PARIS – Le plan national de renforcement des digues annoncé lundi par Nicolas Sarkozy après le passage de la tempête Xynthia sera dévoilé dans deux mois et fera l’objet d’un financement de l’Etat sur cinq ans, annonce Chantal Jouanno, secrétaire d’Etat chargée de l’Ecologie.

Zone inondée à La-Faute-sur-Mer, en Vendée. Le plan national de  renforcement des digues annoncé lundi par Nicolas Sarkozy après le  passage de la tempête Xynthia sera dévoilé dans deux mois et fera  l'objet d'un financement de l'Etat sur cinq ans, annonce Chantal  Jouanno, secrétaire d'Etat chargée de l'Ecologie. (Reuters/Régis  Duvignau)Zone inondée à La-Faute-sur-Mer, en Vendée. Le plan national de renforcement des digues annoncé lundi par Nicolas Sarkozy après le passage de la tempête Xynthia sera dévoilé dans deux mois et fera l’objet d’un financement de l’Etat sur cinq ans, annonce Chantal Jouanno, secrétaire d’Etat chargée de l’Ecologie. (Reuters/Régis Duvignau)

S’exprimant à la sortie du conseil des ministres, elle a précisé qu’il s’agissait d’abord d' »estimer, sur les 1.350 km de digues qui sont le long du littoral, celles qui sont plus ou moins en bon état et celles sur lesquelles il va falloir des travaux en priorité« .

Dans l’immédiat, une inspection des digues et des zones à risque sera menée et devrait déboucher sur un pré-rapport dans les dix jours, a-t-elle précisé.

Le passage de Xynthia a fait 52 victimes en France, selon un bilan officiel, pour l’essentiel sur le littoral atlantique où des digues ont lâché sous la pression des vents violents combinés à une forte marée et une puissante dépression.

Chiffrant le coût du renforcement des digues à environ un million d’euros par kilomètre, la secrétaire d’Etat a souligné qu’une des difficultés de l’exercice serait l’identification des propriétaires, car « il y a aujourd’hui plusieurs propriétaires par digue« .

Un autre élément du plan concernera les dispositifs de prévention des risques dans les plus de 800 communes françaises « construites sous le niveau de la mer, en zone basse« .

« Ce sont des dispositions qui existent depuis 1995, qui ne sont pas suffisamment appliquées – il y en a 46 approuvées sur plus de 800 communes -, ce n’est pas normal« , a dit Chantal Jouanno, ajoutant : « Il faut qu’on accélère leur mise en oeuvre, voire qu’on renforce les dispositions légales« .

« Il y aura un rapport dans un délai maximum de deux mois, avec des travaux et un plan de financement sur cinq ans« , a-t-elle conclu.

La côte vendéenne a été particulièrement touchée par la tempête. L’eau apportée par la mer recouvre encore par endroits les maisons. Les secours s’organisent. Les habitants, toujours sous le coup de l’émotion, tentent de réagir.

Vendée, envoyé spécial.

La ville est groggy. Comme sonnée sous les coups de boutoir conjugués du vent et de la marée. Hier, lundi 1er mars, il est 10 heures, à L’Aiguillon-sur-Mer, en Vendée. Dans les rues de cette défunte cité balnéaire, partout le silence, et l’eau et la boue aussi. Les commerces ont gardé portes closes. L’entrée de ville, il y a peu encore faite de champs et de récoltes, a laissé place à une mer, une mer glaireuse à perte de vue. Et dans les rues praticables, des riverains errent, regards hagards, à la recherche, à la recherche de quoi, de pas grand-chose, de plus grand-chose. Ils errent et prennent en photo les empreintes du désastre, avec pour modeste paravent la pluie ininterrompue dissimulant les larmes.

Une vieille dame soutenue par les bras de ses deux enfants chancelle, vacille, et semble, elle aussi s’effacer sous le déluge. Sa maison est dévastée. « Que voulez-vous qu’on fasse  ? » s’interroge l’un d’eux. « On ne sait même pas par où commencer », poursuit l’autre avant de tous les trois s’en aller. Jacques, un voisin, lui, est plus loquace et chanceux, si tant est que ce terme ait ici encore un sens. Il explique  : « J’ai le privilège de vivre en hauteur, ma maison étant à double étage. Dimanche, vers 2 h 30, j’ai entendu le bruit assourdissant du vent dans mes cheminées. Je suis venu voir et en trois minutes, j’ai pu constater jusqu’à un mètre d’eau. Sous la pression, ma baie vitrée a littéralement explosé. J’habite pourtant à un kilomètre de la mer. »

