Archive pour le 14 avril 2011

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Le maire de la-Faute-sur-Mer a été mis en examen jeudi dans l’enquête liée à la catastrophe meurtrière qui a frappé la commune en février 2010. Le procureur de la République a fait valoir une « violation manifeste et caractérisée des obligations de prudence ».

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L’avocate de l’association de victimes des inondations du Sud-Vendée (Avif) Corinne Lepage s’est dite « satisfaite que la justice avance » au micro de Europe 1 jeudi soir. Elle était interrogée sur la mise en examen de René Marratier, maire de la Faute-sur-Mer.

La présidente de CAP21 est aussi l'avocate de l'Avif 

La présidente de CAP21 est aussi l’avocate de l’Avif SIPA

Invitée de Europe 1 jeudi soir, Corrinne Lepage, qui défend l’Avif, était heureuse de voir René Marratier mis en examen. Le maire de la Faute-sur-Mer est ressorti libre jeudi après avoir passé la nuit en garde à vue, mais mis en examen pour « homicide involontaire » et « mise en danger de la vie d’autrui ». Selon Corinne Lepage, « c’est quand même lui qui est à l’origine de toute cette urbanisation » responsable de la cuvette où ont péri 29 personnes en février 2010.lors du passage de la tempête. L’avocate de l’Avif s’est aussi réjouie de ce « premier acte judiciaire fort » ajoutant au passage qu’elle ferait« ce qu’il faut pour qu’on aille au bout de ce dossier ».

Les gendarmes enquêtent en effet depuis plusieurs mois sur différents dysfonctionnements, comme le processus d’alerte, la réactivité des secours, mais aussi les conditions d’urbanisation des lotissements inondés par la tempête le 28 février 2010. « Il y a des indices graves et concordants de fautes commises par le maire » a dit le procureur au sortir de chez le juge.

Des accusations que dément son avocat. « On lui reproche de ne pas avoir respecté des règlements que, pour beaucoup, il ne connaissait pas », a indiqué Me Olivier Metzner. « Il a toujours parfaitement respecté toutes les directives et circulaires qui lui avaient été données ». Des circulaires délivrées par le préfet, dont Me Metzner semble mettre très clairement la responsabilité en jeu. « Quelques heures avant le drame, il a reçu une lettre circulaire préfectorale indiquant un risque de submersion des rivages, en aucun cas des maisons », a précisé l’avocat de René Marratier, ajoutant que le préfet avait conseillé « à chacun de rester chez soi » et « ceux qui sont restés à leur domicile comme le conseillait le préfet sont décédés », a ajouté Me Olivier Metzner.

 

Le maire de la Faute-sur-Mer (Vendée), René Marratier, a été mis en examen jeudi pour « homicide involontaire » et « mise en danger de la vie d’autrui » dans le cadre de l’enquête sur le drame de la tempête Xynthia, a indiqué son avocat Olivier Metzner.

« On lui reproche de ne pas avoir respecté des règlements que, pour beaucoup, il ne connaissait pas », a indiqué Me Olivier Metzner au tribunal des Sables d’Olonne, en assurant que son client « a toujours parfaitement respecté toutes les directives et circulaires qui lui avaient été données ».

M. Marratier est ressorti libre mais a été placé sous contrôle judiciaire, avec comme obligation de répondre aux convocations du juge d’instruction chargé de l’information judiciaire sur les responsabilités humaines des conséquences meurtrières de la tempête Xynthia, Yannick Le Goater, a précisé le procureur des Sables d’Olonnes, Thierry Dran.

« La mise en examen a eu lieu car le juge a estimé, selon la loi, qu’il existait des indices graves et concordants qu’il y avait eu violation manifeste et caractérisée des obligations de prudence », a ajouté M. Dran qui a indiqué que ces questions concernaient « l’ensemble du dossier ».

Si M. Marratier est le seul à avoir été mis examen à ce stade, « on ne peut pas exclure qu’il y en ait d’autres », a reconnu M. Dran, en précisant que, devant le juge, M. Marratier « a refusé de s’expliquer », ainsi qu’il en avait le droit.

