Archive pour la catégorie ‘Informations’

LA ROCHE-SUR-YON, 8 mars 2010 (AFP) – La solidarité battait encore son plein lundi en Vendée, neuf jours après le passage de la tempête Xynthia, avec des offres de logements, des dons mais aussi des aides matérielles pour les sinistrés des deux communes les plus concernées.

Une cellule d’aide a reçu 700 offres de logements dont 190 ont été retenues, aussi bien dans des résidences secondaires mises à disposition par leurs propriétaires qu’auprès de bailleurs sociaux ou encore dans des mobile homes, a indiqué lundi la direction départementale de la cohésion sociale de la Vendée. Sur 63 familles qui ont fait des demandes de relogement, 49 avaient déjà été relogées lundi. Ces logements sont pour la plupart temporaires jusqu’au mois de juin. Les nombreux sinistrés de La Faute-sur-Mer et de l’Aiguillon-sur-Mer ont tenu à rester proches de leurs maisons dévastées, précise-t-on de même source. La Fondation de France et France Télévisions ont collecté en moins d’une semaine par le biais d’un appel aux dons plus de 350.000 euros. « Une commission va se mettre en place cette semaine » pour mettre ces fonds à disposition des familles ou des exploitations les plus en détresse, a expliqué à l’AFP Yann Desdouets, délégué régional Pays de la Loire de la Fondation de France. Lundi, l’association du parc du Puy du Fou a a expliqué qu’elle allait venir collecter « les linges de maison et les habits des sinistrés » qui seront lavés par le pressing du Puy du Fou (capacité de 5.000 costumes de spectacles chaque semaine) avant d’être remis à leurs propriétaires, a indiqué son président, Nicolas de Villiers.

Plusieurs centaines d’hommes venus d’une vingtaine de départements se sont relayés toute la semaine pour prêter main forte à leurs homologues Vendéens.

La formidable mobilisation des Sapeurs-Pompiers de France
La formidable mobilisation des Sapeurs-Pompiers de FranceLa formidable mobilisation des Sapeurs-Pompiers de France

Une semaine après la tragédie vécue par le littoral vendéen, le calme revient progressivement sur les secteurs les plus touchés, notamment les communes de l’Aiguillon et de la Faute-sur-Mer.

Après le pompage des quartiers sinistrés, l’heure est à présent au nettoyage des rues et des habitations.
Un travail fastidieux pour lequel les Sapeurs-Pompiers sont une fois encore sur le pont.

Lundi matin, 200 d’entre eux étaient toujours sur le terrain pour des opérations d’épuisement et d’assèchement des maisons. Munis de mini pompes et d’aspirateurs à eau, ils agissent maison par maison, où il restait encore ce week-end entre 4 et 10 centimètres d’eau. Avec un objectif : le retour à la normale le plus vite possible.

Dans cette mission fastidieuse, les Vendéens sont soutenus depuis le départ par l’Unité de Sécurité Civile de Nogent le Rotrou.
« Spécialisés en sauvetages, déblaiements et inondations, ces hommes ont montré une redoutable efficacité tous ces derniers jours » explique l’officier Isabelle Forestier, responsable communication du SDID, « Pré positionnés dès samedi soir 27 février à Poitiers, ils sont ainsi arrivés sur place parmi les premiers dès 6 heures du matin et n’ont pas ménagé leurs efforts. »

A l’image de leurs collègues vendéens : depuis huit jours, les volontaires du SDIS auront montré un dévouement et un courage forçant l’admiration de tous, ne comptant ni leurs heures, ni leur énergie.

Dimanche 28 février : 500 Sapeurs-Pompiers en action

Tout au long de la semaine dernière, la grande famille des Sapeurs-Pompiers a montré sa réactivité et son sens de l’entraide.

« Au fur et à mesure des jours, nous avons bénéficié de plusieurs colonnes de renfort venues de toute la France » précise le Colonel Montaletang, directeur du SDIS 85 « Une vingtaine de départements est venue nous prêter main forte.  Comme lors de chaque opération de grande ampleur, tout le monde a répondu présent, des plongeurs du Morbihan et de l’Ille et Vilaine aux spécialistes en inondations des Yvelines… »

Venant de l’Ile de France, du Gard, de Bretagne ou du Maine et Loire, plusieurs centaines d’hommes se sont ainsi relayés aux côtés des Vendéens, faisant preuve d’une magnifique solidarité et d’une remarquable efficacité.

