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Me Rosenthal : «  Un maire responsable doit dire la vérité et dire non dans l’intérêt général  ».

Pas besoin d’avocat général, hier. Les avocats des parties civiles, dont celui de la Fenvac, ont requis à sa place, essentiellement contre René Marratier.

Tous les prévenus avaient obligation de préserver la vie. Hier matin, au procès en appel dit « de la tempête Xynthia », à Poitiers, Me Étienne Rosenthal avait mitonné sa plaidoirie au nom de la Fédération nationale des victimes d’attentats et d’accidents collectifs (lire repères). « Par le seul effet de leur volonté, les risques ont été méprisés. Et ces risques sont encore contestés aujourd’hui par les prévenus. »

«  Marratier, c’est un bloc d’inertie qui ose tout  »

Pas besoin d’avocat général pour les réquisitions. L’avocat s’en est chargé en dressant la table. « René Marratier a eu un comportement indigne la veille et le jour du drame. Il a refusé de mettre en œuvre toutes les mesures de mises en sécurité ; Françoise Babin a délibérément ignoré toutes les mesures de précaution du code de l’urbanisme ; Philippe Babin, avec sa suffisance, est à l’échelle de son ignorance délibérée. » C’était juste l’amuse bouche. Me Rosenthal pointe le défaut d’anticipation de tous les prévenus, Marratier, Babin, TDA, CDA. « Ils ont masqué le risque, ils l’ont caché en construisant. Dès 2002, ils savaient pour la cuvette. » Il parle d’une Françoise Babin comme la « Dame de fer » en charge de l’urbanisme. « Propriétaire, bailleur, lotisseur, agent immobilier… Et quand on est première adjointe, on ne peut pas dire « je ne savais pas. » Son fils, Philippe ? « Il disposait du même degré d’information sur le risque d’inondation que sa mère et le maire. »
Le maire, justement. L’avocat en fait son plat de résistance. Ce « Roi René », tel que certains fautais surnomment René Marratier, est servi. La charge est virulente : « Un maire responsable se doit de servir l’intérêt général, résister à la pression de ceux qui croient en leur intérêt particulier. René Marratier ne l’a pas fait. C’est le maire qu’aucune commune ne souhaite avoir. C’est un affairiste, il va jusqu’à nier l’évidence. Marratier, c’est un bloc d’inertie qui ose tout. Aucun maire de France n’a jamais eu un tel comportement devant un tel risque. Sa culpabilité devra être confirmée. »
En première instance, René Marratier avait été condamné à 4 ans d’emprisonnement ; Françoise Babin à 2 ans et 75.000 € d’amende ; Philippe Babin à 18 mois et la SARL TDA à 30.000 € d’amende. L’avocat Rosenthal a demandé que la société CDA, relaxée aux Sables d’Olonne, soit, elle aussi, condamnée. Il a sollicité plusieurs milliers d’euros au titre du préjudice associatif et matériel de la Fenvac.
Le procès en appel Xynthia reprendra lundi avec les plaidoiries des parties civiles, dont celle, très attendue de Corinne Lepage.

Du car de Beaune aux attentats de Paris, la Fenvac est présente

La Fédération nationale des victimes d’attentats et d’accidents collectifs (Fenvac) a été créée le 30 avril 1994 par huit associations de victimes de catastrophes survenues entre 1982 et 1993 : l’incendie du car de Beaune (Côte d’Or), les collisions ferroviaires de la gare de Lyon (Paris), Melun (Seine-et-Marne), l’effondrement de la tribune du stade de Furiani (Corse), les crashs aériens de Habsheim (Haut-Rhin), Cap Skirring (Sénégal) et les incendies des thermes de Barbotan (Gers) et de la clinique de Bruz (Ille-et-Vilaine). Au-delà de l’entraide, de la solidarité et la vérité sur les causes de l’accident, la Fenvac a surtout obtenu, dès 1995, que le Parlement adopte l’article 2-15 du code de procédure pénale qui autorise les associations de victimes d’accidents collectifs (survenus dans les transports collectifs ou dans un lieu ou un local ouvert au public) à se constituer partie civile.
Le vice-président de la Fenvac, Yann Méheux-Driano, est présent au procès en appel de Xynthia. Il connaît bien le tribunal de Poitiers comme victime. Le 10 novembre 1993, sur l’A 10, il avait perdu sa femme et ses deux enfants dans le carambolage de Mirambeau (Charente-Maritime). Le procès avait eu lieu en janvier 2002.

Xavier Benoit

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