Archive pour le 18 septembre 2014

Les survivants de la tempête s’expriment au procès du drame de La Faute-sur-Mer. Ils disent leur colère face à ce qu’ils jugent « intolérable ».

Sans mon mari, « je serais morte », lâche une survivante de la tempête Xynthia. Jeudi, de premiers témoignages de rescapés, dont beaucoup avaient la gorge nouée, ont suscité une émotion palpable parmi les victimes et leurs proches, au procès du drame de La Faute-sur-Mer. En février 2010, Gérard et Colette Ferchaud sont arrivés dans leur maison la veille de la tempête. Déconnectés des actualités, ils ont vu rapidement à la télé, sans le son, le classement en alerte rouge de la Vendée, mais ne s’attendaient pas à passer une telle nuit.

Colette, qui souffre de problèmes d’audition, dort profondément quand elle est réveillée en pleine nuit par son mari, inquiet d’un bruit de « gloutonnement ». Et « le bruit augmentait », explique-t-il. Pour elle, c’est le lave-vaisselle. Mais lui se rend compte qu’il y a 10 cm d’eau dans la maison. Dehors, l’eau atteint rapidement un mètre. Ils décident de rejoindre leur bateau dans la cour en passant par une fenêtre de la véranda. Mais alors qu’ils arrivent dans la véranda, « un vantail de la baie vitrée explose », raconte Gérard.

L’eau monte à 1,80 m

L’eau glacée s’engouffre. Colette est séparée de son mari par une vitrine qui se renverse sous la force de l’eau. « C’était dans le noir, on ne voyait rien », explique-t-elle. Son mari la dégage et ils parviennent finalement, en vêtements de nuit et trempés, jusqu’au bateau dont Gérard, en chutant dans l’eau, vient de perdre la clé, ainsi que son téléphone et sa lampe de poche.

« Je casse la porte à coups de pied, on entre dans la cabine », se souvient le mari. « Je grelotte, j’ai extrêmement froid. Pour éviter l’hypothermie, on s’est frappés mutuellement de haut en bas, on faisait des pompes. » Autour d’eux, l’eau est montée à 1,80 m. « J’ai commencé à entendre des cris au secours, à l’aide, des cris vraiment déchirants dans la nuit, ça a duré vingt, vingt-cinq minutes peut-être », dit avec émotion le survivant. « Le vent soufflait par rafale », se rappelle-t-il. Puis, « quand le vent se calmait, il y avait un silence vraiment très, très prenant », décrit Colette.

« Intolérable, inacceptable »

« Je n’ai pas eu peur pour nous, on était en sécurité dans le bateau, j’ai eu peur pour le village », témoigne-t-elle. Au matin, peu après 8 heures ce 28 février 2010, un camion de pompiers passe dans la rue. Gérard utilise sa corne de brume pour signaler leur présence. Sans mon mari, « je serais morte », lâche la survivante dans un souffle. Puis, en sanglotant, elle avoue : « Nous, on s’en est sortis, mais c’est encore très difficile… »

Aujourd’hui, ce qu’elle ressent, c’est « de la colère ». « Le soir de cette tempête, pourquoi personne n’est venu nous prévenir ? C’est intolérable, c’est inacceptable », lance-t-elle en rappelant que son mari, qui a été maire d’une autre commune, avait passé sa nuit lors de la tempête de 1999 à alerter les habitants et à leur venir en aide. « Pour prévenir, c’était facile, il suffisait d’une voiture », assure son mari. « Je suis écoeurée, aucun élu n’est venu nous voir, ni avant, ni pendant, ni après », dénonce-t-elle, rappelant qu’ils s’étaient installés dans leur maison en 2004, sans avoir été alertés des risques d’inondation.

Dans la cuvette de la commune où sont mortes la majorité des 29 victimes, à la place des habitations, il y avait auparavant « des vaches, elles avaient de l’eau quasiment jusqu’aux rotules lors des grandes marées », assure Gérard. « Comment a-t-on pu mettre des maisons ici ? » interroge sa femme, indignée. Cette question était jeudi sur toutes les lèvres des survivants venus témoigner à la barre. Cinq prévenus, dont l’ancien maire de la commune, mais aussi deux entreprises comparaissent principalement pour homicides involontaires dans ce procès qui réunit plus de 120 parties civiles. Le procès doit durer jusqu’au 17 octobre, avant le jugement attendu le 12 décembre.

