Archive pour la catégorie ‘Polémiques’

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La polémique sur les constructions en zone inondable est relancée…Les élus de La Faute-sur-mer avaient manifesté leur hostilité…

« Cela ne devait être qu’un écrit de plus dans la joute administrative qui oppose la commune de La Faute-sur-Mer et la préfecture de Vendée depuis des années. Le 19 novembre dernier, le conseil municipal de La Faute-sur-Mer, une des communes les plus touchées par la tempête Xynthia, avait manifesté son hostilité au plan de prévention du risque inondation (PPRI) de l’estuaire élaboré par la préfecture. Hier, face à la polémique, René Marratier, le maire de La Faute, jurait « accepter le PPRI sur le fond et ne le contester que sur la forme ». » (le parisien)

Quelle que soit la région que l’on habite, personne ne pouvait ignorer qu’une alerte rouge avait été déclenchée sur les côtes atlantiques si durement touchées. Qu’il y ait eu des phénomènes qui soient venus se conjuguer, soit, mais la question est de savoir quelle vigilance avait été mise en place, car il paraît inconcevable que les seules consignes données à la population de cette zone inondable se limitent à « restez bien enfermés chez vous, ne bougez pas » compte tenu du « péril de la mer » qu’évoque même le site de la commune.

Les décisions d’évacuer ou non appartiennent aux autorités préfectorales et aux maires. La décision de ne pas évacuer (les habitants auraient peut-être rechigné à abandonner leurs maisons) n’empêchait pas de mettre en place un plan d’intervention rapide et des « guetteurs » qui auraient donné l’alerte. Il semble invraisembable que chacun se soit endormi comme si  rien ne pouvait se produire.

Tempête violente, océan déchaîné, flots qui se sont soulevés, OK. mais « n’as-tu rien vu venir… » pourrait-on demander. Un drame qu’on ne saurait imputer au seul déchaînement des éléments.

Inondation en Vendée après la tempête Xynthia le 28 février 2010

Pour Brice Hortefeux, après le passage de la tempête Xynthia, « il faut procéder par étapes : aujourd’hui, c’est le temps du recueillement et de la solidarité« . Et il tente de désamorcer la polémique : « Ce qui s’est produit notamment en Vendée, c’est une conjonction extraordinairement rare, pour ne pas dire exceptionnelle de grande marée, de dépression, de la tempête elle-même et le fait que cela s’est produit la nuit« . Au niveau local, ce sont les élus, comme Ségolène Royal, ou le président du conseil général de Charente-Maritime, Dominique Bussereau, qui se refusent à parler de dysfonctionnements. Reste que la polémique est bel et bien lancée, et qu’elle vise notamment les maires des communes touchées.

Des constructions derrière les digues

Première question : y a-t-il eu laxisme au niveau des constructions dans les zones côtières ? Une étude menée récemment par la DDE de Vendée considérait ainsi la commune de la Faute-sur-Mer, durement frappée par la tempête, comme une zone sensible construite « sur de vastes espaces gagnés sur la mer, ne tenant pas compte de la mémoire du risque« . Et elle mettait en garde : « la conjonction de deux phénomènes, de crue dans l’estuaire du Lay et de submersion marine pourrait avoir un impact très important sur les zones densifiées à l’arrière d’un réseau de digues vieillissant« . Le réseau de digues avait été construit après les grandes tempêtes de 1926 et 1929, le long de l’estuaire du Lay, pour protéger la presqu’île. Or, notait l’étude, « plus de 3000 maisons sont construites derrière ces digues en terre (…) 40.000 personnes fréquentent quotidiennement la commune en été. La rupture des digues sur ce secteur engendrerait des dégâts majeurs aux biens et aux personnes« .

Les digues ne seraient toutefois pas directement en cause dans la catastrophe du week-end, se défendent les élus. « Il n’y a aucun souci avec les digues » et « les digues ont résisté« , a affirmé Patrick Maslin, adjoint au maire de la Faute-sur-Mer. Pour l’élu, l’eau est venue de la mer « par la pointe d’Arçay » et ses dunes, a-t-il poursuivi. « Jusqu’à maintenant l’eau n’était jamais venue par là« . Françoise Babin, autre adjointe, avance de son côté que les inondations mortelles s’expliquent avant tout par une « énorme vague qui est passée au dessus de la digue« . Les deux élus se sont défendus contre le soupçon d’une urbanisation à outrance dans ces zones très basses par rapport au niveau de la mer. « Les constructions sur la commune sont toujours maîtrisées et réalisées dans les règles de l’art. On a construit un peu, pas à outrance« , a déclaré Françoise Babin.

