La polémique enfle en France après que de nombreuses maisons construites sur le littoral vendéen ont été inondées lors du passage de la tempête Xynthia. Si le gouvernement veut « durcir les règles », des outils existent déjà pour limiter la casse…

Par Aurélie BLONDEL (texte)

L’Aiguillon-sur-Mer, la Faute-sur-Mer : ces deux villages vendéens situés de part et d’autre de l’estuaire du Lay ont été les plus touchés par le passage de la tempête Xynthia, dans la nuit de samedi à dimanche : 27 morts y sont à déplorer. La plupart ont péri noyés dans leur maison.

Trois jours après la catastrophe, de nombreuses maisons sont encore sous les eaux. Selon un document de la préfecture, les deux communes sont « les plus sensibles du littoral vendéen au risque d’inondation ». Les responsables de tous bords affirment que les digues étaient bien entretenues, mais qu’elles ont été submergées.

Il n’en demeure pas moins que la polémique enfle : « Certains habitants accusent les mairies d’avoir laissé construire, pour des raisons économiques, dans des zones inondables », rapporte Nicolas Germain, l’envoyé spécial de FRANCE 24 en Vendée. La secrétaire d’État à l’Ecologie, Chantal Jouanno, demande, pour sa part, un durcissement des règles de construction. Quelles sont celles actuellement en vigueur ? Qui est responsable de leur application ? Sont-elles respectées ? Éclairage.

Comment un maire accorde-t-il un permis de construire ?

Il doit se conformer à trois règles :
1. Le plan d’urbanisme local (PLU) : le permis de construire doit être conforme au PLU, élaboré par la commune, qui indique les terrains constructibles. « Mais même si le terrain est constructible, le maire peut refuser un permis s’il existe un risque pour la sécurité publique ; ce droit permet de compenser un PLU trop laxiste », précise Loïc Prieur, avocat spécialiste du droit de l’urbanisme et auteur d’un ouvrage intitulé La loi Littoral (Territorial Editions, 2008)

2. Le plan de prévention du risque d’inondation (PPRI) : dans une zone où existe un risque d’inondation, un préfet peut aussi instaurer, après avis de la commune, un PPRI (comme c’est le cas pour l’estuaire du Lay) qui « délimite des zones rouges où construire est interdit, et d’autres zones où les constructions sont soumises à conditions, par exemple l’interdiction de bâtir un sous-sol ou l’obligation de construire un étage qui pourra servir de refuge », explique Loïc Prieur.

3. La loi Littoral de 1986 : elle interdit de bâtir dans une bande de 100 mètres à partir du niveau haut de la mer, sauf si l’espace est déjà urbanisé. En outre, pour éviter la dispersion, les nouvelles constructions doivent se faire en continuité des agglomérations et villages existants.

Quelle est la responsabilité de l’État ?

Si c’est la commune qui autorise une construction, l’État, par l’intermédiaire du préfet, est responsable de la prescription des PPRI. « Il doit en outre contrôler la légalité des PLU, et celle des permis de construire », détaille Loïc Prieur. « Si un PLU classe un terrain inondable en zone constructible, la responsabilité de la commune et de l’État, qui a manqué à son rôle de contrôle, est engagée. »

Peut-on détruire une maison déjà construite ?

« Non, les lois d’urbanisme s’appliquent toujours pour le futur, on ne détruit pas les maisons construites avant la Loi Littoral ou avant que ne soit institué un PPRI pour une commune », répond Loïc Prieur, qui souligne que de nombreuses constructions posant problème ont été édifiées avant l’intervention du législateur.

Faut-il de nouvelles règles pour les zones inondables ?

Le président du Conseil général de Vendée, Philippe de Villiers, souhaite l’entrée en vigueur d’une loi interdisant « de construire au-dessous du niveau de la mer ». Mais, pour Jérôme Bignon, président du Conservatoire du littoral interrogé par FRANCE 24, il faut commencer par « appliquer la réglementation » existante, par exemple en « multipliant les PPRI ».

« Inutile de créer une nouvelle loi si elle n’est pas bien appliquée, de bons outils existent mais ils ne sont pas utilisés de manière assez stricte », ajoute Loïc Prieur. « Avec la loi Littoral par exemple, il ne devrait pas y avoir de constructions dispersées en bord de mer. Or, il suffit de se balader pour voir qu’elle n’est pas respectée. Voyez aussi tous les recours déposés contre des permis de construire par les associations environnementales et les voisins… Enfin, toujours avec les instruments existants, on peut également réduire les constructions en créant davantage de zones rouges dans les PPRI et davantage de zones inconstructibles dans les PLU. »

Une habitante de cette ville ravagée par Xynthia dénonce.