Avant le maire, la première adjointe en charge de l’urbanisme, Françoise Babin, et le maire-adjoint, membre de la commission locale « urbanisme » et responsable d’une entreprise de construction immobilière, Patrick Maslin, ont déjà été placés en garde à vue, puis relâchés.

Le 28 février 2010, la brusque montée des eaux provoquée par l’effet conjugué des vents violents et d’une marée de fort coefficient avait fait 29 morts dans la petite station balnéaire vendéenne.

M. Marratier, 58 ans, maire depuis 1989, avait été placé en garde à vue mercredi matin. Les gendarmes enquêtent depuis plusieurs mois sur différents aspects du drame provoqué par la tempête Xynthia, comme le processus d’alerte, la réactivité des secours, mais aussi les conditions d’urbanisation des lotissements inondés.

« Quelques heures avant le drame, il a reçu une lettre circulaire préfectorale indiquant un risque de submersion des rivages, en aucun cas des maisons », a également précisé l’avocat de René Marratier.

Le préfet avait conseillé « à chacun de rester chez soi » et « ceux qui sont restés à leur domicile comme le conseillait le préfet sont décédés », a ajouté Me Olivier Metzner. « Tous les permis de construire accordés par M. Marratier ont été validés par les juridictions administratives », selon son avocat.

« Notre défense sera agressive et consistera » à mettre en lumière « toutes les responsabilités », a souligné Me Metzner. « On a le sentiment qu’on fait payer un homme pour peut-être cacher d’autres responsabilités ». « Mon client est abasourdi, il ne comprend pas », a-t-il ajouté.

 

Le maire de La Faute-sur-Mer, René Marratier, a été mis en examen ce jeudi pour « homicide involontaire » et « mise en danger de la vie d’autrui » dans le cadre de l’enquête sur les responsabilités humaines dans le drame de la tempête Xynthia.

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Le maire de La Faute -sur-Mer arrivant au tribunal des Sables-d'Olonne le 14 avril 2011
Le maire de la Faute-sur-mer, René Marratier, a été mis en examen jeudi pour « homicide involontaire »

Il est également poursuivi pour « mise en danger » de la vie d’autrui après le drame de la tempête Xynthia, a indiqué son avocat, Me Olivier Metzner.

Le 28 février 2010, la brusque montée des eaux provoquée par l’effet conjugué des vents violents et d’une marée de fort coefficient avait fait 29 morts dans la petite station balnéaire vendéenne.

 

M. Marratier, 58 ans, maire depuis 1989, avait été placé en garde à vue mercredi matin dans le cadre d’une information judiciaire pour « homicide  involontaire », « mise en danger de la vie d’autrui », « abstention de combattre un sinistre » et « prise illégale d’intérêt ».

Les gendarmes enquêtent depuis plusieurs mois sur différents aspects du drame provoqué par la tempête Xynthia , comme le processus d’alerte, la  réactivité des secours, mais aussi les conditions d’urbanisation des lotissements inondés. L’élu nie toute défaillance dans le processus d’alerte et toute irrégularité dans l’octroi des permis de construire, selon son avocat.

D’autres élus en garde à vue
La première adjointe de la commune, en charge de l’urbanisme, Françoise Babin, et le maire-adjoint membre de la commission locale urbanisme et responsable d’une entreprise de construction immobilière, Patrick Maslin, ont aussi été placés en garde à vue ces derniers jours, puis relâchés.

Mme Babin est la mère de Philippe Babin, un promoteur immobilier. Celui-ci est à la tête d’une entreprise qui avait des parts dans trois des quatre lotissements construits dans la « cuvette mortifère » où plusieurs personnes ont trouvé la mort. Interrogée à ce sujet en mars 2010, peu après la catastrophe, l’élue avait déclaré n’avoir « rien à cacher ». « Je n’ai signé aucun permis de construire qui concerne la SARL Babin, tous les documents de lotissements ont été instruits par la DDE et les permis de construire signés par le maire », avait-elle dit.