« Nous avons appliqué le dispositif de la sécurité civile qui a fait ses preuves lors de grandes catastrophes,  avec très présent chez les hommes, la notion de solidarité. »

Prenant le relais de leurs homologues vendéens épuisés, les Sapeurs-Pompiers venus en renfort ont été placés sous le commandement du Commandant des opérations des secours, qui a la particularité de changer toutes les 12heures.
« A situation exceptionnelle, dispositif exceptionnel : toutes les 12 heures, on change une partie de la chaine de commandement, en raison de la fatigue, physique et nerveuse liée à ce genre d’événement, qui dure depuis déjà huit jours » explique Isabelle Forestier.

Au plus fort de la mobilisation le week-end dernier, pas moins de 500 Sapeurs-Pompiers se trouvaient sur les zones de l’Aiguillon et de la Faute.

Avec naturellement parmi eux, beaucoup de Vendéens.

« Nous n’avons pas fait appel aux casernes du Nord Vendée, mobilisés de leurs côtés sur leurs chantiers de Bouin, de Beauvoir ou de la Barre de Monts. Sans compter qu’il fallait dans le même temps assurer la continuité de l’activité du SDIS et maintenir des effectifs constants dans tout le département, pour répondre aux appels habituels. »

Mis à l’honneur à l’Historial de la Vendée depuis décembre dernier, les Sapeurs-Pompiers ont prouvé -si besoin était – leur dévouement et leur courage.

Spécial tempête. La marche silencieuse.

Lire la suite de cette entrée »

La fermeture du camping municipal

Lire la suite de cette entrée »

Propos recueillis par Béatrice Houchard | 08.03.2010, 09h23 | Mise à jour : 12h07

Philippe de Villiers, président du Conseil général de Vendée, évoque pour Le Parisien-Aujourd’hui en France la terrible tempête qui a frappé sa région il y a une semaine.

Une semaine après le passage de Xynthia, comment va la Vendée ?
Philippe de Villiers.
La Vendée blessée panse ses plaies: 29 morts, de nombreux blessés, de nombreuses familles sinistrées, 12.000 hectares inondés, des centaines d’exploitations agricoles et ostréicoles sous la mer. Tous les Vendéens, sauveteurs de métier ou de circonstance, sont occupés à réparer, colmater, écoper. Mais la grande question, aujourd’hui, c’est de savoir si les maires laissent revenir les habitants dans la cuvette de La Faute-sur-mer, où on a retrouvé trente morts, alors même que cette cuvette se trouve à 1m50 sous le niveau de la mer, dans un ancien marais où des lotissements n’auraient jamais dû être construits.

Que dit la population ?
La population vendéenne soutient ma demande : cette cuvette, qui est l’épicentre de la tragédie, doit être restituée à son état initial de marais. C’est la jurisprudence Vaisons-la-Romaine. Il serait inconcevable que les familles sinistrées reviennent dans des habitations au cœur d’une zone à risque mortel. Il me paraît indispensable d’appliquer immédiatement, d’une manière extrêmement rigoureuse, les plans de prévention des risques d’inondations, et donc de suspendre tous les permis de construire en zone inondable. Beaucoup d’élus municipaux, à qui revient la délivrance des permis de construire, ont trop tendance à privilégier le développement local sur la sécurité physique du territoire.

Vous voulez dire que de graves fautes ont été commises ?
Quand les toits des maisons de La Faute sont à 1m50 sous le niveau de la mer, je pense que les permis de construire n’auraient jamais dû être délivrés. D’ailleurs, des mises en garde écrites des services de l’Etat sont là pour le prouver.

Les maires vont-ils tirer les conséquences de ce drame ?
La tentation est grande, une fois l’émotion retombée, de continuer comme avant, au motif qu’il suffit d’ajouter des digues aux lotissements pour les rendre insubmersibles. Il s’agirait là d’une fuite en avant inacceptable. Autant les digues économiques qui protègent les entreprises agricoles et ostréicoles ancestrales sont justifiées, autant les digues spéculatives, les digues à promoteurs, les digues immobilières, me paraissent illégitimes. Les familles sinistrées qui ne reviendront pas dans la cuvette de La Faute doivent être indemnisées de la perte de leurs maisons par les promoteurs qui ont été inconscients, imprudents et irresponsables, et qui se sont enrichis dans une sorte d’acompte sur drame à venir.

Faut-il retirer la délivrance des permis de construire aux maires ?
Dans le cadre de la réforme territoriale, je pense en effet que la délivrance des permis de construire ne devrait plus être confiée aux élus municipaux, qui n’ont pas la capacité de résistance aux pressions spéculatives, mais aux départements, qui ont davantage de recul et pourraient mener une politique côtière cohérente.

Clip audio : Le lecteur Adobe Flash (version 9 ou plus) est nécessaire pour la lecture de ce clip audio. Téléchargez la dernière version ici. Vous devez aussi avoir JavaScript activé dans votre navigateur.

