Archive pour la catégorie ‘Informations’

Créé le 10.03.10 à 15h25
Mis à jour le 10.03.10 à 15h25
Vue de l'Aiguillon-sur-mer le 1er mars 2010 après le passage de la  tempête Xynthia
Vue de l’Aiguillon-sur-mer le 1er mars 2010 après le passage de la tempête Xynthia/R. DUVIGNAU / REUTERS

INTERVIEW – La tempête Xynthia a mis les élus des communes submergées sur le banc des accusés. Maurice Milcent a répondu aux accusations pour 20minutes.fr…

Des élus, dont Philippe de Villiers, ont accusé les maires de ne pas résister aux promoteurs et de délivrer un peu facilement des permis de construire. Que leur répondez-vous?«Je ne suis pas concerné. On n’attribue pas seuls un permis de construire. On l’instruit, on le transmet à la DDE qui doit donner un avis favorable et on le signe. Si l’avis est négatif, on peut passer outre mais le permis doit alors être soumis à la procédure de contrôle de légalité de la préfecture. On peut encore passer outre, mais je ne l’ai jamais fait, je ne me vois pas m’opposer à la décision d’un préfet ».

Pensez-vous avoir pris des risques pour votre commune?

«Nous avons eu entre 0,20cm et 1,50 cm d’eau, pas plus. Les digues n’ont pas cédé, nous n’avons eu aucun décès, ils ont tous eu lieu sur la commune voisine, à la Faute-sur-Mer. Nous n’avons pris aucun risque sur la commune: nous avons entre six et dix grandes marées par an, nous connaissions ce problème. Le seul risque, c’était celui du raz-de-marée, comme cela a eu lieu avec Xynthia».

Mais ce n’est pas trop dur de résister aux promoteurs?

Nous n’avons jamais eu de pression de la part des promoteurs. Nous sommes une commune familiale qui travaille avec le tissu artisanal local. J’ai toujours interdit aux promoteurs de mener des projets à l’Aiguillon-sur-Mer. Et je n’ai jamais laissé construire sur des zones inondables.

Jean-Jacques Brot, le préfet de Vendée, vous accuse, vous et le maire de la Faute-sur-Mer, de ne pas avoir élaboré les plans de prévention des risques d’inondation (PPRI) malgré ses demandes.

Ce n’est pas vrai, nous en avons eu deux. Le premier plan, nous l’avions validé sans modification, il nous convenait. Le second, nous avons demandé des modifications, mais seulement sur des zones en dehors du bourg. Et il faisait passer une zone en rouge (non-constructible). Le projet de construction que nous avions sur cette zone a tout simplement été annulé.

Que doit-il se passer maintenant pour les maires qui auraient pris de mauvaises décisions?

Il ne faut pas d’autres catastrophes. Chacun est libre de prendre ses décisions. Mais on n’a pas le droit à l’erreur et chacun doit prendre ses responsabilités.

Maud Noyon

Démolition de l’hôtel du commerce de l’Aiguillon sur Mer.

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L'hôtel du Commerce, situé en entrée de ville, devrait être  entièrement détruit aujourd'hui. En cours de rénovation, il avait été  fortement malmené par la tempête Xynthia.
L’hôtel du Commerce, situé en entrée de ville, devrait être entièrement détruit aujourd’hui. En cours de rénovation, il avait été fortement malmené par la tempête Xynthia.

L’histoire

Il ne sera bientôt plus là. Ce mercredi, l’Hôtel du Commerce, situé devant le rond-point du Port à l’entrée de L’Aiguillon-sur-Mer, va disparaître. Les premiers coups de pelleteuse sont déjà tombés hier après-midi. Ils vont se poursuivre aujourd’hui. La tempête Xynthia a malmené ce long bâtiment de plus de 200 m2, au point qu’il menaçait de s’effondrer, à cause, notamment, d’un toit et d’une charpente très fragilisés. Un périmètre de sécurité a d’ailleurs été établi hier autour du site, le temps que plusieurs bonbonnes de gaz soient sorties afin d’éviter tout risque d’explosion en cas d’affaissement du toit.

Ce vieil hôtel-restaurant, d’une capacité de 18 chambres était un des symboles de la commune, depuis les années 20. Mais un symbolefermé. Michael Rousseau, son nouveau propriétaire travaillait à sa rénovation depuis juin 2009,avec sa compagne, et prévoyaitde rouvrir « en mai, juste avant l’été ».

