Archive pour décembre 2010

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PARIS — Barrage qui cède faisant plus de 400 morts près de Fréjus en 1959, tempêtes dévastatrices comme Xynthia en février : Corinne Lepage, avocate, ex-ministre de l’Environnement, procède à son analyse particulière « Des catastrophes (pas si) naturelles ».

La fatalité ne peut pas tout expliquer, tout au plus « cela permet d’éviter de se poser les vraies questions », explique la députée européenne avant la diffusion mercredi de ce film documentaire de 90 minutes, signé François Rabaté, sur la chaîne Planète à 20H40.

Premier cas : la rupture du barrage de Malpasset en amont de Fréjus au début de l’hiver 1959, 50 millions de m3 d’eau déferlent à 70 km/h dans la vallée du Reyran, faisant 417 morts. « Ce sont 417 raisons de chercher des responsables », souligne-t-elle dans le film.

Lorsque les propositions d’indemniser les familles des victimes ont été faites, les gens ont accepté et on en est resté là, rappelle-t-elle. Il a fallu attendre la loi de 1982 pour obtenir un cadre juridique pour l’indemnisation en cas de catastrophes naturelles.

Dix ans plus tard, en septembre 1992 survient le drame de Vaison-la-Romaine. Après un terrible orage dans cette charmante bourgade touristique du Vaucluse, la rivière Ouvèze, d’habitude paisible, déferle en vagues dévastatrices arrachant les maisons: bilan 37 morts dont 30 dans un lotissement construit près du cours d’eau 15 ans plus tôt avec des autorisations officielles.

Le 28 février dernier dans le bourg de La Faute-sur-Mer en Vendée, la tempête Xynthia balaie les petits pavillons, rêves immobiliers de ses habitants, dont 674 maisons classées en zone noire près de l’océan : 29 morts. Qui est responsable ? Comment ont été attribués les permis ? Pourquoi la ville n’a-t-elle toujours pas de Plan de prévention des risques d’inondations ?

L’association Avif des familles des victimes de La Faute-sur-Mer et de la commune voisine, dont Corinne Lepage est l’avocate, a porté plainte contre X et s’est constituée partie civile pour avoir accès au dossier. Une enquête vient d’être ouverte.

Si elle regrette que la loi ait « toujours couru derrière les catastrophes », l’avocate met cependant en garde contre tout manichéisme: « C’est très facile de dire qu’il y a un gentil et qu’il y a un méchant, mais il y a une responsabilité collective ».

Madame Lagarde, Sous Préfète des Sables d’Olonne répondra aux questions sur le projet de PPRI, le mercredi 15 décembre à 18 heures au Pavillon des Dunes. Les Fautais résidents principaux ou secondaires seront prioritaires pour entrer dans la salle.

A la même heure, à la salle des fêtes de l’Aiguillon sur mer, Monsieur Huftier, Sous Préfet de Fontenay participera à une réunion identique.

Les interrogations et remarques des habitants seront prises en note et une synthèse sera communiquée à la Préfecture.

Vous pouvez d’ors et déjà vous rendre sur le site de la préfecture pour lire la Foire aux Questions ( FAQ) initiée par les services de l’Etat et alimenter ce document en posant vos questions par mail aux adresses indiquées pour les remarques sur le PPRI.

pref-ppri-faute@vendee.gouv.fr

pref-ppri-aiguillon@vendee.gouv.fr

Une nouvelle étape s’ouvre pour les victimes de Xynthia. Près de dix mois après le passage de la tempête en Vendée, un juge d’instruction vient d’être désigné pour tenter d’en expliquer le terrible bilan humain. 29 personnes se sont noyées, dans la nuit du 27 au 28 février, piégées dans leur maison deLa Faute-sur-Mer par une brutale montée des eaux. L’instruction judiciaire est notamment ouverte pour «homicide involontaire», «abstention de combattre un sinistre» et «prise illégale d’intérêt».

