Quatre jours après le passage dévastateur de Xynthia, qui a fait 53 morts en France, le débat sur les responsabilités dans cette catastrophe naturelle s’est accentué jeudi, jour d’hommage aux victimes.

Une cérémonie est prévue à 15h00 à la cathédrale de Luçon, en Vendée, l’un des départements les plus touchés, en présence du Premier ministre François Fillon.

Le commissaire européen à la Politique régionale, Johannes Hahn, s’est rendu jeudi à La Rochelle (Charente-Maritime) pour témoigner de la solidarité et de la compassion de l’Europe. Il devait ensuite se rendre en Vendée.

La France a annoncé lundi son intention de solliciter une aide du Fonds de solidarité de l’Union européenne (FSUE).

Le bilan de la tempête s’élève à 53 morts, sept blessés graves et 72 blessés légers, a déclaré Brice Hortefeux sur Europe 1.

Face à la polémique qui monte sur d’éventuelles entorses à la réglementation immobilière, le ministre de l’Intérieur a insisté sur le recueillement dû aux victimes.

« Et puis il y aura un deuxième temps, le temps des leçons à tirer », a-t-il ajouté.

Il s’est gardé de mettre en cause les maires accusés d’avoir délivré des permis de construire dans des zones inondables.

Les dégâts les plus importants causés par Xynthia l’ont été là où des digues ont lâché sous la pression des vents violents combinés à une forte marée et une puissante dépression.

Le maire de La Faute-sur-Mer (Vendée), l’une des deux communes les plus touchées, est notamment accusé d’avoir ignoré les mises en garde de la Direction départementale de l’équipement (DDE) qui évoquait en 2008 « un réseau de digues vieillissant ».

Prié de dire si des maires pourraient être poursuivis en justice, Brice Hortefeux a répondu : « Ce sont des décisions extrêmement graves, il faut qu’il y ait des analyses précises ».

« UN ÉQUILIBRE À TROUVER »

Le ministre a néanmoins ordonné mercredi aux préfets de « ne pas hésiter à déférer les permis de construire délivrés par les autorités locales lorsque ceux-ci peuvent paraître dangereux ».

Certains édiles réclament que l’Etat s’investisse davantage dans la protection des habitations du littoral.

« Sur un cas comme ça, il faut recentraliser au moins le processus de décision et de vérification », a dit sur Canal+ le maire socialiste de La Rochelle, mettant en cause la qualité des digues en France.

« Je demande la création d’un établissement public. Il faudrait au moins la responsabilité générale sur la qualité des digues, leur entretien », a déclaré Maxime Bono.

Le gouvernement s’est engagé mercredi à présenter un plan de renforcement des digues dans les deux mois.

Pour Maxime Bono, la tempête a prouvé que les normes imposées par l’Etat pour délivrer des permis de construire n’étaient plus viables.

« Depuis bien longtemps, la cote de 3,80 mètres (au-dessus du niveau général des flots) était considérée comme une cote où on était en toute sécurité. Cette cote n’est plus d’actualité. Mais que faut-il faire pour tout ce qu’on a construit ? », a-t-il demandé.

En avril 2009, Nicolas Sarkozy, présentant le projet du Grand Paris, avait souhaité que l’on rende « constructibles les zones inondables mais par des bâtiments adaptés à l’environnement et aux risques ».

« Il faut sortir du respect passif d’une règlementation de plus en plus pesante », avait dit le chef de l’Etat.

Les ministres Valérie Pécresse et Brice Hortefeux ont défendu jeudi ces propos.

« Il a totalement raison », a dit la ministre de l’Enseignement supérieur sur RMC et BFM TV, évoquant « des terrains délaissés autour des gares » ou des « résidences flottantes ».

Pour le ministre de l’Intérieur, il y a « un équilibre à trouver ».

« Dans certains cas, l’administration peut être tatillonne et en même temps, elle a vocation à protéger », a-t-il souligné.

