« 1 ... 57 58 59 60 61 62 63 64 65 66 67 ... 136 »

Xynthia : un élu de La Faute-sur-Mer placé en garde à vue
Cliquez ici pour voir la video »

Les auditions s’accélèrent. Les enquêteurs cherchent à comprendre l’urbanisation de la commune.

Quelques jours seulement après les démolitions des premières maisons de La Faute-sur-Mer, changement de braquet dans le volet judiciaire sur Xynthia. Hier, après une longue audition par la section de recherches de gendarmerie de la brigade d’Angers, Patrick Maslin, adjoint au maire de La Faute-sur-Mer, a été placé en garde à vue. Celle-ci a pris fin en début de soirée. Selon nos informations, aucune mise en examen n’a été prononcée à son encontre.

Ces investigations interviennent dans le cadre d’une information judiciaire ouverte fin novembre pour « homicide involontaire », « mise en danger de la vie d’autrui », « abstention de combattre un sinistre » mais aussi « prise illégale d’intérêts ». C’est sur ce dernier volet, entre autres, que les enquêteurs voulaient entendre Patrick Maslin.

Âgé de 60 ans, adjoint depuis 2008, il siège au sein de la commission urbanisme de la commune. Il est aussi président de l’office de tourisme depuis 1999. Côté privé, il dirige la société Maisons TDA, à La Faute-sur-Mer. Deux autres élus seront entendus la semaine prochaine dans les locaux de la gendarmerie des Sables-d’Olonne. Ce sera d’abord Françoise Babin, adjointe en charge de l’urbanisme, mardi, puis René Marratier, maire de La Faute, mercredi.

Dans la nuit du 27 au 28 février 2010, la tempête Xynthia avait fait 29 morts en Vendée. Ce drame avait soulevé de nombreuses questions sur la délivrance des permis de construire. Au début de l’année, les gendarmes ont mené une perquisition à la mairie pour saisir des documents d’urbanisme. Elle s’ajoute aux multiples auditions effectuées depuis un an. Elles ne préjugent en rien d’une quelconque responsabilité.

 

Tel : 05.49.37.29.57

Un élu de La Faute-sur-mer a été placé en garde à vue jeudi aux Sables d’Olonne dans le cadre de l’enquête sur les responsabilités après le passage de la tempête Xynthia le 28 février 2010 qui avait fait 29 morts dans la commune, a-t-on appris de sources concordantes.

Patrick Maslin, maire-adjoint membre de la commission urbanisme de la commune mais aussi responsable d’une entreprise de construction immobilière, a été entendu par les enquêteurs de la section de recherche de la gendarmerie d’Angers et la brigade de recherche des Sables d’Olonne jeudi.

Ces investigations sont menées dans le cadre d’une information judiciaire ouverte fin novembre aux Sables d’Olonne pour « homicide involontaire », « mise en danger de la vie d’autrui », abstention de combattre un sinistre » et « prise illégale d’intérêt », à la suite d’une plainte avec constitution de partie civile de l’Association des victimes des inondations du Sud-Vendée (Avif) et de 40 victimes à titre individuel.

Selon plusieurs sources proches de l’enquête deux autres élus de la commune doivent être entendus par les enquêteurs la semaine prochaine : Françoise Babin, adjointe à l’urbanisme, le mardi, et mercredi René Marratier, le maire de la commune.

A La Faute-sur-mer la plupart des victimes ont péri noyées dans des lotissements construits en dessous du niveau de la mer. Ce drame avait soulevé de nombreuses questions sur les permis de construire délivrés pour ces lotissements.

Des perquisitions ont eu lieu en février à la mairie de La Faute-sur-Mer pour récupérer des documents d’urbanisme, notamment des permis de construire, et lors de l’enquête préliminaire, les enquêteurs avaient déjà obtenu des documents liés à l’urbanisme auprès de la préfecture de la Vendée.

Dans le cadre de cette enquête plusieurs fonctionnaires ont déjà été entendus, dont le préfet de la Vendée Jean-Jacques Brot, une procédure normale en cas de catastrophe naturelle.

 

 

Le CRST

Cliquez ici pour voir la video »

L’atelier de concertation du Projet de Territoire « CRST » à eu lieu aujourd’hui – salle des Floralies à la Tranche sur Mer.

Une centaine de participants étaient présents.

Demain un résumé de cette journée vous sera présenté sur C15 et repris ici même.

Robert Fourgeaud, ancien propriétaire, est venu prendre quelques photos, avant la disparition de sa maison, derrière la digue (Photo Marc Roger).  / Marc ROGER.

Robert Fourgeaud, ancien propriétaire, est venu prendre quelques photos, avant la disparition de sa maison, derrière la digue (Photo Marc Roger). / Marc ROGER.