les secours s’affairent

Non loin de là, un canal. Désormais, le Lay dort comme éreinté de ses débordements du week-end. Sur ses flancs en partie dénudés, jonchent à présent les blanches coques des bateaux retournés. À sec. Désolation. « Je suis pêcheur, je connais bien la mer mais je ne m’attendais pas à ça. Avec les vents provenant du sud, quand j’ai entendu l’alerte rouge, j’ai été prudent, je me suis méfié mais je ne m’attendais pas à un tel raz-de-marée », concède Michel, lui aussi victime de Xynthia. Et de lâcher  : « Le drame est que l’on nous annonce encore de nouvelles victimes. Quelle tristesse, quelle catastrophe. » Pourtant depuis l’aube, les secours s’affairent. Silence encore et malgré tout. Un flot continu de sirènes atones. Pompiers et gendarmes colorent en demi-ton ce silence angoissé. Seuls de rares hélicoptères déchirent le recueillement. À La Faute-sur-Mer – commune mitoyenne et aussi meurtrie –, un quartier, celui de l’Ostréa, reste entièrement sous l’emprise de l’eau. Là où les toits font office de radeaux.

L’armée de terre veille afin de dissuader curieux et téméraires. Les plongeurs sapeurs-pompiers, quant à eux, visitent méthodiquement, une à une, les maisons. Le snack-bar de l’avenue des Chardons sert de central de sécurité. Un des plongeurs explique  : « Nous vérifions qu’il n’y ait plus de personnes enfermées. Même si c’est délicat à dire, par endroit l’eau peut atteindre encore un mètre cinquante à deux mètres de niveau. »

Fatalisme, croyance et solidarité

Tout en nettoyant et vidant le reste d’eau à l’aide de seaux, deux hommes discutent. « Dans cette histoire, nous avons oublié un mot. Fatalité. Les anciens le diront, la mer finit toujours par reprendre ses droits. Et ce peu importe les digues », remarque Jean-Claude. Son ami abonde  : « L’appât du gain a fait prendre des risques à certains. Un jour, cela se paie cash. Les constructions se sont multipliées à grande vitesse alors que, nous le savons, la région est située sur des zones inondables. Ah le fric, le fric. »

Non loin d’eux, un homme, lui aussi occupé à sauver ce qui peut encore l’être, s’agace des nombreux va-et-vient  : « Ça suffit, ce n’est pas de journalistes dont nous avons besoin mais d’aide. Ce n’est pas des photos que nous voulons mais des bras. » Un appel que semble avoir entendu Jimmy, venu proposer ses services. Sa compagne l’a fait également avant de partir travailler  : « Ma copine a dû partir au travail, elle s’est même changée dans la voiture pour gagner du temps. Moi, j’ai appelé mon employeur pour avoir ma journée et je me mets à disposition », explique-t-il. Et de conclure  : « Je ne connais personne, je ne suis pas du coin mais, en tant que Vendéen, je souhaite apporter mon aide. Vous savez, la solidarité, ça compte. »

Lionel Decottignies



Météo France avait placé quatre départements en vigilance rouge samedi. Fallait-il évacuer les populations de la zone côtière ? Etait-ce possible ?

Par MARIE PIQUEMAL

«Tempête d’une ampleur et d’une intensité peu communes qui nécessite une vigilance particulière, même si cette tempête devrait être moins forte que celles de décembre 1999». Samedi, 16 heures, Météo France émettait un bulletin d’alerte, plaçant quatre départements en vigilance rouge: la Charente-Maritime, la Vendée, les Deux-Sèvres et la Vienne.

Quelques heures plus tard, la tempête balayait les côtes, avec des vents allant jusqu’à 160 km/h et des vagues franchissant digues et rochers, inondant de nombreuses habitations construites sur le littoral. Une fois l’alerte rouge lancée, que s’est-il passé? Les pouvoirs publics avaient-ils les moyens de protéger les habitants?

