Archive pour la catégorie ‘Polémiques’

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Dimanche 7 mars

Documentaire sur la tempête

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Le préfet de Vendée met en cause les maires qui auraient laissé construire sans tenir compte des risques.

Les maires de certaines communes du littoral vendéen ont-ils péché par irresponsabilité  ? La polémique a rebondi ce week-end alors qu’on a découvert qu’une étude de la direction départementale de l’équipement (DDE) avait conclu que des maisons de La Faute-sur-Mer, où l’on a retrouvé la quasi-totalité des 29 morts de Vendée, avaient été construites sur des espaces gagnés sur la mer, « ne tenant pas compte de la mémoire du risque ». Le maire de la commune, René Marratier, est accusé, notamment par le préfet de Vendée, Jean-Jacques Brot, de ne pas avoir entendu les avertissements des services de l’État. Bien qu’alerté sur le caractère vétuste des digues, il aurait notamment négligé leur remise en état. Pire, selon Europe 1, l’adjointe au maire en charge de l’urbanisme, Françoise Babin, aurait délivré des permis de construire de complaisance à son fils, agent immobilier, pour la construction de deux lotissements situés derrière la digue. Des accusations rejetées par Philippe Babin, qui a affirmé au Journal du dimanche n’avoir travaillé qu’après avoir obtenu des avis favorables de la DDE. Quant au maire, interrogé par Ouest-France, il se défend en rappelant que « La Faute-sur-Mer est en grande partie inondable » et que « le rôle du maire est de développer sa commune ».

En attendant que le prérapport de la mission d’inspection des ministères de l’Équipement et de l’Intérieur, publié en fin de semaine, éclaire la question des responsabilités, le préfet a pris des mesures de précaution. Samedi, il a adressé des lettres aux édiles de La Faute-sur-Mer et de L’Aiguillon-sur-Mer pour interdire toute nouvelle construction et demander la fermeture du camping de La Faute-sur-Mer. Il a également regretté que « l’établissement des deux plans de prévention des risques d’inondation [PPRI] ait été retardé dans les deux communes ».

La colère monte du coté des sinistrés.

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Propos recueillis par Béatrice Houchard | 08.03.2010, 09h23 | Mise à jour : 12h07

Philippe de Villiers, président du Conseil général de Vendée, évoque pour Le Parisien-Aujourd’hui en France la terrible tempête qui a frappé sa région il y a une semaine.

Une semaine après le passage de Xynthia, comment va la Vendée ?
Philippe de Villiers.
La Vendée blessée panse ses plaies: 29 morts, de nombreux blessés, de nombreuses familles sinistrées, 12.000 hectares inondés, des centaines d’exploitations agricoles et ostréicoles sous la mer. Tous les Vendéens, sauveteurs de métier ou de circonstance, sont occupés à réparer, colmater, écoper. Mais la grande question, aujourd’hui, c’est de savoir si les maires laissent revenir les habitants dans la cuvette de La Faute-sur-mer, où on a retrouvé trente morts, alors même que cette cuvette se trouve à 1m50 sous le niveau de la mer, dans un ancien marais où des lotissements n’auraient jamais dû être construits.

Que dit la population ?
La population vendéenne soutient ma demande : cette cuvette, qui est l’épicentre de la tragédie, doit être restituée à son état initial de marais. C’est la jurisprudence Vaisons-la-Romaine. Il serait inconcevable que les familles sinistrées reviennent dans des habitations au cœur d’une zone à risque mortel. Il me paraît indispensable d’appliquer immédiatement, d’une manière extrêmement rigoureuse, les plans de prévention des risques d’inondations, et donc de suspendre tous les permis de construire en zone inondable. Beaucoup d’élus municipaux, à qui revient la délivrance des permis de construire, ont trop tendance à privilégier le développement local sur la sécurité physique du territoire.

Vous voulez dire que de graves fautes ont été commises ?
Quand les toits des maisons de La Faute sont à 1m50 sous le niveau de la mer, je pense que les permis de construire n’auraient jamais dû être délivrés. D’ailleurs, des mises en garde écrites des services de l’Etat sont là pour le prouver.

Les maires vont-ils tirer les conséquences de ce drame ?
La tentation est grande, une fois l’émotion retombée, de continuer comme avant, au motif qu’il suffit d’ajouter des digues aux lotissements pour les rendre insubmersibles. Il s’agirait là d’une fuite en avant inacceptable. Autant les digues économiques qui protègent les entreprises agricoles et ostréicoles ancestrales sont justifiées, autant les digues spéculatives, les digues à promoteurs, les digues immobilières, me paraissent illégitimes. Les familles sinistrées qui ne reviendront pas dans la cuvette de La Faute doivent être indemnisées de la perte de leurs maisons par les promoteurs qui ont été inconscients, imprudents et irresponsables, et qui se sont enrichis dans une sorte d’acompte sur drame à venir.