Bras de fer sur la prévention des risques

Autre question : si la rupture des digues n’est pas en cause, la réglementation au niveau local intégrait-elle bien tous les risques ? Depuis juin 2007, un plan de prévention des risques d’inondations (PPRI) a institué une zone de 50 mètres non constructible à partir de la digue. Mais cette question de l’entrée en vigueur d’un plan spécifique traînait en fait depuis des années, révèle Le Parisien, et c’est la préfecture qui est montée au créneau pour lui faire voir le jour devant le peu d’empressement des élus. Car, assure le quotidien, beaucoup voyaient d’un mauvais oeil cette restriction apportée aux possibles futures constructions. Dans certains cas, des permis de construire ont été accordés en dépit des préconisations du PPRI. En novembre dernier, affirme Le Parisien, le conseil municipal de La Faute-sur-Mer avait d’ailleurs manifesté son hostilité à ce plan de prévention, demandant au préfet de retarder l’enquête publique.

A quoi le maire de La Faute-sur-Mer répond dans le même journal que cette contestation du PPRI porte uniquement sur des questions de forme :  » Il y a des corrections à apporter, c’est pour cette raison qu’il n’a toujours pas été approuvé« . Il n’est pas sûr par ailleurs que ce plan de prévention aurait limité les dégâts. Comme le note Françoise Babin, la « zone rouge » définie par le PPRI comprend des habitations déjà construites, antérieurement à 2007, dont certaines en dessous de 2 mètres du niveau de la mer.

Evacuer ou pas…

Troisième question : les élus ont-ils tardé à prendre des mesures d’urgence lors de la tempête, et notamment à ordonner des évacuations ? Samedi, dans les départements concernés par l’alerte rouge, Météo France annonçait des « vents violents » et « de très fortes vagues déferlant sur le littoral« , avec le risque d’une « élévation temporaire du niveau de la mer pouvant submerger certaines parties du littoral« . Une mise en garde suffisante pour évacuer ?

Mais sur ce point, mairies et préfecture se renvoient la balle. « Si les mairies avaient demandé des évacuations, nous l’aurions fait« , commentait ainsi mardi matin sur Europe 1 Béatrice Lagarde, sous-préfète des Sables d’Olonne. Mais la même Béatrice Lagarde reconnaît que « l’ensemble du département était concerné » par l’alerte de Météo France, dont le bulletin donnait « la liste habituelle des dangers (arrachement des toits, circulation routière perturbée, chutes d’arbres…) sans mettre un accent particulier sur les risques d’inondations« . Les maires affirment aussi, pour leur part, que rien ne laissait prévoir une inondation : « Nous n’étions absolument pas sensibilisés à la puissance avec laquelle les vagues allaient frapper« , commente le maire de La-Tranche-sur-Mer dans Le Figaro. « Or le phénomène s’est révélé exceptionnel : ici, la mer a soulevé à plus de huit mètres de haut des rochers de 800 kg« . Les prévisionnistes eux-mêmes avouent leurs limites : « le risque de montée des eaux était clairement notifié, mais il n’était pas quantifié« , souligne dans Le Figaro Alain Ratier, directeur général adjoint de Météo France.

Quatre jours après le passage dévastateur de Xynthia, qui a fait 53 morts en France, le débat sur les responsabilités dans cette catastrophe naturelle s’est accentué jeudi, jour d’hommage aux victimes.

Une cérémonie est prévue à 15h00 à la cathédrale de Luçon, en Vendée, l’un des départements les plus touchés, en présence du Premier ministre François Fillon.

Le commissaire européen à la Politique régionale, Johannes Hahn, s’est rendu jeudi à La Rochelle (Charente-Maritime) pour témoigner de la solidarité et de la compassion de l’Europe. Il devait ensuite se rendre en Vendée.

La France a annoncé lundi son intention de solliciter une aide du Fonds de solidarité de l’Union européenne (FSUE).

Le bilan de la tempête s’élève à 53 morts, sept blessés graves et 72 blessés légers, a déclaré Brice Hortefeux sur Europe 1.

