Archive pour mai 2011

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Xynthia : une sinistrée réclame son indemnisation

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Parce qu’elle n’a toujours pas été indemnisée, Sophie Rambeault a décidé d’entamer une grève de la faim.

Dans la nuit du 27 au 28 février 2010, a tempête Xynthia touchait son restaurant situé sur la commune de L’Aiguillon sur Mer. Classé en zone noire, il est, depuis, fermé et sa propriétaire attend toujours d’être indemnisée.

Le 17 mai 2010, Sophie Rambeault, propriétaire de l’Oasis, signait un document à France Domaines pour être indemnisée. Son établissement devait être rasé après indemnisation par l’Etat.

Sans indemnisation, la restauratrice vendéenne ne peut redémarrer un autre projet. Son établissement employait 8 salariés pour un chiffre d’affaires annuel de 170000 euros. Aujourd’hui, Sophie Rambeault vit avec le RSA.

Elle a décidé de faire avancer le dossier en démarrant sa grève de la faim dès mardi devant l’Elysée.

Dans le cadre de l’instruction ouverte après la tempête Xynthia, Françoise Babin, adjointe de René Marratier, maire de la Faute sur Mer vient d’être mise en examen . A la mi-avril, René Marratier avait lui-même été mis en examen dans le cadre de l’instruction pour « homicide involontaire » et « mise en danger de la vie d’autrui ».

 

Sophie, l’ancienne patronne de l’Oasis, une table estivale bien connue de L’Aiguillon, va entamer une grève de la faim. Elle affirme qu’elle sera mardi « devant l’Elysée » pour attirer l’attention sur son sort. «Personne ne m’entend, je n’en peux plus», soupire-t-elle. Son restaurant a été balayé par les vagues de Xynthia en février 2010. Depuis, cette mère de famille âgée de 35 ans attend, en vain, une indemnisation, et vit avec le RSA et des allocations familiales, « soit environ 800 € par mois ». Un blocage qu’elle comprend d’autant moins qu’elle avait accepté le montant de l’indemnisation proposé par les services de l’État.

Restauratrice à L’Aiguillon, cette femme a entamé une grève de la faim et se rendra devant l’Elysée mardi. Son restaurant a été balayé par la tempête mais elle attend toujours une indemnisation. Pourtant elle avait accepté le montant proposé par l’État.

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Le Tour de France partira de Vendée pour la cinquième fois.


On aurait pu imaginer que la société du Tour de France puisse faire un tracé qui permette le passage sur l’une des deux communes sinistrées par la tempête Xynthia qui a touché notre département il y a un peu plus d’un an. Cela aura permis de mettre une nouvelle fois les projecteurs sur la Faute -sur-Mer et l’Aiguillon-sur-Mer afin de saluer ceux qui ont tant souffert dans la nuit du 27 au 28 février 2010.

D’après nos informations, le conseil général de la Vendée avait donné son accord pour que la présentation des équipes se fasse sur l’une des deux communes sinistrées. Mais voilà, le décideur est la société du Tour de France qui d’après les éléments publiés, indique que la présentation des équipes se fera au Puy-du-Fou.

 

Espérons, tout de même, qu’il ne soit pas trop tard pour que cet événement festif permette de diriger les projecteurs sur la Faute -sur-Mer et l’Aiguillon-sur-Mer qui en ont bien besoin.

 

Selon un rapport australien, le réchauffement éléverait le niveau des océans. Découvrez les conséquences sur une carte intéractive

 

Un mètre de plus en un siècle ! Le niveau des mers pourrait s’élever de « 50 centimètres à 1 mètre » entre 1990 et 2100, selon un rapport publié par la commission climat du gouvernement australien. Ces prévisions sont supérieures à celles du groupe intergouvernemental d’experts sur le climat (Giec).

La hausse du niveau de la mer est lié au réchauffement climatique, et la responsabilité des gaz à effet de serre émis par l’homme ne fait aucun doute, selon cette étude. L’élévation des températures provoque la fonte des calottes glaciaires et dilate l’eau des océans.

Multiplier les inondations
« Nous savons que la glace fond, à un taux croissant », a indiqué à l’AFP le professeur Will Steffen, responsable de la commission. . « Cela nous indique qu’il faut tendre vers l’estimation haute d’un mètre. Et il y a des gens qui disent qu’il faut aller bien au delà ».

