« 1 ... 18 19 20 21 22 23 24 25 26 27 28 ... 146 »

Patrick Jouin fait le bilan de la saison 2013 à la Faute-sur-mer et liste les projets de la rentrée

Madame,Monsieur,Cher(e)s Ami(e)s,

L’automne nous a rejoint après un magnifique été dans la presqu’île qui a fait la joie des Fautaises et des Fautais et de ses très nombreux visiteurs.
Oui, les mois de Juillet et d’Aout ont été exceptionnels en 2013 et nous ont permis d’espérer un avenir meilleur pour notre commune.

D’abord un message aux professionnels du tourisme et des services à La Faute sur Mer:
vous avez beaucoup et bien travaillé; merci pour votre engagement en faveur de la qualité et de l’image de la presqu’île.
Cet été radieux a, je l’espère, redonné économiquement l’élan attendu pour notre territoire. C’est un encouragement pour l’avenir, La Faute sur Mer peut et doit contrer le déclin annoncé.
Cet objectif de développement est en tout cas, un des socles du projet municipal a venir.

Ce projet que nous écrirons ensemble cette fin d’année devra également traiter quatre sujets:
– La santé impose une réflexion et des actions, probablement à l’échelle d’un plus large territoire, pour que le service de la santé pour tous ne soit pas fragilisé sur la commune.
– La propreté aussi, après la suppression par la mairie de certains points de collecte sélective des ordures, sans information et concertation. Résultat une station touristique plus sale dès le début de la saison. Un comble pour le développement du tourisme!
– La sécurité la circulation et le stationnement seront également à traiter car l’été, avec ce débordement touristique, a démontré les carences municipales pour ce qui concerne les stationnements payants ou gratuits et, plus grave, pour les conditions de sécurité notamment les dimanches à La Faute sur Mer.
– L’animation du centre enfin qui, une fois encore, a montré ses limites, tant par la qualité des prestations que par les nuisances sonores trop souvent inutiles et insupportables.

Vous le mesurez avec nous, les sujets et pratiques de la vie municipales à retravailler ne manquent pas pour valoriser enfin notre presqu’ile.

Et puis il y a les propositions à venir pour les services à la personne, pour l’urbanisme, pour les aménagements des zones déconstruites, pour le port…

Après nos nombreuses rencontres de l’été et vos messages, nous poursuivrons cette fin d’année les concertations indispensables pour construire ensemble un projet communal équilibré et harmonieux.

Je vous le rappelle enfin, si vous souhaitez participer à la vie communale, n’oubliez pas de vous inscrire sur les listes électorales si ce n’est pas encore fait.

Avec mes sentiments dévoués et cordiaux.

Patrick Jouin

2013 09 07 visite préfet

  • Jean-Benoît Albertini, le nouveau préfet, devant la digue du Génie, à L'Aiguillon-sur-Mer, ce matin.

    Jean-Benoît Albertini, le nouveau préfet, devant la digue du Génie, à L’Aiguillon-sur-Mer, ce matin.

Pour l’une de ses premières sorties officielles, le nouveau préfet de Vendée, Jean-Benoît Albertini, a visité les digues de La Faute-sur-Mer et de L’Aiguillon-sur-Mer ce vendredi matin. Il a pu mesurer l’avancée des travaux de protection sur les deux communes sinistrées par la tempête Xynthia de février 2010 qui avait fait 29 morts en 2010. En début de matinée, il s’est également rendu dans la fameuse « cuvette » de La Faute, l’épicentre du drame, en compagnie du maire, René Marratier.

Fin février 2010, le quartier de La Faute-sur-Mer frappé par la tempête qui fit 29 morts.

Fin février 2010, le quartier de La Faute-sur-Mer frappé par la tempête qui fit 29 morts. (Photo Bertrand Guay. AFP)

RÉCIT Cinq personnes, dont le maire de La Faute-sur-Mer, seront jugées pour homicide involontaire et mise en danger de la vie d’autrui.