Face à la polémique qui monte sur d’éventuelles entorses à la réglementation immobilière, le ministre de l’Intérieur a insisté sur le recueillement dû aux victimes.

« Et puis il y aura un deuxième temps, le temps des leçons à tirer », a-t-il ajouté.

Il s’est gardé de mettre en cause les maires accusés d’avoir délivré des permis de construire dans des zones inondables.

Les dégâts les plus importants causés par Xynthia l’ont été là où des digues ont lâché sous la pression des vents violents combinés à une forte marée et une puissante dépression.

Le maire de La Faute-sur-Mer (Vendée), l’une des deux communes les plus touchées, est notamment accusé d’avoir ignoré les mises en garde de la Direction départementale de l’équipement (DDE) qui évoquait en 2008 « un réseau de digues vieillissant ».

Prié de dire si des maires pourraient être poursuivis en justice, Brice Hortefeux a répondu : « Ce sont des décisions extrêmement graves, il faut qu’il y ait des analyses précises ».

« UN ÉQUILIBRE À TROUVER »

Le ministre a néanmoins ordonné mercredi aux préfets de « ne pas hésiter à déférer les permis de construire délivrés par les autorités locales lorsque ceux-ci peuvent paraître dangereux ».

Certains édiles réclament que l’Etat s’investisse davantage dans la protection des habitations du littoral.

« Sur un cas comme ça, il faut recentraliser au moins le processus de décision et de vérification », a dit sur Canal+ le maire socialiste de La Rochelle, mettant en cause la qualité des digues en France.

« Je demande la création d’un établissement public. Il faudrait au moins la responsabilité générale sur la qualité des digues, leur entretien », a déclaré Maxime Bono.

Le gouvernement s’est engagé mercredi à présenter un plan de renforcement des digues dans les deux mois.

Pour Maxime Bono, la tempête a prouvé que les normes imposées par l’Etat pour délivrer des permis de construire n’étaient plus viables.

« Depuis bien longtemps, la cote de 3,80 mètres (au-dessus du niveau général des flots) était considérée comme une cote où on était en toute sécurité. Cette cote n’est plus d’actualité. Mais que faut-il faire pour tout ce qu’on a construit ? », a-t-il demandé.

En avril 2009, Nicolas Sarkozy, présentant le projet du Grand Paris, avait souhaité que l’on rende « constructibles les zones inondables mais par des bâtiments adaptés à l’environnement et aux risques ».

« Il faut sortir du respect passif d’une règlementation de plus en plus pesante », avait dit le chef de l’Etat.

Les ministres Valérie Pécresse et Brice Hortefeux ont défendu jeudi ces propos.

« Il a totalement raison », a dit la ministre de l’Enseignement supérieur sur RMC et BFM TV, évoquant « des terrains délaissés autour des gares » ou des « résidences flottantes ».

Pour le ministre de l’Intérieur, il y a « un équilibre à trouver ».

« Dans certains cas, l’administration peut être tatillonne et en même temps, elle a vocation à protéger », a-t-il souligné.

Clément Guillou, édité par Sophie Louet

Stéphane Raison, à l’époque chef du service maritime et des risques à la DDE de Vendée avait rendu public en octobre 2008 un rapport sur les risques d’inondation.

Voici le rapport Raison (pdf)

Incroyable comment les politiques de tout bord ont vite dégainé. Nicolas Sarkozy, Ségolène Royal, François Fillon, Philippe de Villiers, Dominique Bussereau mais aussi les moins connus Jean-François Fountaine, vice-président (PS) du conseil régional de Poitou-Charentes et tous les maires des villes touchées.
Une telle réactivité résulte évidemment du nombre impressionnant de victimes (51 décès et une douzaine de disparus) nées d’une terrible tragédie inéluctable et rarissime. Évidemment. Pour le coup, tous les politiciens de gauche comme de droite en sont convaincus et tentent bien de nous en convaincre. On gagne même un magique « plan digue » de l’ami Borloo, un plan sorti du chapeau, tout comme les 3 millions d’euros débloqués en urgence et 700 « mobil-homes » par Ségolène!
Cerise sur la gâteau, bouée sur le bateau, même l’Union Européenne a été appelée au secours via le Fond de solidarité de l’Union européenne (FSUE). Un fond qui s’active à la condition que les dégâts occasionnés soient supérieurs à 3,4 milliards d’euros, ou représentant 0,6% du PIB du pays, avec la fourniture d’un chiffrage précis 10 semaines maximum après le drame.
Mais cette réactivité n’est pas due à l’approche des régionales. Le nombre de morts et de sinistrés, n’est pas dû à la faiblesse pour ne pas dire à l’incompétence, voire osons, à la vénalité de politiciens locaux soucieux d’étendre leur commune aux promoteurs immobiliers.
Non ici, « tout le monde est beau, tout le monde il est gentil ». C’est la Fatalité. C’est la Nature. Terrible et incontrôlable mais inévitable.