L’alerte météo du 27 février 2010
Pour Me Metzner, viser les élus locaux revient à s’en prendre « aux  lampistes » alors que « les responsabilités sont à rechercher à leur vrai niveau, c’est-à-dire l’Etat, dans les services de la préfecture et de la météo », dans le processus d’alerte. Un des maillons de ce processus d’alerte, Samuel Veillard, responsable des pompiers et des secours à l’Aiguillon-sur-Mer, a passé jeudi matin deux heures à la gendarmerie.

Le 27 février 2010, le bulletin d’alerte météo transmis par la préfecture de Vendée à tous les maires concernés, y compris celui de la Faute-sur-Mer prévenait d’un risque de « fortes vagues déferlant sur le littoral » et « d’une élévation temporaire du niveau de la mer pouvant submerger certaines parties du littoral ». « Si vous êtes riverain d’un estuaire, prenez vos précautions face à de  possibles inondations et surveillez la montée des eaux », précisait le message de mise en vigilance rouge concernant la Vendée.

Une catastrophe qui « n’est pas le fruit du hasard »
De façon plus globale, « le bilan de la catastrophe qui a touché l’ouest de  la France le 28 février 2010 n’est pas le fruit du hasard » mais « l’aboutissement d’un processus de construction du risque qui a autorisé l’installation de populations vulnérables dans des habitations inadaptées au risque inondation et clairement exposées à la submersion marine », selon une étude universitaire publiée en février 2011 dans un hors-série de la revue « Place Publique ».

« La totalité des victimes à la Faute-sur-mer habitait des maisons construites depuis 1980 », selon cette étude menée par des chercheurs du laboratoire Gouvernance, risque, environnement développement (GESTER) de l’université de Montpellier.

Différentes expertises menées après la tempête ont permis d’établir qu’à la Faute-sur-Mer, environ un demi-millier de maison -soit une sur cinq – avaient été bâties en zone inondable. La plupart des victimes ont péri noyées dans des lotissements construits en dessous du niveau de la mer. Le drame avait soulevé de nombreuses questions sur les permis de construire délivrés pour ces lotissements.

 

Des élus de la commune vendéenne sont soupçonnés d’avoir délivré des permis de construire abusifs, qui auraient participé à alourdir le bilan de la tempête.
René Marratier, maire de la Faute-sur-mer, a été placé en garde à vue mercredi 13 avril, avant d'être mis en examen jeudi. (AFP)
René Marratier, maire de la Faute-sur-mer, a été placé en garde à vue mercredi 13 avril, avant d’être mis en examen jeudi. (AFP)

Le maire de La Faute-sur-Mer René Marratier a été mis en examen pour « homicide involontaire » et « mise en danger de la vie d’autrui », annonce jeudi 14 avril son avocat.

« On lui reproche de ne pas avoir respecté des règlements que, pour beaucoup, il ne connaissait pas », estime Me Olivier Metzner. Et d’assurer que son client « a toujours parfaitement respecté toutes les directives et circulaires qui lui avaient été données ».
« Quelques heures avant le drame, il a reçu une lettre circulaire préfectorale indiquant un risque de submersion des rivages, en aucun cas des maisons », affirme encore l’avocat de René Marratier. « Tous les permis de construire accordés par M. Marratier ont été validés par les juridictions administratives », insiste-t-il.

Le maire vendéen avait été placé en garde à vue mercredi dans le cadre de l’enquête  sur les éventuelles responsabilités humaines après les inondations meurtrières provoquées par la tempête Xynthia.

Le 28 février 2010, la brusque montée des eaux provoquée par l’effet conjugué des vents violents et d’une marée de fort coefficient avait fait vingt-neufs morts dans la petite station balnéaire vendéenne.

Plusieurs élus mis en cause

Avant le maire, les gendarmes avaient déjà mis en garde à vue la première adjointe municipale en charge de l’urbanisme, Françoise Babin, et le maire-adjoint membre de la commission urbanisme de la commune,Patrick Maslin, avant de les relâcher. Pusieurs fonctionnaires ont également été entendus, dont le préfet de la Vendée, Jean-Jacques Brot.

