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Les gravats du chantier de déconstruction de La Faute prenaient la direction de Triaize, pour remblayer des chemins.« Du vol », indique-t-on à la préfecture.  / Archives.

Les gravats du chantier de déconstruction de La Faute prenaient la direction de Triaize, pour remblayer des chemins.« Du vol », indique-t-on à la préfecture. / Archives.
A La Faute-sur-Mer, les gravats des maisons détruites devaient être triés et valorisés.Une partie a servi à remblayer des chemins à Triaize. Avant que le préfet tape du poing.

C’est un ouvrier qui s’est étonné mardi dernier. Il trouvait que les rotations des camions étaient très rapides pour aller du chantier à la plateforme de valorisation des gravats. Discrètement, l’entreprise qui a décroché le contrat de déconstruction des maisons sinistrées de La Faute-sur-Mer entreprend de suivre les poids lourds afin de voir où ils déversent leur cargaison.

Et là, ô surprise, les gravats sont dispersés sur des chemins de Triaize. Sans avoir été triés, comme le stipule pourtant le contrat passé avec l’État. « On a retrouvé des brosses à dent ou des morceaux de plastique, grogne le maire, Alain Jarry, qui a fait constater la situation par huissier. Triaize n’est pas une décharge ! »

La préfecture le confirme. « Ces matériaux n’avaient rien à faire ici », commente Sébastien Cauwel, directeur de cabinet du préfet de la Vendée, Jean-Jacques Brot. Le prestataire, en l’occurrence Sita (du groupe Suez), « devait emmener ça sur une plateforme de traitement et de valorisation ». Avant une utilisation qui restait à définir.

Xynthia avait abîmé les chemins

Pourquoi ce déchargement ici ? Par qui ? Et qui en a demandé le transfert ? « L’association foncière de Triaize qui voulait remblayer les chemins », répond sans hésiter Yves Priouzeau, président de l’association de la Vallée du Lay, laquelle a participé au transfert. « On a juste transporté la cargaison, rien d’autre », minimise Yves Priouzeau.

Guy Vexiau, président de l’association foncière en question, ne nie pas. Mais proteste de la pureté de ses intentions. « C’était pour améliorer les chemins à moindre coût, admet-il, un peu penaud, car Xynthia les avait beaucoup abîmés. »

Devant la médiocre qualité de ce matériau, il aurait demandé lui-même à l’entreprise de reprendre illico presto sa marchandise. Une version un peu romancée de l’affaire ? Le préfet, lui, n’a pas apprécié. Alerté par ce détournement de matériaux, « qui appartiennent à l’État »,il a sommé les principaux concernés de restituer fissa la précieuse marchandise. Dès hier, Sita avait ramassé sa cargaison « égarée ».

Le préfet n’en est pas resté là : il a également demandé à Genier Desforge de dénoncer le contrat qui la liait à Sita. Selon nos informations, l’entreprise a pris toutes ses dispositions. Le préfet se réservait, hier encore, la possibilité de déposer plainte contre les responsables. Hier, Genier Desforge était en quête d’un nouveau prestataire pour évacuer, dans les règles de l’art cette fois, ces déchets. En espérant que les camions ne se « tromperont » pas de route.

Philippe ECALLE.

 

  • L’intégration de La Faute, de l’Aiguillon et de La Tranche porterait à dix le nombre de communes formant la communauté de communes du Pays né de la Mer. Ici, Luçon.

    L’intégration de La Faute, de l’Aiguillon et de La Tranche porterait à dix le nombre de communes formant la communauté de communes du Pays né de la Mer. Ici, Luçon.

Après plusieurs mois de statu quo, les maires de La Tranche, L’Aiguillon et La Faute-sur-Mer viennent de franchir un pas décisif vers l’intercommunalité. Pressés mercredi par le préfet de prendre position, conformément à la loi de réforme territoriale adoptée en décembre 2010, les élus ont fait part, mercredi, dans une lettre commune de leur souhait d’intégrer la communauté de communes du Pays né de la mer. Cette dernière réunit 17 000 habitants de sept communes.

Mardi, le schéma départemental de coopération intercommunale sera présenté à la commission chargée de l’étudier. La réforme prévoit son adoption d’ici au 31 décembre.

