etat après Xynthia, de l’avoir empêché de construire : cela avait sauvé la vie de sa famille.

    Je déplore les décisions hâtives qui ont amené à détruire des quartiers entiers. Il y avait sans doute d’autres solutions. Mais je m’inquiète aussi de l’inconscience de certains qui refusent encore et toujours de voir le danger.

    Pourquoi un Maire irait-il, au risque de se rendre impopulaire, empêcher des constructions interdites ? Il est bien plus facile de fermer les yeux sur de nouveaux murs de clôture ou de laisser des constructions se réaliser au Hâvre sans permis ! Quelle sera la réaction de ceux qui ont investi lorsqu’on leur dira qu’il faut détruire ? Ils vont se rebeller contre l’Etat et non contre le « gentil édile » qui a laissé faire. Faut-il mettre un gendarme derrière tous les décideurs ?

  • Musette says:

    Bildan,
    mes remarques ne portaient QUE sur le rôle des universitaires. Pour le reste, globalement je te rejoins
    Une réponse sans doute dans le survol du Président dans son avion, de nos villages, énonçant une phrase qui cingle comme un ordre royal…Exécution.
    Les ministres et le préfet exécutent la parole du chef et font leurs rapports. Entre temps, on s’est apperçu que les fonds Barnier étaient siphonnés, et que les caisses de l’État n’étaient pas à la hauteur de l’ordre royal !
    Quant à Ouest France, on sait bien que c’est l’art du consensus très très mou !

  • BILDAN says:

    Pour Musette
    Je sais que la colère ne me vaut rien, mais certains propos relatés par Ouest France sont bien difficile a accepter.
    D’autant plus que ce journal tronque fortement les propos des intervenants. Et comme par hasard il ne conserve que ce qui peut fâcher. Je reprends les propos de M. VINET qui stigmatise le fait que sur les 29 victimes, 24 ont péri dans des maisons de plain-pied qui ne disposaient d’aucun refuge à l’étage. C’est sans tenir compte des règles d’urbanisme qui imposait ce type de construction pour satisfaire le caractère régional de l’habitat.L’article du 24 Aout (http://www.lessablesdolonne.maville.com/actu/actudet_-Un-expert-Il-y-aura-d-autres-Xynthia-en-France-_dep-1485548_actu.Htm) concernant toujours M. VINET est déjà un peu plus nuancé, même s’il y est encore question du « manque de conscience du risque » qui est une notion qui me déplait.
    Les inconscients ne sont pas ceux qui ont acheté et fait construire sur des terrains à risque. Les vrais inconscients sont ceux qui ont modifié les plans d’occupation des sols(suppression des zones NA a et b) pour rendre habitable des terrains marécageux, les mêmes qui ont déclaré à l’envie qu’il n’y avait aucun risque, c’est tout juste s’ils n’ont pas supprimé les digues pour gagner encore quelques terrains sur le « platin ».
    Des inondations en France, il y en a eu, il en a et il y en aura encore. Par contre il n’y a qu’à la Faute et à l’Aiguillon que des mesures coercitives sont prises à une aussi grande échelle (zone expérimentale peut être). Qu’elle grave péché a pu être commis par ces deux communes pour avoir droit à une telle pénitence?
    Dans le Var en Juin 2010 il y a eu 20 morts au moins, quelles mesures ont été prises à Draguignan ? à Trans-en-Provence ? au Luc?
    Sommière et le Virdoule celà fait la Une des journaux régulièrement, pourtant le Virdoule coule toujours et Sommière se fait inondé plus que régulièrement sans qu’il y ai grand chose de fait.(http://www.nimausensis.com/Gard/vidourlades/vidourlades.htm)
    Cherbourg vient d’être noyé, on ne va pas rasé l’arsenal.

  • Musette says:

    Bildan
    je partage une partie de ton analyse, mais je ne te suivrai pas sur le rôle des universitaires. Ils n’ont pas les moyens de faire le travail d’alerte autrement que par leurs travaux qui sont à la disposition de tous, politiques compris qui, eux, peuvent prendre les décisions…
    J’ai, dans mon message du 5/12, émis des réserves sur l’aspect moraliste et « naïf  » des propos, là où il aurait fallu préconiser du juridique…Mais, les universitaires peuvent et doivent rester à une certaine distance de la réalité pour pouvoir réfléchir. Chacun son travail et sa méthodologie…

  • BILDAN says:

