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Plus de 500 personnes, selon la gendarmerie, se sont réunies samedi après-midi à la Faute-sur-mer (Vendée) pendant plus de trois heures pour envisager les actions à venir après la tempête Xynthia à l’initiative de l’association de victimes (AVIF) de la commune.

« On a balayé tous les sujets: le zonage, les expropriations, les indemnisations, les délais » en matière juridique, a expliqué à l’AFP Me Hervé Cassara, avocat au cabinet de l’ancienne ministre de l’Environnement Corinne Lepage, invité par l’association.

« Les gens sont déconcertés sur cette histoire de zonage. Il y a un sentiment d’incompréhension face à des décisions que certains d’entre eux qualifient d’arbitraires. Ils reprochent aux services de l’Etat un manque de concertation », a souligné l’avocat.

Les préfets de Vendée et de Charente-Maritime, les deux départements particulièrement touchés par la tempête, ont présenté ces derniers jours une cartographie des zones sinistrées, avec en particulier des « zones noires », habitées jusqu’à présent et d’où toute habitation sera désormais bannie. Mais « ce zonage peut être soumis à un juge » dans un délai de deux mois, a estimé Me Cassara.

« J’étais là pour leur indiquer ce qu’ils peuvent faire. On peut, selon les sujets, agir à titre individuel ou mener des actions collectives. Il y a beaucoup de recours possibles », a-t-il dit, évoquant également la volonté des personnes présentes de « comprendre les responsabilités », a-t-il dit.

De premières actions seront vraisemblablement menées devant le tribunal administratif pour contester le zonage mais des actions au pénal sont également en réflexion parmi les familles qui ont perdu des proches.

Cette réunion, qui a débuté par une minute de silence en hommage aux victimes, était également l’occasion d’une prise de contact directe entre les nombreux propriétaires de résidences secondaires, venus de toute la France, qui avaient fait le déplacement, a indiqué Renaud Pinoit, l’un des co-fondateurs de l’AVIF.

L’association, qui devrait tenir très prochainement son assemblée générale constitutive, va commencer à regrouper les dossiers par thème. Elle a fait circuler des questionnaires lors de la réunion pour faire l’inventaire des problèmes posés, a précisé M. Pinoit.

Vingt neuf personnes ont trouvé la mort en Vendée lors de cette tempête.

Les propriétaires sinistrés par la tempête Xynthia  ont découvert jeudi dans les larmes, la

Les propriétaires sinistrés par la tempête Xynthia ont découvert jeudi dans les larmes, la colère ou la résignation, le tracé des « zones noires » décrétées inhabitables et le destin réservé à leur résidence. (© AFP Frank Perry)

L’AIGUILLON-SUR-MER (AFP) – Les propriétaires sinistrés par la tempête Xynthia ont découvert jeudi dans les larmes, la colère ou la résignation, le tracé des « zones noires » décrétées inhabitables et le destin réservé à leur résidence.

Le préfet de Vendée, Jean-Jacques Brot, a organisé à l’Aiguillon-sur-mer et à la Faute-sur-mer deux réunions d’information, au cours desquelles les cartes des zones désormais inhabitables ont été distribuées aux habitants.

En Charente-Maritime, les habitants de Charron ont contesté, lors d’une réunion houleuse, les zones « noires » présentées jeudi soir par l’Etat. « Un certain nombre de rues était évident, mais un certain nombre d’autres a été arbitrairement classée en zone noire, il y aura des recours », a annoncé à l’AFP Thierry Demaegdt, président de l’association Reconstruire Charron.

« C’est une décision prise par l’Etat, il assume ses responsabilités », a déclaré le maire de Charron, Jean-François Faget. Mais « est-ce que cela a été fait équitablement? », s’est-il interrogé.

Les 15 maires de Charente-Maritime concernés, réunis dans l’après-midi à Châtelaillon-Plage, ont déploré le « manque de dialogue et d’équité » qui a prévalu à la préparation des cartes, selon le maire d’Yves, Didier Roblin.