Clément Guillou, édité par Sophie Louet

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Germaine Dubois, 85 ans

Pierre Dubois, 79 ans

Ismaël Bounaceur, 5 ans

Camil Bounaceur, 13 ans

Nora Bounaceur, 43 ans

Yamina Bounaceur, 73 ans

Maryvonne Charneau, 61 ans

Mélanie Charneau, 81 ans

René Beauget, 83 ans

Simone Beauget, 87 ans

Bernard Rossignol, 56 ans

Jean Grimaud, 86 ans

Berthe Grimaud, 86 ans

Gilbert Limouzin, 81 ans

Roger Arnault, 74 ans

Louisette Plomion, 70 ans

Gérard Plomion, 71 ans

Marguerite Gautreau, 63 ans

Yvonne Gallois, 88 ans

Suzanne Colonna, 79 ans

Raphaël Tabary, 2 ans

Francis Tabary, 60 ans

Nicole Le Gallo, 65 ans

Christiane Merel, 66 ans

Patrice Rousseau, 56 ans

Muriel Rousseau, 56 ans

Jeanine De Conynck, 79 ans

Santo Benezra, 76 ans

Paulette Benezra, 75 ans.

L’AIGUILLON-SUR-MER (Vendée), 4 mars 2010 (AFP) – Les ultimes recherches de corps qui se poursuivent encore à La Faute-sur-mer (Vendée) devraient cesser en jeudi fin de matinée pour renforcer les opérations de nettoyage des rues, ont annoncé les pompiers à l’AFP.

Une centaine de sapeurs-pompiers et 32 véhicules sont arrivés en renfort sur place pour le nettoyage des maisons avec un total de 392 secouristes dont 256 déployés à La Faute-sur-mer sous le commandement de la Sécurité civile, selon la même source. Le niveau de l’eau continue de baisser jeudi matin dans la zone la plus touchée de la commune, une zone inondable située du côté de l’estuaire du Lay, mais deux lotissements étaient encore difficilement accessibles, précise-t-on de même source. Au total 29 corps ont été découverts dans le secteur de la Faute-sur-mer, la commune la plus meurtrie par la tempête Xynthia. Les victimes comprennent trois enfants de 2, 5 et 10 ans ainsi que quinze personnes de plus 75 ans, pour la plupart « des gens nés dans le coin », a précisé à l’AFP Thierry Dran, le procureur aux Sables d’Olonne qui a été saisi dossier. En Charente-Maritime, où l’on déplore 12 victimes, la tempête a aussi emporté deux enfants de 6 et 10 ans au moins cinq retraités, selon les informations obtenues auprès des mairies. Le dernier bilan publié jeudi matin par le ministre de l’Intérieur, Brice Hortefeux, fait état de 53 morts, 7 blessés graves, 72 blessés moins graves au niveau national. L’identification des corps et la localisation de leur domicile habituel a été « un travail de longue haleine », selon le procureur des Sables d’Olonne.

  • Philippe de Villiers a estimé que les maisons détruites par le  passage de la tempête, « ne devaient pas être reconstruites. »

    Philippe de Villiers a estimé que les maisons détruites par le passage de la tempête, « ne devaient pas être reconstruites. »

    Photo : Thierry Creux

Philippe de Villiers, président (MPF) de la Vendée, a considéré mercredi que les maisons détruites par le passage de la tempête Xynthia à La Faute-sur-Mer « ne doivent pas être reconstruites. » Le président du conseil général s’exprimait dans la commune voisine de L’Aiguillon-sur-Mer, à l’issue d’une mission d’inspection dans le secteur, qui a été le plus durement touché par Xynthia.

