Archive pour février 2011

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Xynthia : un plan de prévention des inondations
Un an après la tempête Xynthia qui avait fait 53 morts dans l’ouest, le gouvernement a présenté jeudi un plan de prévention des inondations doté de 500 millions d’euros de crédits.

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Crédits photo : Sébastien SORIANO/Le Figaro

• «Notre maison est invendable»

C’est une frontière invisible à quelques mètres de leur maison. À dix mètres près, Christian et Mireille ­Nissler ne sont pas dans la zone de solidarité et ne peuvent donc pas quitter leur maison partiellement détruite l’an dernier. «L’État ne nous la reprend pas et elle est invendable vu son état et sa localisation», résume Christian Nissler. Les deux retraités de 60 ans vivent aujourd’hui en compagnie de leur fils de 30 ans dans leur maison de La Faute-sur-Mer au milieu d’un amas de cartons, de branchements électriques provisoires et de cloisons tapissées à la hâte de laine de verre. Le couple a touché 35 000 euros de son assurance. C’est peu mais il n’a jamais pu obtenir de devis de maçons et de plombiers, tous débordés après la tempête. Les ­Nissler ne peuvent aujourd’hui pas se lancer dans les moindres travaux. «Si l’on commence à reconstruire et que l’État finalement nous exproprie, le coût des travaux sera déduit de la revente», explique Christian Nissler. Par peur d’une nouvelle inondation, les deux Vendéens ont muré une porte-fenêtre à travers laquelle ils aperçoivent tout un groupe de maisons désertées par leurs propriétaires. L’une d’elles avait été mise en vente 620 000 euros peu avant Xynthia. L’État l’a finalement reprise 640 000 euros.

• «J’ai alerté dès 2009 de la fragilité de notre digue»


Crédits photo : Sébastien SORIANO/Le Figaro

Il parle de cette nuit de cauchemar avec un sanglot dans la voix, mais reconnaît ne pas être le plus mal loti. François Anil, un retraité de 65 ans, restaure actuellement sa maison située à quelques mètres de la digue qui a rompu l’an dernier. Les 200 000 euros qu’il a touchés de son assurance lui ont permis de faire d’importants travaux. Il fait aussi partie des rares habitants de La Faute-sur-Mer qui ont pu être relogés dans le village en attendant que leur villa soit habitable. Cet ancien ingénieur s’apprête pourtant à porter plainte pour non-assistance à personne en danger et abstention de combattre un sinistre. «Les responsables doivent assumer, explique-t-il. J’ai alerté par courrier dès 2009 sur le danger et la fragilité de notre digue.» Pour lui, ce courrier laissé sans réponse est la preuve que les autorités étaient au courant et ont fermé les yeux. «Je veux comprendre pourquoi il ne s’est rien passé face à un phénomène qui a été analysé et anticipé», explique-t-il. À la différence des voisins de son quartier, sa connaissance du danger lui a sauvé la vie. Lorsque la digue a cédé, il avait déjà prévu une procédure de survie : il s’est hissé sur un buffet avec sa femme, derrière un mur porteur et a vu toutes les cloisons et portes de sa maison emportées par la vague.

• «Je ne partirai pas, j’irai jusqu’au bout»


Crédits photo : Sébastien SORIANO/Le Figaro

La nuit de la tempête Xynthia, elle a dormi à poings fermés et s’est réveillée le lendemain avec 10 centimètres d’eau. Pour ces quelques malheureux centimètres, Marie-Pierre de Lepinay est censée quitter sa villa sur la pointe de L’Aiguillon, en Vendée, qui appartient à sa famille depuis quatre-vingts ans. Cette jeune femme de 37 ans, considérée par l’État comme une rescapée de Xynthia, est peu à peu devenue une résistante. «Je ne partirai pas, j’irai jusqu’au bout», martèle-t-elle. Sa maison, construite au ras des dunes et avec vue sur le large, a pour seul tort d’être située au cœur de la «zone de solidarité» et donc d’expropriation. «Cette décision est rocambolesque, affirme Marie-Pierre, qui a été récemment déboutée par le tribunal administratif. Si je dois partir, il faut empêcher les camping-cars de passer l’été au bord de la plage et surtout il faudrait exproprier toute l’île de Ré, où les maisons sont toutes plus basses que sur la côte.» Depuis la publication des zones d’expropriation, ses voisins ont peu à peu déserté les lieux. Leurs maisons sont devenues la cible des vandales et des voleurs. Du coup, il ne se passe pas une semaine sans que la propriété familiale soit visitée. «On me vole des meubles de jardin, des morceaux de portail ou de palissade», raconte la jeune femme qui se bat seule et dont l’avenir est maintenant suspendu au résultat d’une enquête publique. «Les élus de Charente-Maritime ont été très présents, mais les nôtres nous ont totalement laissés tomber.»