 

A La Faute-sur-Mer, les gravats des maisons détruites devaient être triés et valorisés. Ces derniers jours, une partie a été détournée pour remblayer les chemins de Triaize. Sauf que rien n’autorisait ces matériaux a venir « engraisser » les chemins de la petite commune. Circonstance aggravante, ces gravats n’avaient pas été triés. « On a trouvé des brosses à dents, des bouts de plastiques, s’agace le maire de la commune, Alain Jarry. Triaize n’est pas une décharge ! » Alerté, le préfet, Jean-Jacques Brot, a sommé ceux qui avaient détourné ces gravats de les ramener vers la plateforme de tri et de valorisation. Il a également demandé à l’entreprise en charge de la démolition, Genier Deforges, de dénoncer le contrat qui le liait à son prestataire. Le préfet se réserve enfin le droit de déposer plainte.

 

La mise en examen du maire de La Faute-sur-mer fait couler beaucoup d’encre. L’Association des victimes des inondations de La Faute-sur-mer (Avif) a annoncé ce lundi avoir porté plainte contre X, après des tags injurieux qui l’ont visée ce week-end. Ils font suite à la mise en examen de René Marratier, jeudi, dans le cadre de l’enquête sur la tempête Xynthia.

«Avif = pleurnichards = la honte» ou «Fautais défendez votre honneur, défendez votre maire» ont ainsi été peints sur les maisons de certains de ses membres. Le préfet de Vendée, Jean-Jacques Brot, est également visé.

«Ce n’est pas l’Avif qui a procédé à la mise en examen, c’est le juge d’instruction», a réagi Yannick Lange, président de l’Avif, dans un communiqué. «Même si nous approuvons cette décision, considérant qu’il faut passer par là pour cette recherche de vérité, afin que cela ne se reproduise plus», a-t-il ajouté.

G. F. à Nantes

 

L’AVIF rappelle que depuis le début elle ne souhaite pas la vengeance, pour preuve, elle a déposé une plainte contre X.
L’AVIF et ses adhérents sont une fois de plus des victimes :
1) Victimes de Xynthia et de l’absence de décision ou de prises de décisions qui auraient pu limiter cette catastrophe
2) Victimes des décisions de l’Etat
3) Victimes de proches ou de personnes entendues en garde à vue ou mises en examen.

L’AVIF depuis le début veut connaître la vérité sur ce qui s’est passé. Si nous avons engagé cette procédure, c’est parce que nous avons confiance en la justice. Ce n’est pas l’AVIF qui a procédé à la mise en examen, c’est le juge d’instruction, même si nous approuvons cette décision, considérant qu’il faut passer par là pour cette recherche de vérité, afin que cela ne se reproduise plus.
Sur les problèmes juridiques, Maître Corinne LEPAGE, avocate de l’AVIF s’est déjà exprimée.

Suite aux tags de ce week-end, mettant l’AVIF en cause, l’AVIF va faire une main courante cet après-midi

Le Président
Yannick LANGE

 

Graffitis, insultes… Des partisans de l’élu s’en prennent aux représentants des associations de victimes. Ambiance.

René Marratier a été mis en examen pour "homicide involontaire" et "mise en danger de la vie d'autrui"

René Marratier a été mis en examen pour « homicide involontaire » et « mise en danger de la vie d’autrui » SIPA

Règlement de comptes à La Faute-sur-Mer où des « agissements parfaitement affligeants et consternants » ont eu lieu ce week-end, selon le préfet de Vendée. Des graffitis injurieux contre une association de défense des victimes de la tempête Xynthia ont été découverts samedi sur le mur du cimetière communal, suite à la mise en examen jeudi de René Marratier, le maire de la commune. Il est poursuivi pour « homicide involontaire » et « mise en danger de la vie d’autrui » dans le cadre de l’enquête sur les circonstances du drame qui a fait 29 morts en février 2010. D’autres inscriptions mettant en cause les membres de l’Association des victimes de La Faute-sur-Mer (Avif) – qualifiés de « pleurnichards » et « pourris » – ont été tracées en ville. Le président de l’Avif, François Anil, dont la maison a été maculée, va porter plainte.