Au total, 1510 maisons doivent être détruites, dont 915 en Vendée et 595 en Charente-Maritime, selon les chiffres des deux préfectures.

En Vendée, si le maire de l’Aiguillon-sur-mer, Maurice Milcent, a affiché une relative solidarité avec les choix de l’Etat qui a décidé de raser 241 habitations dans sa commune, le maire de la Faute-sur-Mer, René Marratier, a d’ores et déjà demandé une révision du zonage pour en réduire l’ampleur.

« Je reste persuadé qu’en zone inondable, il existe tout un arsenal de moyens techniques » pour prévenir les risques, a-t-il déclaré à la presse, en soulignant que, dans sa commune, la zone noire et ses 674 maisons représentait « 8 à 10 hectares ».

Le président du Conseil général de Vendée, Philippe de Villiers, « approuve pleinement le plan annoncé par le Préfet de Vendée à l’Aiguillon-sur-mer et à La Faute-sur-mer ». « L’intérêt supérieur touchant à la vie humaine de nos concitoyens impose des décisions lucides et courageuses », a écrit l’élu dans un communiqué.

Si certains habitants ont affiché leur intention de résister aux décisions de l’Etat, la préoccupation semble plutôt être le montant de l’indemnisation.

Selon Bernard Spitz, le président de la Fédération française des sociétés d’assurance (FFSA), les propriétaires toucheront en moyenne 250.000 euros d’indemnisation, en comptant l’indemnisation versée par les assureurs et la contribution du Fond Barnier pour les catastrophes naturelles.

Selon M. Spitz, 80% des sites sinistrés ont déjà fait l’objet de la visite d’un expert, et pour les 20% restants, il y aura une visite d’expertise « dans les prochains jours ».

Le maire de l’Aiguillon-sur-mer a indiqué qu’il allait « tout faire » pour permettre aux personnes contraintes de quitter leur maison de rester sur la commune.

« Il me reste des zones où construire », a-t-il dit, avant d’expliquer qu’il va « faire le tour des agences immobilières » pour que les maisons en vente soient « accordées en priorité aux sinistrés ».

© 2010 AFP

Près de 1 400 habitations inondées lors du passage de la tempête Xynthia, qui avait fait 53 morts il y a un mois sur les côtes de Vendée et de Charente-Maritime, seront détruites car situées en zone «d’extrême danger», a annoncé mercredi le porte-parole du gouvernement Luc Chatel.
Seraient particulièrement concernées les communes de La Faute-sur-Mer et l’Aiguillon-sur-Mer en Vendée. Selon nos informations, rien qu’à La Faute-sur-Mer, 540 foyers seront touchés et 216 à l’Aiguillon.

Ces logements, 798 en Vendée et 595 en Charente-Maritime, figurent dans les «zones noires» délimitées par l’Etat «où les risques peuvent être mortels» a précisé le porte-parole en rendant compte d’une communication du ministre de l’Ecologie Jean-Louis Borloo pendant le Conseil des ministres. «Ces zones appelées zones noires doivent donc retourner à l’état naturel (…). Il n’est pas acceptable de laisser les habitants se réinstaller dans leurs logements», a-t-il expliqué, conformément aux souhaits de Nicolas Sarkozy.

Le déménagement des occupants de ces habitations pourra se faire soit par «acquisition à l’amiable des biens», soit par «procédure d’expropriation engagée par l’Etat». «Cette dernière procédure ne sera menée que si nécessaire», a-t-il ajouté, précisant que l’expropriation garantissait «le respect des droits et des intérêts des propriétaires».

L’Etat a par ailleurs défini des «zones jaunes», c’est-à-dire des «zones exposées au risques mais qui peuvent être protégées», a poursuivi le ministre de l’Education. Ces secteurs «devront faire l’objet d’un programme de protection basés sur des systèmes d’alerte, d’évacuation, de prescription technique sur les bâtiments ou encore de protection collective», a-t-il dit.