«Tous ceux qui ont perdu un proche ou qui ont échappé de peu à la mort attendent avec impatience de connaître l’avancement de l’enquête, même s’ils savent que cette procédure sera très longue», souligne Renaud Pinoit, porte-parole d’une association de victimes. Pour Corinne Lepage, avocate des parties civiles, «il s’agira de faire la lumière sur les conditions dans lesquelles les permis de construire ont été délivrés dans ces lotissements». L’enquête préliminaire, menée depuis dix mois par le procureur de la République des Sables-d’Olonne, Thierry Dran, a commencé à examiner l’urbanisation de ce quartier construit sur d’anciens marais, à partir des années 1970. La gestion de la crise par les pouvoirs publics, alors qu’une alerte rouge avait été lancée par Météo France, constitue un autre chapitre de l’enquête.

147 millions d’euros déjà déboursés par l’État

Sur place, une nouvelle phase commence aussi pour les propriétaires de maisons menacées de démolition que l’État se propose de racheter. En Vendée, le délai fixé pour accepter cette proposition est expiré. Ici, 80% des propriétaires ont accepté l’offre faite par le service des domaines. 352 personnes ont déjà signé. «Ce sont 79 maisons qui seront, in fine, soumises à la procédure d’expropriation», indique-t-on à la préfecture.

Ingénieur en région parisienne, Éric est de ceux qui s’apprêtent à résister le plus longtemps possible. En attendant l’enquête publique, il a refusé de céder sa résidence secondaire de 110 m², entourée d’un vaste terrain et située à 300  mètres de la mer, à La Faute-sur-Mer. «Il me faudra 450.000 euros si je veux racheter une maison équivalente, or l’État me propose 70% de cette somme, explique-t-il. Il n’y a plus de biens à vendre et le marché immobilier est complètement bouleversé.» Propriétaire d’une petite maison de vacances face à la mer, Céline, elle, a finalement vendu à contrecœur pour 150.000 euros. «Je l’avais achetée pour 100.000 euros trois ans plus tôt, mais mes parents l’avaient entièrement retapée», dit-elle. Quelques jours avant la signature, Céline a reçu une lettre annonçant que la maison avait finalement été exclue de la zone d’expropriation par une ultime expertise. «Trop tard! Nous étions écœurés.»

L’État a déjà déboursé 147 millions d’euros pour racheter 580 maisons, dont 228 en Charente-Maritime où les conclusions des dernières expertises seront connues la semaine prochaine. Les premières démolitions sont prévues en février. Ensuite, les zones évacuées seront rendues à la nature.

L’AVIF a fait parvenir, hier à la Préfecture de Vendée, ses remarques concernant le projet de PPRI.

Vous pouvez télécharger le document sur le lien suivant :

AVIF remarques PPRI

Elles sont axées principalement sur la sécurité des personnes et des biens.

Le travail n’a pas été réalisé sur la commune de l’Aiguillon. Si vous voulez vous investir dans ce projet n’hésitez pas à nous contacter à contact@lafautesurmer.net

La tempête Xynthia a fait 29 morts en Vendée le 28 février. Y a-t-il des responsables ? C'est ce que devra déterminer l'enquête, menée jusque-là par le parquet des Sables, et désormais confiée à un juge d'instruction. / Photo : Joël LE GALL.

La tempête Xynthia a fait 29 morts en Vendée le 28 février. Y a-t-il des responsables ? C’est ce que devra déterminer l’enquête, menée jusque-là par le parquet des Sables, et désormais confiée à un juge d’instruction. / Photo : Joël LE GALL.
Un juge d’instruction reprend le dossier. Depuis le drame, une centaine d’auditions ont été menées. « Une enquête longue et complexe », commente le procureur, Thierry Dran.

Entretien
Thierry Dran, procureur de la République des Sables-d’Olonne.

Le 15 novembre, quarante victimes de la tempête Xynthia se sont constituées partie civile. Qu’est-ce que cela change dans l’enquête ?

Un juge d’instruction a été saisi le 29 novembre. C’est ce que prévoit la loi. Il s’agit de Yannick Le Goater, le seul juge d’instruction des Sables. L’intérêt pour les victimes est d’avoir accès au dossier, même si je m’étais engagé à leur communiquer. J’étais prêt à continuer l’enquête, mais c’est leur choix, je le respecte. Le juge d’instruction va reprendre la procédure en cours. Cette semaine, par exemple, des auditions sont encore menées.