On connaît désormais l’identité des cinq personnes qui vont comparaître en justice pour «homicide involontaire et mise en danger de la vie d’autrui» dans le cadre de l’enquête relative à la tempête Xynthia, qui avait fait 29 morts dans la nuit du 27 au 28 février 2010 à La Faute-sur-Mer (Vendée). Toutes les victimes avaient péri dans un quartier pavillonnaire, situé dans une cuvette en contrebas d’une digue. Dans ce secteur, plusieurs projets de lotissements avaient fleuri durant les années 1990-2000, une frénésie immobilière s’était emparée de cette commune touristique du littoral vendéen. Lors de la tempête, d’énormes vagues avaient déferlé vers 3 heures du matin, transformant la cuvette en un étang, prenant au piège les victimes dans leurs maisons et dans leur sommeil. La famille d’un médecin urgentiste de l’hôpital de Fontenay-le-Comte (Vendée) venue passer le week-end dans sa résidence secondaire avait été décimée : l’épouse, deux enfants et la belle-mère étaient morts noyés.

Touristique. L’ordonnance de renvoi, signée par le juge Yannick Le Goater, vise un cadre de la DDE (direction départementale de l’équipement) et, surtout, des élus de la commune, notamment l’adjointe au maire en charge de l’urbanisme, Françoise Babin, détentrice de parts dans une association foncière urbaine (AFU) qui avait réalisé le lotissement «Les Doris». Est également renvoyé un agent immobilier et promoteur, Philippe Babin, fils de Françoise, qui a créé dans la continuité des Doris un autre lotissement de 35 pavillons nommé «Les Voiliers» (lire Libération du 12 mars 2010). Philippe Babin était le président de l’association propriétaire de la digue censée protéger ces pavillons situés dans la cuvette contre un éventuel afflux d’eau. Renvoyé également : un autre adjoint au maire chargé des «travaux de voirie», Patrick Maslin, chef d’entreprise du bâtiment, qui a construit des maisons dans ces mêmes lotissements. Et aussi le maire, René Marratier, focalisé sur le développement touristique de sa commune, lequel passe notamment par la construction de résidences secondaires. Mais dans ce dossier la justice a laissé de côté la question du conflit d’intérêts pour mieux se concentrer sur les responsabilités très concrètes des uns et autres dans cette catastrophe. Le procès devrait se tenir l’an prochain au tribunal correctionnel des Sables-d’Olonne. «C’est un soulagement pour les familles des victimes. Elles attendent des réponses à des questions qu’elles se posent depuis plus de trois ans»,souligne Renaud Pinoit, le président de l’Avif (Association des victimes des inondations de La Faute-sur-Mer). «Les gens se demandent : « Pourquoi tant de morts ? Pourquoi, le 27 février au soir, les habitants n’ont pas été prévenus de la tempête et n’ont pas été évacués ? Pourquoi, dans leur maison, l’eau est parfois montée jusqu’à 2,80 mètres et les digues n’ont pas assuré leur rôle protecteur ? »»

Submersion. Le renvoi de René Marratier devant le tribunal correctionnel est motivé par une longue liste de manquements, notamment à ses obligations d’informer la population de sa commune du danger des inondations : il n’a pas organisé de réunions publiques, il n’a pas établi de document communal des risques majeurs, il n’a ni élaboré de diagnostic de vulnérabilité des habitations situées en contrebas de la digue (dans le secteur frappé par Xynthia) ni établi de plan de secours de la commune. La justice lui reproche aussi d’avoir délivré des permis de construire qui contrevenaient aux règles de sécurité dans cette zone exposée à des risques de submersion. Enfin, le 27 février 2010, il n’a pas informé la population de l’alerte météorologique faisant état d’une tempête, alors qu’il avait été averti à plusieurs reprises par les services de l’Etat. «Je me réjouis que, dans ce dossier très complexe, l’instruction soit parvenue à lister précisément les manquements nombreux et à plusieurs titres, imputables au maire, à ses adjoints et aux autres prévenus», commentait hier Benoît Denis, avocat au cabinet Huglo-Lepage, qui défend une centaine de victimes.