Les enquêteurs, qui ont déjà mené des centaines d’auditions, explorent les différents aspects du drame : prévisions météorologiques, processus d’alerte, réactivité des secours, mais aussi les conditions d’urbanisation des lotissements inondés.

« Cuvette mortifère »

La question de l’urbanisation avait été soulevée dès le lendemain de la tempête. La plupart des 29 victimes déplorées à la Faute-sur-Mer sont en effet mortes noyées chez elles, dans des lotissements situés sous le niveau de la mer, au pied d’une digue, dans un quartier surnommé depuis « la cuvette mortifère ».
Sous le feu des critiques, les élus de la Faute-sur-mer ont toujours défendu la légalité de leurs actes et des permis de construire octroyés dans les zones inondées. L’adjointe Françoise Babin, a notamment toujours clamé son intégrité, alors que son fils dirige une société immobilière qui avait des parts dans trois des quatre lotissements de la « cuvette mortifère ». Mais pour l’avocate des parties civiles, Corinne Lepage, « ce n’est pas seulement la faute à pas de chance ».

 

 

  • René Marratier à son chez le juge, ce jeudi, aux Sables-d'Olonne.

    René Marratier à son chez le juge, ce jeudi, aux Sables-d’Olonne.

    Marc Roger/Ouest-France

René Marratier, le maire de La Faute-sur-Mer, vient d’être mis en examen, vient-on d’apprendre aux Sables-d’Olonne, pour «homicide involontaire» et «mise en danger de la vie d’autrui». Le juge d’instruction n’a pas retenu la «prise illégale d’intérêt».

L’élu avait été placé en garde à vue hier matin dans le cadre d’une information judiciaire ouverte fin novembre, à la suite d’une plainte déposée par l’Avif (association des victimes des inondationset des victimes à titres individuel.

A l’issue de sa garde à vue, à la gendarmerie des Sables-d’Olonne, le maire de La Faute-sur-Mer a été transféré vers 15 h au tribunal dans un véhicule de la gendarmerie. Son avocat, maître Olivier Metzner, a prévu de tenir une conférence de presse ainsi que le procureur des Sables-d’Olonne, Thierry Dran.

Dans la nuit du 27 au 28 février 2010, 29 personnes étaient décédées dans la commune de La Faute-sur-Mer, en raison des inondations provoquées par Xynthia.

L’enquête tente de déterminer les éventuelles responsabilités dans les 29 décès liés à la tempête du 28 février 2010.

René Marratier, maire de La Faute-sur-Mer (Vendée), a été conduit jeudi après-midi au palais de justice des Sables-d’Olonne pour être présenté au juge d’instruction après une trentaine d’heures de garde à vue, a constaté l’AFP sur place. « Plus la catastrophe est significative, plus il faut des coupables ou présumés coupables. Je ne laisserai pas un élu local être ce coupable », a déclaré son avocat, Me Olivier Metzner, venu l’assister pour cette présentation qui pourrait déboucher sur une mise en examen.

Le 28 février 2010, la brusque montée des eaux provoquée par l’effet conjugué des vents violents et d’une marée de fort coefficient a fait 29 morts dans la petite station balnéaire vendéenne. René Marratier, 58 ans, maire depuis 1989, a été placé en garde à vue mercredi matin dans le cadre d’une information judiciaire pour « homicide involontaire », « mise en danger de la vie d’autrui », « abstention de combattre un sinistre » et « prise illégale d’intérêt ».

Élus en garde à vue

Les gendarmes enquêtent depuis plusieurs mois sur différents aspects du drame provoqué par la tempête Xynthia, comme le processus d’alerte, la réactivité des secours, mais aussi les conditions d’urbanisation des lotissements inondés. René Marratier nie toute défaillance dans le processus d’alerte et toute irrégularité dans l’octroi des permis de construire, selon son avocat. Avant lui, sa première adjointe en charge de l’urbanisme, Françoise Babin, et le maire adjoint, membre de la commission locale urbanisme et responsable d’une entreprise de construction immobilière, Patrick Maslin ont déjà été placés en garde à vue, puis relâchés.