Arrêté de péril

Alerté de la situation, le maire Maurice Milcent a pris un arrêté de péril imminent et les premiers coups de pelleteuse ont démarré vers 17 h. Ils doivent reprendre et se terminer ce mercredi. Pour Michael Rousseau, ce scénario est un vrai cauchemar. Y compris pour se faire indemniser. « L’assurance ne veut pas prendre en charge la démolition à 100 %. Elle veut que lÉtat paie sa part. Cest le flou total. Je ne sais pas quoi faire. » À quelques mètres, un autre homme sèche aussi ses yeux rouges. Christian Menanteau a été propriétaire de l’Hôtel du Commerce pendant 25 ans, « jusquen 2007. Jétais la 3e génération, depuis 1922. Je ne sais pas quoi vous dire. Cest juste dur que ça finisse comme ça. »

L’heure des comptes

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L’hotel du commerce à l’affiche.

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Dans un commerce alimentaire. : Photo archives Joël LE GALL
Dans un commerce alimentaire. : Photo archives Joël LE GALL

Les commerces et services fonctionnent : tout en pansant leurs plaies, L’Aiguillon et La Faute-sur-Mer essaient d’enclencher « le retour à la normale ».

Reportage

À L’Aiguillon-sur-Mer, hier, la nouvelle se répand comme une traînée de poudre : vendredi, le marché fera son retour. « Un mini-marché, mais un marché quand même », souffle la mairie, soucieuse « d’enclencher le retour à la normale dans les faits et dans les têtes ».

Un soupçon de « méthode Coué » ne peut sûrement pas faire de mal. Alors que L’Aiguillon et La Faute pansent leurs plaies avec des habitants plongés dans le deuil, l’humidité, les problèmes d’assurance et de circulation, le climat reste tendu : des événements viennent rappeler la catastrophe. Hier, on a détruit un hôtel qui menaçait de s’effondrer (lire ci-dessous).

Dans les deux communes, les écoles et cantines fonctionnent avec presque tous leurs élèves (quelques familles sont logées trop loin pour amener leurs enfants). « Nous sommes à l’écoute des enfants mais c’est important de poursuivre nos activités habituelles », explique la directrice de l’école de La Faute, Bernadette Renaud. Piscine à La Tranche, visite d’une exposition de photos à La Roche-sur-Yon : ce début de semaine, les enfants se sont régalés.

Ambiance plus sereine

À L’Aiguillon-sur-Mer, l’accueil périscolaire a été repoussé à 19 h, « pour que les parents aient un peu plus de temps pour leurs démarches », explique la mairie. Elle a aussi maintenu le service d’un repas chaud, au foyer-logement près du gymnase : 400 repas y sont servis le midi, pour les bénévoles et pour une centaine de sinistrés. Le soir, ils sont une quarantaine. « Ça fait du bien de parler et puis ça aide à avoir faim », sourit une élue.

Parler. À la boulangerie, au bistrot, au tabac, nombreux sont ceux qui ont encore besoin de raconter la fameuse nuit, leurs problèmes d’assurance, mais l’ambiance redevient plus sereine chaque jour. « Ça reste morose, mais la vie reprend son cours », confirment plusieurs commerçants.

Eux-mêmes sont partagés entre le soulagement que les médias nationaux soient partis… et l’inquiétude qu’on oublie leurs stations touristiques. Souvent gênés de n’avoir subi « que des dégâts matériels », pour la plupart, ils hésitent à dire leur pessimisme quant à leur avenir, mais trouvent toujours un sourire pour leurs clients, des amis, souvent.

« Le soir, j’ai la tête pleine de leurs histoires mais bon, je comprends », confie une commerçante. À La Faute, même les coiffeuses ont quelques clients : « Huit au lieu d’une quinzaine, mais malgré les circonstances, les gens ont téléphoné pour décommander », apprécie la présidente des commerçants, Viviane Metz.

Dans son salon, René et Christiane Guerin, 70 et 63 ans. Elle est toute pimpante et lui aussi, dans quelques coups de ciseaux, aura une coupe impeccable. Ils ont attendu les secours pendant plus de trois heures dans l’eau. Elle a été hospitalisée deux jours, garde de sacrés hématomes. Il pleure enmontrant les photos de sa voiture.Se ressaisit. « On se fait beaux pour aller chercher une autre location, du côté de Coëx. Faut qu’on fasse bonne impression au proprio »,rigolent-ils.

Claire HAUBRY.

AFP

Une maison sinistrée par la tempête Xynthia s’est écroulée hier soir à La Faute-sur-Mer tandis qu’un hôtel a subi le même sort aujourd’hui à l’Aiguillon-sur-Mer, deux communes où 174 arrêtés de péril ont été pris, a-t-on appris auprès de la préfecture de la Vendée.