JUSTICE – Les parties civiles se relaient à la barre pour raconter la nuit du drame à La Faute-sur-mer…

Emotion et «colère». Quatre jours après l’ouverture du procès Xynthia aux Sables d’Olonne (Vendée), le tribunal a débuté les douloureuses auditions des parties civiles. Tour à tour, pendant au moins une semaine, une soixantaine de personnes vont se relayer à la barre pour faire le récit du drame qui s’est joué dans la nuit du 28 février 2010 à la Faute-sur-mer, faisant 29 morts.

«L’eau est entrée très rapidement. C’était abominable, les meubles, les affaires, tout était foutu», se remémore André Rossignol, réveillé en pleine nuit. «J’entendais cogner. J’ai réalisé que c’était le réfrigérateur qui était en train de flotter et tapait sur les murs», se souvient Michel Le Roy, qui s’est réfugié à l’étage avec son épouse.

Gérard Fourgereau, lui, a fui la maison en pleine nuit avec sa famille pour ne pas rester piégé: «On était ballottés par les flots. J’ai vu une caravane passer, comme dans un film catastrophe. Je suis resté plus de deux heures dans l’eau. J’étais congelé. Les pompiers sont venus à 6h30. A un quart d’heure près, j’y passais.» «Il faisait froid, on se tapait les membres pour éviter l’hypothermie, raconte aussi Gérard Ferchaud, qui a eu le temps de grimper sur son bateau avec son épouse. On entendait des cris dans la nuit puis, au bout d’un moment, plus un bruit, un silence de mort.» «Notre voisine, on savait qu’elle était grabataire, mais on ne pouvait rien faire pour elle», regrette Roselyne Rossignol, qui se «réveille toutes les nuits» depuis ce jour.

«Aucun élu n’est venu nous voir»

Les victimes se sont également montrées sévères envers la municipalité de La Faute et son maire à l’époque, René Marratier. Concernant l’absence de soutien les jours qui ont suivi le drame notamment. «On n’avait plus de maison et la mairie ne nous disait rien. C’est à l’Aiguillon [commune voisine également sinistrée] qu’on a pu avoir des renseignements, qu’on nous a proposé une aide psychologique», raconte Bernadette Le Roy. «Aucun élu n’est venu nous voir, même quand on mangeait à la cantine avec les autres sinistrés», s’indigne Gérard Ferchaud. «René Marratier, je le connais, on se tutoie, confie André Rossignol. J’aurais aimé qu’il passe me voir, ou quelqu’un de la commune. C’est pourtant pas grand-chose de mettre des bottes!»

«Si nous avions été informés, nous serions partis»

L’absence d’information sur les risques d’inondation dans ce secteur en cuvette, coincé entre l’océan et le Lay, a aussi été dénoncée à la barre. «On n’avait jamais entendu parler des risques, assure Gérard Ferchaud. J’ai appris plus tard qu’il y avait en mairie des plaquettes sur le sujet, mais elles n’ont jamais été distribuées.» «J’avais acheté dans un lotissement communal. Toute ma famille vivait là. Je ne pensais pas qu’on pouvait être en danger », explique Evelyne Deregnaucourt. «On n’avait pas peur. Mais si nous avions été informés, nous serions partis», est convaincue Bernadette Le Roy. Beaucoup confient tout de même avoir été «étonnés» par les constructions les plus récentes érigées dans «des prés où les vaches avaient de l’eau jusqu’au ventre».

Ce vendredi, l’émotion devrait encore monter d’un cran avec l’audition de Ahmed Bounaceur, qui a perdu sa mère, son épouse et deux de ses enfants au cours de l’inondation à La Faute-sur-mer.

Frédéric Brenon

Commune de la Faute-sur-mer après la tempête Xynthia © Max PPP – 2014

Le procès des responsabilités dans la mort de 29 personnes à la Faute-sur-mer, le soir de la tempête Xynthia, en 2010, s’est ouvert le 15 septembre au tribunal des Sables d’Olonne. Sur le banc des prévenus, 5 personnes, dont l’ancien maire, René Marratier, poursuivi pour homicides involontaires. Depuis mercredi, les récits des victimes de la tempête et des inondations se succèdent, souvent poignants. Compte-rendu d’audience de Corinne Audouin

C’est un témoignage inédit. Après avoir beaucoup réfléchi, André Rossignol a décidé, au début de l’année 2014, quatre ans après Xynthia, de se constituer partie civile. C’est un homme costaud de 64 ans, le ventre tendu sous une chemisette bleu clair, les cheveux et la moustache blanche. André est patron de pêche à la retraite, même s’il lui arrive encore de sortir en mer. Ce soir là, vers minuit, il part pêcher la civelle, cette petite anguille savoureuse qu’on ne trouve que dans les estuaires. L’avis de tempête est connu, mais André ne s’inquiète pas trop. Il pressent tout de même qu’il va se passer quelque chose : le flot du Lay est anormal, comme gonflé.