Pour Me Metzner, viser les élus locaux revient à s’en prendre aux « lampistes » alors que « les responsabilités sont à rechercher à leur vrai niveau, c’est-à-dire l’État, dans les services de la préfecture et de la météo », dans le processus d’alerte, comme il l’a dit mercredi. Un des maillons de ce processus d’alerte, Samuel Veillard, responsable des pompiers et des secours à L’Aiguillon-sur-Mer, a passé, jeudi matin, deux heures à la gendarmerie, a constaté l’AFP sur place.

Zone inondable

Le 27 février 2010, le bulletin d’alerte météo transmis par la préfecture de Vendée à tous les maires concernés, y compris celui de La Faute-sur-Mer, prévenait d’un risque de « fortes vagues déferlant sur le littoral » et d’une « élévation temporaire du niveau de la mer pouvant submerger certaines parties du littoral ». « Si vous êtes riverain d’un estuaire, prenez vos précautions face à de possibles inondations et surveillez la montée des eaux », précisait le message de mise en vigilance rouge concernant la Vendée, dont l’AFP a eu copie.

De façon plus globale, « le bilan de la catastrophe qui a touché l’ouest de la France le 28 février 2010 n’est pas le fruit du hasard » mais « l’aboutissement d’un processus de construction du risque qui a autorisé l’installation de populations vulnérables dans des habitations inadaptées au risque inondation et clairement exposées à la submersion marine », selon une étude universitaire publiée en février 2011 dans un hors série de la revue Place publique. « La totalité des victimes à La Faute-sur-Mer habitaient des maisons construites depuis 1980 », selon cette étude menée par des chercheurs du laboratoire Gouvernance, risque, environnement développement (GESTER) de l’université de Montpellier. Différentes expertises menées après la tempête ont permis d’établir qu’à La Faute-sur-Mer, environ un demi-millier de maisons – soit une sur cinq – avaient été bâties en zone inondable.

 

  • René Marratier est toujours en garde à vue.

    René Marratier est toujours en garde à vue.

    Photo AFP.

La garde à vue du maire de la Faute-sur-mer (Vendée) René Marratier, a été prolongée. L’élu se trouvait toujours jeudi à la gendarmerie des Sables d’Olonne, dans le cadre de l’enquête sur les responsabilités humaines dans le drame de la tempête Xynthia, a-t-on appris de source proche du dossier.

 

En garde à vue depuis mercredi matin

À ce stade, l’information judiciaire ouverte aux Sables d’Olonne pour« homicide involontaire », « mise en danger de la vie d’autrui »« abstention de combattre un sinistre » et « prise illégale d’intérêt » n’a donné lieu à aucune mise en examen.

M. Marratier, 58 ans, maire depuis 1989, est entendu depuis mercredi matin par les enquêteurs qui s’efforcent de déterminer les éventuelles responsabilités humaines dans la mort de 29 personnes noyées par la submersion marine provoquée par la tempête du 28 février 2010.

 

Qui est responsable ?

L’élu nie toute défaillance dans le processus d’alerte et toute irrégularité dans l’octroi des permis de construire, selon son avocat Me Olivier Metzner.

Pour l’avocat, viser les élus locaux revient à s’en prendre « aux lampistes » alors que« les responsabilités sont à rechercher à leur vrai niveau, c’est-à-dire l’Etat, dans les services de la préfecture et de la météo », dans le processus d’alerte.

En avril 2010, le tribunal administratif de Nantes avait annulé un permis de construire délivré par M. Marratier le 13 mai 2007, pour un terrain situé dans un des quartiers noyés par les eaux pendant la tempête.

 

Deux autres mises en garde à vue

Saisi par la préfecture de la Vendée, le tribunal administratif de Nantes a estimé qu’il avait « commis une erreur manifeste d’appréciation » en délivrant ce permis. La demande avait été validée trois semaines avant la publication d’un arrêté préfectoral classant le quartier concerné en zone rouge, donc non-constructible, en anticipation de la mise en place d’un Plan de prévention des risques d’inondations (PPRI) auquel la commune s’opposait depuis des années.