Françoise Babin a, pour sa part, délivré plusieurs permis de construire irréguliers au regard des risques de submersion marine de la zone. Elle a ainsi signé, le 21 décembre 2007, le permis de construire de la maison du médecin urgentiste où il y a eu quatre morts. Ce pavillon a ensuite été bâti, en violation des règles de sécurité, par les entreprises de Patrick Maslin, l’autre adjoint au maire. Enfin, l’agent immobilier et promoteur Philippe Babin est renvoyé pour ne pas avoir surveillé la montée des eaux en tant que président de l’Association syndicale des marais (ASM), propriétaire de la digue et, à ce titre, chargée de son entretien et de sa surveillance. En ce qui concerne l’agent de la DDE, il lui est reproché de ne pas avoir exécuté les instructions du préfet, consistant à établir un contact étroit entre trois maires de villes très menacées par Xynthia.

Le renvoi devant le tribunal correctionnel de cinq personnes physiques, dont le maire de la Faute-sur-mer, et de deux entreprises après la mort de 29 personnes lors de la tempête Xynthia, en février 2010, est la dernière étape avant un procès au deuxième semestre 2014.

Le juge Yannick Le Goater, en charge de ce dossier hors norme dans lequel plus d’une centaine de personnes, proches des victimes, se sont portées parties civiles, a signé lundi 26 août 2013 l’ordonnance de renvoi qui confirme les principaux chefs de mise en examen qui avaient été retenus au cours de l’instruction de trois ans et demi : homicides involontaires et mise en danger de la vie d’autrui.Le 28 février 2010, 29 habitants de la Faute-sur-Mer (Vendée), pour beaucoup des retraités, mais aussi certains de leurs petits-enfants venus passer quelques jours de vacances, avaient été piégés dans la nuit, dans leurs maisons construites récemment dans une zone submersible de la commune, les volets électriques de leurs demeures ayant été rendus inopérants par l’eau.Parmi les cinq personnes renvoyées devant le tribunal correctionnel figurent, outre le maire René Marratier, deux de ses adjoints, ainsi qu’un promoteur immobilier local et un fonctionnaire de l’ancienne Direction départementale de l’Équipement.

« Nous ressentons du soulagement : il va y avoir un procès ; donc, il y aura des réponses aux questions qui se posent… On verra bien s’il y a des responsables désignés », a déclaré mardi 27 août 2013 Renaud Pinoit, président de l’Association des victimes des inondations de La Faute-sur-Mer et de ses environs (Avif). Car là est le point central de ce procès : qui va être déclaré responsable de ce drame humain ?

Responsabilité du fait de permis de construire illégaux ? – Concernant les permis de construire délivrés dans cette zone submersible, tout semble s’orienter vers une responsabilité partagée entre le maire et l’Etat.

Concernant la responsabilité du maire en matière d’urbanisme, la défense devra prouver que le maire ignorait que cette zone risquait des inondations. Délicat quand on sait qu’une étude de la direction départementale de l’Equipement précisait que cette commune était construite « sur de vastes espaces gagnés sur la mer, ne tenant pas compte de la mémoire du risque » et qu’un courrier du préfet de Vendée, Jean-Jacques Brot, aurait été remis au maire lui demandant d’interdire, dans l’attente de rapports conjoints des ministères de l’Equipement et de l’Intérieur, toute nouvelle construction sur la commune et de fermer le camping municipal « La Côte de Lumière », construit sur le domaine public maritime.

Or, la connaissance des risques de cette zone pourrait coûter cher au maire de la Faute-sur-Mer comme au maire de Chamonix, qui avait été condamné le 17 juillet 2003 par le Tribunal correctionnel de Bonneville à trois mois de prison avec sursis pour « homicides et blessures involontaires » après la mort de douze personnes dans l’avalanche de Montroc, en février 1999. Le juge avait estimé que le risque d’avalanche était connu de tous, et particulièrement du maire, qui n’avait pourtant pas pris de mesure d’évacuation.