« Avec la conjonction exceptionnelle des éléments, aucun ouvrage n’aurait pu résister » déclarait pour LeMonde.fr un fonctionnaire souhaitant garder l’anonymat.
On ne peut que confirmer. Qu’ils soient neufs mais mal conçus (trop petits ou peu résistants fautes de budgets), qu’ils soient vieux et non entretenus, ou pire qu’ils soient vieux et à la disposition de cascadeurs pour faire du quad, sûr que les seuls remparts à la montée des eaux ne peuvent tenir convenablement!
« Entre les maires, qui veulent que leurs communes vivent et s’étendent, et l’Etat, qui veut protéger au maximum, il y a un compromis à trouver, et c’est toujours compliqué »
Bizarrement pour sauver des vies, et faire respecter le loi, le compliqué explique toujours la lenteur des opérations.
En revanche, quand un protégé du pouvoir, figure des médias, souhaite se faire construire sa nouvelle villa près d’un lieu classé monument historique, malgré la loi, là bizarrement, tout devient simple et se fait alors rapidement. Étrange, mais les mauvaises langues auront vite fait de dire « on ne peut pas comparer ». Désolé d’écrire le contraire. Si on peut faire une entorse au loi, on peut alors les respecter pour sauver des vies. « Qui peut le plus, peut le moins ».

Parodie de Politique
Et de voir, pour une fois, le PS et l’UMP se rabibocher, malgré toutes les saloperies de caniveau balancées juste avant:
« Ne pas chercher la polémique là où il n’y en a pas » de l’entourage de Bussereau.
« La politique c’est important, mais il y a des moments où c’est la solidarité, le recueillement et les secours qui sont prioritaires » par l’arracheur de dents Xavier Bertrand
il est « logique d’être dans une posture d’union » Christophe Béchu, candidat UMP dans les Pays-de-la-Loire
« La campagne doit changer sans doute de nature, être beaucoup plus pudique » par la dame de fer du Poitou
« Royal m’a appelé hier (dimanche) de façon très sympathique pour me faire part de sa solidarité et de sa disponibilité à nous soutenir. » par…Dominique Bussereau!
Peace & Love, aimons nous les uns aux autres, par respect pour les familles. Mais bien sûr…

Bande de faux-culs! Au contraire, c’est parce qu’il y a plus d’une cinquantaine de morts, qu’il va falloir un jour que les politiciens véreux ou niais (il faut toujours laisser le choix) payent pour leur incompétence volontaire ou involontaire. Ras-le-bol des copinages, des magouilles en douce!
René Marratier est maire de la comme La-Faute-Sur-Mer, un nom prédestiné, mais maire depuis… 1989.
Comment expliquer que rien ou si peu n’ait été réalisé pour protéger sa propre ville? La digue qui a été submergée selon le maire mais éventré selon les journalistes, était en tout cas…en pleine rénovation au moment du drame. « Vous savez ce que sait: le retard, les problèmes administratifs… »
Pour le coup, impossible de se retourner vers ses prédécesseurs étant en poste durant près de 20 ans!
Et le telegramme.com allant bien plus loin:
« En 2008, un reportage de France 3 à l’Aiguillon-sur-Mer et La Faute-sur-Mer mettait en évidence les enjeux liés à l’urbanisation. On y explique qu’une partie du secteur situé derrière la digue a été urbanisé récemment, avant que l’Etat n’y mette un frein par le biais du plan « prévention du risque inondation et submersion marine ». Une mesure qui n’était pas du goût du maire de La Faute-sur-Mer, lequel estimait que l’on pouvait encore étendre les zones pavillonnaires à condition de surélever de quelques dizaines de centimètres les futures maisons. »
Sûr que si en plus, hymne à la connerie humaine, les maires s’amusent dans la délivrance de permis de construire en zones inondables, où va-t-on?
Évidemment un maire seul ne peut rien ou presque. Et il paraît évidemment qu’à l’échelle départementale, régionale d’autres responsabilités seront à mettre en cause.
Et Philippe De Villiers de se réveiller au micro de France Info « sur le moyen terme, il faut construire autrement sur la côte, partout en France ». « L’Etat impose des normes (…) qui ne sont pas assez sévères. Partout où la terre est au niveau de la mer, il est prudent de construire plus loin. »
Navrant et un peu tard, le châtelain.