La SMACL assure la commune de La Faute-sur-Mer, où les lotissements bâtis à l'abri relatif des digues se sont transformés en pièges mortels. En médaillon : Christian Ottavioli.

La SMACL assure la commune de La Faute-sur-Mer, où les lotissements bâtis à l’abri relatif des digues se sont transformés en pièges mortels. En médaillon : Christian Ottavioli. – (dr)

Basée à Niort, la mutuelle spécialisée SMACL assure la moitié des communes littorales frappées par Xynthia, dont La Faute, L’Aiguillon-sur-Mer et Charron.
Combien vous a coûté la tempête Xynthia ?
Christian Ottavioli, président du directoire. Environ 31 millions d’euros : 13 M€ dûs à la tempête (vent) et 18M€ dans les zones de catastrophe naturelle (inondations). La destruction quasi complète de la station d’épuration de La Rochelle représente à elle seule 9 M€. Nous avons réglé 55 % des dossiers à ce jour.
Cette catastrophe est-elle la plus coûteuse qu’ait connue votre mutuelle ?

Non. Lothar et Martin (1999) avaient aussi coûté 31 M€ à l’époque, Klaus et Quinten (2009) 30 M€. Les violences urbaines de 2005 nous ont causé 35 M€ de sinistres. Indemniser ces événements aléatoires, c’est le plein exercice de notre métier. Le problème, c’est que le retour probable d’une tempête de la force de Klaus était estimé à 10 ou 15 ans. Xynthia a bouleversé ces modélisations et nous contraint à majorer nos primes climatiques.
Assurez-vous la protection juridique des maires concernés ?

Oui, nous avons une politique active de soutien, dans la mesure où ils seraient mis en cause. Mais à notre connaissance, aucune procédure judiciaire n’a été engagée à ce jour.
Allez-vous poser des conditions à des communes comme La Faute-sur-Mer, en terme d’urbanisme notamment, pour continuer à les assurer ?

Nous sommes en pleine réflexion sur ce sujet. Mais devons-nous sanctionner une commune qui a exécuté des décisions prises par ailleurs ? L’Etat ne s’y est d’ailleurs pas trompé. Dans les heures qui ont suivi, des fonctionnaires ont saisi les documents administratifs dans les mairies. Nous regardons aujourd’hui ces conditions d’exécution des réglements, commune par commune. Cela dit, nous privilégions les collectivités responsables, celles qui ont une politique active sur leur plan communal de sauvegarde.

Nous avons migré le site sur un autre serveur (plus puissant), suite aux multiples crashs que vous avez pu constater.

Cette migration est en cours, et nous avons perdu quelques commentaires (cet après midi).

Croisons les doigts pour que cela ne se reproduise plus.

Désolé et Merci

Les règles pesant sur l’élaboration des Plans de prévention des risques d’inondation (PPRI) vont être assouplies. La ministre de l’Écologie vient de l’annoncer. À La Faute et L’Aiguillon, on respire…

C’est un « ouf » de soulagement que poussent élus et habitants de La Faute et de L’Aiguillon. La ministre de l’Écologie, Nathalie Kosciusko-Morizet, vient en effet d’annoncer que la circulaire du 7 avril 2010, véritable poutre maîtresse dans l’élaboration des Plans de prévention des risques d’inondation (PPRI), allait être « amendée ». Les détracteurs de cette circulaire -nombreux à La Faute et L’Aiguillon- dénonçaient notamment l’existence de règles inadaptées et/ou excessives.

En cause notamment, le principe dit de « transparence » des digues. Pour bâtir les PPRI, l’État faisait « comme si » les digues n’existaient pas, au nom d’un nécessaire principe de précaution. Le gouvernement a reculé. « Sous certaines conditions liées à leur fiabilité, le gouvernement accepte de tenir compte de l’existence des digues lors de l’évaluation de la hauteur d’eau que pourrait atteindre une submersion marine », détaille Bruno Retailleau, président du conseil général, qui s’était fait le relais des attentes des populations locales.« Une décision totalement cohérente, analyse le sénateur, dans la mesure où elle permet de tenir compte des effets du plan digues de grande ampleur que l’État s’apprête à annoncer. »

Les zones bleues gagnent du terrain

La deuxième avancée concerne la dynamique des flux. Concrètement, il sera tenu compte de la distance séparant les habitations du trait de côte. Les maisons les plus éloignées des bords de mer ne seront pas logées à la même enseigne que celles qui ont « les pieds dans l’eau ». Conséquence directe de cette mesure, les zones rouges des futurs PPRI « seront centrées en priorité sur les terrains ayant été les plus submergés ».