L’angoisse de certains habitants

Les maires des communes sinistrées sont informés ce mercredi à huis clos par leurs préfectures respectives du nombre de maisons vouées à la destruction. A l’Aiguillon-sur-Mer (Vendée), le maire n’a pas caché sa colère après la réunion sur les zones non reconstructibles.

A La Faute-sur-Mer, l’inquiétude plane. Dans l’attente des zonages officiels , «il y a des gens qui sont très angoissés», a expliqué Xavier Machuron-Mandard, de l’association des habitants de La Faute-sur-Mer (AVIF).Les propriétaires seront officiellement avertis jeudi.

07/04/2010 | Mise à jour : 13:37

Le maire de l’Aiguillon-sur-mer, Maurice Milcent, s’est déclaré « pas content du tout » à l’issue de la réunion ce matin à huis clos avec le préfet de Vendée qui a notamment présenté la nouvelle cartographie des zones à risque de la commune après le passage de Xynthia

Les conseillers municipaux sont sortis sans un mot de la mairie, le visage fermé. Seul le maire de l’Aiguillon s’est arrêté un instant devant les journalistes pour signifier « je ne suis pas content du tout », tout en précisant que sa colère, dont il n’a pas expliqué les raisons, ne concernait pas les mesures d’indemnisation. Maurice Milcent a simplement invité les journalistes à la réunion publique d’information jeudi à 10h30 dans sa commune.

Lors de cette réunion qui a duré deux heures, la première en Vendée avant celle de La Faute-sur-mer dans l’après-midi, le préfet Jean-Jacques Brot a présenté la nouvelle cartographie des zones à risque après le passage de la tempête Xynthia le 28 février ainsi que les mesures d’indemnisation et de relogement prévues pour les propriétaires qui ne pourront plus habiter sur les lieux.

Des centaines de sinistrés du littoral de Vendée et de Charente-Maritime touchés fin février par la tempête Xynthia sauront jeudi si leur maison pourra être reconstruite ou sera détruite, en fonction de la cartographie des zones inondables et inhabitables préparée par les autorités.

« Ils seront un peu plus d’un millier qui ne pourront plus habiter dans leur maison », a indiqué mardi le ministre de l’Ecologie Jean-Louis Borloo sans préciser s’il parlait du nombre de résidents ou d’habitations concernées.

« Ce sera douloureux pour eux, ce seront des sujets d’incompréhension » mais « l’Etat s’engagera à ce qu’il y ait des acquisitions amiables » pour dédommager les propriétaires, a-t-il dit en réponse à une question à l’Assemblée nationale.

Dès mercredi, les préfets de Vendée et de Charente-Maritime ont prévu de rencontrer à huis clos les maires ou les conseils municipaux des communes concernées.

Une conférence de presse est prévue mercredi après-midi à la préfecture de Vendée à La-Roche-sur-Yon, mais le détail des cartes des habitations rasées contre indemnisation ne devrait être publié que jeudi, selon les informations obtenues auprès des préfectures.

Fin mars, le préfet de Vendée, Jean-Jacques Brot avait déjà prévenu qu’il était « hors de question de reconstruire la cuvette mortifère de la Faute-sur-Mer », à propos des lotissements dans lesquels le plus grand nombre de morts a été déploré le 28 février dernier.

Certains propriétaires sinistrés veulent partir, d’autres veulent rester, mais pour tous, « la grande crainte c’est d’être mal indemnisés », résume Thierry Demaegdt, président de l’association « Reconstruire Charron », une commune du littoral charentais où deux enfants et leur grand-mère ont trouvé la mort le 28 février.

La préfecture de Vendée avait évoqué vendredi l’intention des autorités d’arriver, avec « assurances plus Etat », à couvrir « 100% de la valeur du bien ».

Les discussions entre l’Etat et les assureurs sur le montant des indemnisations se poursuivaient encore mardi, selon une source proche du dossier. Mais les discussions sont difficiles, car les contrats d’assurance n’indemnisent que la reconstruction d’une maison sur site.