Dans ces deux communes littorales les plus durement touchées par la tempête avec 29 morts, une maison de La Faute-sur-Mer s’est écroulée hier soir avant que l’hôtel du commerce de l’Aiguillon-sur-Mer ne s’écroule à son tour aujourd’hui., Depuis les inondations du 28 février, 166 arrêtés de péril ont été pris à La Faute-sur-mer et huit à l’Aiguillon-sur-mer, selon la préfecture.

Un arrêté de péril a aussi été pris à La Tranche-sur-mer concernant 13 habitations, a-t-on précisé de même source. Ces arrêtés ont été pris après le passage d’experts de la société Apave, mandatés pour diagnostiquer les maisons sinistrés, et ce type de diagnostic devrait se développer dans les prochains jours, a assuré la préfecture.

Un hôtel sinistré par la tempête Xynthia s’est écroulé mardi 9 mars 2010 au soir à l’Aiguillon-sur-Mer tandis qu’une maison a connu le même sort à la Faute-sur-Mer la veille.

Un hôtel – l’hôtel du commerce – sinistré par la tempête Xynthia s’est écroulé mardi 9 mars 2010 au soir à l’Aiguillon-sur-Mer tandis qu’une maison a connu le même sort à la Faute-sur-Mer la veille.

Ces deux communes ont été dévastées par la tempête qui s’est abattue dans la nuit de samedi 27 à dimanche 28 février 2010.

Dans ces deux communes littorales les plus durement touchées par la tempête avec 29 morts, 166 arrêtés de péril ont été pris selon la préfecture.

Les pompiers normands à La Faute-sur-Mer (photo lieutenant Tirelle, Sdis 76)

YVETOT.Partie mercredi dernier, la délégation de sapeurs-pompiers de Haute-Normandie est rentrée hier midi de Vendée. Témoignage d’une intervention à La Faute-sur-Mer.

Le visage du lieutenant Eric Tirelle se ferme : « Nous n’étions pas dans le cadre d’une intervention en zone inondée classique. La mort était partout. » Les seize pompiers haut-normands partis mercredi dernier pour une mission de 72 heures en Vendée, après le passage de la tempête Xynthia, resteront marqués par cette expérience.
« Aujourd’hui encore, nos collègues du Sdis 85 reçoivent des appels pour des personnes disparues. Quand nous sommes arrivés sur place, la première vision a été celle de maisons visitées par les plongeurs. Avec un grand « VU », pour celles visitées et sans victime. Avec un grand « VU » suivi de « V », pour une victime, « VV » pour deux victimes. » L’impression de travailler dans un immense sanctuaire.
Mercredi soir, les pompiers normands arrivaient à Luçon où ils recevaient leur affectation : La Faute-sur-Mer, la station balnéaire la plus touchée par la tempête Xynthia avec L’Aiguillon-sur-Mer, sa voisine. « Les collègues de L’Aiguillon nous ont raconté leur nuit de tempête : les deux villes ne sont séparées que par un pont, qui était déjà noyé quand ils sont intervenus. Et quand ils ont traversé le pont, une énorme vague a déferlé, plus haute que leur camion. Ils ont continué vers La Faute à la nage. »
Sur place, ils ont rencontré tout d’abord une population traumatisée : « Des gens qui avaient séjourné plus de 7 heures dans l’eau, jusqu’au menton, avec le plafond de leur maison qui leur comprimait la tête. C’est dingue le nombre de maisons que l’on a visitées avec des toitures éventrées de l’intérieur, des baies vitrées qui avaient cédé sous la pression de l’eau. Samedi, c’était différent : ce sont les résidants secondaires qui sont arrivés. Autant les premiers étaient touchés par la mort de proches, de familiers, de voisins, autant les autres ne nous ont parlé que de matériel, de l’électroménager perdu dans la catastrophe. »
Entre 500 et 600 pompiers venus de toute la France ont travaillé sur la zone sinistrée durant ces 72 heures de mission, avec pour impératif d’assécher les secteurs de La Faute et de l’Aiguillon. Un travail difficile qui a nécessité de refouler l’eau en mer, avec une logistique compliquée et du matériel mis à très rude épreuve.
« Les deux premières journées ont été intenses. Heureusement, le groupe des Normands a été très solidaire et très pro. A tel point que, rapidement, nous avons été totalement autonomes sur notre secteur », se réjouit tout de même Eric Tirelle.
Reste ce sentiment tragique qui marquera le jeune lieutenant. « J’ai vu certaines choses pour lesquelles j’ai éloigné nos gars. »
F. D.

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Zone interdite (mkv)

Des catastrophes pas si naturelle que ça (flv)

Documentaire de l'agence CAPA diffusé sur FR3 (wmv)

Débat avec PPDA sur FR3 (wmv)

Audition du préfet au sénat (flv)

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