Favorable aux digues agricoles ou ostréicoles ancestrales, qui servent avant tout à protéger les terres cultivables, M. de Villiers a vertement critiqué les « digues de l’urbanisation galopante » qui « celles-là sont inutiles car elles servent à protéger des lotissements qui ne devraient pas être construits. »

« Il y a un problème »

« Que la mode se soit installée (…) de construire dans des zones au-dessous du niveau de la mer, dans de véritables cuvettes, là il y a un problème », a-t-il considéré. « La priorité du développement local l’a emporté sur la sécurité du territoire », a-t-il estimé avant d’ajouter que « les maisons détruites ne doivent pas être reconstruites. »

« Est-ce vraiment raisonnable ? «

Le président du conseil général accompagnait un inspecteur de l’Equipement venu constater les dégâts dans la zone sinistrée de La Faute-sur-Mer où deux lotissements construits en-dessous du niveau de la mer ont été inondés dimanche, faisant 29 morts. M. de Villiers a estimé que la distance minimum pour construire des habitations en-dessous du niveau de la mer devrait être de 1 km.

«Je pense qu’il faudra demain tenir compte de ce drame et faire en sorte que tous les élus locaux, municipaux, avant de donner un permis de construire, se posent la question de savoir si c’est vraiment raisonnable », a-t-il souligné.

Stéphane Raison, à l’époque chef du service maritime et des risques à la DDE de Vendée avait rendu public en octobre 2008 un rapport sur les risques d’inondation.

Voici le rapport Raison (pdf)

Video du journal de 20h  de TF1 à voir

http://videos.tf1.fr/jt-20h/en-vendee-des-zones-sinistrees-5757049.html

http://videos.tf1.fr/jt-20h/le-temps-du-recueillement-en-vendee-5757050.html

Incroyable comment les politiques de tout bord ont vite dégainé. Nicolas Sarkozy, Ségolène Royal, François Fillon, Philippe de Villiers, Dominique Bussereau mais aussi les moins connus Jean-François Fountaine, vice-président (PS) du conseil régional de Poitou-Charentes et tous les maires des villes touchées.
Une telle réactivité résulte évidemment du nombre impressionnant de victimes (51 décès et une douzaine de disparus) nées d’une terrible tragédie inéluctable et rarissime. Évidemment. Pour le coup, tous les politiciens de gauche comme de droite en sont convaincus et tentent bien de nous en convaincre. On gagne même un magique « plan digue » de l’ami Borloo, un plan sorti du chapeau, tout comme les 3 millions d’euros débloqués en urgence et 700 « mobil-homes » par Ségolène!
Cerise sur la gâteau, bouée sur le bateau, même l’Union Européenne a été appelée au secours via le Fond de solidarité de l’Union européenne (FSUE). Un fond qui s’active à la condition que les dégâts occasionnés soient supérieurs à 3,4 milliards d’euros, ou représentant 0,6% du PIB du pays, avec la fourniture d’un chiffrage précis 10 semaines maximum après le drame.
Mais cette réactivité n’est pas due à l’approche des régionales. Le nombre de morts et de sinistrés, n’est pas dû à la faiblesse pour ne pas dire à l’incompétence, voire osons, à la vénalité de politiciens locaux soucieux d’étendre leur commune aux promoteurs immobiliers.
Non ici, « tout le monde est beau, tout le monde il est gentil ». C’est la Fatalité. C’est la Nature. Terrible et incontrôlable mais inévitable.