 

Vers 2 heures du matin, André met son bateau à l’abri, non loin de la digue Est de la Faute-sur-mer. « J’ai vu un courant de flots, quelque chose d’incroyable, dans les 3-4 nœuds. Je me suis dit : c’est pas normal. La mer montait beaucoup trop vite dans l’estuaire, j’ai décidé de rentrer chez moi ». La manoeuvre pour accoster est difficile. Sur le quai, sa femme l’appelle. L’émotion étrangle la voix d’André. « Elle était seule à la maison, elle avait peur ». Sur le parking, l’eau atteint déjà 20 centimètres. André est un marin, chaque tempête est gravée dans sa mémoire. En 1999, se souvient-il, l’eau était montée à 20 centimètres de la crête de la digue Est de la Faute. Il décide d’aller voir.

 

Dans la lumière des phares de sa voiture, ce qu’il découvre le stupéfie. « L’eau clapotait au sommet de la digue, il restait quoi, 5, 10 cm. J’étais affolé. Je savais qu’il restait deux heures de marée montante ». André rentre chez lui, à 200 mètres de là. « On va inonder », dit il à sa femme, « on y va tout droit ».

Moi aussi, j’ai été sinistré

Il est 2H45 quand il appelle les pompiers : « une dame me répond, et me demande qu’est ce qu’elle peut faire. Je lui ai dit d’appeler les deux maires, de la Faute et de l’Aiguillon. Et je me suis occupé de ma famille ». On ne sait pas si l’appel a été passé. La maison des Rossignol n’est pas dans la cuvette où sont mortes les 29 victimes; située plus au nord du village, elle possède un étage. C’est ce qui va les sauver : l’eau glacée est montée jusqu’à 1 mètre 37. Le récit de cette nuit d’épouvante a éprouvé André.

 

Il y a plusieurs choses, reprend-il, que je ne comprends pas.Pourquoi la caserne des pompiers de l’Aiguillon n’était pas opérationnelle ? Les premiers secours sont arrivés à 6H30 du matin! Plus tôt, on aurait pu sauver des vies. Pourquoi personne n’a fait de brèche dans la digue, pour que l’eau puisse s’écouler ?

 

André Rossignol s’adresse ensuite au maire. Ils se connaissaient bien, se tutoyaient. « Ma maison était complètement dévastée. J’aurais aimé, sincèrement, voir quelqu’un de la commune quand on a tout nettoyé. Malheureusement, on n’a vu personne. Vous savez, lance-t-il à René Marratier, une paire de bottes, c’est pas si terrible à mettre, j’en mets tous les jours. Même s’il n’y a rien à faire, la moindre des choses, c’était de venir nous voir. A la première réunion du conseil municipal, j’étais furieux, continue André. Je l’ai pointé du doigt. ‘T’as pas oublié quelque chose ? La minute de silence pour les victimes ?’ Il m’a répondu : ‘moi aussi, j’ai été sinistré’. »

 

La même phrase, au mot près, prononcée hier à la barre par René Marratier.

 

– On aurait pu surveiller la digue, ce soir là ? demande le président.
– Bien sûr. Mais la nuit, on dirait que certains veulent pas travailler. Nous, on  est habitués.

Le procès se poursuit jusqu’au 17 octobre
.

Manque d’informations, d’aide matérielle et psychologique, insultes et mépris… Le président de l’association des victimes de la tempête Xynthia a livré mercredi matin un témoignage accablant contre René Marratier, jugé depuis lundi pour homicides involontaires.

 

Les Sables d’Olonne (Vendée), Envoyée spéciale.

 

Le manque d’empathie, l’indifférence aux autres ne sont pas punis par la loi. Mais ils aident à cerner la personnalité d’un homme. Or quand ce dernier est poursuivi devant le tribunal correctionnel pour homicides involontaires et mise en danger d’autrui, cette insensibilité devient accablante.