Les sinistrés de la Faute sur Mer

Les sinistrés de la Faute sur Mer
MAXPPP

Annette, une des sinistrées de la commune de la-Faute-sur-Mer, une des villes qui a payé le plus lourd tribut à Xynthia, dénonce l’irresponsabilité du maire de la ville, qui a négligé un rapport de la DDE mettant en cause la solidité de la digue. Elle raconte sur Europe 1:

« Tout ce qui s’est passé était décrit dans ce rapport. La DDE avait souligné des points noirs avec danger de mort dans la digue, et c’est précisément là où la tempête a fait des victimes! »

« Notre maire a dénigré les services de l’Etat en disant que ce n’étaient que des bons  à rien! J’ai alerté la population, mais le maire a dit que j’affolais les gens pour rien! »

« Il y a des enfants, il y a des grands parents qui sont morts. Je crois qu’il n’a pas été à la hauteur de son rôle, qui est avant tout de protéger la population. »

Annette a décidé d’attaquer le maire en justice. Du côté de la mairie, précise Europe 1, on plaide non-coupable. A noter qu’Annette figurait sur une liste battue lors des dernières municipales…

On peut lire ce rapport en PDF ou le résumé sur le site du Moniteur.

Contrairement à son homologue de La-Faute-sur-Mer, le maire de Charron en Charente-Maritime reconnaît ses torts sur France Info: « C’est le drame. On va essayer de trouver des responsables: je me prends des réflexions, c’est normal. Il y a eu forcément des erreurs, des erreurs qui remontent à très longtemps et qui ont continué ensuite et que j’assume complètement. Il y a des moments où je me dis: mais pourquoi j’ai signé des permis de construire dans les zones où les maisons sont plus là. Je ne me sens pas bien, je le reconnais. »

Extrait vidéo du journal de 20h de France 2 du 4 Mars 2010.
Si vous le connaissez n’hésitez pas à laisser un petit commentaire sur cet article, on fera suivre au jour le jour.

Cliquez ici pour voir la video »

Depuis dimanche 28 février, Marie-Agnès Mandin, première adjointe au maire de L’Aiguillon-sur-Mer, se démène auprès des sinistrés de Vendée. Les ultimes recherches de corps devaient cesser jeudi 4 mars dans l’après-midi, alors que le bilan total s’élevait à 53 morts et 7 blessés graves

Une habitante de l’Aiguillon-sur-Mer nettoie sa maison inondée de boue après le passage de la tempête Xynthia (photo Vincent/AP).

Les autres élus lui donnent du « Général en chef ». Une boutade pour garder le moral, alors que depuis bientôt une semaine, la vie de L’Aiguillon-sur-Mer, sa commune, et de sa voisine, La Faute-sur-Mer (Vendée), a été bouleversée par la tempête.

Vingt-neuf morts recensés jeudi 4 mars dans ce secteur, des disparus, des milliers de sinistrés dont certains ont vu la mer engloutir leur maison jusqu’au toit… Quinze ans de vie municipale n’avaient pas préparé Marie-Agnès Mandin à pareille épreuve.

Depuis dimanche 28 février pourtant, cette petite femme énergique, première adjointe au maire (sans étiquette) de L’Aiguillon, se démène pour apporter de l’aide aux habitants éplorés. Elle est devenue en quelques jours un personnage incontournable.

Dix heures, mercredi 3 mars au matin. Dans la salle omnisports de la commune (2 300 habitants), reconvertie en QG de secours, une réunion s’organise près des tapis de sol. Autour de l’élue, le représentant local des banques alimentaires, du Secours catholique, du Secours populaire et de la protection civile.

Marie-Agnès Mandin entre directement dans le vif du sujet : « Quatre jours après la tempête, il y a encore des habitants dans le besoin qui ne sont pas venus ici. Les équipes viennent de rencontrer un couple de personnes âgées, avec une dame gravement malade, qui n’avait pas mangé depuis deux jours. Ils n’avaient pas d’électricité et ne pouvaient pas se déplacer. Il faut absolument aller au-devant des habitants, prévient l’élue, on ne peut pas attendre qu’ils demandent de l’aide. »

Elle poursuit : « À l’heure actuelle, la priorité des pompiers, c’est de chercher les corps. C’est donc à nous de mailler le territoire pour ne laisser personne sans soutien. » Derrière elle, un vaste plan de L’Aiguillon-sur-Mer a été affiché sur les murs de la salle de judo, que les bénévoles de la protection civile, emmitouflés dans leur uniforme orange et bleu, viennent consulter régulièrement.

