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L’ancien maire de La Faute devra trouver les mots pour évoquer l’avant-Xynthia, mais aussi l’après, quand il n’a pas su exprimer sa compassion aux victimes.

René Marratier a préféré ne pas s’exprimer avant le procès. Se terrer dans le silence. Comme s’il se méfiait de lui-même. Car celui qui a la manie de ponctuer ses phrases d’un « hein » traînant, cherchant l’approbation, a commis quelques belles bourdes dans le passé.

L’une des premières, c’était lors de la présentation des zones noires. Obnubilé par l’impact économique de Xynthia, il en avait oublié les victimes. L’effet avait été terrible.

« J’ai alors cru qu’il fallait que je me consacre à la reconstruction de La Faute-sur-Mer […] J’ai sûrement eu tort », a-t-il dit dans un début de mea culpa, à la barre, le 30 septembre.

Il y eut ensuite l’affaire de la stèle, ce monument voulu par les victimes qu’il a donné l’impression de ne pas vouloir. Puis l’absence de minute de silence lors du premier conseil municipal d’après tempête. Et enfin, ces gestes ou ces mots que certaines victimes ont tant attendus.

Des « bourdes » à répétition, qui ont renvoyé l’image d’un homme dépourvu de sentiments. Une étiquette qu’il réfute.

« Interrogez-le sur les plans d’inondation, il est intarissable »

« Je ne me suis pas reconnu dans l’homme décrit, a-t-il dit à la barre, ce 30 septembre, après les témoignages des parties civiles. Je ne pense pas être cet homme-là. Je n’ai peut-être pas eu les mots qu’il fallait, et je m’en excuse. »

Aveux tardifs et de circonstance de la part d’un homme acculé ? Ou déclaration sincère et spontanée d’un homme qui cherche à montrer son vrai visage. « Je suis un être humain quand même », a-t-il même précisé au président qui l’interrogeait au premier jour du procès. « On ne peut pas m’accuser : j’ai des enfants et des petits-enfants. »

Déroutant et imprévisible René Marratier. « Ce n’est pas un grand causant, c’est vrai, confirme l’un de ses avocats, Antonin Lévy, il est plutôt du genre taiseux. »

S’il parle volontiers de sa commune, l’ex-maire a le plus grand mal à parler de lui, au point, d’ailleurs, de souvent se cacher derrière un « on » impersonnel et agaçant.

« Interrogez-le sur les plans de prévention et d’inondation, les plans de secours, il est intarissable, il vous en parlera des heures, poursuit son avocat. Mais si vous lui demandez comment ça va, il se contente de répéter « bien, bien, bien ».

À La Faute, depuis le drame, il n’a quasiment rien changé à ses habitudes. Il est aujourd’hui à la retraite, après avoir cédé son entreprise de transports.

« Il a 62 ans, il a commencé à travailler à l’âge de 14 ans, il en a bien le droit », témoigne une vieille connaissance. « Il fait un peu de vélo, va au foot à Luçon », ajoute son ami.

On le voit aussi parfois à la Beaujoire. Il était récemment dans les tribunes, invité, pour assister à Nantes-Monaco. « Il voit ses amis », ajoute un Fautais qui conserve des relations avec lui.

Mais de la tempête ou du procès, il n’est jamais question. « On a bien d’autres choses à évoquer, insiste un de ses proches. J’ai pas envie de lui en parler. C’est pas la peine de ressasser tout ça. »

« Je veux bien vous demander pardon »

L’autre grand changement dans sa vie, c’est la mairie. Il a dû céder le fauteuil de maire à Patrick Jouin, après quatre mandats consécutifs. « Il a digéré cette déception », assure un de ses amis footeux.

Il se console en pensant au nombre de voix qu’il a recueilli. Neuf voix d’écart seulement le séparait de Samuel Veillard, le pompier héros de Xynthia, décoré de la Légion d’honneur, invité à la table de Nicolas Sarkozy !

Une réponse à ses détracteurs, mais aussi le symbole terrible d’une commune déchirée depuis la tempête, qu’il n’a jamais voulu quitter, malgré les insultes, voire les menaces de mort.

« Il s’y sent bien et en sécurité », souligne son avocat. Tellement bien que certains l’imaginent bien tenter de reprendre son sceptre municipal dans six ans.