Faut-il retirer la délivrance des permis de construire aux maires ?
Dans le cadre de la réforme territoriale, je pense en effet que la délivrance des permis de construire ne devrait plus être confiée aux élus municipaux, qui n’ont pas la capacité de résistance aux pressions spéculatives, mais aux départements, qui ont davantage de recul et pourraient mener une politique côtière cohérente.

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Une semaine après la tempête Xynthia, qui a fait 53 morts, les questions se multiplient sur les éventuelles responsabilités des communes en matière d’urbanisation en zone inondable et sur l’avenir des quartiers sinistrés, notamment sur la côte vendéenne. A La Faute-sur-Mer, le maire était protégé par les gendarmes dimanche matin. Pour la municipalité, il n’y a pas eu de faute…


AFP
07/03/2010 | Mise à jour : 21:19
Le sénateur de Vendée (MPF) Bruno Retailleau a annoncé aujourd’hui avoir demandé au président du Sénat Gérard Larcher la création d’une commission d’enquête parlementaire afin de tirer les leçons de la tempête Xynthia.

Le sénateur demande dans un communiqué « la création d’une commission d’enquête parlementaire ou d’une mission parlementaire d’information afin de tirer rapidement et sereinement toutes les leçons de la catastrophe de la tempête Xynthia ».

Pour M. Retailleau cette commission ou cette mission devra d’abord « se pencher sur les causes de la catastrophe pour en tirer tous les enseignements, et examiner ensuite la situation du littoral au regard de la défense contre la mer. Face à un niveau de risques de plus en plus élevé, elle devra reconsidérer les règles du droit des sols et d’urbanisme » et « faire des propositions concernant les habitations existantes situées dans une zone à risque ».

Le sénateur a aussi demandé au commissaire européen Michel Barnier d’intervenir auprès de la Commission européenne afin de mobiliser des financements communautaires dans le cadre du fonds de solidarité de l’Union européenne. Il rappelle que « la France a bénéficié de ce fonds de solidarité en 2009 » à la suite de la tempête Klaus.

Une semaine après la tempête Xynthia, qui a fait 53 morts, les questions se multiplient sur les éventuelles responsabilités des communes en matière d’urbanisation en zone inondable et sur l’avenir des quartiers sinistrés, notamment sur la côte vendéenne.

Tandis que l’administration mène l’enquête suite à la trentaine de morts causée par Xynthia en Vendée, les Verts et de Villiers accusent.

La Faute-sur-Mer inondée, vue du ciel le 3 mars 2010

La Faute-sur-Mer inondée, vue du ciel le 3 mars 2010

Photo : Bertrand Guay/AFP

Une semaine après que la tempête Xynthia a causé cinquante-trois morts en France, les questions se précisent quant aux possibles responsabilités des communes sinistrées, notamment quant à leurs politiques d’urbanisation des zones inondables.

Principales victimes de la tempête et cibles des critiques : l’Aiguillon-sur-Mer et la Faute-sur-Mer, une commune de 2.500 habitants où résidaient la plupart des 29 Vendéens tués lors du passage de la tempête Xynthia.

Le drame était sans doute d’autant plus évitable, que bien avant la tempête du 27 février 2010, la mairie de la Faute-sur-Mer, la préfecture de Vendée et les propriétaires du cru étaient déjà en conflit sur la question du développement urbanistique de ce littoral.

Dans une étude récente, la direction départementale de l’Equipement avait constaté que cette commune avait été construite « sur de vastes espaces gagnés sur la mer, ne tenant pas compte de la mémoire du risque ».

En attendant de plus amples informations, René Marratier, le maire de La Faute-sur-Mer se serait vu imposer l’interdiction de toute nouvelle construction et la fermeture rapide du camping municipal « la Côte de Lumière ».

Dans le même courrier, Jean-Jacques Brot, le préfet de Vendée aurait par ailleurs exigé le retrait de permis de construire sur le lotissement des Doris, situé en pleine cuvette, dans la zone inondable de la Faute-sur-Mer.

Sur la même longueur d’onde, Philippe de Villiers, le président du conseil général de Vendée, a demandé que les logements de La Faute sinistrés lors de la tempête du 27 ne soient pas reconstruits et que leurs occupants soient indemnisés par les promoteurs qui leur ont vendu ces biens immobiliers.