Une semaine après la tempête Xynthia, qui a fait 53 morts, les questions se multiplient sur les éventuelles responsabilités des communes en matière d’urbanisation en zone inondable et sur l’avenir des quartiers sinistrés, notamment sur la côte vendéenne. A La Faute-sur-Mer, le maire était protégé par les gendarmes dimanche matin. Pour la municipalité, il n’y a pas eu de faute…


AFP
07/03/2010 | Mise à jour : 21:19
Le sénateur de Vendée (MPF) Bruno Retailleau a annoncé aujourd’hui avoir demandé au président du Sénat Gérard Larcher la création d’une commission d’enquête parlementaire afin de tirer les leçons de la tempête Xynthia.

Le sénateur demande dans un communiqué « la création d’une commission d’enquête parlementaire ou d’une mission parlementaire d’information afin de tirer rapidement et sereinement toutes les leçons de la catastrophe de la tempête Xynthia ».

Pour M. Retailleau cette commission ou cette mission devra d’abord « se pencher sur les causes de la catastrophe pour en tirer tous les enseignements, et examiner ensuite la situation du littoral au regard de la défense contre la mer. Face à un niveau de risques de plus en plus élevé, elle devra reconsidérer les règles du droit des sols et d’urbanisme » et « faire des propositions concernant les habitations existantes situées dans une zone à risque ».

Le sénateur a aussi demandé au commissaire européen Michel Barnier d’intervenir auprès de la Commission européenne afin de mobiliser des financements communautaires dans le cadre du fonds de solidarité de l’Union européenne. Il rappelle que « la France a bénéficié de ce fonds de solidarité en 2009 » à la suite de la tempête Klaus.

Une semaine après la tempête Xynthia, qui a fait 53 morts, les questions se multiplient sur les éventuelles responsabilités des communes en matière d’urbanisation en zone inondable et sur l’avenir des quartiers sinistrés, notamment sur la côte vendéenne.

Tandis que l’administration mène l’enquête suite à la trentaine de morts causée par Xynthia en Vendée, les Verts et de Villiers accusent.

La Faute-sur-Mer inondée, vue du ciel le 3 mars 2010

La Faute-sur-Mer inondée, vue du ciel le 3 mars 2010

Photo : Bertrand Guay/AFP

Une semaine après que la tempête Xynthia a causé cinquante-trois morts en France, les questions se précisent quant aux possibles responsabilités des communes sinistrées, notamment quant à leurs politiques d’urbanisation des zones inondables.

Principales victimes de la tempête et cibles des critiques : l’Aiguillon-sur-Mer et la Faute-sur-Mer, une commune de 2.500 habitants où résidaient la plupart des 29 Vendéens tués lors du passage de la tempête Xynthia.

Le drame était sans doute d’autant plus évitable, que bien avant la tempête du 27 février 2010, la mairie de la Faute-sur-Mer, la préfecture de Vendée et les propriétaires du cru étaient déjà en conflit sur la question du développement urbanistique de ce littoral.

Dans une étude récente, la direction départementale de l’Equipement avait constaté que cette commune avait été construite « sur de vastes espaces gagnés sur la mer, ne tenant pas compte de la mémoire du risque ».

En attendant de plus amples informations, René Marratier, le maire de La Faute-sur-Mer se serait vu imposer l’interdiction de toute nouvelle construction et la fermeture rapide du camping municipal « la Côte de Lumière ».

Dans le même courrier, Jean-Jacques Brot, le préfet de Vendée aurait par ailleurs exigé le retrait de permis de construire sur le lotissement des Doris, situé en pleine cuvette, dans la zone inondable de la Faute-sur-Mer.

Sur la même longueur d’onde, Philippe de Villiers, le président du conseil général de Vendée, a demandé que les logements de La Faute sinistrés lors de la tempête du 27 ne soient pas reconstruits et que leurs occupants soient indemnisés par les promoteurs qui leur ont vendu ces biens immobiliers.

Selon de Villiers, cet « épicentre de la tragédie doit être immédiatement restitué à sa vocation naturelle de marais », considérant que « là où la mer est venue, elle reviendra » et qu’il y a donc « risque mortel » pour les habitants.

Alors qu’ils envisagent de saisir l’Assemblée nationale pour qu’une commission parlementaire mène l’enquête sur ce drame, à travers Noël Mamère,  les Verts ont dénoncé le non respect de « la loi Littoral » et de « la loi Barnier de 1995, qui instituait les plans de prévention de risques d’inondation ».

PARIS – Plus de deux mille personnes ont assisté dimanche soir à une cérémonie à Notre-Dame de Paris en mémoire des victimes de la tempête Xynthia qui a tué 53 personnes il y a une semaine.