Enfin, troisième et dernière concession arrachée à Nathalie Kosciusko-Morizet, la prise en compte des seuils maison en lieu et place des cotes NGF (nivellement général de la France) des terrains. Autrement dit, l’État prendra en compte la hauteur réelle des habitations. Traduction dans l’élaboration du PPRI : l’étau des zones rouges se desserre, les zones bleues vont gagner du terrain et les élus respirent un peu.

La hausse des océans contestée

Si les élus locaux ont obtenu gain de cause sur ces différents points, la ministre s’est montrée en revanche inflexible sur le fameux mètre supplémentaire. La « doctrine » gouvernementale reste fondée sur l’hypothèse que le réchauffement climatique aboutira à une hausse du niveau de la mer qui atteindra un mètre d’ici un siècle. Et qu’il faut donc en tenir compte dans l’élaboration des PPRI. Un scénario jugé excessif par les acteurs locaux.

Pour Bruno Retailleau, cette disposition est « contestable », les experts tablant plutôt « sur une augmentation de 50 centimètres sur le siècle à venir ». Il estime par ailleurs que cette mesure « risque de fragiliser juridiquement le PPRI au moment de l’enquête publique » et qu’elle peut s’avérer contre-productive en terme de culture du risque. Des données scientifiques doivent être « claires, incontestables et acceptables » pour que les populations se les approprient. Sur ce point aussi, l’élu vendéen demande à la ministre de revoir sa copie.

Afin d’être au plus proche de  ses adhérents, l’AVIF organise des permanences :

le lundi de 10h à 12h et

le Vendredi de 16h à 18h

5 passage du Littoral à La Faute sur Mer

Vous pouvez prendre rendez-vous par téléphone au 06 31 88 47 09

La Fondation de France a versé 2,3 millions d’euros aux sinistrés de la tempête Xynthia, soit la totalité des sommes collectées, notamment pour des aides aux petites entreprises et aux familles fragilisées de Vendée et Charente-Maritime, a-t-elle annoncé ce lundi.

Près d’un an après la tempête qui a frappé plusieurs départements du littoral le 28 février 2010, la Fondation de France a expliqué dans un communiqué avoir versé, en Charente-Maritime et en Vendée, les deux départements les plus touchés, la totalité des 2 290 203 millions d’euros qu’elle avait collectés.

La majeure partie de la somme, soit 1 351 400 euros, a été attribuée à 142 agriculteurs, conchyliculteurs, pêcheurs, artisans et commerçants, qui auraient pu «basculer dans la précarité», en raison de «pertes matérielles non assurables ou trop partiellement indemnisées». Il s’agit de leur permettre de remettre en état leur outil de travail et disposer d’un apport de trésorerie.

167 familles fragilisées ont également reçu 488 450 euros pour financer des travaux, se reloger ou pour racheter du mobilier ou un véhicule. Enfin, neuf associations ont reçu 152.000 euros pour remettre en état leurs locaux (maisons de retraite, centres de vacances, centres d’insertion), et reprendre leurs activités.

Les familles de victimes et l’AVIF organisent une commémoration

Le dimanche 6 mars 2011 à La Faute sur Mer

Nous nous retrouverons à 9h15 sur le parking près du pont pour effectuer un lancer de 29 roses blanches dans le Lay.

Puis nous acheminerons ensemble, jusqu’à l’entrée du port de plaisance, la plaque commémorative destinée au futur mémorial.

A 10 heures, après la dépose de gerbes, une minute de silence sera observée.

Une cérémonie religieuse aura lieu à la Chapelle de La Faute sur Mer à 10 h 45 en présence d’autorités catholiques et musulmanes.

Les familles endeuillées invitent tous ceux qui le souhaitent à les accompagner lors de cette commémoration.

Autorités Civiles, Religieuses, Militaires, pompiers, protection civile, gendarmes, Croix Rouge, Secours Populaire, Secours Catholique et bien sûr tous les bénévoles qui nous ont soutenus lors de ce drame seront les bienvenus.

Ceux qui le désirent pourront se joindre au repas qui clôturera cette matinée.

Afin que tous puissent être associés à la réalisation d’une stèle, à son entretien et à son fleurissement, une souscription est ouverte sur un compte spécifique.

Vous pouvez envoyer vos dons à l’AVIF, 5 passage du littoral 85 460 La Faute sur mer à l’ordre de AVIF.COMM

Xynthia : la colère des habitants de la Faute-sur-mer

A quelques jours de la commémoration officielle de la tragédie Xynthia, le maire de la Faute-sur-mer, en Vendée, est fortement contesté. Il est accusé d’avoir délivré des permis de reconstruire en zone inondable malgré le danger.

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Zone interdite (mkv)

Des catastrophes pas si naturelle que ça (flv)

Documentaire de l'agence CAPA diffusé sur FR3 (wmv)

Débat avec PPDA sur FR3 (wmv)

Audition du préfet au sénat (flv)

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