Cracher dessus

Pire. Une fille de victime, Gisèle Arnaud, qui a perdu son père lors de la tempête, a été carrément prise à partie et insultée samedi en se rendant au cimetière. « Je suis tombée sur un couple de retraités, la femme m’a agressée en disant : « Toi j’attendais de te choper » et elle m’a craché dessus. Elle a aussi dit : « Il faut arrêter vos conneries, c’est une honte ce que vous faites au maire ». » Atmosphère, atmosphère !

Après la mise en examen du maire de La Faute-sur-Mer, où 29 personnes périrent lors de la tempête, la tension est montée en Vendée

Sa commune du littoral vendéen avait payé le plus lourd tribut à la tempête. Jeudi 14 avril, le maire de La Faute-sur-Mer, René Marratier, a été mis en examen pour « homicide involontaire » et « mise en danger de la vie d’autrui ». Les deux autres chefs d’accusation, « absence volontaire de combattre un sinistre » et « prise illégale d’intérêt », n’ont pas été retenus.

« Nous n’en sommes qu’au début de l’information judiciaire, indique Thierry Dran, procureur des Sables-d’Olonne (Vendée). Plusieurs mois d’enquête sont encore nécessaires pour une catastrophe de cette ampleur. » Et d’autres mises en examen pourraient suivre, dans cette délicate recherche des responsabilités du drame.

Il est reproché à l’édile de ne pas avoir suffisamment anticipé sur la catastrophe ni pris les mesures nécessaires pour alerter sa population.

« Il était au courant du risque d’inondation, lance Renaud Pinoît, porte-parole de l’Association des victimes des inondations de La Faute-sur-Mer et ses environs (Avif), à l’origine de la plainte. On ne demandait pas de sirène ou un ordre d’évacuation, mais simplement de faire passer le message aux habitants. Les gens seraient partis ou auraient été vigilants. »
Pour les victimes, le maire n’est pas le seul responsable

« Une lettre circulaire du préfet de Vendée conseillait aux gens de rester chez eux, rétorque Me Olivier Metzner, l’avocat du maire. Et ce sont ceux qui sont restés dans leurs maisons qui sont morts. » Il incrimine par ailleurs les services de l’État chargés de la prévention des risques et Météo France.

« L’alerte rouge conseillait de protéger les toits et les cheminées, poursuit-il. Pas les personnes. » Le préfet de Vendée, Jean-Jacques Brot, s’est défendu en assurant que son courrier précisait de « prendre ses précautions face à une possible inondation et de surveiller les eaux ».

Autre grief retenu contre René Marratier, la délivrance de permis de construire dans les zones ravagées par Xynthia, en particulier dans deux lotissements, Les Doris et Les Voiliers, désormais en cours de démolition.

« Il a tout fait dans les règles », commente son avocat, indiquant que les permis de construire avaient été validés par l’État. « Il pouvait refuser de signer ces permis de construire, commente de son côté le porte-parole des victimes. Mais il n’a pas su résister à la pression de la population. La commune est passée de 500 à 5 000 maisons en trente ans. C’est beaucoup. »

Maire de la commune voisine de La Tranche-sur-Mer, Serge Kubryk regarde cette mise en examen avec circonspection : « Le maire a évidemment une part de responsabilité, mais c’est loin d’être le seul. »
« Le bilan de la catastrophe n’est pas le fruit du hasard »

Dans ces petites communes littorales, qui ne disposent pas de moyens humains importants, les dossiers de permis de construire sont instruits par les services de l’État, rappelle-t-il, ajoutant que le préfet dispose d’un recours de trente jours pour faire annuler un permis de construire.

Outre l’État, « les promoteurs, les assureurs et les acquéreurs de ces maisons ont aussi leur part de responsabilité, remarque-t-il. Mais c’est plus facile de désigner le maire comme bouc émissaire. »

Le porte-parole de l’Avif reconnaît que René Marratier ne doit pas être le seul inquiété. « Je pense qu’il y aura d’autres mises en examen, notamment du côté de la préfecture », indique-t-il. Selon trois chercheurs de l’université Montpellier 3, qui ont étudié les origines de la catastrophe (1), la totalité des décès de La Faute-sur-Mer ont eu lieu dans des maisons construites à partir des années 1980, dont onze dans des maisons construites entre 2000 et 2010.

