Archive pour la catégorie ‘Informations’

« 1 ... 28 29 30 31 32 33 34 35 36 37 38 ... 173 »

L’audience reprend à 14 h avec la déposition de l’ancien préfet de Vendée, Thierry Lataste.

Le procès reprend ce lundi, à partir de 14 h, au centre de congrès des Atlantes des Sables-d’Olonne. Pour cette troisième semaine, de nombreux témoins seront appelés à la barre, pour mieux cerner le rôle de l’État avant le 28 février 2010. À commencer cet après-midi, par Thierry Lataste, ancien préfet de Vendée, cité par les parties civiles. Avant la tempête Xynthia, il s’était heurté à la résistance d’élus locaux lors de l’élaboration du Plan de prévention des risques d’inondation (PPRI). Mardi, à 14 h, le tribunal entendra le directeur d’enquête. Mercredi, à partir de 9 h, des agents de l’État se succéderont à la barre, dont Stéphane Raison, ancien chef de service à la DDE de 2005 à 2008. Au début des années 2000, il avait pointé du doigt la fragilité de la digue Est de La Faute-sur-Mer, identifiant la commune comme « la plus dangereuse du département ». Jeudi 2 octobre, le tribunal devrait entendre des pompiers. Vendredi 3 octobre, la semaine s’achèvera par la déposition du sénateur socialiste Alain Anziani, auteur d’un rapport sur la culture du risque, cité par l’ancien maire de La Faute, René Marratier.

«Une tension est tombée»: après deux premières semaines éprouvantes d’audition des victimes de la tempête Xynthia, qui a fait 29 morts en 2010 à La Faute-sur-Mer, le tribunal correctionnel va entendre à partir de lundi les premiers témoins.

Jeudi, l’audience de la semaine s’est traduite par un transport sur les lieux du drame, dans la «cuvette mortifère» de La Faute-sur-Mer (Vendée). Le 28 février 2010, les victimes y ont été piégées dans leurs maisons de plain-pied où l’eau est parfois montée plus haut que le plafond, en pleine nuit.

Ce transport, auquel finalement peu de parties civiles ont participé sur les plus de 120 de ce procès, a marqué la fin des auditions des survivants qui avaient commencé mercredi 17 septembre. Ces témoignages ont été une épreuve bouleversante, douloureusement nécessaire pour les uns mais aussi un soulagement pour d’autres.

«Moi, il y a 15 jours, je n’aurais pas pu vous parler», a avoué ainsi à l’AFP jeudi Rémy Plaire, qui a raconté à la barre, vendredi 19 septembre, une journée très lourde émotionnellement, cette nuit où sa compagne est morte à ses côtés, et où lui-même a failli ne jamais se réveiller.

«Depuis que j’ai attrapé la barre, je sens qu’il y une tension qui est tombée. J’ai dormi presque deux nuits complètes, ça fait presque quatre ans et demi que ça ne m’était pas arrivé. Je pense que ça va beaucoup m’aider», a-t-il confié à l’AFP.

Au-delà de l’émotion, ces auditions ont permis de comprendre comment ces habitants ont pu acheter des maisons à La Faute-sur-Mer, une petite station balnéaire vendéenne populaire, sans savoir à quel risque ils s’exposaient. La majorité n’était même pas informée du risque d’inondation.

Ainsi, les mesures de précaution à prendre et la conduite à tenir en cas d’inondation étaient expliquées dans un petit livret qui n’a jamais été distribué aux habitants, comme l’a reconnu la première semaine l’ancien maire de la commune, René Marratier.

– L’action de l’État en questions –

Désormais, à partir de lundi après-midi, l’audience du tribunal correctionnel des Sables d’Olonne va revenir sur des auditions plus «classiques», avec les témoins cités par les différentes parties.

Parmi eux, Thierry Lataste, préfet de Vendée de juillet 2007 à janvier 2010, actuel directeur de cabinet du ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve, pourra notamment répondre aux nombreuses questions qui se posent sur l’action de l’État dans cette affaire.

Notamment sur la lenteur de la mise en place du Plan de prévention des risques d’inondations (PPRI) de La Faute-sur-Mer, dont une version partielle sera finalement imposée à la commune en 2007, mais seulement partiellement appliquée sur le terrain.

Ou encore, en 2003, cette «négociation» entre René Marratier et les services de l’Équipement pour qu’une partie de la commune ne soit pas classée en «zone rouge» inconstructible, mais en zone bleu foncé. Il devait en contrepartie prendre des mesures qui ne l’ont jamais été.