Le dispositif de vigilance a été mis en place en 2001. «Avec la tempête de 1999, on s’est rendu compte que les dispositifs d’alerte manquaient de visibilité auprès du grand public. A présent, on alerte à la fois les autorités et les habitants, via les médias, pour qu’ils se tiennent prêts», précise Cyril Honoré, directeur adjoint de la prévision de Météo France. Depuis 2001, l’alerte rouge a été déclenchée à cinq reprises dans l’hexagone. Trois fois pour des risques d’inondations dans le Gard et l’Hérault. Deux fois pour vents violents: lors de la tempête Klaus le 24 janvier 2009 et samedi dernier…
«Rester chez vous dans la mesure du possible»

En diffusant son alerte rouge samedi, l’institut météorologique rappelait les conseils de prudence et conséquences possibles, préétablis par le ministère de l’Intérieur. En l’occurrence : «Rangez les objets exposés au vent», «Restez chez vous dans la mesure du possible» «évitez toute activité extérieure», «des dégâts importants sont à attendre»…

Sauf que, souligne Béatrice Lagarde, sous-préfète des Sables-d’Olonne, interrogée par le Figaro, «le bulletin égrainait la liste habituelle des dangers sans mettre un accent particulier sur les risques d’inondations». Si l’alerte rouge portait sur les «vents violents», Météo France précisait bien un risque d’«élévation temporaire du niveau de la mer, pouvant submerger certaines parties littorales.»

«Personne ne pouvait prévoir une tempête de cette ampleur. Météo France a certes lancé l’alerte pour des vents violents et une mer agitée, mais on ne pouvait pas penser que les vagues allaient déplacer 800kg de rochers, et inonder des quartiers même pas classés en zone inondable», explique Serge Kubryk, maire de La Tranche-sur-Mer qui compte 2600 habitants l’hiver et 100 000 l’été.
«Il faut arrêter avec cette volonté de tout maîtriser»

Fallait-il évacuer les populations? «On ne va pas fuir à chaque tempête ! Sinon, on ne vivrait pas au bord de la mer…, répond Louis Guérin, maire des Sables-d’Olonne. C’est le même raisonnement que de dire je ne prends pas la voiture parce qu’il y a 5000 morts sur les routes par an. Il faut arrêter avec cette volonté de tout maîtriser. On peut pas tout prévoir… Il n’y a que les Parisiens pour croire ça. Des vents à 120 km/h et une mer agitée comme samedi, cela arrive six fois par an !» Un brin agacé par cette controverse «qui n’a pas lieu d’être», il ajoute: «Cette tempête rappelle qu’il faut rester humble et modeste face aux éléments, face à la mer. L’heure n’est pas à la polémique, mais à la solidarité avec les familles des victimes.»

A la mairie d’Aytré, en Charente-Maritime, particulièrement touché par la tempête, le premier adjoint, Alain Tuilliere, a bien essayé de prévenir ses habitants, en vain… «Samedi, nous avons reçu un coup de téléphone des pompiers, et nous avons pourtant pris la peine de nous déplacer en personne, pour prévenir les riverains que l’eau risquait de déborder et qu’ils feraient mieux d’aller coucher ailleurs». Mais personne n’a semble-t-il pris la mesure de l’événement.

Serge Kubryk, de La Tranche-sur-Mer, souligne aussi les difficultés matérielles d’une évacuation. «Comment voulez-vous qu’entre 17 heures et minuit, on ait pu organiser une évacuation… Il nous faut l’accord de la préfecture ou de la sous-préfecture. Nous allons réfléchir à un plan pour le futur… Mais là, on n’était pas préparés. On n’est pas encore comme aux Etats-Unis». Ce week-end, au Japon, 500.000 personnes ont été évacuées des côtes à cause d’un risque de tsunami.



Hier matin, presque tous les sinistrés de L’Aiguillon et de La Faute-sur-Mer avaient été relogés. La plupart du temps chez d’autres habitants. Le gymnase où ils avaient été hébergés se muait en vestiaire géant.

«C’est affreux ce qu’on a vécu, explique en contenant des sanglots un sinistré de La Faute-sur-Mer, âgé de 80 printemps. Avec ma femme, on a attendu les secours pendant de longues heures. On était en sous-vêtement avec de l’eau jusqu’au cou. On a frôlé l’hypothermie. Aujourd’hui, on n’a plus rien. Pas même de vêtements. C’est pour cela qu’on est venu.» À leurs côtés, le couple d’amis qui les héberge et les soutient moralement. «On ne sait pas combien de temps on va rester chez eux. Par contre, on sait qu’on ne veut plus habiter ici. On est traumatisés. Le moindre bruit de chasse d’eau nous fait sursauter.»