 

Renaud Pinoit, président de l’association des victimes des inondations de la Faute-sur-mer (Avif) a livré mercredi matin devant le tribunal des Sables d’Olonne (Vendée) un témoignage très dur contre l’ancien maire de la commune, René Marratier, aujourd’hui sur le banc des prévenus avec deux de ses adjoints, un promoteur immobilier et un agent départemental. Après la catastrophe du 28 février 2010, où 29 habitants de la Faute-sur-Mer trouvèrent la mort, la mairie a été dramatiquement absente, accuse-t-il. L’Avif a été rapidement créée pour pallier aux manques. Et ils sont nombreux : informations, aide matérielle, soutien psychologique… « Il n’y avait rien, c’était le néant ». Mais la création de cette association n’est visiblement pas appréciée en mairie. « On a été considérés comme les méchants, ceux qui embêtent le maire, poursuit Renaud Pinoit. Ça a été très difficile pour nous cette absence de soutien local, on a eu le sentiment d’être abandonnés.»

 

Les exemples de cette indifférence – qui tourne rapidement au mépris – ne manquent pas. Au premier conseil municipal après le drame, aucune minute de silence n’est observée pour les victimes. Lors d’un autre conseil, une élue leur lance : « Vous commencez à nous emmerder avec vos médias, la Faute-sur-mer, c’est quand même pas Oradour-sur-Glane ! ». Pendant deux ans, la mairie « refuse catégoriquement » de les rencontrer. « On n’a jamais eu, malheureusement, le moindre mot de compassion », regrette Renaud Pinoit.

 

Point important de discorde entre l’association et les élus : l’installation d’un mémorial. Depuis la catastrophe, les survivants exigent un lieu pour se recueillir. La mairie les envoie balader. Ce qu’ils font effectivement avec leur banderole qu’ils promènent dans la commune. Elle est retrouvée dans une poubelle par le boulanger. « Cette banderole, c’était le seul moyen pour nous de ne pas oublier, souffle Renaud Pinoit. La mairie avait installé 29 drapeaux pour symboliser les victimes. Mais les familles ont du mal à se dire que leurs enfants ou leurs parents c’est un drapeau. Ils ont besoin d’un endroit avec les noms et les prénoms. » Il faudra attendre quatre ans pour qu’une stèle soit enfin inaugurée à la Faute, la banderole a été enterrée à son pied. Et les touristes ou curieux de passage sont nombreux à s’y arrêter.

 

René Marratier est appelé à la barre. Hier déjà, il a été rudoyé par le président Almy qui lui a reproché son « autisme ».

 

– «Comment expliquez-vous cette indifférence ? », le questionne Pascal Almy d’un ton sec.

 

– La charge émotionnelle me stresse, jusqu’au bout de moi-même. J’ai une pensée pour les victimes. (soupirs d’exaspération sur les bancs des parties civiles, dont certaines quittent la salle). Après Xynthia, j’ai abandonné ma maison pendant trois jours. J’ai toujours été présent sur le site. La totalité des ateliers municipaux étaient remplis de machines à laver que certains, ici, ont pu utiliser. Y’a pas eu de manquement au niveau du conseil municipal. J’ai perdu un ami personnel avec Xynthia, un conseiller municipal. Comment voulez-vous que je n’ai pas de souffrance ? Je suis un être humain, comme tout le monde. J’ai aussi, moi, un syndrome (du survivant, NDLR). Jamais je ne serai le même homme, monsieur le président, jamais. (sa voix se brise).

 

L’interrogatoire continue. Si le mémorial a été long à mettre en place, c’est à cause de la « lourdeur administrative ». L’absence de minute de silence ? Le conseil municipal en a observé une, mais « en privé ». Il a refusé de recevoir l’Avif ? « On n’a jamais eu de demande de quoi que ce soit». Quant à Renaud Pinoit, qui s’est présenté deux fois aux élections municipales contre lui, « il était dans une démarche personnelle ». Et de dénoncer une « campagne de dénigrement » contre lui. « On ne peut pas m’accuser de tous les maux. Ce n’est pas logique, j’ai des enfants, des petits enfants. » Et aux enterrements, assure t-il, « on a envoyé un adjoint ou un conseiller municipal à chaque fois ». « Mensonges », sifflent plusieurs personnes sur les bancs des parties civiles, visiblement atterrées.

Les auditions des parties civiles doivent continuer jusqu’au milieu de la semaine prochaine.

Marie Barbier

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Zone interdite (mkv)

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Débat avec PPDA sur FR3 (wmv)

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