« Avec la conjonction exceptionnelle des éléments, aucun ouvrage n’aurait pu résister » déclarait pour LeMonde.fr un fonctionnaire souhaitant garder l’anonymat.
On ne peut que confirmer. Qu’ils soient neufs mais mal conçus (trop petits ou peu résistants fautes de budgets), qu’ils soient vieux et non entretenus, ou pire qu’ils soient vieux et à la disposition de cascadeurs pour faire du quad, sûr que les seuls remparts à la montée des eaux ne peuvent tenir convenablement!
« Entre les maires, qui veulent que leurs communes vivent et s’étendent, et l’Etat, qui veut protéger au maximum, il y a un compromis à trouver, et c’est toujours compliqué »
Bizarrement pour sauver des vies, et faire respecter le loi, le compliqué explique toujours la lenteur des opérations.
En revanche, quand un protégé du pouvoir, figure des médias, souhaite se faire construire sa nouvelle villa près d’un lieu classé monument historique, malgré la loi, là bizarrement, tout devient simple et se fait alors rapidement. Étrange, mais les mauvaises langues auront vite fait de dire « on ne peut pas comparer ». Désolé d’écrire le contraire. Si on peut faire une entorse au loi, on peut alors les respecter pour sauver des vies. « Qui peut le plus, peut le moins ».

Parodie de Politique
Et de voir, pour une fois, le PS et l’UMP se rabibocher, malgré toutes les saloperies de caniveau balancées juste avant:
« Ne pas chercher la polémique là où il n’y en a pas » de l’entourage de Bussereau.
« La politique c’est important, mais il y a des moments où c’est la solidarité, le recueillement et les secours qui sont prioritaires » par l’arracheur de dents Xavier Bertrand
il est « logique d’être dans une posture d’union » Christophe Béchu, candidat UMP dans les Pays-de-la-Loire
« La campagne doit changer sans doute de nature, être beaucoup plus pudique » par la dame de fer du Poitou
« Royal m’a appelé hier (dimanche) de façon très sympathique pour me faire part de sa solidarité et de sa disponibilité à nous soutenir. » par…Dominique Bussereau!
Peace & Love, aimons nous les uns aux autres, par respect pour les familles. Mais bien sûr…

Bande de faux-culs! Au contraire, c’est parce qu’il y a plus d’une cinquantaine de morts, qu’il va falloir un jour que les politiciens véreux ou niais (il faut toujours laisser le choix) payent pour leur incompétence volontaire ou involontaire. Ras-le-bol des copinages, des magouilles en douce!
René Marratier est maire de la comme La-Faute-Sur-Mer, un nom prédestiné, mais maire depuis… 1989.
Comment expliquer que rien ou si peu n’ait été réalisé pour protéger sa propre ville? La digue qui a été submergée selon le maire mais éventré selon les journalistes, était en tout cas…en pleine rénovation au moment du drame. « Vous savez ce que sait: le retard, les problèmes administratifs… »
Pour le coup, impossible de se retourner vers ses prédécesseurs étant en poste durant près de 20 ans!
Et le telegramme.com allant bien plus loin:
« En 2008, un reportage de France 3 à l’Aiguillon-sur-Mer et La Faute-sur-Mer mettait en évidence les enjeux liés à l’urbanisation. On y explique qu’une partie du secteur situé derrière la digue a été urbanisé récemment, avant que l’Etat n’y mette un frein par le biais du plan « prévention du risque inondation et submersion marine ». Une mesure qui n’était pas du goût du maire de La Faute-sur-Mer, lequel estimait que l’on pouvait encore étendre les zones pavillonnaires à condition de surélever de quelques dizaines de centimètres les futures maisons. »
Sûr que si en plus, hymne à la connerie humaine, les maires s’amusent dans la délivrance de permis de construire en zones inondables, où va-t-on?
Évidemment un maire seul ne peut rien ou presque. Et il paraît évidemment qu’à l’échelle départementale, régionale d’autres responsabilités seront à mettre en cause.
Et Philippe De Villiers de se réveiller au micro de France Info « sur le moyen terme, il faut construire autrement sur la côte, partout en France ». « L’Etat impose des normes (…) qui ne sont pas assez sévères. Partout où la terre est au niveau de la mer, il est prudent de construire plus loin. »
Navrant et un peu tard, le châtelain.