Pour leur responsable, Philippe Potier, « il faut visiter chaque maison, même dans les quartiers préservés par les eaux ». Lui aussi pense tout particulièrement aux personnes âgées, très nombreuses dans la commune (60 % de la population a plus de 65 ans).

« Ce que j’ai vu cette nuit-là reste ancré dans ma tête »

Marie-Agnès Mandin écoute, s’appuie sur l’expérience des secouristes et des associations caritatives, rompues aux situations d’urgence. Pas question de partir bille en tête, d’agir dans tous les sens. Les rôles sont rapidement distribués et la réunion s’achève sans paroles inutiles, car le temps de chacun est compté.

Depuis dimanche, la première adjointe n’a pas eu une minute de répit. Tout commence dans la nuit de samedi à dimanche, alors qu’elle rentre de Saint-Gilles-Croix-de-Vie, à 80 kilomètres de là, où elle vient de fêter ses 50 ans avec quelques amis.

À l’arrivée sur la pointe de L’Aiguillon-sur-Mer, plus moyen d’avancer : les routes sont inondées. Il ne lui faut pas longtemps pour comprendre que la tempête, cette fois, est d’une ampleur inédite qui combine des vents très violents à un coefficient de marée particulièrement élevé. À 4 heures du matin, elle est déjà « sur le pont », dans le grand gymnase, à accueillir les premiers rescapés.

« Ce que j’ai vu cette nuit-là reste ancré dans ma tête. Ce sont des choses qu’on ne peut pas oublier », confie Marie-Agnès Mandin. Des hommes, des femmes et leurs enfants, à moitié dévêtus, complètement trempés et hagards, qui, surpris dans leur sommeil, ont plongé pour s’échapper de leur chambre à coucher, défoncé les plafonds, porté leurs proches à bout de bras…

« Au tout début, poursuit l’élue, on n’avait rien, on a récupéré les couvertures du centre de vacances, on est allés chercher des vêtements chauds chez nous… Cinq, dix, puis cinquante personnes… À la fin de la journée, j’avais vu défiler 600 à 700 personnes au poste de secours improvisé ici, pas tous dans des conditions aussi dramatiques que les premiers, bien sûr, mais ça vous marque. »

Alain a échappé de peu à la mort

Contrairement à d’autres élus, à commencer par le maire de L’Aiguillon-sur-mer, Maurice Milcent, dont la maison a été envahie par 1,20 mètre d’eau, Marie-Agnès a été épargnée. Sa résidence principale du moins, car l’entreprise de construction de bateaux de pêche qu’elle dirige avec son mari a été noyée.

« C’est du matériel, c’est tout. Rien par rapport à ce qui est arrivé à d’autres. Je ne vais pas me plaindre pour ça. » Elle n’en parle, d’ailleurs, que parce qu’on lui pose la question. L’élue met un point d’honneur à rester positive et disponible pour les autres.

Portable à l’oreille, elle cherche ce matin-là un chauffeur pour conduire le minibus qui fera la navette entre les mairies des deux communes sinistrées ; à peine a-t-elle terminé qu’elle dégote un camion-frigo auprès d’un industriel de l’agroalimentaire pour stocker l’aide qui afflue vers le gymnase. Sans cesse interpellée, elle répond sans signe apparent d’agacement ou de fatigue.

Dans le hall de la mairie, qu’elle rejoint vers midi, la foule se presse. Une table et deux chaises ont été installées pour délivrer aux habitants des attestations d’assurance. « Vous écrivez votre nom, votre prénom, votre adresse », répète inlassablement l’employé municipal aux personnes qui se présentent, les uns en larmes, les autres perdus, à la recherche d’informations.

Alain et son amie Consuelo sont là, ils errent autour du comptoir d’accueil. « Vous avez besoin de quelque chose ? », s’interrompt Marie-Agnès, qui virevolte entre l’accueil et son petit bureau, au rez-de-chaussée du bâtiment, après avoir avalé un sandwich à la va-vite. Frêle silhouette, visage émacié, Alain a échappé de peu à la mort.