«On va quitter la commune»

Nicole Débrie et Maurice Butin, qui sont délogés à la même enseigne sont aussi de cet avis. «La Faute, c’est fini. On va réinvestir ailleurs, dans les terres», explique Maurice, 81 ans, qui porte sous les bras deux paires de chaussures et quelques vêtements. «On a failli mourir. On est restés près de sixheures, accroupis sur un placard, la nuque sous le plafond», poursuit Nicole. «On se frottait pour avoir chaud.On a aussi tenté de passer par le plafond. Il était trop solide. On n’avait rien pour le faire.»

«Des voisins sont morts»

«Ma compagne m’a sauvé la vie, poursuit Maurice. Comme les portables ne passaient plus, je m’étais mis dans l’idée de nager pour chercher de l’aide. Elle m’en a empêché. Elle avait raison. Si j’avais ouvert la porte, nous aurions été emportés.» Le couple raconte aussi qu’il a perdu des voisins. «Une personne handicapée qui n’a pu lutter et son petit-fils âgé de quelques mois.»(*) Hier, ces témoignages étaient légion dans le gymnase de L’Aiguillon-sur-Mer qui, pendant trois jours, a servi de cantine et de dortoirs aux sinistrés. «Presque tous les gens ont trouvé un toit. Excepté cette dame avec son petit chien, qui ne veut pas partir d’ici», expliquait un homme de la Sécurité civile chargé du pôle relogement. Dans le même temps, une femme se présentait à l’accueil proposant les clés de résidence secondaire pour quelques mois. «On n’a pas eu à chercher. Les gens qui pouvaient aider sont venus spontanément.»

Un immense vestiaire

Depuis hier aussi, les sinistrés peuvent venir y chercher des vêtements. En quelques heures, la salle omnisports s’est muée en immense vestiaire dans lequel s’entassaient des centaines de sacs. Dehors, des camionnettes réquisitionnées par des communes vendéennes on déchargeait le produit de la solidarité locale. Vêtements qui étaient ensuite triés par sexe et par taille. Impressionnant. «C’est fou. C’est la télé qui nous a appris qu’on pouvait se procurer des habits ici s’emporte un sinistré les nerfs à fleur de peau. La municipalité de La Faute-sur-Mer est en dessous de tout. On ne reçoit aucune information. Pourtant on a été recensés. Les élus préfèrent pérorer devant les caméras en compagnie du président de la République.»

* Cinq couples ont été retrouvés dans les maisons inondées dans le quartier de La Pointe, à La Faute-sur-Mer.

Quatre jours après le passage de la tempête Xynthia sur le littoral atlantique, la Vendée, le département le plus touché avec 29 décès (un corps a encore été découvert ce mercredi matin à la Faute-sur-mer) et deux disparus selon les chiffres de la préfecture, commence à enterrer ses morts.

Les premières obsèques doivent avoir lieu ce mercredi.

Mardi soir, quelque 150 fidèles, souvent des proches des sinistrés et des victimes, ont assisté à une messe de recueillement à L’Aiguillon-sur-Mer, dans le sud du département. «J’avais besoin de réconfort intérieur, témoigne Elizabeth au micro de RTL, dont le père de 82 ans est décédé dans les inondations. Partout, on nous dit qu’il ne faut plus construire. C’est terrible qu’il faille toujours attendre qu’il y ait une catastrophe pour que les gens bougent. Je ne sais pas si on peut tenir Dieu responsable de l’inconscience des hommes».

Un message de Benoît XVI

Le président du conseil général du département, Philippe de Villiers, a appelé à une minute de silence jeudi à 15 heures au moment de la messe d’hommage aux victimes en la cathédrale de Luçon. Le Premier ministre François Fillon sera présent et, selon la radio RTL, un message du Pape Benoît XVI sera lu pour l’occasion.

Enfin, une messe sera célébrée le dimanche 7 mars à 18 h 30 à Notre-Dame de Paris à l’intention des victimes de la tempête Xynthia par le cardinal André Vingt-Trois.

«La tempête qui a frappé notre pays, spécialement dans les départements de l’Ouest, a semé la mort et la désolation. Nous prions pour les trop nombreuses victimes et tous les sinistrés. (…) En ce moment cruel, la solidarité de tous doit être un premier réconfort», écrit le cardinal André Vingt-Trois, archevêque de Paris.

Conjonction de vents violents et de fortes marées, la tempête Xynthia a fait au moins 52 victimes, essentiellement en Vendée et en Charente-Maritime. Les dégâts matériels sont considérables.

leparisien.fr



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