Pour dédommager les propriétaires, l’Etat devrait faire appel au Fonds Barnier (créé en 1995 pour l’indemnisation des biens fortement exposés aux catastrophes naturelles), déjà alimenté par les primes d’assurances.

« Tout le monde se pose des questions, on attend avec impatience que des décisions claires soient prises et qu’elles soient prises en cohérence avec les assureurs », relève Xavier Machuron-Mandard de l’association de victimes de la Faute-sur-Mer (AVIF, www.lafautesurmer.net), où 334 maisons ont été déclarées temporairement ou définitivement inhabitables après le passage de la tempête.

Dans cette région où les nerfs sont toujours à vif, une cellule d’écoute sera mise en place avec médecin, psychologue et infirmière.

En Charente-Maritime, des habitants de Charron et d’Aytré se sont également organisés pour défendre leurs intérêts.

Au total, une dizaine de communes du littoral charentais ont été touchées par les inondations, principalement autour de La Rochelle mais aussi sur l’île de Ré (La Flotte-en-Ré) et sur Oléron (Boyardville).

Environ « 170 foyers » ont été sinistrés à Aytré, dans l’agglomération de La Rochelle, et « une centaine d’habitations » pourraient être concernées par les zones inhabitables dans le quartier des Boucheleurs, sur les communes d’Yves et Châtelaillon-Plage, selon le maire d’Yves Didier Roblin.

A Charron, commune limitrophe de la Vendée, le maire Jean-François Faget estime que « 100 à 150 maisons » pourraient se trouver en « zone rouge ».

En France, Xynthia a causé la mort de 53 personnes et endommagé quelque 4.000 maisons au total.

PARIS — Les autorités s’apprêtent à annoncer cette semaine un plan de destruction de 1.300 à 1.500 maisons en zones inondables après le passage de la tempête Xynthia qui a fait 53 morts les 27 et 28 février dans l’ouest de la France, a annoncé le Journal du Dimanche.

« Les préfets de Charente-Maritime et de Vendée » s’apprêtent à « annoncer un plan d’envergure ». « Entre 1.300 et plus vraisemblablement 1.500 maisons vont être déclarées inhabitables et vouées à la destruction après le passage de la tempête Xynthia », a indiqué le JDD, précisant que les maires des communes concernées « doivent être officiellement informés mercredi ».

Le secrétaire d’Etat au Logement, Benoist Apparu, avait estimé jeudi à Bordeaux pouvoir informer dans « les huit jours les élus locaux des communes » qui ont été dévastées par la tempête Xynthia sur les zones qui seront rendues inconstructibles.

Selon le journal, « les services des préfectures et de l?Equipement planchent encore sur les cartes côtières pour définir et délimiter les derniers contours des +zones rouges+, ces territoires où plus aucune habitation ne pourra être construite ».

« En Charente-Maritime, les deux tiers des biens condamnés seraient des résidences principales, ce qui rend les situations encore plus délicates », affirmait dimanche le JDD, évoquant par ailleurs des « indemnisations de 150.000 euros en moyenne par maison ».

Le passage de Xynthia avait causé 53 décès, principalement en Vendée et Charente-Maritime, où 4.000 maisons ont été sinistrées.

De nombreux terrains sont disponibles sur les communes voisines de L’Aiguillon-sur-Mer et La Faute-sur-Mer, en Vendée, où plusieurs centaines de maisons détruites par Xynthia risquent de ne pouvoir être reconstruites, a-t-on appris vendredi auprès des maires concernés. Si le nombre de maisons, résidences principales et secondaires, qui ne pourront être reconstruites sur les zones sinistrées du sud de la Vendée n’est toujours pas connu, plusieurs sources évoquent « plusieurs centaines » de maisons concernées.