Côté pouvoir public, cela reste à l’image du privé: il y a ceux qui font leur boulot, dans les temps et correctement. Et ceux qui ne foutent pas une ramée. LeParisien.fr nous relate ainsi, au plus grand désarroi des familles de victimes, qu’une « note datée d’octobre 2008, l’ancien chef du Service maritime et des risques de la Direction départementale de l’équipement (DDE), Stéphane Raison, rappelle que « sur le secteur littoral, la zone de l’estuaire du Lay (NDLR du Parisien : où se trouvent précisément les communes de La Faute-sur-Mer et de L’Aiguillon-sur-Mer, les plus frappées par la tempête) est la zone la plus dangereuse du département, le Lay étant un cours d’eau majeur drainant une surface représentant la moitié du département de la Vendée, exposée à des phénomènes marins extrêmes, amplifiés par l’effet de baie dans la baie de l’Aiguillon ». La DDE a donc bien fait son travail.
et l’article d’ajouter « la commune de La Faute-sur-Mer (…) a été construite sur de vastes espaces gagnés sur la mer, ne tenant pas compte de la mémoire du risque (…). Plus de trois mille maisons sont construites derrière des digues en terre». Les 20 ans de mandat de Monsieur René Marratier, entre autres…
Quant aux Aigullionnais, les habitants de l’Aiguillon-Sur-Mer, il faudra qu’ils revoient le slogan de leur municipalité: « un regard tourné vers la Mer »

Côté Etat, dommage pour lui la trêve électorale n’est pas totalement déclarée. Normal puisque les Verts n’ont pas été écoutés – et su être écoutés durant 20 ans (encore!) – notre bobo parisienne Cécile Duflot met les pieds dans la plat: « La mise en cause de la loi Littoral, c’est le candidat Sarkozy lui-même qui avait commencé. Il avait dit en avril 2007 : il faut assouplir la loi Littoral pour que les communes puissent se développer normalement, c’était à peu près sa déclaration »
Foutaises? Récupération politique? Pas de chance, le nouvelObs a vérifié:« Interrogé sur la loi Littoral de 1986 dans un numéro spécial de l’hebdomadaire Le marin paru le 13 avril 2007, le candidat Sarkozy avait déclaré que celle-ci méritait « d’être mise à jour sans pour autant que l’économie générale du dispositif soit bouleversée. Je crois qu’il faut à la fois la renforcer pour mieux lutter contre les cas de détournement qui ont été constatés, et l’assouplir pour ne pas entraver le développement normal des communes, tout en conservant l’objectif général de protection de l’environnement »
La chef de file de « la purée de brocolis bio » enfonce même le clou en impliquant directement le Sénat (majoritairement de droite depuis De Gaulle) « de remettre en cause la loi littoral ». « On sait qu’il y a un an et demi », la Haute Assemblée « a voulu assouplir les règles d’urbanisme ». […] « Il y a eu 100.000 logements construits en zone inondable entre 1999 et 2006, donc très récemment, c’est pas des vieilles constructions »

Au final, pour donner un exemple « militaire », c’est comme si un général faisant tout pour entrer en guerre, planifiait son attaque, les budgets et la population fin prêts, mais qu’au moment de donner les premiers coups de canons, le général capitule et reporte perpétuellement l’attaque.
Dès qu’il s’agit d’assumer sa responsabilité, tout le monde se dégonfle. Les études sont effectuées. Les périmètres des travaux sont établis mais rien n’avance. Et comme il faut plusieurs signatures, maire, conseillers régionaux, tout le monde se couvre dans le retard ou pire, l’absence totale de changement.

51 morts. 12 disparus. Aucun responsable. Aucun coupable. Et après on se demande pourquoi les petites gens se désintéressent de la politique et ne vont plus voter. Ne cherchez plus.

Autoriser la construction de lotissements et de résidences en zone inondable ?

Vraiment pas con, quand on connait le prix du m2 constructible en zone littorale en Vendée, 2ème département touristique de France. Oui, vraiment, trop tentant !