L’hébergement est au cœur des préoccupations de l’adjointe

La nuit de la tempête, il dînait chez des amis à La Faute-sur-Mer quand il a vu la mer monter. Il explique qu’il a juste eu le temps de grimper sur le toit où, entre 3 et 7 heures du matin, il a attendu les secours, dans le froid et la peur, en entendant les cris des victimes. Sa propre maison, à L’Aiguillon, a été inondée, elle est sens dessus dessous depuis quatre jours. Alors il a trouvé refuge chez Consuelo, près de Niort. Aujourd’hui, il est venu pour trouver des solutions.

L’adjointe au maire prend le temps de l’écouter, Alain a dû mal à formuler ses demandes. « Je dois nettoyer ma maison, l’humidité va remonter dans les murs, tout va pourrir… Je suis tout seul, je n’ai pas de famille. » Marie-Agnès tente de le rassurer. « Au poste de secours, il y a des équipes de la protection civile. Ils sont là pour vous aider à nettoyer votre domicile, vous ne serez pas tout seul pour le faire, ne vous inquiétez pas. »

Se pose aussi la question de l’hébergement, car ses amis ne peuvent pas l’accueillir très longtemps. Alain poursuit : « Je ne sais pas trop quoi faire, car je dois suivre très bientôt un traitement de trois mois à l’hôpital de Niort, où je devrai aller toutes les semaines… Or j’ai aussi perdu ma voiture toute neuve dans la catastrophe », explique l’homme, qui souffre d’un cancer. L’élue prend les questions une par une, lui propose « un studio meublé » à L’Aiguillon. « Prenez le temps de réfléchir », lui conseille-t-elle.

L’hébergement est au cœur des préoccupations de l’adjointe. Cet après-midi-là, elle est parvenue à s’isoler pendant deux heures dans son bureau pour rassembler et trier les propositions de relogement qui ont afflué de tout le département, dans un grand élan de solidarité.

« Dans un premier temps, nous avons fait en sorte que les sinistrés quittent le gymnase où ils ont dormi les premières nuits sans confort ni intimité. Ils ont alors été recueillis par des proches ou des volontaires. Toutefois, souligne Marie-Agnès, cette solution n’est pas durable. Il faut déjà penser à l’étape suivante, et avec un peu d’imagination, on trouve ! » Elle compte en particulier sur l’offre touristique, abondante dans ce coin de Vendée : mobile homes, résidences de vacances, maisons de location vides en ce moment…

« Je sais ce que je suis capable de supporter »

De quoi voir venir pour les mois qui arrivent, jusqu’à la saison estivale. « Nous avons eu beaucoup de propositions. L’avantage de ces logements, c’est qu’ils sont meublés. Cela permettra à ceux qui ont tout perdu de se poser », dit-elle. Sur son bureau, la liste des hébergements constitue un épais dossier.

À deux pas de là, sur le parking de la mairie, l’activité est incessante. Ballet de camions de pompiers, de la gendarmerie, voitures officielles d’élus et de ministres en visite, Bruno Le Maire (agriculture), Philippe de Villiers, qui préside le conseil général, le préfet… Marie-Agnès Mandin n’y prête guère attention, même si elle se réjouit des aides débloquées.

Mais le protocole, très peu pour elle. Elle n’ira pas non plus aux premières obsèques des victimes de la tempête, qui se tiennent dans la petite église du P. François Roullière. « Je me protège, concède l’élue. Je sais ce que je suis capable de supporter, je connais mes limites. Or je ne veux pas flancher, je ne peux pas me le permettre. On a besoin de moi », insiste-t-elle, ce que confirme le maire, « soulagé » de pouvoir s’appuyer autant sur sa première adjointe. Les larmes l’ont quand même submergée, la veille, en écoutant le récit d’habitants. « Quelques secondes, mais je me suis repris », tient-elle à préciser.

Il est 20 h 30, la mairie est désormais presque vide. Marie-Agnès est la dernière à partir. Sa journée n’est pas finie car elle ne rentrera pas avant d’aller voir si tout se passe bien à la cantine de l’école, où sont distribués des repas chauds aux sinistrés et aux équipes de la protection civile. La veille, elle dînait avec eux et quelques élus, l’occasion de faire le point et d’aider à ranger. Ce soir, toutefois, elle rentrera dîner chez elle avec son mari et son fils de 18 ans, qui fait partie des pompiers volontaires, mobilisé lui aussi sur le front de la tempête.

Marine LAMOUREUX
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Zone interdite (mkv)

Des catastrophes pas si naturelle que ça (flv)

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