Côté pouvoir public, cela reste à l’image du privé: il y a ceux qui font leur boulot, dans les temps et correctement. Et ceux qui ne foutent pas une ramée. LeParisien.fr nous relate ainsi, au plus grand désarroi des familles de victimes, qu’une « note datée d’octobre 2008, l’ancien chef du Service maritime et des risques de la Direction départementale de l’équipement (DDE), Stéphane Raison, rappelle que « sur le secteur littoral, la zone de l’estuaire du Lay (NDLR du Parisien : où se trouvent précisément les communes de La Faute-sur-Mer et de L’Aiguillon-sur-Mer, les plus frappées par la tempête) est la zone la plus dangereuse du département, le Lay étant un cours d’eau majeur drainant une surface représentant la moitié du département de la Vendée, exposée à des phénomènes marins extrêmes, amplifiés par l’effet de baie dans la baie de l’Aiguillon ». La DDE a donc bien fait son travail.
et l’article d’ajouter « la commune de La Faute-sur-Mer (…) a été construite sur de vastes espaces gagnés sur la mer, ne tenant pas compte de la mémoire du risque (…). Plus de trois mille maisons sont construites derrière des digues en terre». Les 20 ans de mandat de Monsieur René Marratier, entre autres…
Quant aux Aigullionnais, les habitants de l’Aiguillon-Sur-Mer, il faudra qu’ils revoient le slogan de leur municipalité: « un regard tourné vers la Mer »

Côté Etat, dommage pour lui la trêve électorale n’est pas totalement déclarée. Normal puisque les Verts n’ont pas été écoutés – et su être écoutés durant 20 ans (encore!) – notre bobo parisienne Cécile Duflot met les pieds dans la plat: « La mise en cause de la loi Littoral, c’est le candidat Sarkozy lui-même qui avait commencé. Il avait dit en avril 2007 : il faut assouplir la loi Littoral pour que les communes puissent se développer normalement, c’était à peu près sa déclaration »
Foutaises? Récupération politique? Pas de chance, le nouvelObs a vérifié:« Interrogé sur la loi Littoral de 1986 dans un numéro spécial de l’hebdomadaire Le marin paru le 13 avril 2007, le candidat Sarkozy avait déclaré que celle-ci méritait « d’être mise à jour sans pour autant que l’économie générale du dispositif soit bouleversée. Je crois qu’il faut à la fois la renforcer pour mieux lutter contre les cas de détournement qui ont été constatés, et l’assouplir pour ne pas entraver le développement normal des communes, tout en conservant l’objectif général de protection de l’environnement »
La chef de file de « la purée de brocolis bio » enfonce même le clou en impliquant directement le Sénat (majoritairement de droite depuis De Gaulle) « de remettre en cause la loi littoral ». « On sait qu’il y a un an et demi », la Haute Assemblée « a voulu assouplir les règles d’urbanisme ». […] « Il y a eu 100.000 logements construits en zone inondable entre 1999 et 2006, donc très récemment, c’est pas des vieilles constructions »

Au final, pour donner un exemple « militaire », c’est comme si un général faisant tout pour entrer en guerre, planifiait son attaque, les budgets et la population fin prêts, mais qu’au moment de donner les premiers coups de canons, le général capitule et reporte perpétuellement l’attaque.
Dès qu’il s’agit d’assumer sa responsabilité, tout le monde se dégonfle. Les études sont effectuées. Les périmètres des travaux sont établis mais rien n’avance. Et comme il faut plusieurs signatures, maire, conseillers régionaux, tout le monde se couvre dans le retard ou pire, l’absence totale de changement.

51 morts. 12 disparus. Aucun responsable. Aucun coupable. Et après on se demande pourquoi les petites gens se désintéressent de la politique et ne vont plus voter. Ne cherchez plus.

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Zone interdite (mkv)

Des catastrophes pas si naturelle que ça (flv)

Documentaire de l'agence CAPA diffusé sur FR3 (wmv)

Débat avec PPDA sur FR3 (wmv)

Audition du préfet au sénat (flv)

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