D’autant qu’il reste intimement convaincu qu’il n’est pour rien dans la catastrophe Xynthia. Simple posture pour tenir le choc psychologiquement ? Ou vraie conviction qu’il est tout à fait étranger à ce drame ?

Difficile de savoir, tant le personnage est insaisissable. Peu bavard, René Marratier est aussi parfois brouillon dans son expression.

Dernier exemple en date ? C’était le jour de sa demande de pardon, à l’évidence sincère. Il a pris le temps. A pesé ses mots. Avant de conclure par cette phrase curieuse : « Je veux bien vous demander pardon ». Tout est dans le « bien ».

Les Sables-d’Olonne (France) – René Marratier, ancien maire de La Faute-sur-Mer (Vendée), où 29 personnes ont péri en février 2010 après le passage de la tempête Xynthia, entend dire « sa vérité » devant le tribunal correctionnel des Sables-d’Olonne, où il est interrogé à partir de lundi.

Procès Xynthia: René Marratier, ex-maire de La Faute-sur-Mer, à la barre

René Marratier (g), l’ancien maire de la Faute-sur-Mer, et son avocat Didier Seban, le 25 septembre 2014 à La Faute-sur-Mer

afp.com/Jean-Sébastien Evrard

 

Après une première quinzaine consacrée à l’audition des victimes, chargée en émotion, le tribunal, devant lequel comparaît notamment M. Marratier, principalement pour homicides involontaires, en est venu aux faits lors de la troisième semaine, en faisant déposer plusieurs témoins, cités par les deux parties, sur l’enquête.

Tout au long de cette dernière semaine de débats, le président Pascal Almy a tenté de déterminer si les agissements ou les manquements des élus de La Faute-sur-Mer, son ancien maire René Marratier en tête, avaient joué un rôle dans le drame du 28 février 2010; dans le même temps la défense s’est employée à systématiquement recentrer les débats sur les défaillances de l’État.

L’absence de plan de secours et de plan communal de sauvegarde, l’absence de surveillance de la digue submergée par les flots, le défaut d’information aux habitants qu’une tempête s’annonçait, la délivrance de permis de construire illégaux ont-ils eu une quelconque responsabilité dans la mort de 29 personnes, piégés par la montée des eaux’

Lundi, M. Marratier, toujours conseiller municipal de la petite station balnéaire vendéenne, a déclaré se sentir « responsable de ne pas avoir compris ce qui allait se passer cette nuit-là« .

Mais, a fait valoir l’un de ses avocats, Me Didier Seban, comment aurait-il pu en être autrement alors que même les services de secours, comme le chef des sapeurs-pompiers l’a expliqué jeudi à la barre d’une voix entrecoupée de sanglots, ont été dépassés par une tempête dont ils ne pouvaient « imaginer l’ampleur » ‘

– « Tout le monde s’est trompé » –

Et que dire des permis de construire pour des maisons de plain-pied, où un étage aurait été obligatoire, délivrés par la mairie après instruction des services de la Direction départementale de l’équipement (DDE) sans comprendre le niveau de cote de référence’

« On reproche à mon client de ne pas avoir revu le travail de spécialistes dont c’était le métier« , a tonné Me Antonin Lévy, autre conseil de M. Marratier.

« Tout le monde traite M. Marratier de menteur depuis le début. (…) Mais tout le monde s’est trompé au moins autant que lui, les secours, les services de la DDE, la préfecture. Mon client va pouvoir dire sa vérité et le tribunal a maintenant les témoignages pour se rendre compte que c’est LA vérité« , a souligné l’avocat auprès de l’AFP.

Le sénateur PS Alain Anziani, rapporteur de la mission commune d’information du Sénat créée après Xynthia pour « éviter de nouveaux drames« , est venu vendredi à la barre appuyer cette thèse d’une « responsabilité partagée » entre élus et État.

Lors de la tempête, « rien n’a bien fonctionné« , en raison du « manque d’une culture du risque » en France, malgré la répétition de catastrophes, a-t-il déclaré.

« Ce qui est jugé devant ce tribunal, c’est pas les maires en général, mais un maire. Qu’on pointe les défaillances de la DDE ou de l’État, on prend note. Oui, il y a eu cafouillage. Mais ça ne change pas les données de notre drame, 29 victimes à La Faute-sur-Mer le 28 février 2010« , a pour sa part réagi Renaud Pinoit, président de l’Avif, l’association des victimes.