La journée de mercredi sera consacrée au témoignage du directeur d’enquête et plusieurs autres témoins vont ainsi défiler à la barre jusqu’à vendredi, dont un sénateur.

Il restera encore deux semaines ensuite dans ce procès, avec une semaine consacrée aux interrogatoires des prévenus puis, la dernière, aux réquisitions et plaidoiries.

Cinq personnes physiques, dont René Marratier, comparaissent, principalement pour homicides involontaires, ainsi que deux entreprises de construction en tant que personnes morales.

Le procès doit se terminer le 17 octobre. Le jugement sera rendu en délibéré le 12 décembre.

Voir http://www.lafautesurmer.net/album-la-faute-sous-mer/photos-du-proces-jean-paul/

Magistrats, prévenus, victimes, iIls se sont tous retrouvés hier dans la cuvette
de La Faute, aujourd’hui no man’s land chargé de souvenirs macabres. Pour comprendre et se projeter dans le drame.

  • Le président du tribunal Pascal Almy (à gauche) voulait comprendre. Une audience sur le terrain imposée au maire et principal prévenu René Marratier (au centre).
  • Retour douloureux des familles

    Retour douloureux des familles
  • Le président du tribunal Pascal Almy (à gauche) voulait comprendre. Une audience sur le terrain imposée au maire et principal prévenu René Marratier (au centre).

Aujourd’hui, sur la digue de La Faute, entre mer et Lay, il y a des vélos et le cliquetis des bâtons de randonnée des retraités.

Hier, après-midi, sur la digue de La Faute, il y avait le souvenir du malheur, de cette funeste nuit de février 2010, de cette vague qui a emporté les 29 dont les noms sont à jamais gravés sur la stèle aux victimes de Xynthia. Au bout de la digue, là où l’eau s’est arrêtée.

C’est là que les victimes, les parties civiles au procès du maire et de ses adjoints aux Sables-d’Olonne, sont venues se recueillir une fois encore – la première pour quelques-uns.

Hier sur la digue, il y avait la justice en tenue de ville. Transports sur les lieux du drame. Pour comprendre. Pour prendre la mesure.

Aujourd’hui, au pied de la digue, rehaussée, élargie, renforcée, il n’y a plus de maisons. Il n’y a plus que des tas de gravats que les camions de l’hiver dernier n’ont encore pu évacuer. Dans ce paysage déroutant, envahi par les herbes folles, où ne subsistent que les lampadaires et les voiries, il y a les souvenirs et la colère qui persistent. Des repères de géomètres pour matérialiser les hauteurs d’eau, à quelques centimètres des repères de hauteurs de plafonds.

 

« C’est pas le marquage. C’est les souvenirs qui rappellent ». Thierry Berlement n’est revenu sur les lieux que quelques fois, « avec les journalistes ». Et puis hier, avec le tribunal, la centaine de parties civiles, les magistrats et René Marratier, le maire, ses adjoints qui ont vendu les terrains et distribué les permis de construire, dans la nasse de la justice qui leur reproche leur négligence coupable et meurtrière.

« Les gens qui l’ont vécu ne reviennent pas », glisse Thierrry sur le bord du chemin. Il est passé devant sa maison. Devant l’emplacement. A La Faute, toutes celles de la cuvette ont été détruites. Il est passé chez Renaud Pinoit, le président de l’association des victimes, « pour prendre du courage ». Parce qu’il fallait être là.

Mais être là, c’était encore affronter le souvenir. Les heures « dans le noir dans le froid. Ma femme qui ne savait pas nager et l’eau glacée qui montait. Les cris de mes filles et les meubles qui flottaient. La mort qu’on voit, et ce n’est pas rien. les bruits et les odeurs, la terreur, que j’ai dans la tête. La terreur dans les yeux de mes filles ». Le coup de chance et le sauvetage in extremis. « Ce silence, au bout du lotissement, et soudain, tous les secours, aux Flots bleus. »

Sur la digue, ils étaient des dizaines. Tendus, les traits tirés. Ils sont venus nombreux. Pour montrer. Pour que « les autres », ceux qui n’ont pas vécu cette nuit puissent comprendre.

L'ancien maire de la commune, René Marratier.

Le transport sur les lieux s’est déroulé jeudi dans une atmosphère de deuil.