Pour les habitants qui souhaiteront rester dans ce secteur vendéen très prisé, faute de terrains disponibles à La Faute-sur-Mer et L’Aiguillon-sur-Mer, les deux communes les plus sinistrées, deux communes voisines, La Tranche-sur-Mer et Saint-Michel-en-L’Herm, ont déjà des terrains disponibles pour d’éventuelles constructions, ont assuré vendredi les maires. A Saint-Michel-en L’Herm, « nous avons 80 terrains constructibles dans le bourg et quelques zones disponibles à 200 mètres du bourg », a expliqué à l’AFP Joël Bory, le maire de la commune. « Mais, pour l’instant, je n’ai pas eu de gens qui sont venus me voir » dans l’éventualité de s’y installer, a-t-il noté. A La Tranche-sur-Mer, où un projet d’intercommunalité est en cours avec les communes de La Faute et L’Aiguillon, « on peut accueillir environ 200 à 300 habitations, sous réserve des zones constructibles qui seront définies par l’Etat », a indiqué à l’AFP le maire, Serge Kubryk. « Nous avons des terrains, c’est avec plaisir que je suis prêt à accueillir des gens », a noté le maire. Tout dépendra de la volonté des propriétaires de ces terrains qui appartiennent pour certains à des privés, a-t-il précisé. « Nous avons d’autres zones, où l’on pourrait étendre la possibilité de construire, mais tout dépendra de l’Etat s’il nous en donne l’autorisation », a noté M. Kubryk. Dans cette commune, 25 maisons ont été endommagées par les inondations et sont temporairement inhabitables. Tout repose désormais sur la cartographie des zones constructibles, ou non, qui va être rendue publique par l’Etat. Ainsi, à Saint-Michel-en-L’Herm, si le bourg a gardé les pieds au sec après le passage de la tempête, la partie qui s’étend jusqu’à la mer, principalement des terres agricoles, a, elle, été envahie par les eaux.

Dans ce secteur inondé, à proximité de L’Aiguillon-sur-Mer, la construction d’un lotissement était envisagé, un projet « remis en cause complètement » par les inondations. « J’attends les directives de l’Etat » pour savoir si cette zone restera constructible, a expliqué M. Bory. En Vendée, suite à la tempête du 28 février, 592 arrêtés de péril ont été pris pour des maisons considérées temporairement ou définitivement inhabitables, dont 334 à La-Faute-sur-Mer, 233 à L’Aiguillon-sur-Mer et 25 à la Tranche-sur-Mer. La préfecture de la Vendée doit annoncer vendredi après-midi le calendrier des réunions prévues avec les sinistrés de La Faute-sur-Mer et de L’Aiguillon-sur-mer pour leur faire connaître « la cartographie des risques, les procédures d’indemnisation et les procédures de relogement » après la catastrophe.

Les opérations de renforcement et de prolongation  des digues, mises à mal par le passage de la

Les opérations de renforcement et de prolongation des digues, mises à mal par le passage de la tempête Xynthia dans le sud-Vendée le 28 février, ont permis d’éviter toute inondation mardi malgré un coefficient de marées élevéP. (© AFP Frank Perry)

LA FAUTE-SUR-MER (Vendée) (AFP) – Les opérations de renforcement et de prolongation des digues, mises à mal par le passage de la tempête Xynthia dans le sud-Vendée le 28 février, ont permis d’éviter les inondations mardi malgré un coefficient de marées élevé, a constaté l’AFP.

« Il n’y a eu aucune inondation, l’objectif est atteint », a dit mardi vers 18h00, alors que la marée était au plus haut, le préfet de la Vendée Jean-Jacques Brot, présent sur une portion de digue de La Faute-sur-mer renforcée le matin même.

Huit postes d’observation avec à chaque poste un binôme, répartis sur les points sensibles, ont surveillé avec attention pendant tout l’après-midi la montée des eaux mais n’ont signalé aucune brèche.

Des vents avec des rafales de 110 km/h avec une houle de cinq mètres étaient attendus en fin d’après-midi, au moment même où la marée était au plus haut avec un coefficient de 110, mais « les vents ont été moins forts qu’annoncés et la houle moins importante », a-t-il dit.

Sur la côte du sud-Vendée, il avait été conseillé à 15 ou 20 personnes d’évacuer leur maison pendant quelques heures par mesure de précaution.