Mais, si le maire a signé les permis de construire des lotissements litigieux en connaissance de cause, ces autorisations semblent avoir été préalablement validées par les services de l’Etat. Le préfet aura-t-il manqué à son contrôle de légalité ?

L’avocat du maire, Me Olivier Metzner allait même plus loin, en confiant en 2011 à l’AFP, que « Les permis de construire signés par M. Marratier ont tous été validés par les juridictions administratives ». La faute au juge administratif, alors ?

Le juge pénal a jusqu’à la mi-2014 pour en décider.

Les conditions de la mise en jeu de la responsabilité pénale du maire

L’homicide involontaire est défini à l’article 221-6 du Code pénal comme le fait de causer, par maladresse, imprudence, inattention, négligence ou manquement à une obligation de sécurité ou de prudence imposée par la loi ou le règlement, la mort d’autrui. Une telle infraction est punie de trois ans d’emprisonnement et de 45 000 euros d’amende, ces peines étant portées à cinq ans d’emprisonnement et à 75 000 euros d’amende en cas de violation « manifestement délibérée » d’une obligation particulière de sécurité ou de prudence imposée par la loi ou le règlement.

« Précautions convenables » – Le maire est principalement concerné par ses dispositions pénales. Il est en effet investi d’un pouvoir de police administrative général par l’article L. 2212-2 du Code général des collectivités territoriales, afin « d’assurer le bon ordre, la sûreté, la sécurité et la salubrité publiques » et notamment de prévenir les accidents et catastrophes par « des précautions convenables ».

En 1996, le législateur a introduit un nouvel alinéa à l’article 121-3 du Code pénal, afin que la condamnation ne soit possible, en cas de faute d’imprudence, de négligence ou de manquement à une obligation de prudence ou de sécurité prévue par la loi ou le règlement, que « s’il est établi que l’auteur des faits n’a pas accompli les diligences normales compte tenu, le cas échéant, de la nature de ses missions ou de ses fonctions, de ses compétences ainsi que du pouvoir et des moyens dont il disposait ».

A l’initiative du sénateur Fauchon, la loi du 10 juillet 2000 est venue ajouter un nouvel alinéa à l’article 121-3, qui concerne les auteurs indirects de l’infraction, c’est-à-dire « les personnes physiques qui n’ont pas causé directement le dommage, mais qui ont créé ou contribué à créer la situation qui a permis la réalisation du dommage ou qui n’ont pas pris les mesures permettant de l’éviter ».

Auteur indirect et faute qualifiée – Les décideurs publics sont presque toujours poursuivis comme auteurs indirects de l’infraction : il leur est alors reproché de ne pas avoir pris les mesures de police ou de sécurité qui auraient permis que le dommage de la victime n’advienne pas.
Ces auteurs indirects ne sont pénalement responsables, selon les termes de la loi Fauchon, que s’ils ont commis une faute « qualifiée », c’est-à-dire s’ils ont « soit violé de façon manifestement délibérée une obligation particulière de prudence ou de sécurité prévue par la loi ou le règlement, soit commis une faute caractérisée et qui exposait autrui à un risque d’une particulière gravité qu’elles ne pouvaient ignorer ».

La première hypothèse est protectrice des élus et agents locaux : le juge doit non seulement identifier le texte précis que le prévenu a violé, mais également acquérir la conviction que cette violation fut manifestement délibérée, ce qui réintroduit une notion d’intentionnalité dans le délit non intentionnel.

La seconde hypothèse prend des contours plus flous. Pour revêtir les traits d’une faute caractérisée, certains juges ont considéré que « la constance de la faute reprochée doit être bien établie, elle doit correspondre à un comportement présentant un caractère blâmable, inadmissible » (CA Poitiers, 2 février 2001, n° 2001-140967).

Le défaut d’alerte : le précédent du Pourtalès – Quelques heures avant le drame de la Faute sur mer, le maire a reçu une lettre circulaire préfectorale indiquant « un risque de submersion des rivages». Des faits qui rappellent le drame du Pourtalès.