La procession judiciaire chemine lentement sur la digue qui fut submergée le 28 février 2010 à La Faute-sur-Mer (Vendée), lors du passage de la tempête Xynthia. Le président du tribunal correctionnel des Sables-d’Olonne, flanqué de ses deux assesseurs, ouvre la marche, suivi des cinq prévenus, dont l’ancien maire de la commune, des avocats, des journalistes, et d’une longue théorie de parties civiles. Certaines ont apporté des fleurs. Un important déploiement de gendarmes assure la sécurité de ce transport sur les lieux.

Régulièrement, on marque le pas devant une petite pancarte mentionnant le nom et l’âge de l’une des 29 victimes de la catastrophe. La digue, depuis, a été consolidée et rehaussée: elle délimite aujourd’hui plus franchement qu’à l’époque la «cuvette mortifère» décrite par le juge d’instruction dans son ordonnance de renvoi. Mais elle reste dérisoire, même en ce jour de septembre où l’Océan – qu’on ne voit pas d’ici – roule des flots bienveillants jusqu’aux plages propices à la rêverie, et où la rivière Lay a pris la forme d’un placide ruban gris pour se jeter dans l’Atlantique.

«Cuvette mortifère»

Puis l’on descend de la digue pour arpenter les lotissements détruits par des pelleteuses après le drame. Rues sans but, lampadaires sans rien à éclairer, épaves de voitures concassées, monceaux de gravats comme autant de terrils du malheur. Des rubans de chantier rouge et blanc matérialisent, au milieu des herbes folles, l’emplacement des pavillons engloutis, tandis que des tubulures de plomberie coiffées de signaux rouge et jaune fluo indiquent la hauteur du plafond et celle, extravagante, de la mer surgie dans la nuit: parfois, les deux sont alignés. L’actuel maire, Patrick Jouin, assiste à cette huitième journée du procès, avec deux de ses adjoints: «Il y a eu 600 maisons déconstruites, rappelle-t-il, soit 20 % du territoire de la commune.» On arrive à cet instant devant l’endroit où les Bounaceur avaient fait construire leur résidence. Le panneau rappelle les âges des quatre membres de la famille noyés en 2010: 73, 43, 13 et 4 ans.

Dans un silence absolu, le cortège se disloque aux portes du lotissement fantôme. Quelle leçon judiciaire le tribunal peut-il tirer de cette émouvante déambulation, lui qui dispose déjà de plans, de relevés, de photographies, de témoignages?

Un jour, explique M. Jouin, il devrait y avoir dans cette brèche urbaine un centre d’équitation, un golf de 9 trous, une piste cyclable… Pour l’heure il n’y a rien, et ce rien hurle le souvenir d’une nuit infernale. La nature, indifférente au malheur des hommes, reprend ses droits, les arbres sont pleins de vigueur – et les plus beaux, dans ce lieu désolé, ce sont les saules pleureurs.

Le tribunal correctionnel des Sables-d’Olonne (Vendée), chargé du procès Xynthia – dans lequel 5 prévenus sont poursuivis pour homicides involontaires – a délocalisé ce jeudi son audience à la Faute-sur-Mer, où la tempête éponyme avait provoqué la mort de 29 personnes,en février 2010. Ce retour a constitué une véritable épreuve pour certains témoins résidents qui n’étaient jamais revenus sur les lieux du drame. Nos correspondants en région étaient sur place.

Au milieu des herbes hautes, sous le vent léger et le soleil radieux, quatre piquets. Ils sont reliés par des rubans plastiques zébrés de rouge et de blanc, tendus pour matérialiser les «murs des maisons». Un panneau près du sol dit qui est mort là.«Monsieur Tabary et son petit fils, 60 ans et 2 ans.» Planté au milieu, un poteau marque deux repères. En rose, la hauteur du plafond. En jaune, celle atteinte par l’eau. Parfois, il n’y a que quelques centimètres d’écart. Parfois, c’est la même hauteur.

Jeudi, le tribunal correctionnel des Sables d’Olonne a effectué ce que la justice appelle un «transport sur les lieux». Dans une procession inédite à La Faute-sur-Mer, les magistrats en tête, suivis par les prévenus, puis par la longue cohorte des parties civiles, ont arpenté ce qui était des lotissements et n’est plus qu’un champ d’herbe et de gravats. Ici 29 personnes sont mortes dans la nuit du 27 au 28 février 2010, noyées dans la montée des eaux provoquée par la tempête Xynthia. Quatre responsables locaux sont poursuivis pour «homicides involontaires» : l’ancien maire de la commune, René Marratier, sa première adjointe et présidente de la commission d’urbanisme, Françoise Babin, le fils de cette dernière, agent immobilier, Philippe Babin et un entrepreneur du bâtiment de leurs amis, Patrick Maslin. Chacun dans leur fonction, ils n’ont cessé d’œuvrer pour que la zone, pourtant répertoriée comme à haut risque d’inondation, soit urbanisée de la manière la plus rapide et la plus dense possible.