Crédit photo : agence Reuters

Alors, bien sur, ils ont été tentés, nos braves élus communaux et départementaux.

Bon, c’est vrai, d’un côté la DDE avait prévu les risques :

Et puis, pour enfoncer le clou, écoutez ceci :

Une « spéciale dédicace  » à René Marratier, maire de La Faute, qui doit avoir du mal ces jours ci à justifier certaines de ses décisions (approuvées, il faut le dire par la justice et l’état).

« Tout ce qui a été construit l’a été en zone constructible avec l’accord des services de l’Etat », affirmait lundi René Marratier, maire de La Faute-sur-Mer, lors de la venue de Nicolas Sarkozy auprès des sinistrés de la baie de L’Aiguillon.

Joël Sarlot, président du Conseil d’architecture, d’urbanisme et d’environnement (CAUE) de Vendée, assure que les maires des communes de la baie n’ont pas fauté.

L’organisme qu’il dirige conseille les communes dans l’élaboration de leurs Plans locaux d’urbanisme (PLU).

« Jusque-là, la référence était de construire quatre mètres au-dessus du niveau de la mer, un chiffre basé sur les records des crues centennales », a-t-il dit à Reuters.

« Or, selon les éléments que l’on m’a communiqués, les maires de L’Aiguillon et de La Faute-sur-Mer ont autorisé des constructions à 3,90 mètres au-dessus du niveau de la mer », ajoute l’ancien député villiériste, aujourd’hui vice-président (divers droite) du conseil général de Vendée.

« Ils risquaient au pire un débordement de dix centimètres d’eau, pas de quoi renoncer donc à occuper les habitations. »

Ah, oui ? Ben tiens donc !

Et puis écoutez aussi ceci :

Quand Sarkozy voulait assouplir les règles des zones inondables


(Mille mercis à FullHdReady, ce mec est VRAIMENT indispensable à tous niveaux)

Le seul bon côté de cette catastrophe, c’est le même que pour la canicule : ce sont les retraités qui ont morflé en première ligne….

Et ça, c’est bon pour nous….

Ah, oui, au fait, ma solution pour éviter ces morts lors des futures inondations ?

Sachant que les maisons des zones inondées – où sont morts nos retraités – sont toutes de plain-pied,

il suffit d’interdire les rez-de-chaussée, et

le tour est joué !

Météo France avait placé quatre départements en vigilance rouge samedi. Fallait-il évacuer les populations de la zone côtière ? Etait-ce possible ?

Par MARIE PIQUEMAL

«Tempête d’une ampleur et d’une intensité peu communes qui nécessite une vigilance particulière, même si cette tempête devrait être moins forte que celles de décembre 1999». Samedi, 16 heures, Météo France émettait un bulletin d’alerte, plaçant quatre départements en vigilance rouge: la Charente-Maritime, la Vendée, les Deux-Sèvres et la Vienne.

Quelques heures plus tard, la tempête balayait les côtes, avec des vents allant jusqu’à 160 km/h et des vagues franchissant digues et rochers, inondant de nombreuses habitations construites sur le littoral. Une fois l’alerte rouge lancée, que s’est-il passé? Les pouvoirs publics avaient-ils les moyens de protéger les habitants?

Le dispositif de vigilance a été mis en place en 2001. «Avec la tempête de 1999, on s’est rendu compte que les dispositifs d’alerte manquaient de visibilité auprès du grand public. A présent, on alerte à la fois les autorités et les habitants, via les médias, pour qu’ils se tiennent prêts», précise Cyril Honoré, directeur adjoint de la prévision de Météo France. Depuis 2001, l’alerte rouge a été déclenchée à cinq reprises dans l’hexagone. Trois fois pour des risques d’inondations dans le Gard et l’Hérault. Deux fois pour vents violents: lors de la tempête Klaus le 24 janvier 2009 et samedi dernier…
«Rester chez vous dans la mesure du possible»

En diffusant son alerte rouge samedi, l’institut météorologique rappelait les conseils de prudence et conséquences possibles, préétablis par le ministère de l’Intérieur. En l’occurrence : «Rangez les objets exposés au vent», «Restez chez vous dans la mesure du possible» «évitez toute activité extérieure», «des dégâts importants sont à attendre»…

Sauf que, souligne Béatrice Lagarde, sous-préfète des Sables-d’Olonne, interrogée par le Figaro, «le bulletin égrainait la liste habituelle des dangers sans mettre un accent particulier sur les risques d’inondations». Si l’alerte rouge portait sur les «vents violents», Météo France précisait bien un risque d’«élévation temporaire du niveau de la mer, pouvant submerger certaines parties littorales.»