A l’été 2001, la chute d’un arbre lors d’un concert dans le parc du Pourtalès avait entraîné la mort de 13 personnes et fait une centaine de blessés.
La ville de Strasbourg, poursuivie en tant que personne morale, avait  été reconnue coupable, le 27 mars 2007, d’homicides et de blessures. Le tribunal correctionnel l’avait alors condamnée à 150 000 euros d’amende.
Selon les juges, « l’annonce de vents en rafales […] aurait dû conduire à l’annulation par la ville, en sa qualité d’exploitante du site et d’organisatrice des spectacles ».
Tout en établissant que les causes directes de l’accident ont été l’orage et les vents violents, le tribunal avait néanmoins  pointé « des erreurs d’organisation, des défauts de surveillance et des défaillances de contrôle » de la ville, « de multiples négligences et le non-respect de la réglementation ».

Egalement saisi, le juge administratif avait relevé que la ville s’était  abstenue d’exploiter le bulletin d’alerte météorologique  et d’user de ses pouvoirs de police pour en interdire l’accès et annuler le spectacle.
Des dysfonctionnements avaient  été relevés dans l’organisation de la collectivité, entre le service destinataire du bulletin météorologique et celui chargé du festival. Le tribunal avait  en conséquence, retenu des négligences, des infractions, ainsi que des carences dans l’exercice du pouvoir de police engageant la responsabilité de la commune.

Source : Philippe Bluteau (Guide pratique des infractions pénales – Mémento pour les élus et les agents publics) «  La Gazette »  19 novembre 21012, p. 87  à 132

 

photo aux moutiers-en-retz, xynthia avait laissé d'importantes traces de son passage, avec des routes défoncées. © archives po
Aux Moutiers-en-Retz, Xynthia avait laissé d’importantes traces de son passage, avec des routes défoncées.© Archives PO

Alors que le maire de La Faute-sur-Mer (Vendée) a été renvoyé en correctionnelle pour homicides involontaires, son homologue des Moutiers-en-Retz, commune aussi touchée par la tempête Xynthia, approuve le travail de la justice.Ainsi, le renvoi du maire vendéen devant le tribunal ne choque pas Jean Guillot. « Délivrer des permis de construire dans des zones interdites ou inondables, c’est de la responsabilité du maire. Qu’il y ait des poursuites judiciaires, cela me paraît normal« , explique l’édile des Moutiers-en-Retz.

 

Le maire de La Faute-sur-Mer (Vendée), où 29 personnes avaient péri lors de la tempête Xynthia le 28 février 2010, est renvoyé devant le tribunal correctionnel pour « homicides involontaires » et « mise en danger de la vie d’autrui ».

Deux de ses adjoints, un promoteur immobilier, un fonctionnaire de l’ancienne Direction départementale de l’équipement (DDE) et deux entreprises sont aussi appelés à comparaître.

Avocate des parties civiles, Me Corinne Lepage, se satisfait de la tenue d’un procès qui pourrait servir d’exemple.

ENTRETIEN Corinne Lepage, députée européenne Cap21 et avocate spécialiste de l’environnement

« Le procès devrait se tenir l’année prochaine, en 2014, et en tant qu’avocate de l’Association des victimes des inondations de La Faute-sur-Mer (Avif), je m’en réjouis pour elles et leurs familles car cela fait partie du travail de deuil. Ce sera désormais au tribunal de dire si le maire de la commune a délibérément pris ou non des décisions mettant en danger la vie des personnes.

L’enjeu n’est absolument pas de dire qu’il est responsable de la tempête mais de répondre à deux questions. La première est de savoir si la délivrance de permis de construire dans des zones particulièrement dangereuses, que l’État avait signalées comme soumises à des risques d’inondation, constitue ou non une faute pénale. Et la seconde, de savoir si toutes les mesures de précaution ont été prises pendant la gestion de la tempête. Le tribunal devra aussi déterminer l’échelle des responsabilités. Car quatre autres personnes et deux personnes morales sont également appelées à comparaître.