    Permettez moi d’avoir un regard critique sur ce rassemblement de professeurs zélés.
    Il me semble facile, 10 mois après l’évènement, de critiquer les victimes de la catastrophe.
    Quelles actions ces mêmes professeurs ont ils fait dans les années précédentes?
    Ont ils adressés des recommandations aux élus locaux? Aux autorités de l’état?
    Je ne sais pas si ces professeurs sont vieux, mais s’ils savaient, à quoi cela a-t-il servi? Sont-ils prêts à prendre une part de responsabilité dans « la catastrophe humaine »?
    Bien sur que cette catastrophe aurait pu être pire, on n’est même pas à l’abri de la chute d’une météorite…
    Il est vrai que dans leur tour d’ivoire ils sont hors de portée des eaux…
    Bien sûr les victimes étaient protégées par des digues. Mais quel professeur a alerté sur le mauvais état de ces digues? Sur les détériorations volontaires faites aux digues?
    Pourquoi nos gestionnaires locaux n’ont pas été alertés, voir même rappelés à l’ordre par ces professeurs moralisateurs?
    Pourquoi les arrêtés préfectoraux ne sont ils pas suivit d’action?
    Pourquoi attendre la catastrophe pour rafistoler les digues?
    Pourquoi a-t-il fallu attendre Septembre pour combler les passages de route sur la digue de la faute?

    Il y a deux générations, les Français étaient ruraux ils sont maintenant citadins par obligation. Ils sont à plus de 90% salariés, payent beaucoup d’impôts et ne sont plus soumis aux corvées. Avant il y avait moins de professeur et les vacances sont une invention récente. Les vieux il y en a même de plus en plus, c’est ce que nous disent nos gouvernants.
    En fait ce qu’il nous manque ce sont les sages.
    Un sage n’est pas forcément vieux, il n’est pas forcément professeur, il n’est pas forcément énarque, il n’est pas forcément …
    Alors que ces professeurs donnent des leçons à nos gouvernants et qu’ils arrêtent de culpabiliser, eux aussi, les victimes des négligences de ces gouvernants locaux, régionaux et nationaux.

  • Bravo ! avec ce que je viens de lire, je vous fais confiance Patrick et encore BRAVO !

  • Coucou au « Fan club  » Comme le dit si bien « ginacourtepatte s », le plus dur pour l’honnête citoyen c’est d’ester au TA !
    Car il a un peu peur, ou ne sait pas comment engager la procédure, pourtant n’allez pas croire que les maires gagnent à tous les coups ! Lorqu’ils perdent : ils payent ! ! !…même s’ils n’apprécient pas ! ! !
    Je pourrai vous passer de nombreuses procédures où les maires ont perdu.
    Il faut non pas espérer gagner , mais être convaincu d’être dans Son bon droit, et c’est le juge qui vous amène la bonne nouvelle…vous avez gagnée et êtes dédomagée !!!!!!!!!!!!!!!!!!
    Et pour le plaisir de lire :
    ~~ Les serviteurs de l’Etat ne doivent pas transgresser les lois qu’ils sont chargés de faire respecter –
    ~~ Le pouvoir ne donne pas des privilèges, mais des devoirs –
    ~~ Ne pas céder, parceque le droit est baffoué –
    Petites phrases que vous pouvez utiliser lors d’une procédure, je le fais et le juge sait apprécier….
    Allez, je sais il faut du temps à la justice, c’est long, mais le droit sera respecté à la Faute, vous pouvez me faire confiance « Gina » et le « Fan club « ! ! !

  • A mon « fan » club, MERCI ! !

    Bien sûr de l’humour, plutôt que de la colère, bien sûr qu’il y a de la « magouille » ! ! ça me dégoute…. j’aimerai entendre, ressentir, croire au mot RESPECT… ET je répète que font la police, la justice ? ? ? – « ILS ONT » toutes les preuves. Mais voilà on va arriver en 2011, et déjà 1an, le temps passe, avec la vie, les problèmes s’accumulent et les « dominants » s’enrichissent, se moquent de nous, et voilà…! ! ! Papa, Maman, j’ai hélas continué à croire au Père Noël ! cru également au contrôle très strict des comptes publics… ça sert à quoi, alors un tribunal administratif, la cour des Comptes… : c’est comme le père Noël ? ? ça n’existe que pour les « puissants » ? ? ? ? ?
    A bientôt – Bisous Prévert !

  • prévert says:

    oh oh oh , gina reprends l ecriture !!!!!
    bien sur qu il y a des dessous de table …,et puis beaucoup de protéges parmi les elus de la commune et sans parler d un gérant de camping … pas respectueux et pas honnete et pourtant intouchable !!! enfin si patrick te redonne le sourire c est le principal : il était temps !
    quelle année !