Depuis le 28 février, qu’est-ce qui a été effectué ?

On a déjà six ou sept tomes ! Dès le début, et sans attendre les plaintes, j’ai ouvert une enquête préliminaire. Depuis, plus d’une centaine de personnes ont été auditionnées pendant plusieurs heures, en qualité de témoin. Il n’y a pas eu de gardes à vue. D’abord, il fallait dresser un état des lieux. Que s’est-il passé exactement ? Des constatations ont été faites sur le terrain. Nous avons entendu les secouristes, quasiment toutes les familles de victimes, les survivants… Ensuite, nous avons travaillé sur la gestion de l’urbanisme, d’une part. Les digues étaient-elles assez hautes, par exemple ? Là, c’est un travail de titan, qui consiste à étudier une masse de documents. Les permis de construire ont été accordés à des époques différentes, les lois sont complexes… D’autre part, nous nous sommes intéressés à la gestion de l’alerte. Des responsables nationaux, régionaux et départementaux de Météo France ont été auditionnés. Nous voulons aussi retracer toutes les réunions de crises organisées avant et pendant l’événement. Le préfet n’a pas encore été entendu mais il le sera.

Sur quelles hypothèses travaillez-vous ? Peut-on déjà déterminer certaines responsabilités ?

L’enquête confirme que la cause du drame est un phénomène de surverse. La surcote était de 1,5 mètre, l’eau est passée au-dessus de la digue. Selon les météorologues, une conjonction de facteurs très rare s’est produite : vent, hauteur des vagues et coefficient de marée. Sur d’éventuelles responsabilités, c’est beaucoup trop tôt pour le dire.

Qui réalise les auditions ? Comment le dossier s’articule-t-il avec la procédure en cours en Charente-Maritime ?

L’enquête a été menée par la section de recherche d’Angers et la brigade de recherche des Sables. Des renforts ont été envoyés par la direction générale de la gendarmerie, ce qui a permis de mettre en commun, avec La Rochelle, quelques éléments, liés à la météo, notamment. Mais à part ça, la problématique est différente. En Charente-Maritime, il n’y a pas eu une concentration de victimes comme à La Faute. Cela s’est produit sur un territoire plus vaste.

Comme pour d’autres catastrophes, y aura-t-il un jour un grand procès Xynthia ?

Difficile à dire. Il faudrait que des infractions pénales soient constatées. Nous sommes trop tôt dans la procédure pour le savoir. C’est une enquête très longue, très complexe. Humainement, c’est difficile : j’étais sur place lorsqu’on a dénombré les 29 victimes, les témoignages des survivants sont très poignants… Je comprends que, pour les victimes, ça n’avance pas assez vite. Mais on ne veut écarter aucune hypothèse, ne fermer aucune porte, ne rien oublier. Il y en a peut-être encore pour 18 mois ou deux ans… Mais si l’enquête avait été bâclée, on nous l’aurait reproché.

Recueilli par

Matthieu MARIN.

Une enquête sur les circonstances des 29 décès survenus lors de la tempête Xynthia le 28 février à La Faute-sur-Mer et L’Aiguillon-sur-mer a été confiée à un juge d’instruction des Sables-d’Olonne, a indiqué mardi à l’AFP le procureur des Sables-d’Olonne, Thierry Dran. Le juge d’instruction Yannick Le Goater mènera l’enquête pour « homicide involontaire », « mise en danger de la vie d’autrui », « abstention de combattre un sinistre » et « prise illégale d’intérêt », a-t-on précisé de même source. Cette enquête prend la suite de l’enquête préliminaire menée par le parquet depuis le lendemain de la catastrophe, qui compte déjà plusieurs tomes de documents et près d’une centaine d’auditions, a souligné M. Dran qui a indiqué qu’il n’était « pas à l’ordre du jour » de dire si elle déboucherait ou non sur des mises en examen. Le 15 novembre dernier l’Association des victimes des inondations du Sud-Vendée (Avif) ainsi que 40 victimes à titre individuel de la tempête Xynthia ont réitéré leur plainte pour les même motifs que ceux de l’enquête et se sont en outre constitués partie civile afin d’accéder au dossier ainsi que la loi le leur permet. Quatre enquêtes préliminaires sur la tempête Xynthia, qui a causé la mort de 47 personnes en France, ont été ouvertes par les procureurs de la République de La Roche-sur-Yon, des Sables-d’Olonne, La Rochelle et Rochefort. Depuis le 16 septembre, c’est la direction générale de la gendarmerie nationale qui est chargée de ces enquêtes préliminaires pour éviter les doublons entre les sections de recherche régionales (Pays-de-la-Loire et Poitou-Charentes) jusque-là saisies.