« Le bilan de la catastrophe n’est pas le fruit du hasard, constatent-ils, mais l’aboutissement d’un processus de construction du risque qui a autorisé l’installation de populations vulnérables dans des habitations inadaptées au risque inondation et exposées à la submersion marine. »

En attendant que la justice dénoue l’écheveau des responsabilités, la tension est montée d’un cran à La Faute-sur-Mer entre défenseurs et détracteurs du maire. Des graffitis d’insultes contre l’association de victimes et le préfet ont été découverts le week-end du 16-17 avril sur le mur du cimetière où sont enterrées une grande partie des victimes de la tempête.

FLORENCE PAGNEUX, à Nantes

Réaction de Jean Jacques Brot préfet de Vendée

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Ambiance délétère à la Faute sur Mer suite à la mise en examen du maire.

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LES SABLES D’OLONNE (Vendée) — Des graffitis d’insultes contre une association de défense des victimes de la tempête Xynthia et le préfet de Vendée ont été dessinés à la Faute-sur-Mer, après la mise en examen du maire de la commune jeudi, a-t-on appris samedi de sources concordantes.

Le maire de la Faute-sur-Mer, René Marratier, a été mis en examen jeudi pour « homicide involontaire » et « mise en danger de la vie d’autrui » dans le cadre de l’enquête sur le drame de la tempête Xynthia, qui avait fait 29 morts dans la commune en 2010. Son avocat, Me Olivier Metzner, avait contre-attaqué en déclarant que « ceux qui sont restés à leur domicile comme le conseillait le préfet sont décédés ».

Mme Gisèle Arnaud, qui a perdu son père lors de la tempête, a par ailleurs été prise à partie, insultée et s’est fait cracher dessus samedi en allant au cimetière prendre soin de la tombe de son père avec sa fille de 12 ans. « Je suis tombée sur un couple de retraités, la femme m’a agressée en disant: +toi j’attendais de te choper+ et elle m’a craché dessus. Elle a aussi dit: + il faut arrêter vos conneries, c’est une honte ce que vous faites au maire+ », a raconté Mme Arnaud à l’AFP.

Sur le mur du cimetière où sont majoritairement enterrées les 29 victimes noyées dans leur maison le 28 février 2010 lors de la tempête Xynthia, deux graffitis ont été tracés, sans doute dans la nuit de vendredi à samedi: « Fautais défendez votre honneur, défendez votre maire » et « Brot (nom du préfet Jean-Jacques Brot, ndlr) 1er coupable que la justice s’applique! ».

Deux autres graffitis « Avif = pleurnichards = la honte » et « Avif = des pourris » ont été tracés sur des maisons, dont celle du président de l’Avif (Association des victimes de la Faute-sur-mer) François Anil, qui entend porter plainte, a-t-il indiqué à l’AFP.

Les photos des graffitis ont été mises en ligne par l’Avif. Le préfet de Vendée Jean-Jacques Brot a demandé que la préfecture porte plainte car l’un des bâtiments tagués appartient à l’Etat, a-t-il affirmé à l’AFP.

« Je trouve ces agissements parfaitement affligeants et consternants », a déclaré M. Brot qui a souligné avoir porté plainte en janvier contre des graffitis sur des bâtiments publics qui, à l’époque, visaient le maire. Il a également demandé à la municipalité de procéder en urgence à l’effacement des graffitis.

Une information judiciaire a été ouverte aux Sables d’Olonne fin 2010 pour « homicide involontaire », « mise en danger de la vie d’autrui », « abstention de combattre un sinistre » et « prise illégale d’intérêt » après la tempête.

M. Marratier, 58 ans, maire depuis 1989, a passé 30 heures en garde à vue entre mercredi et jeudi avant sa mise en examen qui est la première du dossier. Avant lui, la première adjointe en charge de l’urbanisme, Françoise Babin, et le maire-adjoint, membre de la commission locale « urbanisme » et responsable d’une entreprise de construction immobilière, Patrick Maslin, ont déjà été placés en garde à vue, puis relâchés.

 

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Zone interdite (mkv)

Des catastrophes pas si naturelle que ça (flv)

Documentaire de l'agence CAPA diffusé sur FR3 (wmv)

Débat avec PPDA sur FR3 (wmv)

Audition du préfet au sénat (flv)

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