Archive pour janvier 2011

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    Edité le 11/01/2011
    Les propositions faites par les participants aux tables rondes ont ensuite été apposées sur un immense panneau. La région veut ccompagner les projets qui permettront de remettre debout les communes sinistrées par le passage de Xynthia.

    Habitants et élus de La Faute, L’Aiguillon et La Tranche-sur-Mer ont planché sur le développement futur des trois communes sinistrées par Xytnhia. La Région veut accompagner les projets.

Imaginer des maisons sur pilotis, draguer le Lay, renforcer les digues et les dunes, mutualiser les équipements structurants, etc. Hier, à la salle polyvalente de L’Aiguillon-sur-Mer, les idées ont fusé.

Le principe avait été imaginé par le conseil régional des Pays de la Loire quelques mois après la tempête Xynthia : permettre aux principaux concernés – les habitants et les élus – de prendre en main leur développement (économique, touristique, urbain, agricole, etc.) de demain. « La Région n’a pas vocation à se substituer aux acteurs locaux », a d’ailleurs réaffirmé, hier, en conclusion de cette journée féconde, Jacques Auxiette, le président de la région. « Par contre, a-t-il poursuivi, elle est là pour faciliter les projets. »

Toute la journée, les acteurs des trois communes, La Faute, L’Aiguillon, La Tranche, sorties meurtries de cette tragique nuit du 27 au 28 février ont donc imaginé toute une série de mesures qu’ils aimeraient voir se concrétiser. « Le plus vite possible, insiste Yann Aujard, pêcheur. Il ne faudrait pas que tout cela ne se fasse que dans quelques années. » Jean-Marie Angotti, un habitant de L’Aiguillon, reconnaît un grand mérite à la méthode Auxiette. « Ça nous redonne une bouffée d’oxygène et un horizon, ce qui est très précieux actuellement. »

« Pourquoi pas un bassin à flot »

A quelques semaines du premier anniversaire de Xynthia, de nombreux habitants sont en effet toujours plongés en plein désarroi et sans réelles perspectives d’avenir. « Xynthia a été un révélateur, reprend Jean-Marie Angotti, nous devons maintenant repenser notre développement. »

Et l’ancien ingénieur de citer par exemple le Lay et des digues dignes de ce nom. « Pourquoi ne pas imaginer qu’avec de vraies digues de chaque côté du Lay, on puisse avoir un bassin à flot, avec un millier d’anneaux. C’est quelque chose qui a été exprimé aujourd’hui, et on sait que la Vendée en manque. »

Autre idée forte esquissée entre les lignes à plusieurs reprises : la nécessité d’un travail collectif, main dans la main, entre L’Aiguillon, La Faute et La Tranche-sur-Mer. « Il faut avoir la volonté de s’unir », a résumé une participante, allusion à cette intercommunalité qui ne parvient pas à se concrétiser.

« A défaut, a suggéré l’élu écolo de la région, Yann Hélary, il faut passer par un syndicat mixte de gestion avec des projets communs. » L’idée fera-t-elle son chemin ?

En clôture de cette riche journée, ni le maire de L’Aiguillon, ni celui de La Tranche ne sont revenus sur cette question. Les prochaines échéances ? La cueillette d’idées d’hier va maintenant passer à la « moulinette » d’un bureau d’études qui fera des propositions très concrètes dans quelques mois. Le temps du financement viendra ensuite. « Quand on a des projets, on trouve toujours les moyens », assure Jacques Auxiette.

Philippe ECALLE


Maitre Corinne Lepage répondra aux questions des adhérents de l’AVIF

Le samedi 15 janvier

au Pavillon des Dunes à La Faute sur Mer

10 heures : ouverture des portes, vérification des adhésions
10 h 30 : ouverture de la séance par le Président
11 h – 12 h 20 : réponse de Maitre Lepage aux questions sur la procédure pénale uniquement
12 h 20 – 12 h 40 : pause, mise en place de la deuxième partie
12 h 40 – 15 h : réponse de Maitre Lepage aux questions sur les procédures au Tribunal Administratif , les expropriations, le paiement des biens…

A l’issue de cette réunion vous pourrez, si vous le désirez, échanger avec les membres du CA et renouveler dès à présent votre adhésion pour l’année 2011

Le Pavillon des Dunes était comble vendredi soir à La Faute-sur-Mer, lors de la présentation par le maire du mémoire concernant le PPRI.

Le maire de La Faute a présenté vendredi soir devant 300 personnes le mémoire qui sera déposé par la municipalité à la préfecture, sur le Plan de prévention des risques d’inondation. Le texte conteste de nombreux points du PPRI.

