Archive pour le 22 avril 2011

XYNTHIA – Détournement des gravats des chantiers de deconstruction : le Préfet de la Vendée a porté plainte.
Au-delà de ces infractions, le Préfet tient à souligner qu’il ne s’agit pas de matériaux banals.
Par respect pour les victimes, pour leurs familles et pour les personnes sinistrées, ces gravats devaient être traités loin du lieu de la tragédie du 28 février 2010.

Le Préfet de la Vendée a porté plainte, ce jour, suite à l’utilisation abusive de matériaux de déconstruction de maisons sinistrées à la Faute sur Mer.

Au-delà de ces infractions, le Préfet tient à souligner qu’il ne s’agit pas de matériaux banals.

Par respect pour les victimes, pour leurs familles et pour les personnes sinistrées, ces gravats devaient être traités loin du lieu de la tragédie du 28 février 2010 et sans réutilisation à proximité, à Triaize en l’occurrence.

Dès qu’il a eu connaissance de ces agissements, le Préfet de la Vendée a aussitôt adressé des courriers de protestation respectivement à : l’Association Syndicale de la Vallée du Lay (ASVL), au transporteur SITA et à l’entreprise Genier Deforge chargée des chantiers de déconstruction.

Il a été demandé à l’entreprise Genier Deforge de dénoncer immédiatement le contrat avec son transporteur, la société SITA.

La société SITA a reconnu sa responsabilité dans cette affaire et s’est engagée à retirer l’ensemble des matériaux.

Les matériaux seront donc bien traités conformément aux termes du contrat initial. Genier Deforge a dénoncé son contrat avec SITA et lui a demandé de retirer l’ensemble de ses bennes du chantier. Un nouveau prestataire a été contacté.

Le contrat est en cours de préparation et de signature et prendra effet à compter du 26 avril 2011.

Les gravats du chantier de déconstruction de La Faute prenaient la direction de Triaize, pour remblayer des chemins.« Du vol », indique-t-on à la préfecture.  / Archives.

Les gravats du chantier de déconstruction de La Faute prenaient la direction de Triaize, pour remblayer des chemins.« Du vol », indique-t-on à la préfecture. / Archives.
A La Faute-sur-Mer, les gravats des maisons détruites devaient être triés et valorisés.Une partie a servi à remblayer des chemins à Triaize. Avant que le préfet tape du poing.

C’est un ouvrier qui s’est étonné mardi dernier. Il trouvait que les rotations des camions étaient très rapides pour aller du chantier à la plateforme de valorisation des gravats. Discrètement, l’entreprise qui a décroché le contrat de déconstruction des maisons sinistrées de La Faute-sur-Mer entreprend de suivre les poids lourds afin de voir où ils déversent leur cargaison.

Et là, ô surprise, les gravats sont dispersés sur des chemins de Triaize. Sans avoir été triés, comme le stipule pourtant le contrat passé avec l’État. « On a retrouvé des brosses à dent ou des morceaux de plastique, grogne le maire, Alain Jarry, qui a fait constater la situation par huissier. Triaize n’est pas une décharge ! »

La préfecture le confirme. « Ces matériaux n’avaient rien à faire ici », commente Sébastien Cauwel, directeur de cabinet du préfet de la Vendée, Jean-Jacques Brot. Le prestataire, en l’occurrence Sita (du groupe Suez), « devait emmener ça sur une plateforme de traitement et de valorisation ». Avant une utilisation qui restait à définir.

Xynthia avait abîmé les chemins

Pourquoi ce déchargement ici ? Par qui ? Et qui en a demandé le transfert ? « L’association foncière de Triaize qui voulait remblayer les chemins », répond sans hésiter Yves Priouzeau, président de l’association de la Vallée du Lay, laquelle a participé au transfert. « On a juste transporté la cargaison, rien d’autre », minimise Yves Priouzeau.

Guy Vexiau, président de l’association foncière en question, ne nie pas. Mais proteste de la pureté de ses intentions. « C’était pour améliorer les chemins à moindre coût, admet-il, un peu penaud, car Xynthia les avait beaucoup abîmés. »

Devant la médiocre qualité de ce matériau, il aurait demandé lui-même à l’entreprise de reprendre illico presto sa marchandise. Une version un peu romancée de l’affaire ? Le préfet, lui, n’a pas apprécié. Alerté par ce détournement de matériaux, « qui appartiennent à l’État »,il a sommé les principaux concernés de restituer fissa la précieuse marchandise. Dès hier, Sita avait ramassé sa cargaison « égarée ».

Le préfet n’en est pas resté là : il a également demandé à Genier Desforge de dénoncer le contrat qui la liait à Sita. Selon nos informations, l’entreprise a pris toutes ses dispositions. Le préfet se réservait, hier encore, la possibilité de déposer plainte contre les responsables. Hier, Genier Desforge était en quête d’un nouveau prestataire pour évacuer, dans les règles de l’art cette fois, ces déchets. En espérant que les camions ne se « tromperont » pas de route.

Philippe ECALLE.

 

  • L’intégration de La Faute, de l’Aiguillon et de La Tranche porterait à dix le nombre de communes formant la communauté de communes du Pays né de la Mer. Ici, Luçon.

    L’intégration de La Faute, de l’Aiguillon et de La Tranche porterait à dix le nombre de communes formant la communauté de communes du Pays né de la Mer. Ici, Luçon.

Après plusieurs mois de statu quo, les maires de La Tranche, L’Aiguillon et La Faute-sur-Mer viennent de franchir un pas décisif vers l’intercommunalité. Pressés mercredi par le préfet de prendre position, conformément à la loi de réforme territoriale adoptée en décembre 2010, les élus ont fait part, mercredi, dans une lettre commune de leur souhait d’intégrer la communauté de communes du Pays né de la mer. Cette dernière réunit 17 000 habitants de sept communes.

Mardi, le schéma départemental de coopération intercommunale sera présenté à la commission chargée de l’étudier. La réforme prévoit son adoption d’ici au 31 décembre.

 

A La Faute-sur-Mer, les gravats des maisons détruites devaient être triés et valorisés. Ces derniers jours, une partie a été détournée pour remblayer les chemins de Triaize. Sauf que rien n’autorisait ces matériaux a venir « engraisser » les chemins de la petite commune. Circonstance aggravante, ces gravats n’avaient pas été triés. « On a trouvé des brosses à dents, des bouts de plastiques, s’agace le maire de la commune, Alain Jarry. Triaize n’est pas une décharge ! » Alerté, le préfet, Jean-Jacques Brot, a sommé ceux qui avaient détourné ces gravats de les ramener vers la plateforme de tri et de valorisation. Il a également demandé à l’entreprise en charge de la démolition, Genier Deforges, de dénoncer le contrat qui le liait à son prestataire. Le préfet se réserve enfin le droit de déposer plainte.

 

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Zone interdite (mkv)

Des catastrophes pas si naturelle que ça (flv)

Documentaire de l'agence CAPA diffusé sur FR3 (wmv)

Débat avec PPDA sur FR3 (wmv)

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