Ils marchent devant avec leurs avocats, masse compacte et hâtive en costumes sombres, tandis que les parties civiles, en vêtements clairs ou colorés, cheminent doucement, s’arrêtent devant les panneaux signifiant les décès, marquent un silence. Le cortège s’engage sur la «digue Est», et le mot, qui revient en boucle depuis le début du procès, semble soudain tout à fait incongru. Un talus, à la limite, mais une «digue» ? L’ouvrage a pourtant été élargi de plus de deux mètres et rehaussé d’un mètre, comme le montre un marquage au sol. Mais même ainsi, il paraît vraiment bas. Et les eaux de l’estuaire de la rivière Le Lay, vraiment près. Ce sont elles qui l’ont submergée dans la nuit du 27 au 28 février 2010. Dans la zone qu’on appelle la «cuvette», parce que particulièrement creuse, un panneau signale la maison de la famille Bounaceur, avec seulement les âges des victimes : «73 ans, 43 ans, 13 ans, 4 ans». Elle était construite de plain-pied, comme presque toutes les autres. Le poteau jaune et rose indique que les flots ont atteint le plafond.

«C’est dur, dit une dame âgée en larmes, être ici, cela fait aussi revenir les bons souvenirs.» Nicole a perdu sa fille et son gendre. «Par là, montre-t-elle, j’allais promener leur chien. J’aimais beaucoup leur rendre visite. Ils étaient heureux. Ils avaient quitté Orléans pour réaliser leur rêve : vivre au bord de la mer.» Nicole voulait témoigner au procès mais son fils le lui a déconseillé. Elle regrette. «Cela m’aurait fait du bien. En écoutant les survivants, j’ai compris ce qu’ont pu vivre ma fille et mon gendre. Ils se sont battus… Leurs voisins les ont vus accrochés à leur gouttière. Après la tempête on est restés deux jours sans savoir ce qui leur était arrivé. On appelait toutes les heures le centre de crise, mais ils n’étaient pas encore sur la liste des décédés.»

Un peu en arrière, Thierry Berlemont, l’instituteur qui a sauvé de justesse ses deux filles adolescentes de la noyade (Libération du 15 septembre), pointe du doigt sa«maison» : «c’est le tas de gravats.» Lui-aussi a des «bons souvenirs» qui remontent malgré lui : «Par là, on allait à la plage. Là, près du port, mes filles ramassaient des crabes. Moi je pêchais dans le petit ruisseau. On a vécu ici 13 ans sans se douter de ce qui pouvait nous arriver. Je viens de la région des Sables d’Olonne, il y a beaucoup de talus comme celui-ci et pour nous c’est clair : petite digue veut dire petit risque. Quand on a acheté, ils nous l’ont répété : aucun danger, vous êtes protégés. Et encore, depuis, ils l’ont rehaussée. Ils ont fait une protection une fois que tout le monde était mort.»

A lui comme aux autres, les journalistes demandent si c’est «une bonne chose» que le tribunal ait fait ce déplacement. «Que les prévenus viennent, répond-t-il avec sa colère, cela ne change rien, ils connaissent par cœur. Mais que le tribunal sente cette impression de calme, de sérénité ça, oui. Le jour de Xynthia, il faisait beau comme ça. Et la nuit, vous vous retrouvez dans l’eau noire, gelée, prisonniers comme des rats, avec tout qui se fracasse, les cris de terreur.»

Au bout de la digue, alors que le niveau du terrain remonte sensiblement, se trouve un petit groupe de belles demeures que les démolitions ont épargnées. «Là, il n’y a pas eu d’eau», dit Thierry Berlemont. Là se trouve la maison de Philippe Babin, l’agent immobilier qui a vendu aux victimes les terrains. «Sur le point le plus haut.»

Ondine MILLOT envoyée spéciale à La Faute-sur-Mer

Près de cinq ans après le drame de La Faute sur Mer, le tribunal s’est déplacé aujourd’hui dans ce village de Vendée dans lequel 29 personnes avaient trouvé la mort lors du passage de la tempête Xynthia. Certaines familles de victimes n’étaient jamais revenues sur les lieux depuis cette nuit de février 2010.

Le tribunal était délocalisé sur les lieux du drame. L’occasion pour les juges de se rendrecompte réellement de la catastrophe. Pour certaines victimes aussi, de se souvenir.