Une élévation du niveau de l’eau aurait des conséquences très importantes dans les zones côtières, en multipliant la fréquence et la gravité des inondations. Un problème crucial alors que la population mondiale se concentre de plus en plus sur le littoral.

Un clic pour bouger les lignes de côtes
Une carte interactive, « Flood Maps », établie à partir de données de la Nasa, permet de visualiser les conséquences d’une élévation d’un mètre, deux mètres, dix mètres… En un clic, on voit la mer grignoter les lignes de côte. En France, par exemple, les zones proches de La Faute-sur-Mer seraient sous les eaux très rapidement.

Attention, toutefois, ce n’est qu’une simulation, qui ne prend pas en compte les éventuelles digues construites pour éviter les inondations (notamment aux Pays-Bas), et qui, inversement, ne peut pas prévoir les érosions des côtes sous l’assaut des vagues.

 

Un prélèvement sur les ressources fiscales de l’Etat compensera le manque à gagner durant quatre ans.
Un prélèvement compensera les pertes fiscales des communes frappées par une catastrophe naturelle.

Les communes frappées par Xynthia ont subi une forte diminution de leurs recettes fiscales en raison, notamment, des déconstructions de maisons menées par l’Etat.

Dans son rapport, la Mission sénatoriale d’information sur les conséquences de la tempête a estimé que cette perte fiscale pourrait s’élever à près d’un million d’euro pour les seules communes vendéennes de La Faute sur Mer et de l’Aiguillon sur Mer, communes les plus touchées en février 2010.

Pour Bruno Retailleau, « il serait injuste qu’après avoir subi la tempête, les habitants aient en plus à supporter une augmentation des impôts locaux rendue inévitable par les difficultés budgétaires de leurs communes ».

C’est pourquoi la proposition de loi sur la gestion effective du risque de submersion marine, présentée par Bruno Retailleau et adoptée à l’unanimité par le Sénat le 3 mai dernier, va permettre de résoudre ce problème.

En effet, grâce à ce texte, un prélèvement sur les ressources fiscales de l’Etat compensera le manque à gagner pour les communes frappées par une catastrophe naturelle.

Cette compensation portera sur la taxe d’habitation ainsi que sur la taxe foncière sur les propriétés bâties et non bâties.

Le montant de cette compensation sera égal à 90% des pertes fiscales la première année, 75% la deuxième année et enfin 50% la troisième et la quatrième année.

 

Les maisons détruites entraînent un manque à gagner pour la commune de La Faute. Archives.

Les maisons détruites entraînent un manque à gagner pour la commune de La Faute.
© Archives.

Moins de revenus à cause des destructions de maison. Des dépenses obligatoires.Pour compenser, la commune augmente ses impôts de 14 %.
Xynthia, le poids financier 

Plus d’un an après la tempête, la commune de La Faute-sur-Mer n’a sans doute pas fini d’en découvrir les suites. Alors que l’enquête pénale est toujours une épée de Damoclès au-dessus de certains élus, et notamment le maire, mis examen après sa garde à vue, d’autres complications se font jour. Financières, cette fois. Le budget de l’année, voté par le conseil municipal début mai, subit de plein fouet les conséquences de Xynthia. Même si René Marratier, le maire, reste positif : « Heureusement, commente-t-il, la commune était peu endettée et les impôts plus faibles que chez nos voisins. » Au total, le budget s’élève toujours à plus de 6,7 millions (3,3 en investissements ; 3,4 de fonctionnement).

Les revenus chutent

Le manque à gagner ? Plusieurs explications. En premier lieu, la baisse des produits de taxe d’habitation. « Les bases d’imposition ont sérieusement baissé », constate René Marratier. Dans la zone de solidarité, environ 500 maisons ont été rachetées par l’État, sur les près de 700 qui doivent l’être. Autant de contribuables en moins, sur les 3 750 d’avant la tempête. « On estime la perte à 200 000 €. » Autre montant perdu dans la colonne des recettes : le camping, fermé. L’enveloppe était de 800 000 €, dont une partie pouvait ensuite être affectée au budget général. Restent en revanche les revenus liés au casino (350 000 €).