  • Musette says:

    Oh ! Oh ! Oh ! …Taquine Gina ! Des dessous.. de quoi ? Impossible !..Qu’est ce que tu vas chercher ! Oh!…

  • Merci Patrick, je n’ai pas osé « écrire » certains mots, mais dans à « méditer »…. c’était exactement tes propos que je voulais dire, bien sûr rien n’empêche un Maire de faire « n’importe quoi, même donner son « aval » à des constructions ou la réalisation de lotissements dans des lieux interdits…. » mais bien sûr ne serait-ce déjà « que » pour le règlement de certains « gros travaux », même la trésorerie ne devrait pas accepter le manque de « visa » du PREFET….qui doit obligatoirement être joint au règlement… OH OH OH…. ! !
    Tu as raison, la mutation, la promotion d’un « haut » fonctionnaire est une manière de….c’est marrant, ça me fait penser à un pays voisin dont « certains » Français se moquent (eh oui j’y ai mes origines)…. et question « mise en boîte » j’en ai entendu… mais même à proximité de NOUS…Pour la belle image de la commune, du département et de la région…. une maison en plus = impots, locaux et fonciers, consommateurs etc… et bien sûr qui dit travaux = optimisme et profits pour les entreprises locales, OHHH ! quand même pas des dessous de table…. quoique….. –
    Bien cordialement ! et merci grâce à toi Patrick je souris ! !

  • Loutron says:

    Le recours aux « anciens » conduit trop souvent à l’évocation d’un « bon vieux temps » illusoire et à des récits enjolivés de ce qu’était le passé. C’est au nom de cette illusion que l’on a pu se croire en sécurité, hélas, en oubliant certaines réalités de cette portion de la côte, pourtant particulièrement exposée. En oubliant, par exemple, que le village de l’Aiguillon a dû été déplacé à plusieurs reprises (lire Louis Chevalier) ; en oubliant, encore, les précédents raz-de-marée (pour les plus récents : 1928, 1940, 1941…), aussi graves que Xynthia, mais sans morts, parce que les habitants savaient se tenir à une distance prudente de la mer, dans le choix notamment du lieu de leurs habitations (ce n’est pas dans le vieux bourg de la Faute que l’eau est montée le plus haut, ni le plus vite, loin s’en faut !). Si l’on s’est « endormi sur les acquis », mais parce que l’on a perdu la conscience des risques, et que l’on a même fini par en nier l’existence (les déclarations abondent…). Et je constate que cette perte de conscience pèse manifestement beaucoup sur les discussions autour du projet de PPRI.

  • Elfes says:

    Bonsoir à tous
    J’avais cru comprendre que les habitations les plus anciennes avaient plus de 200 ans pourtant…
    J’avais cru lire aussi que dans la régions bien des terres avaient été prélevées sur la mer : les « prises »…
    Alors quid de cette « sagesse des anciens » !? Etaient-ils donc fous de faire cela !?
    Pourtant ces choses se sont faites avec les moyens de l’époque, certainement bien inférieurs aux techniques et connaissances d’aujourd’hui.
    Je peux me tromper, mais je pense qu’on aurait pu continuer leur ouvrage, comme cela s’est toujours fait : en l’améliorant.
    Or à un moment, « on » s’est endormi sur les acquis.
    Les ouvrages de défense n’ont été ni entretenus ni améliorés, malgré l’évolution des connaissances techniques, pas plus que les infrastructures (outre les digues, les écluses, l’état du Lay, des canaux…)
    « On » a voulu le bénéfice, sans les investissements !
    Là est à mon sens la tromperie.
    Les premiers trompés sont bien sur les disparus, les seconds les sinistrés, les suivants les citoyens.
    Et les choix qui ont été fait après Xynthia, entre politique et démagogie, ne sont en rien une leçon tirée de la situation.
    L’Etat vide un fond de réserve pour racheter et raser des habitations, les ouvrages sont revus à la petite semaine et surtout à l’économie, rien n’est fait pour envisager à long terme la survie de cette commune qui existait avant nous !
    Les seules obligations portent sur les citoyens qui doivent assurer et supporter leur propre mise en sécurité.
    Drôle d’Etat, de Préfecture, de Commune !

  • Pour éclairer  » Ginacourtepattes », un Préfet n’attaque que très rarement un maire qui n’en fait qu’à Sa tête ! Preuve en est pour la Faute… Si le représentant de l’Etat, donc le Préfet avait fait son devoir, il y aurait eu un PPRI, et pas de constructions sur les zones mortifères. Mais je pourrai vous citer d’autres cas en France, où les Préfets laisse faire…des cas aussi où les Préfets ont été « mutés », pour le dire gentiment !
    Le Préfet regarde surtout le fonctionnement financier de la commune, le reste se passe avec un coup de rouge et du saucisson !

  • Dominique says:

    Enfin un article qui parle vrai .
    Dommage que le Conseil Municipal de la Faute n’ait pas assisté à ce colloque
    Monsieur le Maire aurait encore pu dire « nous ne sommes pas là pour faire de la polémique comme certains » et « nous nous occuperons des sinistrés comme on l’a toujours fait » …
    « Les turpitudes des hommes sont à l’origine des catastrophes » . Les membres de l’association de M. Claveau devraient méditer cette phrase .