J’espère aussi que ce procès pourra servir d’exemple pour les autres communes où l’on perçoit des réticences vis-à-vis des plans de prévention des inondations ou encore des risques industriels. Des textes continuent à ne pas être appliqués. On ne peut pas à la fois se battre contre le principe de précaution en disant que cela empêche le développement économique et l’accueil de nouveaux habitants, et refuser d’endosser la responsabilité qui va avec la liberté que l’on prend. Ce procès sera donc très important pour l’avenir et la gestion des zones à risque.

Surtout quand on sait que les catastrophes naturelles vont aller en se multipliant, qu’il s’agisse des tempêtes ou des séismes. Bien sûr qu’il y a des événements contre lesquels on ne peut pas se prémunir, que l’on ne peut pas sécuriser les constructions les plus anciennes, mais là où les élus sont en mesure de faire quelque chose, ils doivent faire passer l’intérêt des personnes avant les intérêts fonciers et économiques. »

 

Recueilli par FLORENCE PAGNEUX (à Nantes)

MONSIEUR LE COMMISSAIRE-ENQUÊTEUR, LOÏC MINIER RECEVRA LES ADMINISTRÉS EN MAIRIE AUX JOURS SUIVANTS :
JEUDI 29 AOÛT DE 9H00 À 12H30, SAMEDI 07 SEPTEMBRE DE 9H00 À 12H00, MERCREDI 25 SEPTEMBRE DE 14H00 À 17H00 ET MARDI 01 OCTOBRE DE 14H00 À 17H00.
Par arrêté N° 13/092 du 15 juillet 2013, Monsieur le Maire de La Faute-sur-Mer a ordonné l’ouverture de l’enquête publique sur le projet de modification du Plan d’Occupation des Sols de la Commune et du secteur des Amourettes.
Monsieur le Commissaire-Enquêteur recevra en Mairie du jeudi 29 août au mardi 01 octobre 2013 afin de consigner les observations des administrés sur le registre d’enquête déposé en Mairie.

logo

COMMUNIQUE DE PRESSE

Mercredi 28 août 2013

XYNTHIA : LE PROCES SE TIENDRA EN 2014

Le juge d’instruction qui avait été saisi de la plainte des victimes de la Faute-sur-Mer a rendu son ordonnance de règlement le 26 août dernier.

Par cette ordonnance le magistrat instructeur ordonne le renvoi devant le tribunal correctionnel des Sables-d’Olonne des cinq personnes physiques et des deux personnes morales mises en examen au cours de l’instruction.

Ce renvoi du chef d’homicide involontaire et de mise en danger délibérée de la vie d’autrui, constitue la suite logique de l’instruction et conduira les prévenus à répondre de leurs actes devant le tribunal correctionnel dans le courant de l’année prochaine.

Les familles des victimes et les rescapés de la tragédie vont s’attacher à présent à préparer avec leur avocate, Maître Corinne LEPAGE, associée du cabinet HUGLO LEPAGE & ASSOCIES CONSEIL, les audiences d’un procès hors norme.

Contacts presse : Maître Corinne LEPAGE (01 56 59 29 51)

Maître Benoît DENIS (01 56 59 29 40)

Un maire peut-il être tenu responsable des victimes d’une catastrophe naturelle ? Trois ans et demi après la tempête Xynthia, le maire de la Faute-sur-Mer, en Vendée, est renvoyé en correctionnelle pour homicide involontaire et mise en danger de la vie d’autrui, ainsi que deux adjoints, un promoteur immobilier local et un fonctionnaire de l’ancienne Direction départementale de l’Équipement. Pour le moment, entre 130 et 140 plaintes ont été déposées, mais d’autres devraient suivre d’ici 2014.

Toutes les victimes mortes dans le même quartier

Le procès aura lieu l’année prochaine aux Sables d’Olonne. La catastrophe a tué 47 personnes en France dans la nuit du 27 au 28 février 2010, dont 29 personnes à la Faute-sur-Mer. Le maire, René Marratier, est notamment accusé d’avoir failli à sa mission, en ne donnant pas la consigne nécessaire en cas d’alerte météo rouge, à savoir rester chez soi, mais aussi d’avoir accordé des permis de construire pour des maisons en zone inondables. Toutes les victimes sont en effet mortes noyées piégées dans un seul quartier de 577 maisons récemment construites au fond d’une cuvette. Parmi les victimes, beaucoup des retraités, mais aussi certains de leurs petits-enfants venus passer quelques jours de vacances.