Y a-t-il des responsables ? Neuf mois après la tempête Xynthia, qui a fait 29 morts en Vendée le 28 février, l’enquête est confiée au juge d’instruction des Sables-d’Olonne, Yannick Le Goater. Il a été saisi le 29 novembre, suite au dépôt de plainte, avec constitution de partie civile, de quarante victimes et de l’association Avif.

Jusque-là, la procédure était dirigée, dans le cadre d’une enquête préliminaire, par le procureur de la République. Une centaine de personnes ont été auditionnées, en tant que témoins : victimes, familles de disparus, secouristes, responsables Météo-France, etc. Va-t-on vers un grand procès Xynthia ?

« Trop tôt pour dire si des infractions ont été commises », répond Thierry Dran, procureur des Sables.

PARIS — Le débat sur les conclusions de la mission d’information sur la tempête Xynthia, programmé ce jeudi à l’Assemblée nationale, est reporté au mois de février, a-t-on appris mardi à l’issue de la conférence des présidents qui fixe l’ordre du jour du Palais-Bourbon.
« Le débat est reporté à la prochaine séance de contrôle », programmée début février, a indiqué mardi le président de l’Assemblée, Bernard Accoyer (UMP), lors d’une conférence de presse.
Il a été repoussé en raison de l’absence de la ministre de l’Ecologie Nathalie Kosciusko-Morizet, qui assiste cette semaine à la conférence de l’Onu sur le climat à Cancun (Mexique), a-t-il précisé.
La tempête Xynthia a fait 47 morts le 28 février dernier en France, dont 29 morts à La Faute-sur-Mer (Vendée).

LA ROCHE-SUR-YON — La préfecture de Vendée a annoncé lundi que 79 maisons pourraient, à terme, faire l’objet de mesures d’expropriation sur les communes de la Faute-sur-Mer et de l’Aiguillon-sur-Mer après la tempête Xynthia qui y a fait 29 morts en février.

Ces maisons sont celles situées dans les zones définies par l’Etat comme trop dangereuses pour y autoriser le maintien d’un habitat, et dont les propriétaires n’ont pas accepté ou pas donné suite aux propositions de rachat de leur bien par l’Etat.

Le délai pour accepter ou refuser cette proposition de rachat avait été fixé au 1er décembre par la nouvelle ministre de l’Ecologie, Nathalie Kosciusko-Morizet.

L’Etat avait proposé en avril à 823 biens situés en « zone de solidarité » d’être rachetés, puis, le 18 octobre, avait défini un périmètre plus restreint n’ayant plus « vocation à être habité » et n’englobant plus que 597 maisons.

Au total, sur les 823 biens des zones de solidarité, 681 propriétaires ont accepté l’offre de l’Etat et 351 biens ont d’ores et déjà été effectivement rachetés.

Au sein de cet ensemble, sur les 597 maisons situées plus spécifiquement en zone d’expropriation, 518 propriétaires ont accepté la proposition, ce qui laisse 79 maisons susceptibles, « au terme de la procédure placée sous le contrôle du juge », de faire l’objet d’une mesure d’expropriation, explique la préfecture dans un communiqué.

Voir le communiqué

D’éminents professeurs d’université ont tiré, hier, à Nantes, les leçons de la tempête. Pour ces historiens, géographes, juristes… les catastrophes sont plus imputables aux hommes qu’à la colère de la nature.