Les démolitions ont démarré à La Faute-sur-Mer. Hier matin, quatre maisons ont été rasées par les bulldozers. Robert Fourgeaud, 67 ans, assistait le coeur gros à la destruction de sa propriété. Témoignage.
« Ma femme Christiane et moi, on a quitté la région parisienne pour s’installer à La Faute en 1997. Mais avant, on y venait déjà en vacances. Il y avait encore des terrains vierges autour. Des vaches près d’ici dans les prés. Pour nous, qui avions économisé toute notre vie, cette maison, c’était l’aboutissement d’un rêve.

La nuit de la tempête, on était là tous les deux. Ma femme m’a réveillé, parce qu’elle entendait l’eau couler. Quand j’ai posé les pieds par terre, il y avait déjà dix centimètres. Notre réflexe a été de prendre une lampe torche et de grimper à l’étage. Puis mon épouse s’est rendormie. Quand elle s’est réveillée le lendemain matin, l’eau arrivait à l’étage. Mais c’est surtout le silence de mort qui m’a marqué. Pas un souffle de vent, ni un chant d’oiseau. Ça, je n’oublierai jamais.

Hier, quand j’ai entendu dire que les premières démolitions se préparaient, les souvenirs ont rejailli. Je suis venu ici pour voir. La maison était encore debout. Il y avait les portes, les volets… Aujourd’hui, il n’y a plus rien. C’est dur, mais tant pis, il fallait que je vienne ! Ça peut paraître bizarre. Mais j’en ai besoin pour faire mon deuil. Je ne sais pas pourquoi. Mais nos voisins sont pareils. Ils sont déjà venus, parce qu’eux aussi, ils veulent tourner la page.

Quand je vois les pelleteuses, je ressens une grande tristesse. Un peu de colère aussi. Si on nous avait dit que c’était une zone dangereuse, on n’aurait pas fait construire là. Tout ce qu’on avait de précieux est enterré dans ce terrain. Nos petits-enfants ont fait leurs premiers pas dans cette maison. Ils ont appris à faire du vélo ici. De tout ça, on n’aura plus aucune trace. Demain, si ça se trouve, la maison ne sera plus là. Mais je reviendrai encore, pour être sûr. Plus vite elle aura disparu, mieux ce sera ! On pourra enfin passer à autre chose. Une nouvelle maison. Une nouvelle vie. Et tout recommencera, même s’il ne faut pas rêver, et que cela ne va pas être facile à notre âge !

Aujourd’hui, ma femme et moi vivons dans une location à L’Aiguillon. À la fin de l’année, on emménage dans une propriété qu’on a achetée à Saint-Michel-en-L’Herm. Mais une partie de nous restera toujours ici, à La Faute ».

Au moment où les pelleteuses attaquaient lundi les premières maisons condamnées par la tempête Xynthia à la Faute-sur-Mer, les souvenirs douloureux des badauds venus regarder les démolitions depuis la digue refaisaient surface.

Un an après la tempête Xynthia, qui avait fait 29 morts en Vendée, la première tranche de démolition des maisons classées en zone noire a débuté

« Maggy, 63 ans, Ismaël, 5 ans, Camil, 13 ans, Yamina, 73 ans… » Le prénom et l’âge des 29 victimes de la tempête Xynthia sont inscrits en lettres noires sur une banderole blanche posée au pied de la digue de La Faute-sur-Mer. La plupart d’entre elles ont péri noyées à quelques dizaines de mètres de là, dans les lotissements des Voiliers et des Doris, envahis par l’eau dans la nuit du 28 février 2010.

Aujourd’hui, ces maisons sont les premières à faire partie du chantier de « déconstruction » lancé par l’État, après leur classement en zone noire. D’ici à la mi-juin, 95 maisons devraient ainsi être démolies à La Faute-sur-Mer, et 35 dans la commune voisine de L’Aiguillon. Vidées, désamiantées, décloisonnées puis murées, elles n’ont plus grand-chose à voir avec leur passé de coquettes villas aux volets bleus et blancs, situées à quelques encablures des plages.

« C’est un désastre », lance Léon Allano, qui vient deux fois par jour observer l’avancement du chantier. « Je ne comprends pas pourquoi l’État détruit ces maisons alors qu’il a investi pour remonter la digue censée les protéger. » Ce retraité, qui vit un peu plus loin dans une maison avec étage, a pu rester sur place après avoir longuement bataillé. « On a appris huit jours avant la date limite de vente des maisons à l’État que nous n’étions plus classés en zone noire mais rouge. »

«Il vaut mieux que cet endroit devienne un lieu de promenade»

Au bout de la digue, un homme aux cheveux gris est incapable de parler. Des larmes coulent sur ses joues. Cet ancien propriétaire vient de voir sa maison éventrée par les engins de chantier et son jardin saccagé par les allées et venues d’un bulldozer.