M. Marratier et son ancienne adjointe à l’urbanisme, Françoise Babin, seront interrogés de lundi à mercredi. Suivront les auditions du fils de cette dernière, Philippe Babin, agent immobilier et président de l’association chargée de la surveillance de la digue submergée, et d’Alain Jacobsoone, à l’époque directeur départemental adjoint des Territoires et de la Mer.

La dernière semaine du procès, qui doit se terminer le 17 octobre, sera consacrée aux réquisitions et plaidoiries.

Les prévenus, jugés principalement pour homicides involontaires, encourent cinq ans d’emprisonnement et 75.000 euros d’amende. Jugement le 12 décembre.

René Marratier, l’ex-maire de La Faute-sur-Mer, est interrogé à partir d’aujourd’hui © RADIOFRANCE/Guillaume Gaven

Très attendu, l’interrogatoire de René Marratier débute ce lundi, en cette quatrième semaine du procès. 29 personnes étaient mortes à La Faute, submergées par les flots, le 28 février 2010. Depuis le début du procès, l’ancien maire s’est souvent présenté comme une victime.

René Marratier, c’est un homme maladroit avec les mots, engoncé dans ses certitudes, gêné avec l’expression des sentiments… Depuis le début du procès, l’ancien maire de la Faute est toujours à côté lorsqu’il prend la parole, décalé.

Mais il est aussi très seul face à trois magistrats qui, ostensiblement, désapprouvent chacune de ses tentatives d’explications.
Il faut dire que René Marratier collectionne les maladresses. Après l’audition de la première partie civile, qui raconte le « manque de compassion » selon lui du maire au lendemain du passage de Xynthia, l’élu appelé à la barre lance un « je ressens la même douleur que les victimes, moi aussi je suis un sinistré ». Derrière lui, murmures indignés des bancs des victimes.
Bien sûr ce n’est pas pour cela que René Marratier est jugé, pas pour l’homme qu’il est, mais pour ses éventuelles fautes pénales. C’est donc à partir d’aujourd’hui qu’il va devoir s’expliquer, notamment : pourquoi a-t-il tout fait pour retarder la mise en place du plan de prévention des risques d’inondations, et donc pourquoi a-t-il laissé des maisons se contruire en zone dangereuse? Il a laissé entrevoir sa ligne de défense au début du procès : « je n’avais pas les compétences, pas les armes ».
René Marratier entend dire « sa vérité » sur sa gestion de la tempête Xynthia, devant le tribunal des Sables-d’Olonne où il est jugé.
René Marratier a déjà présenté ses excuses.

René Marratier a déjà présenté ses excuses.
(Photo archives NR)

Voilà quinze jours que les victimes de la tempête Xynthia l’attendent. René Marratier, ancien maire de La Faute-sur-Mer (Vendée), où vingt-neuf personnes ont péri en février 2010, est interrogé à partir d’aujourd’hui par le tribunal des Sables-d’Olonne. Il comparait pour homicides involontaires.

Maisons
de plain-pied

Tout au long de cette dernière semaine de débats, les juges ont tenté de déterminer si les élus de la commune, René Marratier en tête, avaient joué un rôle dans le drame. Dans le même temps, la défense s’est employée à systématiquement recentrer les débats sur les défaillances de l’État.
L’absence de plan de secours et de plan communal de sauvegarde, l’absence de surveillance de la digue submergée par les flots, le défaut d’information aux habitants qu’une tempête s’annonçait, la délivrance de permis de construire illégaux ont-ils eu une quelconque responsabilité dans la mort de vingt-neuf personnes, piégées par la montée des eaux?
Lundi dernier, René Marratier a déclaré se sentir « responsable de ne pas avoir compris ce qui allait se passer cette nuit-là ». Mais, a fait valoir l’un de ses avocats, M Didier Seban, comment aurait-il pu en être autrement alors que même les services de secours ont été dépassés par une tempête dont ils ne pouvaient « imaginer l’ampleur »?
Et que dire des permis de construire pour des maisons de plain-pied, où un étage aurait été obligatoire, délivrés par la mairie après instruction des services de la Direction départementale de l’équipement? « On reproche à mon client de ne pas avoir revu le travail de spécialistes dont c’était le métier », a tonné M Antonin Lévy, autre conseil de l’ancien maire.
René Marratier et son ancienne adjointe à l’urbanisme, Françoise Babin, seront interrogés jusqu’à mercredi. Suivront les auditions du fils de cette dernière, Philippe Babin, agent immobilier et président de l’association chargée de la surveillance de la digue submergée, et d’Alain Jacobsoone, à l’époque directeur départemental adjoint des Territoires et de la Mer.
La dernière semaine du procès, qui doit se terminer le 17 octobre, sera consacrée aux réquisitions et plaidoiries.

