Archive pour la catégorie ‘Images’
Un mois après la tempête Xynthia, le président MPF du conseil général de Vendée Philippe de Villiers estime que les compagnies d’assurances doivent indemniser sans attendre les sinistrés, quitte à discuter ensuite avec l’Etat.
Question: Où en est-on des indemnisations?
Réponse: « Des indemnisations ont été versées à des agriculteurs et des ostréiculteurs par les assureurs. Pour le reste, je tire la sonnette d’alarme pour que l’Etat mette en demeure les compagnies d’assurances de venir au secours de leurs assurés. Ce que je suggère, c’est que les assurances paient et indemnisent les familles qui perdent leurs maisons et qu’elles se retournent ensuite vers l’Etat pour une concertation Etat/assureurs.
Dans cette tragédie, il paraît naturel que les assureurs et promoteurs participent à la solidarité nationale ».
Question: Vous évoquez souvent la « spéculation immobilière » sur les côtes de Vendée. Que peut-on faire?
Réponse: « Les Conseils généraux n’ont aucun pouvoir sur les permis de construire qui sont du ressort des mairies, lesquelles sont soumises à la pression des promoteurs. (…) Cependant, nous créons un établissement public foncier pour lutter contre cette spéculation. J’ai proposé à l’assemblée départementale d’acquérir dans l’année 3.000 hectares de cordon dunaire pour les mettre à l’abri de la spéculation immobilière. Ces 3.000 ha viendront s’ajouter aux 1.500 que nous avons acquis depuis 20 ans. Tout ce qu’on va pouvoir préempter, on va le faire ».
Question: Qu’en est-il du rôle de l’Etat en matière d’urbanisme?
Réponse: « Très souvent, on a tendance à dire que l’administration française est trop compliquée, trop tâtillonne, qu’elle est une entrave au développement. Là, nous sommes dans un cas où les services de l’Etat doivent être salués. Si _le maire de La Faute-sur-Mer avait écouté les préfets successifs, il aurait laissé la +cuvette+ (zone au coeur de l’inondation du 27 février, NDLR) à son état naturel ».
Le préfet actuel a courageusement remis en cause les permis de construire sur quelques communes comme La Faute-sur-Mer et l’Aiguillon (les deux communes vendéennes les plus touchées, NDLR). Il a remis en cause certains équipements qui pourraient susciter des problèmes d’inondation, comme par exemple le projet de port de Brétignolles-sur-Mer.
« Je fais une proposition simple: lorsqu’il y a un avis réservé de l’Etat en matière de permis de construire sur la bande littorale, le permis ne doit pas être délivré. Si on avait appliqué ce principe, on aurait sauvé des vies ».
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The Flash Player and a browser with Javascript support are needed.Suivi des inondations, surfaces inondées détectées sur une image SPOT 4 (10m) acquise le 2 mars 2010 et sur une image ENVISAT ASAR (12.5m) acquise le 4 mars 2010
Qui correspond malheureusement grosso modo aux zones inondées lors de la tempête.
LA DIGUE…
Mémoire d’autrefois ….
Les documents historiques indiquent que la Pointe d’Arçay est apparue au XVIIe siècle.
Cet article a été réalisé avec le livre de Pierre Roy «si l’Aiguillon m’était conté», documentation Internet, et témoignages divers. Les photos sont de la collection et la propriété de Marc Bernard
Elle s’étend aujourd’hui sur plus de 9 kms de long et près d’1 km de large et progresse d’environ 20 mètres par an.
Les récits, les photos, attestent de la violence des tempêtes au début du siècle dernier mettant en péril la population et dévastant ce territoire nouvellement conquis sur la mer.
Vers 1906 ou 1908, au lieu dit La Belle Henriette, l’océan envahit les terres et rejoint les eaux du Lay. Cette première brèche fût comblée en matériaux de fortune.
En 1912, après que la route fût à nouveau coupée au lieudit « les mouettes », le Conseil général de la Vendée, dont le Président est le conseiller général du canton, décide de « cuirasser » les dunes fragilisées. Hélas, travaux inappropriés ou insuffisants, les tempêtes détruisent les travaux réalisés dans l’année.
Le 21 mars 1928 les secteurs de la Vieille Prise et de la Jeune Prise sont envahis par les flots qui entrent par le Platin et submergent plus de 120 hectares. La route de la Tranche est coupée, le village de La Faute redevient une île.Au cours de la tempête du 2 au 8 novembre 1930, de fortes attaques démolissent la digue sur plus de 800m. (photo2). Une partie de la digue, renforcée par des pieux à vis, située au bout de la rue de la Bergerie et du chemin des douaniers, a résistée. Tous ces travaux de renforcement coûtent très chers au département. Le Conseil Général de l’époque décide de faire supporter la charge de ces travaux aux riverains qui refusent. Un conflit important naît alors entre le département et les administrés. La création d’un syndicat « de défense de la côte » verra alors le jour et deviendra l’interlocuteur du Conseil général.
Désormais le financement des travaux sera réparti entre le syndicat et l’administration.
En 1931 24 communes adhèrent à ce grand syndicat devenu aujourd’hui le Syndicat de la Vallée du Lay. Entre les ingénieurs et les autochtones de ces terribles années, les méthodes de protection s’opposent. Les uns prônent la construction d’une digue ancrée dans le sable, les autres, plus modestes, s’inspirent des anciens moyens de défense par la pose de brise-lames au pied des dunes menacées. Les galets ramassés et amoncelés sont remplacés par des gabions, (cages de fer galvanisé formant un coffre de 1 à 3 m 2 , rempli de galets). La connaissance des tempêtes, la mémoire collective, les prévisions météorologiques de l’époque…et quelques discussions contradictoires aussi, sans doute, décident de la pose de ces brise-lames , …lesquels pouvaient être déplacés entre deux marées!…
Pendant 25 ans le syndicat appliquera cette méthode relativement peu onéreuse et qui s’avèrera efficace. …mais peu esthétiques (voir les photos) Que sont devenus ces brise-lames ?…les cartes postales nous montrent qu’un bras de mer s’est installé et longe la digue, le courant y est fort dangereux pour les baigneurs. Une passerelle a été construite pour accéder à « la grande mer ».
Aujourd’hui, le sable à englouti la dune cassée, les brise-lames, la passerelle a disparue…, plus besoin de descendre les escaliers pour aller à la plage. Les soirs d’été il fait bon flâner sur la digue aménagée en promenade éclairée par des réverbères, jusqu’à la lagune de la Belle Henriette, formée par l’ensablement de la plage en 1971. Une faune riche et diversifiée s’y est installée, cygnes, cols verts, bernaches ou autres bécasses N’oubliez pas votre appareil photos ou votre caméra, … les couchers du soleil, le ballet et les cris des oiseaux vous laisseront des souvenirs inoubliables.

