Selon de Villiers, cet « épicentre de la tragédie doit être immédiatement restitué à sa vocation naturelle de marais », considérant que « là où la mer est venue, elle reviendra » et qu’il y a donc « risque mortel » pour les habitants.

Alors qu’ils envisagent de saisir l’Assemblée nationale pour qu’une commission parlementaire mène l’enquête sur ce drame, à travers Noël Mamère,  les Verts ont dénoncé le non respect de « la loi Littoral » et de « la loi Barnier de 1995, qui instituait les plans de prévention de risques d’inondation ».

La polémique enfle dans une Vendée tiraillée entre le deuil et la volonté de reconstruire. A La Faute-sur-Mer, l’équipe municipale est montrée du doigt.

Tempête Xynthia faute sur mer
Paru dans leJDD

Les dégâts sont lourds. (Rodolphe Escher/JDD)

Meurtrie, La Faute-sur-Mer n’avait pas besoin d’une polémique. Une polémique qui instaure un climat de suspicion, pesant dans la commune vendéenne la plus endeuillée par la tempête. Dimanche dernier, Xynthia et
l’océan ont dévasté plus de 600 maisons et tué 29 personnes. Aujourd’hui, l’eau s’est retirée et les langues se délient pour chercher des coupables. Des soupçons planent sur l’équipe municipale: selon Europe 1, la première adjointe
au maire chargée de l’urbanisme, Françoise Babin, aurait délivré des permis de construire de complaisance. Une administrée lui reproche d’avoir aidé son fils Philippe, agent immobilier sur la commune, à obtenir des permis pour deux lotissements implantés derrière la digue, le village des Doris et celui des Babins, sortis de terre en 1999.

Philippe Babin se sent injustement pointé du doigt. Il confie au JDD son indignation: « Ces accusations sont graves et totalement infondées. On nous accuse, ma mère et moi, de prise illégale d’intérêts, de pots-de-vin, de combines
en famille et entre amis, c’est surréaliste! » Le promoteur et agent immobilier s’étonne d’être mis en accusation pour des permis concernant le lotissement des Doris. « Je n’ai construit aucune maison sur les Doris, précise-t-il. Et pour les Babins, tout a été fait dans les règles. Il n’y a jamais eu de plainte de la préfecture sur ce dossier [ce que confirme la préfecture]. Et la direction départementale de l’équipement a donné un avis favorable pour ces constructions. » Selon lui, son lien de parenté avec l’adjointe chargée de l’urbanisme ne le favorise en aucun cas. « La preuve: lorsque j’ai demandé un permis pour agrandir ma propre maison, on me l’a toujours refusé. »

Règlements de comptes politiques?

L’affaire prend des allures de règlements de comptes puisque les accusations sont proférées par un membre de l’opposition municipale. La même qui se bat depuis deux ans pour alerter le maire sur les risques de rupture des digues avec, à l’appui, un rapport de la DDE de Vendée rendu public en 2008. L’étude avait souligné les risques de submersion pour 3.000 maisons de La Faute-sur- Mer bâties derrière les digues, des digues âgées de 80 ans et mal entretenues. Une mise en garde à laquelle la mairie de La Faute est restée sourde. Jusqu’à il y a quelques semaines et le début des travaux d’enrochement.

La tempête Xynthia a jeté une lumière crue sur l’urbanisation à tout prix du littoral et La Faute-sur-Mer est au coeur de cette problématique. « Entre la pression foncière et la pression écologiste, les élus locaux cèdent bien souvent à la première« , déplore Benoît Gros, du Comité pour la protection de la nature et des sites de Vendée. L’ancien préfet du département Thierry Lataste, connu pour son souci à l’égard de l’environnement, a empêché bon nombre de dérives sur la côte. Quitte à régler les conflits devant la justice. Le maire de La Faute, René Marratier (qui n’a pas souhaité répondre au JDD), a obtenu gain de cause il y a trois ans devant la cour administrative d’appel de Nantes contre la préfecture de Vendée pour le permis de construire d’un camping en bordure d’un estuaire. Le terrain de camping a été inondé par la tempête, heureusement déserté en cette période hivernale.