2014 10 04 anziani

Procès Xynthia : « Je verrais très difficilement qu’un petit maire porte la responsabilité du drame »
Lotissements de la Faute-sur-mer, engloutis par les eau après le passage de la tempête Xynthia, le 28 février 2010.
© AFP/ BERTRAND GUAY
 Article du 15/09/2014

Le procès Xynthia s’ouvre aujourd’hui aux Sables d’Olonne. Le 28 février 2010, la tempête Xynthia s’abat sur les côtes. Les flots montent et débordent les digues. Derrière, des lotissements de la commune de la Faute-sur-mer (Vendée) sont engloutis. 29 personnes, piégées pendant leur sommeil, sont mortes. Plus de 120 parties civiles font face à cinq prévenus, parmi lesquels trois élus de la commune, dont l’ancien maire UMP, René Marratier.

Selon le président du conseil général de la Vendée, le sénateur UMP Bruno Retailleau, « la responsabilité est collective ». « Je sais que toute la chaîne du risque a dysfonctionné » souligne l’auteur, avec le socialiste Alain Anziani, d’un rapport d’information du Sénat sur le drame. Il reconnaît la part de responsabilité des élus. « Quand il y a une forte demande de la population pour aller le plus proche de la mer, il y a des élus qui on pu craquer », affirme Bruno Retailleau, pour qui il serait cependant injuste que l’entière responsabilité du drame aille sur leurs seules « épaules ». Entretien.

Qu’attendez-vous du procès Xynthia qui s’ouvre aujourd’hui ?
J’en attends d’abord que les familles, qui ont eu des morts et dont certaines sont pratiquement anéanties, puissent avoir des explications en termes de responsabilités sur ce qui s’est passé cette nuit noire du 28 février 2010. Il faut tirer toutes les leçons de Xynthia, qui s’est transformée en drame humain, qu’on ne revoit plus de drame comme Xynthia ailleurs en France.

Plusieurs élus sont sur les bancs des prévenus. Leur responsabilité doit-elle être établie ?
Je pense qu’il y a un procès, des juges et la justice doit passer et déterminer les responsabilités des uns et des autres. Le Sénat a été en pointe sur Xynthia. Nous avons eu une mission d’information qui s’est rendue sur le terrain, a réalisé des auditions de délégations japonaises pour savoir leur organisation par rapport à la culture du risque. En 2010, en France, la culture du risque était nulle. La responsabilité était très largement partagée. Je verrais très difficilement qu’un petit maire porte sur ses épaules la responsabilité du drame. C’est au juge de le dire. Je sais que toute la chaîne du risque a dysfonctionné.

Il y avait les prévisions qui ne prévoyaient pas de surcotes en mer. On conseillait aux gens de se calfeutrer. Les messages de vigilance n’étaient pas suffisamment clairs. Les maires ont pu négliger l’alerte en pensant que c’était une énième tempête. Il y a l’urbanisme. Bien sûr, les maisons n’auraient pas dû se trouver là. Mais qu’en est-il du contrôle réalisé par l’Etat et la question des digues qu’on n’a pas entretenues ? La responsabilité est collective.

Mais comment a-t-on pu en arriver à autoriser des constructions dans des zones à risque ?
Quand on n’a pas de culture du risque, on n’a pas de conscience du risque. Et quand il y a une forte demande de la population pour aller le plus proche de la mer, il y a des élus qui on pu craquer. 80% de la population dans le monde s’agrège sur le ruban littoral ou autour des estuaires. Et tous les élus n’avaient pas les outils pour y résister. Le rapport du Sénat a montré que le dysfonctionnement s’était fait à trois niveaux : la prévision, la prévention et la protection.