Ancienne propriétaire d’une maison secondaire aux Doris, Monique Bounine souhaite, elle aussi, vivre cette douloureuse expérience. « Nous sommes déjà revenus plusieurs fois dans notre maison, explique-t-elle. L’été dernier, nous avons même pique-niqué dans le jardin. Mais depuis qu’elle est murée, nous n’avons plus le cœur à le faire. J’attends de savoir quand la démolition va commencer pour revenir à la Faute. »

Elle et son mari vivent en effet à Maisons-Alfort, en région parisienne. « On sait que cette démolition est nécessaire, confie-t-elle. On ne pourrait pas revenir habiter juste en face d’une maison où des gens sont morts. Il vaut mieux que cet endroit devienne un lieu de promenade. »

«Ils nous ont eus à l’usure»

À l’en croire, voir ce lieu chargé de souvenirs réduit en gravats pourrait l’aider à tourner la page. « Pour l’instant, on n’y arrive pas. On pense tous les jours à la catastrophe, même un an après. » Le couple s’accroche également à une perspective plus heureuse : leur nouvelle maison de Tranche-sur-Mer, achetée grâce à la vente de celle de La Faute, devrait sortir de terre cet été.

Marie-Hélène Kieffer et son mari, qui possédaient une maison secondaire allée du port des Yachts, à La Faute, refusent quant à eux de se rendre sur le chantier. « Je n’ai aucune envie de voir les bulldozers détruire notre maison familiale, qui avait été construite en 1976. »

Le couple, qui vit à La Roche-sur-Yon, a attendu le dernier moment pour vendre cette maison à l’État. « Ils nous ont eus à l’usure, lâche-t-elle. On aurait voulu rester mais on a fini par abandonner en décembre dernier. »

«Cela réveille des traumatismes»

Une fois la décision prise, le couple avait jeté son dévolu sur une petite maison de La Faute-sur-Mer classée en zone bleue. « Mais comme on attendait l’argent de l’État pour signer la vente, l’agence immobilière l’a vendue à d’autres personnes une semaine avant qu’on ne reçoive la somme. C’était le coup de grâce. »

Depuis, c’est le statu quo. « On voudrait racheter une maison à La Faute mais ce n’est pas facile à trouver dans notre budget. » Un rêve de maison au bord de l’eau bien dérisoire en comparaison du chagrin des familles endeuillées. « Nous avons bien conscience que le plus important est d’être en vie », reconnaît-elle.

Une cellule psychologique, accessible par téléphone, a été mise en place pour les sinistrés qui seraient éprouvés par cette phase de démolition. « On peut imaginer que cela réveille des traumatismes, note Jean-Marie Pogu, président du Secours catholique de Vendée. D’autant que cela débute peu de temps après le premier anniversaire du drame. »

Le chantier devrait s’étaler sur quatre ans

Georges, 84 ans, vit depuis cinquante ans à La Faute-sur-Mer, non loin des lotissements en cours de démolition. Il n’ira pas rejoindre les nombreux badauds attirés par le chantier, comme ces retraités des villages alentour ou ce couple venu du Finistère, qui avait découvert La Faute-sur-Mer en vacances.

« Cela ne m’intéresse pas, je préfère aller me promener sur la plage, confie-t-il. Avant, il n’y avait que des champs et des vignes ici. On a sans doute un peu trop construit depuis… »

Après une pause estivale à partir du 15 juin, le ballet des bulldozers reprendra en septembre pour environ 200 maisons de La Faute-sur-Mer. Au total, le chantier devrait s’étaler sur quatre ans.

 

Florence PAGNEUX, à La Faute-sur-mer (Vendée)

Vigilance

Détail Vendée

Stats
Précisions
Ce site n'est pas le site de l'AVIF, ni d'aucune autre association.
C'est un site qui appartient à une société privée et relate ce qu'il se dit dans la presse, associations, localement ... depuis le 28/02 en laissant la parole à chacun et ceci sans censure ni pression.
Si vous souhaitez accéder au site officiel de l'AVIF, veuillez cliquer ici
Faites un don
Aidez à l'hébergement de ce site sur serveur dédié.
Merci d'avance aux donateurs.

Com. récents
Historique
avril 2014
L Ma Me J V S D
« mar    
 123456
78910111213
14151617181920
21222324252627
282930  
Téléchargements
Voici les liens des plus longues vidéos concernant la tempête xynthia
N'oubliez pas de faire clic droit enregistrer sous:

Zone interdite (mkv)

Des catastrophes pas si naturelle que ça (flv)

Documentaire de l'agence CAPA diffusé sur FR3 (wmv)

Débat avec PPDA sur FR3 (wmv)

Audition du préfet au sénat (flv)

Vous pouvez lire toutes ces vidéos avec VLC
Vidéos
Suite à une mise à jour, certaines vidéos ne sont plus accessibles sur le site, nous y travaillons et rien n'est perdu. Si toutefois vous souhaitez en voir une en particulier envoyer l'adresse de la page concernée à contact@lafautesurmer.net nous la traiterons en priorité. Merci