  • Je me permets quand même de rajouter, que TOUTES les décisions prises par le conseil municipal – Le Maire en est certes le responsable – sont soumises à l’approbation du PREFET, et seulement après vérification et approbation de la PREFECTURE, sont ensuite APPLICABLES par les représentants des communes (budgets, PLU, Urbanisme je veux dire constructions… , même les arrêtés municipaux… etc.. etc…).
    Je parle « de ma petite expérience professionnelle » mais à méditer ! ! ! NON ?

  • Musette says:

    Cher Patrick,
    l’exemple récent de deux associations faites  » maison » ne changerait absolument rien à la gestion municipale et la conforterait au contraire ! Un arsenal juridique serait la seule solution, mais cette décision ne sera pas prise, je le crains…Car, les impôts rapportent à l’Etat et que la gestion est devenue la seule valeur publique et a effondré celles de la République, et donc les vertus de la loi !
    Brigitte nous remet en mémoire que les jeux de  » combien ça coûte », » combien ça rapporte » sont au centre des calculs de cette « politique réaliste » … jusqu’au dégoût !

  • Ceux sont les politiques qui ont toujours le dernier mot, regardez le « grenelle »…on signe un soir devant les caméras, et quelques mois plus tard on efface ! Les Maires resterons les maîtres de jeu, ils ont tous les pouvoirs, et l’Etat ne leur enlèvera rien ! Car il sont 36000 en France, et s’il déposaient leurs démissions, ce serait la panique…
    Il n’y a plus qu’un seul pouvoir à mettre en route, celui des associations qui devraient avoir un pouvoir de décisions, au sein des Conseils Municipaux !
    Et si cela avait été le cas, il n’y aurait pas eux de cuvette habitée à lea Faute .
    Sur ce sujet, avez vous un avis, qu’en pensez vous ?

  • Brigitte Devilez says:

    La technologie et l’argent donnent un sentiment de puissance qui amène au déni du danger. Espérons au moins que Xynthia sera une référence pour les générations futures… Mais on sait que l’expérience se transmet très difficilement. Il faut voir pour croire (et encore, pas pour tout le monde).
    Oui, cela aurait pu être pire. Si le phénomène s’était produit un week-end de septembre, la plupart des résidents secondaires auraient été là, le camping occupé et les « constructions » du Hâvre aussi… Cela fait froid dans le dos.
    Et ne nous faisons pas d’illusion, les mesures de prévention prises actuellement sont aussi motivées par l’argent : Xynthia a couté cher à l’Etat et aux assurances. Sauvetage, rachat des maisons, réparations…Ils ne sont pas prêts à payer une seconde fois.
    C’est ce qu’on appelle la gestion des risques : Analyse Couts-Bénéfices. L’ACB a eu sa premièe application aux décisions publiques aux Etats Unis, en 1936, pour l’évalation de projets de contrôle… des inondations (étude de l’OCDE sur la gestion des risques).

  • Musette says:

    Ce colloque remue des notions déjà connues : la mémoire des anciens, les raisons de la catastrophe, le vent, la question des digues etc…Rien de nouveau donc. La question de la morale est ètonnante chez ces scientifiques et donne une empreinte de naïveté aux propos. On a entendu le Maire de La Faute, debout devant la fameuse cuvette, proclamer que de mémoire d’homme, on n’avait jamais vu d’innondations ici…. Or, tout le monde avait entendu l’inverse. On sait que le littoral français a été pris d’assaut par des équipes municipales qu’on dit, par raccourci, maffieuses…(Enfin, j’espère !…) Tout cela s’est fait dans le plus grand silence de l’État qui, au nom de l’économie, a laissé faire ! Alors, maintenant qu’on est face aux effets pervers de ces choix politiques collectifs, parlons maintenant du juridique et non de la morale dont certains maires n’ont que faire face au buseness ! Quel arsenal juridique est-on prêt à mettre en place pour freiner cette folle urbanisation ? Pour l’instant, on n’entend RIEN, que l’interdiction des volets élecriques et la création des zones de survie !!!
    Avez-vous entendu le plus petit commencement d’une Loi visant le pouvoir des Maires ? Moi non. Mais je ne demande qu’à être démentie !…

  • jacquotte says:

    malheureusement le bon sen des anciens n’interesse plus personne, leur paroles sont considérées comme des radotages face aux technologies et au pouvoir de l’argent.
    dommage ils étaient tellement sensés….

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Téléchargements
Voici les liens des plus longues vidéos concernant la tempête xynthia
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Zone interdite (mkv)

Des catastrophes pas si naturelle que ça (flv)

Documentaire de l'agence CAPA diffusé sur FR3 (wmv)

Débat avec PPDA sur FR3 (wmv)

Audition du préfet au sénat (flv)

Vous pouvez lire toutes ces vidéos avec VLC
Vidéos
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