Des dépenses obligatoires

Les recettes baissent. Les dépenses, pas forcément. « Il faut bien continuer à faire tourner la commune », résume le maire. Le personnel : vingt-cinq employés, renforcés l’été par des saisonniers. Parmi eux, les salariés du camping, affectés à d’autres tâches, sans les revenus qui venaient auparavant les financer. Les charges diverses du quotidien. Les investissements ? « On garde une marge de manoeuvre », estime René Marratier. Mais parmi les dépenses d’équipement, certaines sont aussi liées à la tempête : « On provisionne pour des travaux sur la digue, pour des achats liés au PPRI, plan de prévention des risques d’inondation. »

Les impôts à la hausse

Comment joindre les deux bouts ? Les élus ne disposent pas de 36 leviers possibles. Le premier, ce sont… les impôts. Les élus ont donc décidé d’augmenter leurs taux de 14 %. Une belle hausse. Mais la municipalité avait fait ses calculs. « Différentes simulations ont été effectuées, précise René Marratier. Si l’on voulait obtenir le même rendement, c’était inévitable. Les gens le comprennent. » Le maire rappelle aussi que la taxe finançant le syndicat des Marais, dissous, disparaît. Et compare, surtout, ses taux à ceux des communes voisines. « On reste inférieur. » N’empêche : la tempête laissera aussi, dans la commune, des traces financières.

Matthieu MARIN.

 

Les victimes de Xynthia ne désarment pas. L'association a même élargi son champ d'action.

L’Avif a tenu sa deuxième assemblée générale le samedi 14 au pavillon des Dunes, devant une assistance de plus de 100 personnes. Mais, le quorum n’étant pas atteint, elle a été transformée en assemblée extraordinaire avec le même ordre du jour, comme prévu dans les convocations.

Depuis sa création l’an dernier, l’Avif a élargi son champ d’action, en s’efforçant d’apporter de l’aide aux populations sinistrées dans tous les domaines où se posent des problèmes. « Nous ne sommes pas là pour rayer La Faute et L’Aiguillon de la carte » ; déclare Yannick Lange, le président. « Mais pour que les habitants puissent y vivre en sécurité ». En exemple, la manifestation du 12 août formant une chaîne humaine sur la digue pour réclamer des travaux sur celle-ci, travaux qui ont débuté quelques jours plus tard. « L’Avif interpelle, fait peur, inquiète même en haut lieu », forte de ses 610 adhérents comptabilisés au 31 décembre 2010 (les chiffres actuels n’ont pas été communiqués).

Une manifestation si…

Parmi les actions administratives à venir, celles concernant le PPRI, les expropriations et les indemnisations sont essentielles. Mais toutes sont suspendues à la parution de la circulaire du ministère de l’Environnement, qui sera applicable sur tout le territoire national, et qui fixera le cadre des plans de prévention. Dans l’attente, tout est bloqué. « On ne sait pas ce qu’elle contiendra ; même le préfet est inquiet car le risque existe de devoir reprendre à zéro la procédure du PPRI depuis la phase de consultation de la population » explique le président. Si elle reste sans nouvelles dans les semaines qui viennent, l’Avif organisera une manifestation pour demander le déblocage de la situation.

Au chapitre des procédures, 66 nouveaux plaignants se sont récemment ajoutés aux 40 initiaux, ayant porté plainte au pénal avec constitution de partie civile. L’Avif s’est aussi rapprochée de la Fédération nationale des victimes d’accidents collectifs (Fenvac), qui doit prochainement se constituer partie civile pour l’Avif.

Enfin, l’association poursuit son combat pour qu’un mémorial soit érigé à la mémoire des 29 victimes. Elle souhaite que le lieu en soit celui où est actuellement déposée la banderole, c’est-à-dire la parcelle cadastrée 851 appartenant au Syndicat des Marais de La Faute. Celui-ci étant promis à la dissolution et devant rétrocéder ses actifs à la commune, l’Avif demande qu’une solution soit trouvée pour ce terrain.

L’assemblée générale de l’AVIF

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Zone interdite (mkv)

Des catastrophes pas si naturelle que ça (flv)

Documentaire de l'agence CAPA diffusé sur FR3 (wmv)

Débat avec PPDA sur FR3 (wmv)

Audition du préfet au sénat (flv)

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