«Personne ne pouvait prévoir une tempête de cette ampleur. Météo France a certes lancé l’alerte pour des vents violents et une mer agitée, mais on ne pouvait pas penser que les vagues allaient déplacer 800kg de rochers, et inonder des quartiers même pas classés en zone inondable», explique Serge Kubryk, maire de La Tranche-sur-Mer qui compte 2600 habitants l’hiver et 100 000 l’été.
«Il faut arrêter avec cette volonté de tout maîtriser»

Fallait-il évacuer les populations? «On ne va pas fuir à chaque tempête ! Sinon, on ne vivrait pas au bord de la mer…, répond Louis Guérin, maire des Sables-d’Olonne. C’est le même raisonnement que de dire je ne prends pas la voiture parce qu’il y a 5000 morts sur les routes par an. Il faut arrêter avec cette volonté de tout maîtriser. On peut pas tout prévoir… Il n’y a que les Parisiens pour croire ça. Des vents à 120 km/h et une mer agitée comme samedi, cela arrive six fois par an !» Un brin agacé par cette controverse «qui n’a pas lieu d’être», il ajoute: «Cette tempête rappelle qu’il faut rester humble et modeste face aux éléments, face à la mer. L’heure n’est pas à la polémique, mais à la solidarité avec les familles des victimes.»

A la mairie d’Aytré, en Charente-Maritime, particulièrement touché par la tempête, le premier adjoint, Alain Tuilliere, a bien essayé de prévenir ses habitants, en vain… «Samedi, nous avons reçu un coup de téléphone des pompiers, et nous avons pourtant pris la peine de nous déplacer en personne, pour prévenir les riverains que l’eau risquait de déborder et qu’ils feraient mieux d’aller coucher ailleurs». Mais personne n’a semble-t-il pris la mesure de l’événement.

Serge Kubryk, de La Tranche-sur-Mer, souligne aussi les difficultés matérielles d’une évacuation. «Comment voulez-vous qu’entre 17 heures et minuit, on ait pu organiser une évacuation… Il nous faut l’accord de la préfecture ou de la sous-préfecture. Nous allons réfléchir à un plan pour le futur… Mais là, on n’était pas préparés. On n’est pas encore comme aux Etats-Unis». Ce week-end, au Japon, 500.000 personnes ont été évacuées des côtes à cause d’un risque de tsunami.

Un homme se tient debout sur le toit... (Photo: AFP)

Un homme se tient debout sur le toit de sa maison inondée dans le village d’Aytre.

Photo: AFP

(Paris) Après Xynthia, qui a fait plus de 50 morts en France, une tempête politico-médiatique fait rage à propos des causes de son impact meurtrier. Dans la ligne de mire: les digues de Vendée, vieilles et mal entretenues, une situation dénoncée depuis 2008.

«Nous devons faire toute la lumière sur ce drame inacceptable et incompréhensible.» En visite sur la côte Ouest, frappée par la tempête Xynthia, le président Nicolas Sarkozy a annoncé une aide de 5 millions de dollars pour les victimes. «Il faut qu’on s’interroge pour savoir comment en France, au XXIe siècle, des familles peuvent être surprises dans leur sommeil et être noyées dans leur maison.»

Plusieurs victimes de la tempête, poussée par des vents pouvant atteindre 150km/h, ont été surprises dans leur lit par la montée rapide des eaux.

C’est le cas notamment à Faute-sur-Mer et à L’Aiguillon-sur-Mer, en Vendée, l’un des départements les plus touchés.

Nicolas Sarkozy a d’emblée mis l’accent sur la question des digues en relevant que celle qui protège ces communes s’était brisée sous l’assaut des vagues.

Il a chargé le ministre de l’Environnement, Jean-Pierre Borloo, de lui présenter d’ici 10 jours un «plan digues» qui désignera «les ouvrages ou tout le moins les zones à risque».

Selon les médias français, plusieurs digues existantes sont vieilles de plusieurs décennies et n’étaient pas entretenues adéquatement faute de moyens. Une situation que certains élus locaux imputent au sous-financement étatique.