La mer est dangereuse

Pour Jacques Girardeau, vice-président du conseil scientifique de l’université de Nantes, Xynthia rappelle que « la mer peut être dangereuse et la planète est vivante ». Les littoraux sont vulnérables, ce que nous avions oublié. En particulier les espaces remodelés récemment, comme en Sud-Vendée « Les dunes de La Faute datent du Moyen-Âge. » Le rôle des universitaires ?« Alerter les politiques, sans états d’âme, pour que chacun prenne ses responsabilités. » Et de regretter que, hormis deux conseillers régionaux, aucun élu n’ait répondu présent à l’invitation au colloque.

Volets électriques : le piège

Freddy Vinet, géographe à Montpellier, pense que l’ampleur des dégâts s’explique« par des facteurs surtout humains ». À La Faute, les personnes décédées (74 ans en moyenne) étaient vulnérables. La plupart habitaient des maisons de plain-pied. Et l’universitaire évoque « le piège des volets électriques », impossibles à remonter en cas de sinistre, dans des lotissements construits depuis 1980. Il souligne aussi le danger des digues, qui inhibent la vigilance et créent un faux ¯ et dangereux ¯ sentiment de sécurité : 37 des 41 victimes françaises sont mortes derrière une digue.

Cela aurait pu être pire

Etienne Chauveau, du laboratoire Géolittomer (CNRS), pense que Xynthia est « un aléa remarquable mais pas exceptionnel ». Après analyse d’une batterie d’indicateurs (météo, hauteur d’eau, force et orientation du vent…), il qualifie la tempête de « relativement banale ». Elle aurait pu être plus sévère, par exemple s’il avait plu davantage les jours précédents « Le débit du Lay en baie de L’Aiguillon n’était que de 20 m3/s pour une moyenne de… 63 m3/s. » La catastrophe en a été « atténuée ».Idem du coefficient de marée (102), qui culminait à 116 quelques jours plus tard. D’où cette remarque effrayante « Cela aurait été pire si les vents s’étaient déclenché un, deux ou trois jours plus tard. »

Le risque est nié

Céline Chadenas, géographe, fait observer que le bâti occupe de plus en plus de zones exposées. Elle parle « d’un déni du risque : il y a deux générations à peine, les gens se tenaient prudemment à l’écart de ces zones ». Thierry Sauzeau, prof d’histoire à Poitiers, regrette qu’on ait perdu la mémoire du risque et qu’on ne cherche pas à la retrouver. Martine Acerra, collègue nantaise, parle d’« une chaîne de la mémoire rompue ». Or, disent-ils, « dans tout discours d’ancien, il y a une part de vérité ». Pourquoi cette rupture ? Parce que la société a une confiance aveugle dans la technologie. Thierry Sauzeau cite un exemple « A Noirmoutier, dans les années 30, lors d’un événement de même ampleur, on a sonné le tocsin, mobilisé les hommes, colmaté les digues et on s’est mis à l’abri en lieu sûr. » Les vieux savaient, de père en fils, appréhender le risque. Aujourd’hui, se navre l’universitaire, « ils se sont tus, parce qu’on ne les écoute plus ».

Résister au marché

Pierre-Yannick Legal, prof de droit à Nantes, livre quelques pistes pour éviter que l’histoire bégaie. Il pense que la société doit résister « au caractère impitoyable des marchés ». Et retirer des échanges marchands les zones à risque ou fragiles. « Il faut les domanialiser, comme on l’a fait pour des forêts. » Il estime aussi qu’il faut revoir le niveau de la prise de décision « Comment voulez-vous que les maires résistent ? » Sinon, les mêmes maux produiront les mêmes effets. Le juriste Patrick Le Louarn le rappelle : ce sont bien « les turpitudes des hommes » qui sont souvent à l’origine des catastrophes.

Gaspard NORRITO.

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Zone interdite (mkv)

Des catastrophes pas si naturelle que ça (flv)

Documentaire de l'agence CAPA diffusé sur FR3 (wmv)

Débat avec PPDA sur FR3 (wmv)

Audition du préfet au sénat (flv)

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