Il propose que soit revue la cote de référence pour définir l’aléa de submersion marine, c’est-à-dire le niveau maximum qui peut être atteint par la mer en cas de tempête. René Marratier propose une cote de 3,75 m pour la zone sud et de 2,50 m pour la zone nord, correspondant au « plan établi par le Sdis ».

La municipalité souhaite que soit aussi diminuée la majoration de cote de 1 m prévue par le PPRI pour tenir compte du réchauffement climatique. « Compte tenu des incertitudes scientifiques, nous proposons une majoration maximale de 3 cm pour 10 ans, et non sur le siècle à venir. Par la suite, les PPRI étant régulièrement révisés, les hauteurs d’eau seront réactualisées sur la base de constats scientifiques réels », précise René Marratier.

La municipalité s’engage à poursuivre le plan pluriannuel de travaux sur la digue Est du Lay. Elle propose que les constructions nouvelles soient de nouveau autorisées dans les zones rouges, sous condition de hauteur au niveau habitable. Elle milite également pour une « suppression de la bande des 100 m dans les zones urbanisées et son application dans les futures zones à urbaniser » et pour « les reconstructions après sinistre et les extensions, interdites dans le projet de l’État, soient permises, sous condition de hauteur de niveau du plancher habitable ».

La Faute-sur-Mer, Pavillon Des Dunes
Avenue de la Plage

À 18h30

Présentation par le maire et Le conseil municipal, du mémoire qui sera déposé à la préfecture sur le PPRI.

Mélissa Theuriau en pleine tempête

Photo : © Adé ADJOU / M6

M6 diffusera prochainement un Zone Interdite consacré aux victimes de la tempête Xynthia. Un an après la catastrophe qui a touché l’ensemble du littoral atlantique, plus particulièrement les communes de Charron (Charente-Maritime) et La-Faute-sur-Mer (Vendée), Mélissa Theuriau et son équipe ont mené une grande enquête. Le reportage dresse le bilan d’un désastre psychologique, matériel, administratif et judiciaire qui a fait 53 morts. Où l’on découvre que bien des plaies saignent encore.

Christophe Lemaire a accepté de revenir à La Faute-sur-Mer, à l'endroit où il a découvert le corps de son beau-père. / Photo : Frédéric Girou

Christophe Lemaire a accepté de revenir à La Faute-sur-Mer, à l’endroit où il a découvert le corps de son beau-père. / Photo : Frédéric Girou

Nous avions croisé son regard fatigué à La Faute-sur-Mer, 24 heures après le déferlement deXynthia. Christophe Lemaire semblait errer au milieu d’une petite commune vendéenne immergée dans l’horreur. Groggy, mais debout, il emportait une poignée d’affaires hors de sa maison, à peine vidée de son eau boueuse. Cet homme-là incarnait le traumatisme d’une station balnéaire exposée à la mort, condamnée au courage…

Quelques heures plus tôt, après une expédition à la rame, Christophe avait découvert le corps sans vie de Roger Arnault, son beau-père. L’une des 29 victimes de La Faute, prisonnières de maisons devenues tombeaux.

Dix mois ont passé : cette nuit le hante encore. « Je n’ai pas vu de belles choses », résume-t-il. Avec sa compagne et ses deux enfants, il a quitté « La Faute » en avril, s’est installé à Angles, une commune voisine. Ce chef de rayon en grande surface y travaille depuis 2007. « On a trouvé une belle maison à louer, on y est bien, mais ce n’est pas un déménagement qu’on a voulu. Notre coeur est resté à La Faute. »

La famille tente de digérer ces changements imposés par le malheur. Mais le moral reste fragile. « Il y a des hauts et des bas, confie Christophe. Je fais encore des cauchemars. La nuit, dès qu’il y a un coup de vent, je revis la situation. Je me revois, je suis dans l’eau, il y en a partout autour de moi, et quand je me réveille, je suis trempé. » Ses enfants, 12 et 14 ans, « évoquent assez souvent leur grand-père ». Sa compagne, Gisèle, qui a été l’une des premières à déposer plainte, est suivie par un psychologue.

Certaines victimes, tiraillées entre les bons et les mauvais souvenirs à La Faute-sur-Mer, ont juré qu’elles n’y mettraient plus les pieds. Christophe est moins catégorique. Il lui arrive d’y retourner, pour voir « une amie qui a perdu son mari et son petit-fils de 18 mois ». Quant à y revivre… « Pas pour l’instant, c’est trop dur. »

Benoît GUÉRIN.

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Voici les liens des plus longues vidéos concernant la tempête xynthia
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Zone interdite (mkv)

Des catastrophes pas si naturelle que ça (flv)

Documentaire de l'agence CAPA diffusé sur FR3 (wmv)

Débat avec PPDA sur FR3 (wmv)

Audition du préfet au sénat (flv)

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