Dans un rapport paru en 2008, la direction de l’équipement en Vendée a évoqué la «vulnérabilité du littoral» et prévenu que certaines régions pourraient être «submergées par la mer en cas de forte tempête».

En zone inondable

La construction immobilière en zone inondable a aussi été évoquée pour expliquer le grand nombre de morts en France, de loin le pays le plus touché par la tempête.

La secrétaire d’État à l’Écologie, Chantal Jouanno, a appelé à un durcissement des règles. Il semble que pas moins de 100 000 logements aient été construits en zone inondable depuis la dernière tempête d’importance dans l’Hexagone, en 1999.

Les élus vendéens des communes touchées doivent par ailleurs se justifier de n’avoir pas ordonné l’évacuation malgré les mises en garde de Météo France, qui avait placé la région en «alerte rouge». «Tant qu’on n’a pas tous les éléments, on ne peut pas savoir… Après, évacuation ou non, c’est presque du ressort de l’État. Moi, je n’ai compris la gravité de la situation qu’au dernier moment», a déclaré le maire de Faute-sur-Mer, René Marratier.

Les secouristes poursuivaient hier le ratissage des régions les plus touchées sur la côte. En matinée, un autre corps a été trouvé et l’on craint que le scénario se répète à mesure que l’eau se retirera des zones inondées.

Xynthia la polemique enfle la solidarite aussi

Ce mardi matin, les secouristes reprennent leurs recherches des victimes de la tempête Xynthia, qui a ravagé une partie du littoral Atlantique dans la nuit de samedi à dimanche. Ils redoutent la découverte de nouveaux corps dans les zones qui seront asséchées. D’après le dernier bilan communiqué hier soir, la tempête aurait déjà fait 51 morts et 8 personnes seraient toujours portées disparues.

Une aide de 3 millions d’euros

Plus de la moitié des victimes (26 au total) ont été recensées à La Faute-sur-Mer et à L’Aiguillon-sur-Mer, en Vendée. Deux communes qui se retrouvent au cœur d’une polémique sur l’urbanisme en zone littorale. Nicolas Sarkozy, qui s’est rendu sur les lieux hier, a annoncé une « mission d’inspection » qui devra rendre un premier rapport « sous dix jours » pour « comprendre ce qui s’est passé dans la baie » et un « plan digue » national, rapporte « 20minutes.fr ». Le président de la République a en outre promis le déblocage d’une aide de 3 millions d’euros pour les victimes.

Etat de catastrophe naturelle

En attendant, les élus locaux refusent d’être pris comme boucs émissaires : « Tout ce qui a été construit l’a été avec l’accord des services de l’Etat », répète René Marratier, le maire de La Faute-sur-Mer. La préfecture de Vendée, quant à elle, a ordonné dès hier un renforcement des digues pour tenter de limiter le phénomène, alors que le pompage y a débuté lundi. Notons que les communes de ce département, ainsi que celles de Charente-Maritime, des Deux-Sèvres et de la Vienne ont été placées hier soir en état de catastrophe naturelle en vertu d’un arrêté ministériel, et ce « au titre des inondations, coulées de boue » et « mouvements de terrain », est-il expliqué dans un communiqué.

Solidarité en marche

Mardi matin, le département du Morbihan était toujours maintenu en vigilance orange par Météo-France en raison du niveau élevé des cours d’eau en crue qui pourraient entraîner des inondations. Une vigilance valable jusqu’à mercredi 6h. Enfin, sur le terrain, les experts sont mobilisés pour estimer les dégâts dans les milliers de maisons affectées par les intempéries de dimanche. La solidarité, quant à elle, est en marche. Les rescapés sont hébergés dans différents centres, d’autres sont relogés chez des proches, des voisins. Pour venir en aide aux sinistrés de la tempête Xynthia, Didier Deschamps, ancien capitaine de l’équipe de France de football, a annoncé qu’il souhaitait organiser un match de solidarité. « On a envie de faire quelque chose pour venir en aide à toutes ces familles qui ont perdu des êtres chers », a-t-il affirmé hier sur Canal+ Sport. A.S.

Le 02/03/2010

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Zone interdite (mkv)

Des catastrophes pas si naturelle que ça (flv)

Documentaire de l'agence CAPA diffusé sur FR3 (wmv)

Débat avec PPDA sur FR3 (wmv)

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