Le procès Xynthia quatre ans après le passage de la tempête qui a provoqué la mort de 29 personnes  s' est déplacé aujourd'hui sur les lieux du drame à la Faute sur mer.?Sur la photo René Marratier maire de la faute sur mer au moment des faits et inculpé pour homicide involontaire.
Le procès Xynthia quatre ans après le passage de la tempête qui a provoqué la mort de 29 personnes s’ estdéplacé aujourd’hui sur les lieux du drame à la Faute sur mer.?Sur la photo René Marratier maire de la faute surmer au moment des faits et inculpé pour homicide involontaire. | Franck Dubray

Cette audience sur les lieux du drame était l’occasion pour les juges de se rendre compte del’étendue des dégâts, tant matériels qu’humains. Qu’est donc cette cuvette mortifère dont tout lemonde parle ? Représentés le long du parcours par des petites pancartes blanches, leslotissements et les familles touchés ce soir de février 2010 en Vendée, sont inscrits en touteslettres.

Pour les besoins de cette audience, des poteaux symbolisent aujourd’hui la hauteur des eaux,ainsi que celle des plafonds.

En vert la hauteur de l'eau, en rouge celle du plafond.
En vert la hauteur de l’eau, en rouge celle du plafond. | Franck Dubray

Passerelles, gravats et… lampadaires

470 maisons garnissaient un espace aujourd’hui en friche, où règnent comme seuls vestigeslampadaires, passerelles pour enjamber la digue, voix d’accès… et gravats des déconstructions.Alors forcément, les habitants de l’époque se souviennent de cette nuit d’horreur.

Dès leur arrivée, quelques-uns n’ont pu retenir leurs larmes. Certains s’y attendaient. D’autres nese pensaient pas aussi touchés. Les derniers se sont murés dans le silence, le recueillement. Lecortège de l’audience s’est d’ailleurs distendu au gré des haltes mortifères.

 « Un aperçu »

Robert Marchal, habitant du lotissement des Amourettes à l’époque, n’a perdu personne ce soir-là.Sauf sa chienne. Dos à la cuvette, il se souvient. Il juge aussi de manière bienveillante cette visitede la justice sur les lieux. « Ca va leur donner un aperçu, pour ceux qui ne se sont jamaisdéplacés. Ce n’est pas négatif, c’est sûr qu’il vaut mieux se rendre compte sur place que dejuger sur du papier. »

Connexion
Attention

Afin d'éviter tout abus, vous devez maintenant vous enregistrer sur le blog afin de pouvoir faire un commentaire.
Cliquez ici pour vous enregistrer
Cliquez ici pour modifier votre profil
Cliquez ici si vous avez oublié votre mot de passe
Loading

Vigilance

Détail Vendée

Agrandir et historique
Stats
Précisions
Ce site n'est pas le site de l'AVIF, ni d'aucune autre association.
C'est un site qui appartient à une société privée et relate ce qu'il se dit dans la presse, associations, localement ... depuis le 28/02 en laissant la parole à chacun et ceci sans censure ni pression.
Si vous souhaitez accéder au site officiel de l'AVIF, veuillez cliquer ici
Faites un don
Aidez à l'hébergement de ce site sur serveur dédié.
Merci d'avance aux donateurs.

Com. récents
Sondage récent

Trouvez vous judicieux l'implantation d'un golf à la Faute sur Mer dans la cuvette ?

  • Non (53%, 117 Votes)
  • Oui (45%, 98 Votes)
  • Pas d'avis (2%, 4 Votes)

Votants: 219

Loading ... Loading ...
Historique
février 2016
L M M J V S D
« Jan    
1234567
891011121314
15161718192021
22232425262728
29  
Téléchargements
Voici les liens des plus longues vidéos concernant la tempête xynthia
N'oubliez pas de faire clic droit enregistrer sous:

Zone interdite (mkv)

Des catastrophes pas si naturelle que ça (flv)

Documentaire de l'agence CAPA diffusé sur FR3 (wmv)

Débat avec PPDA sur FR3 (wmv)

Audition du préfet au sénat (flv)

Vous pouvez lire toutes ces vidéos avec VLC
Vidéos
Suite à une mise à jour, certaines vidéos ne sont plus accessibles sur le site, nous y travaillons et rien n'est perdu. Si toutefois vous souhaitez en voir une en particulier envoyer l'adresse de la page concernée à contact@lafautesurmer.net nous la traiterons en priorité. Merci