« Les gens ont acheté en connaissance de cause« 

Marc Coutereel, directeur du Conseil d’architecture, d’urbanismeet d’environnement de Vendée, organisme qui conseille les communes dans l’élaboration de leur plan local d’urbanisation, admet qu’à La Faute et sur les communes voisines, « tout le monde savait que l’on flirtait avec un risque, mais [que] personne n’avait envisagé une telle catastrophe« . L’architecte explique que « la règle est de construire à partir de 4 m au-dessus du niveau de la mer (une cote
fondée sur les crues centennales). Le maire de La Faute-sur-Mer a autorisé des constructions à 3,90 m, donc au-dessus de ce niveau. C’est un peu limite, il est vrai. »

« Les gens qui ont acheté leur maison l’ont fait en connaissance de cause, souffle un notaire vendéen. Ils savaient que leurs pavillons étaient situés à la limite de la zone submersible, ce qui explique les prix plus bas. Mais, tout comme les élus locaux, ils pensaient prendre le risque de patauger les pieds dans l’eau une fois tous les dix ans. Tous, élus, particuliers, semblaient s’en accommoder. »

Tempête Xynthia : après le deuil, les interrogations sur les responsabilités

Une semaine après la tempête Xynthia, qui a fait 53 morts, les questions se multiplient sur les éventuelles responsabilités des communes en matière d’urbanisation en zone inondable et sur l’avenir des quartiers sinistrés, notamment sur la côte vendéenne.

Une semaine après la tempête Xynthia, qui a fait 53 morts, les questions se multiplient sur les éventuelles responsabilités des communes en matière d’urbanisation en zone inondable et sur l’avenir des quartiers sinistrés, notamment sur la côte vendéenne.

Parmi les deux communes les plus touchées de ce département, l’Aiguillon-sur-Mer (2.600 habitants) et La Faute-sur-Mer (2.500 habitants), la seconde est particulièrement visée : c’est celle où ont été retrouvés la quasi-totalité des 29 décès dénombrés dans ce département.

Dans cette commune, l’urbanisation était un sujet de conflit récurrent entre propriétaires et mairie d’un côté, préfecture de l’autre.

Une récente étude de la direction départementale de l’Equipement précisait que cette commune était construite « sur de vastes espaces gagnés sur la mer, ne tenant pas compte de la mémoire du risque ».

Samedi, un courrier du préfet de Vendée Jean-Jacques Brot a été remis aux maires des deux communes, selon des sources concordantes.

Dans celui remis au maire de La Faute-sur-Mer, René Marratier, il lui est demandé d’interdire, dans l’attente de rapports conjoints des ministères de l’Equipement et de l’Intérieur, toute nouvelle construction sur la commune et de fermer d’ici avril le camping municipal « La Côte de Lumière », construit sur le domaine public maritime.

M. Brot exige aussi le retrait de permis de construire délivrés qui concernent notamment de nouvelles constructions aux Doris, l’un des lotissements construits dans la cuvette de la commune, et que soient pris par le maire des arrêtés d’insalubrité pour les maisons sinistrées devenues dangereuses.

M. Marratier restait injoignable samedi pour confirmer cette information.

Le préfet, lui, s’est refusé à tout commentaire sur ce courrier, ne confirmant que la demande d’arrêté d’insalubrité et précisant que le pré-rapport de la mission d’inspection Equipement/Intérieur était attendu d’ici « jeudi ou vendredi », ouvrant la voie à d’éventuelles mesures.

Il a aussi regretté que « l’établissement des deux plans de prévention des risques d’inondation (PPRI) ait été retardé dans les deux communes » et demandé à ce qu’ils soient appliqués « sans délai ». Un PPRI avait été pris par arrêté préfectoral en juin 2007 pour la commune de La Faute-sur-Mer, mais là comme à L’Aiguillon-sur-Mer, ils n’ont pas été officiellement élaborés, selon lui.

Vendredi, le président du conseil général de Vendée Philippe de Villiers est monté au créneau pour demander que les logements sinistrés de La Faute-sur-Mer, construits dans une cuvette en dessous du niveau de la mer, ne soient pas reconstruits et que leurs habitants soient indemnisés par les promoteurs qui ont vendu ces maisons.

Cet « épicentre de la tragédie doit être immédiatement restitué à sa vocation naturelle de marais », a indiqué l’élu, considérant que « là où la mer est venue, elle reviendra » et qu’il y a donc « risque mortel » pour ses habitants.

Les députés écologistes s’apprêtent de leur côté à demander la création d’une commission d’enquête parlementaire chargée de déterminer « les responsabilités » dans l’ampleur des dégâts.

Certains maires « n’ont pas respecté la loi Barnier de 1995 qui instituait les plans de prévention de risques d’inondation » et « n’ont pas respecté la loi Littoral », accuse le député Verts Noël Mamère.

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Zone interdite (mkv)

Des catastrophes pas si naturelle que ça (flv)

Documentaire de l'agence CAPA diffusé sur FR3 (wmv)

Débat avec PPDA sur FR3 (wmv)

Audition du préfet au sénat (flv)

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