Mgr André Vingt-Trois, célèbre une messe à Notre-Dame de Paris, le 7 mars 2010
AFP/Bertrand Langlois

Mgr André Vingt-Trois, célèbre une messe à Notre-Dame de Paris, le 7 mars 2010

« Ce soir, notre pensée est mobilisée par le souvenir des victimes de la tempête. Notre prière est orientée vers Dieu pour demander le repos de leurs âmes« , a dit Mgr André Vingt-Trois.

Tirant une poussette et surveillant des yeux son petit garçon de trois ans, Maria Tapuska, 40 ans, est venue « prier pour les familles » touchées par le drame. « C’est une aide pour les familles qui sont en détresse« , assure-t-elle.

Marie-Bernadette Claverie, retraitée, est venue des Hauts-de-Seine où elle réside. « Ma soeur habite la Vendée et m’a dit que beaucoup de personnes âgées n’ont pas su comment réagir et ont péri. Ca m’a touchée. Je suis venue pour montrer ma solidarité par rapport à toutes ces personnes qui ont vécu des choses terribles« , explique-t-elle.

« Quand la mort frappe autour de nous, la foi ne donne pas d’explications mais elle nous donne une question.(…) Elle pose une question sur le sens de notre propre vie: qu’est-ce que nous faisons de notre propre vie« , a dit l’archevêque de Paris dans son homélie.

La secrétaire d'Etat à l'Ecologie Chantal Jouanno (C), l'ancien maire de Paris Jean-Tibéri, lors d'une messe à Notre-Dame pour les victimes de la tempête Xynthia, le 7 mars 2010
AFP/Bertrand Langlois

La secrétaire d’Etat à l’Ecologie Chantal Jouanno (C), l’ancien maire de Paris Jean-Tibéri, lors d’une messe à Notre-Dame pour les victimes de la tempête Xynthia, le 7 mars 2010

Après la cérémonie religieuse, la secrétaire d’Etat à l’Ecologie Chantal Jouanno s’est dite touchée par l’appel à la « responsabilité » lancé par Mgr Vingt-Trois.

« C’est une catastrophe qui nous touche par sa violence« , a dit à l’AFP Chantal Jouanno. « Il faut toujours témoigner de la solidarité« , a-t-elle souligné.

Cet offoce intervient à la suite d’une série d’hommages rendus aux victimes de la tempête Xynthia en Vendée, département le plus touché par la tempête, où 29 personnes ont péri.

Plusieurs centaines de personnes, parmi lesquelles le Premier ministre François Fillon, avaient assisté jeudi à la messe solennelle donnée en la cathédrale de Luçon (Vendée).

Samedi, une marche silencieuse entre les communes vendéennes de L’Aiguillon-sur-Mer et de La Faute-sur-Mer a rassemblé environ 350 personnes et des gerbes ont été déposés en mémoire de « tous les sinistrés« .

Ne pas oublier
(Environ 40 minutes de vidéo, 8 films) Passez en mode plein écran en cliquant dans le coin bas/droit de la vidéo
Voir directement sur Youtube
Connexion
Attention

Afin d'éviter tout abus, vous devez maintenant vous enregistrer sur le blog afin de pouvoir faire un commentaire.
Cliquez ici pour vous enregistrer
Cliquez ici pour modifier votre profil
Cliquez ici si vous avez oublié votre mot de passe
Stats
Précisions
Ce site n'est pas le site de l'AVIF, ni d'aucune autre association.
C'est un site qui appartient à une société privée et relate ce qu'il se dit dans la presse, associations, localement ... depuis le 28/02 en laissant la parole à chacun et ceci sans censure ni pression.
Si vous souhaitez accéder au site officiel de l'AVIF, veuillez cliquer ici
Faites un don
Aidez à l'hébergement de ce site sur serveur dédié.
Merci d'avance aux donateurs.

Com. récents
Historique
octobre 2021
L M M J V S D
« Fév    
 123
45678910
11121314151617
18192021222324
25262728293031
Téléchargements
Voici les liens des plus longues vidéos concernant la tempête xynthia
N'oubliez pas de faire clic droit enregistrer sous:

Zone interdite (mkv)

Des catastrophes pas si naturelle que ça (flv)

Documentaire de l'agence CAPA diffusé sur FR3 (wmv)

Débat avec PPDA sur FR3 (wmv)

Audition du préfet au sénat (flv)

Vous pouvez lire toutes ces vidéos avec VLC
Vidéos
Suite à une mise à jour, certaines vidéos ne sont plus accessibles sur le site, nous y travaillons et rien n'est perdu. Si toutefois vous souhaitez en voir une en particulier envoyer l'adresse de la page concernée à contact@lafautesurmer.net nous la traiterons en priorité. Merci