Ségolène Royal déclare ce matin au Parisien qu’« il faut avoir le courage de dire que 17 millions d’habitants vivent en zone potentiellement inondable ». Aujourd’hui, un nouveau La-Faute-sur-Mer est-il possible ?
On a fait beaucoup de progrès depuis Xynthia. On a désormais un système d’alerte de submersion marine avec Météo France qui permet de mieux prévoir. On peut avoir un message beaucoup plus clair vis-à-vis des maires. Les systèmes d’alerte, les plans communaux de sauvegarde et plans de prévention des risques tendent à se généraliser. Mais on peut avoir des défaillances encore. On a énormément de mal sur le terrain pour renforcer les digues. Le système administratif est d’une telle complexité, tout est fait pour retarder les travaux. Certains en France préfèrent protéger quelques grenouilles que la population. Sur le plan digue, il faut être en mesure de simplifier les procédures. Moins de la moitié des digues seront refaites en 2016 à la fin du plan digue décidé en 2012.

Pour le sénateur socialiste Alain Anziani, la responsabilité dans la mort de 29 personnes en 2010 est « partagée » entre élus et État.

La tempête Xynthia avait fait 29 morts en 2010
La tempête Xynthia avait fait 29 morts en 2010 © Sébastien Salom-Gomis

La responsabilité dans la mort de 29 personnes en 2010 à La Faute-sur-Mer (Vendée) après le passage de Xynthia est « partagée » entre élus et État, a estimé vendredi le sénateur (PS) Alain Anziani, rapporteur d’une mission d’information sur les conséquences de la tempête. Cité par l’ancien maire de La Faute-sur-Mer, René Barratier, qui comparaît devant le tribunal correctionnel des Sables-d’Olonne notamment pour « homicides involontaires », le sénateur socialiste de Gironde a déclaré que lors de la tempête, « rien n’a bien fonctionné ».

« Nous sommes dans une chaîne d’irresponsabilités », a-t-il poursuivi, épinglant des « défaillances » dans les systèmes d’alerte, dans l’information auprès de la population, mais aussi sur « le plan de la prévision météorologique », Météo-France n’ayant pas anticipé la veille du drame « l’effet de la vague au sol ». « Quelle est la responsabilité des élus, de l’administration? Au fond, j’ai envie de dire qu’elle est partagée », a lancé le sénateur. Pour étayer son propos, il a cité en exemple « les permis de construire, délivrés par le maire, mais qui avant cela va demander avis aux services de la préfecture ».

« Éviter de nouveaux drames »

« Chacun peut imaginer que le maire va suivre ces avis, à tort ou à raison. Le technicien, ce n’est pas le maire », a souligné M. Anziani. Le rapport de la mission commune d’information du Sénat sur les conséquences de la tempête Xynthia, qui avait fait au total 53 morts en frappant le 28 février le littoral atlantique, principalement en Vendée et en Charente-Maritime, avait fait des préconisations « pour éviter de nouveaux drames ». Le Sénat avait adopté en mai 2011, soit quatorze mois après la tempête Xynthia, un texte visant à mieux prendre en compte le risque de submersion marine, mais les propositions de loi n’ont toujours pas été examinées par l’Assemblée nationale, a rappelé M. Anziani à la barre.

M. Marratier comparaît depuis le 15 septembre aux côtés de son ancienne adjointe à l’urbanisme, du fils de celle-ci, agent immobilier, et de l’ancien directeur départemental des territoires et de la mer. L’action publique s’est en revanche éteinte à l’encontre d’un cinquième prévenu, décédé mercredi d’un cancer du foie. Un mandataire judiciaire a été désigné vendredi par le tribunal pour représenter les deux entreprises de construction dont il était responsable, également poursuivies en tant que personnes morales. Le procès doit se terminer le 17 octobre.

A partir de 14 h 30, le tribunal entendra l’auteur d’un rapport sur la culture du risque.

Le procès reprend aujourd’hui, à 14 h 30, avec la déposition du sénateur socialiste Alain Anziani. Il est l’auteur d’un rapport, après Xynthia, sur la « culture du risque pour éviter de nouveaux drames ». Il y met en évidence l’insuffisance du contrôle de légalité exercé par l’Etat, le qualifiant de « faible, voire inexistant » et le cas des permis de construire délivrés, « une nébuleuse d’irresponsabilité collective ». Alain Anziani est cité par René Marratier.

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