« On veut des réponses »

« On ne cherche pas à punir quelqu’un, mais on veut des réponses à des questions », explique sur RMC Renaud Pinoit, le président de l’Association des Victimes de la Faute-sur-Mer. « Il y avait certainement des moyens de nous prévenir d’un danger imminent et ça n’a pas été fait, on aimerait bien connaître les raisons. Pourquoi il y a eu 2,5 mètres d’eau dans des maisons, alors que les zones étaient connues comme inondables il y a des années ? Ça n’a pas dérangé les gens pour faire de la promotion immobilière dans ces zones. La faute-sur-Mer, c’est un tout petit village, on a eu 29 morts, quasiment la moitié de la totalité des victimes de Xynthia sur toute l’Europe. Pourquoi on a eu 29 morts sur ce confetti ? »

« Impossible de porter la responsabilité de la protection d’un littoral »

Mais pour Me Antonin Lévy, l’avocat du maire René Marratier, les accusations ne tiennent pas. « Tous les gens qui ont pu considérer qu’il y avait des histoires financières derrière Xynthia, ce n’est pas le cas. On reproche à monsieur Marratier de ne pas avoir transmis un message météorologique. Le contenu de ce message était de ne pas sortir et de rester chez soi, mais sur les 29 personnes décédées, la totalité est morte à son domicile ! On voit l’absurdité du raisonnement ! », s’étonne-t-il, regrettant qu’on cherche à mettre sur le même homme la totalité des responsabilités. « Il est impossible pour le maire d’une commune de 900 habitants de porter seul la responsabilité de la protection d’un littoral ».

M. Chaillot avec Violette Voldoire

Connexion
Attention

Afin d'éviter tout abus, vous devez maintenant vous enregistrer sur le blog afin de pouvoir faire un commentaire.
Cliquez ici pour vous enregistrer
Cliquez ici pour modifier votre profil
Cliquez ici si vous avez oublié votre mot de passe
Vigilance

Détail Vendée

Stats
Précisions
Ce site n'est pas le site de l'AVIF, ni d'aucune autre association.
C'est un site qui appartient à une société privée et relate ce qu'il se dit dans la presse, associations, localement ... depuis le 28/02 en laissant la parole à chacun et ceci sans censure ni pression.
Si vous souhaitez accéder au site officiel de l'AVIF, veuillez cliquer ici
Faites un don
Aidez à l'hébergement de ce site sur serveur dédié.
Merci d'avance aux donateurs.

Com. récents
Sondage récent

Le changement de nom de la commune en "La Faute-sur-Mer la Presqu'île"

  • Je suis contre (84%, 213 Votes)
  • Je suis pour (12%, 31 Votes)
  • Je n'ai pas de position (4%, 10 Votes)

Total Votants: 254

Loading ... Loading ...
Historique
septembre 2014
L Ma Me J V S D
« août    
1234567
891011121314
15161718192021
22232425262728
2930  
Téléchargements
Voici les liens des plus longues vidéos concernant la tempête xynthia
N'oubliez pas de faire clic droit enregistrer sous:

Zone interdite (mkv)

Des catastrophes pas si naturelle que ça (flv)

Documentaire de l'agence CAPA diffusé sur FR3 (wmv)

Débat avec PPDA sur FR3 (wmv)

Audition du préfet au sénat (flv)

Vous pouvez lire toutes ces vidéos avec VLC
Vidéos
Suite à une mise à jour, certaines vidéos ne sont plus accessibles sur le site, nous y travaillons et rien n'est perdu. Si toutefois vous souhaitez en voir une en particulier envoyer l'adresse de la page concernée à contact@lafautesurmer.net nous la traiterons en priorité. Merci