 

Ces derniers jours, la première adjointe de La-Faute-sur-Mer, en charge de l’urbanisme, Françoise Babin, et le maire-adjoint, membre de la commission locale urbanisme et responsable d’une entreprise de construction immobilière, Patrick Maslin, ont aussi été placés en garde à vue, puis relâchés.

Mme Babin est la mère de Philippe Babin, patron d’une société immobilière qui avait des parts dans trois des quatre lotissements construits en zone inondable où plusieurs personnes ont trouvé la mort.

 

Le maire de La Faute-sur-Mer (Vendée), placé hier en garde à vue, doit s’expliquer sur les permis de construire accordés en zone inondable. La tempête Xynthia avait fait 29 morts l’an dernier.

Les habitants de La Faute-sur-Mer n’en peuvent plus. « Arrêtez un peu de parler de nous ! » râle ce vieil hôtelier sur le front de mer. Hélas ! un nouveau rebondissement agite encore la commune meurtrie. Plus d’un an après la tempête Xynthia qui a fait 29 morts dans la petite station balnéaire de Vendée, c’est sans doute le désespoir qui n’en finit pas de faire des ravages et de diviser les résidents. Les uns, figés dans le souvenir et la recherche des responsables, fustigent le maire et sa politique d’urbanisation en dépit des risques d’inondation connus depuis longtemps. Les autres font bloc autour de l’édile et souhaitent laisser le drame derrière eux et tourner la page. Dans les rues calmes du village, beaucoup ne se saluent même plus.

Un coup de tonnerre vient de scinder encore plus partisans et opposants de René Marratier. Le maire, convoqué mercredi matin pour une audition à la gendarmerie, a été placé en garde à vue. C’est le troisième élu gardé à vue dans le cadre de l’information judiciaire ouverte aux Sables-d’Olonne pour « homicide involontaire », « mise en danger de la vie d’autrui », « abstention de combattre un sinistre » et « prise illégale d’intérêt », à la suite d’une plainte avec constitution de partie civile de l’Avif (Association des victimes des inondations de La Faute-sur-Mer) et de quarante victimes à titre individuel. Déjà, le 7 avril, Patrick Maslin, maire adjoint, membre de la commission d’urbanisme et gérant d’une entreprise de construction immobilière, avait passé la journée en cellule. Et mardi matin, c’était au tour de Françoise Babin, première adjointe de la commune, en charge de l’urbanisme, de passer une nuit sous les verrous.

Pour le représenter, le maire a choisi un ténor du barreau, Me Olivier Metzner, qui fera face à Corine Lepage, avocate de l’Avif. « René Marratier expliquera aux gendarmes qu’il a totalement respecté les décisions des juridictions administratives en matière de permis de construire », déclare le célèbre avocat. Il prévient en outre que son client compte montrer aux enquêteurs « une lettre de la préfecture reçue la veille de la tempête », qui le dédouanerait concernant la gestion défaillante de l’alerte. Le document conseille aux habitants de rester chez eux, « or ceux qui sont restés chez eux sont ceux qui sont morts », assène Me Metzner. Des propos qui ont peu de chance d’apaiser les tensions au sein du village endolori.

Urbanisme : le pouvoir des maires

L’aménagement du territoire communal est l’une des principales responsabilités du maire. Il décide, au nom de la commune, de délivrer ou non un permis de construire et d’attribuer des autorisations d’urbanisme sur son territoire.

Dans les petites communes, il peut toutefois décider de déléguer ce pouvoir à l’Etat qui délivre un avis en cas de demande de permis de construire.

Depuis 2000 et la loi SRU sur le renouvellement urbain, le maire doit élaborer avec l’approbation du conseil municipal des plans locaux d’urbanisme (PLU), qui définissent de façon très précise les zones constructibles et les types de construction qui y sont autorisés. « Ce document administratif fixe une série de règles, zone par zone, qui définissent le volume de construction autorisé, délimite les parcelles qu’il faut sauvegarder pour le futur, ou encore celles qui présentent des risques pour la sécurité de la population », précise Philippe Laurent, maire de Sceaux. En cas de refus injustifié, l’Etat comme les particuliers ont la possibilité de demander un recours auprès du tribunal administratif.

 

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