Les marées vont continuer à avoir des coefficients importants pendant quelques jours mais avec des vents moins forts. La préfecture maintient cependant ses conseils de vigilance pendant cette période.

Les travaux de renforcement ou de prolongement de digues vont se poursuivre « activement » selon M. Brot.

Les travaux qui porteront notamment sur le site le plus sensible, face à la dune de la Belle Henriette entre la Tranche-sur-Mer et la Faute-sur-Mer.

Ici « depuis la tempête le paysage a été complètement modifié », a déclaré l’adjudant Samuel Veillard, chef de centre des pompiers de l’Aiguillon-sur-mer et de La Faute-sur-mer.

Au lieu dit Le Platin, la lagune d’eau saumâtre est désormais recouverte par les flots à chaque marée haute, le cordon dunaire qui la protégeait ayant été ravagé sur une portion de plus de 300 mètres par la tempête Xynthia, laissant désormais entrer la mer.

Des digues ont été renforcées et étendues aux pieds de la lagune pour éviter que la mer ne s’engouffre et ne vienne inonder maisons et routes à chaque marée, a constaté l’AFP.

© 2010 AFP

Par Fabienne Beranger et AFP

Après la tempête, le 28  février

Après la tempête, le 28 février

Une houle annoncée de trois à quatre mètres et des vents forts font ressurgir le spectre du drame de fin février

Une quinzaine d’évacuations ont été conseillées à des habitants de la côte vendéenne pour ce mardi, jour de grandes marées, en raison de l’état de certains ouvrages de protection contre la mer endommagés par la tempête Xynthia, a indiqué lundi le préfet de la Vendée.

Si aucune surcôte n’est annoncée et bien que le département ne soit pas non plus en vigilance orange, « la catastrophe du 28 février a endommagé certaines digues et des éléments de défense contre la mer », a précisé Jean-Jacques Brot.

Depuis le 28 février, certains ouvrages ont été fragilisés ou n’ont pas tenu après avoir été confortés, comme à La Belle Henriette (La Faute-sur-mer) où la digue a été réparée en vain deux fois depuis le 28 février.

Par sécurité, trois hélicoptères et une soixantaine d’hommes de la sécurité civile seront mobilisés ces prochains jours mais le préfet précise qu’il ne s’agit « pas de catastrophisme ou d’évacuation générale, juste une adaptation normale des mesures de précaution ». « Nous avons pensé que certaines habitations pourraient être mises en danger », a expliqué Jean-Jacques Brot à l’issue d’une réunion de crise avec les différentes autorités compétentes, dont les maires des communes concernées.

En Vendée, à la suite de la tempête, 592 arrêtés de péril ont été pris pour des maisons considérées temporairement ou définitivement inhabitables, dont 334 à La-Faute-sur-mer, 233 à l’Aiguillon-sur-mer et 25 à la Tranche-sur-mer.

Avec l’AFP | 29/03/2010 

Une association de sinistrés est en cours de création à La Faute-sur-mer (Vendée) pour permettre l’entraide entre les propriétaires, inquiets notamment de la délimitation par l’Etat des zones non reconstructibles après Xynthia, a expliqué le 29 mars 2010 un des membres fondateurs.

« Devant l’ampleur du drame il était important d’avoir un point de regroupement des victimes qui puisse permettre aussi de coordonner les actions », a expliqué Xavier Machuron-Mandard, l’un des trois fondateurs de l’association.

L’association, qui doit déposer ses statuts « d’ici la fin de semaine », regroupera les propriétaires de maisons, principales ou secondaires, dont l’une des grandes interrogations est actuellement de savoir s’ils vont pouvoir habiter à nouveau leur maison.

Une réponse le 30 mars 2010

Une réunion interministérielle devrait apporter une réponse le 30 mars 2010 pour délimiter les « zones noires » qui deviendront inconstructibles.

« Tout le monde se pose des questions, on attend avec impatience que des décisions claires soient prises et qu’elles soient prises en cohérence avec les assureurs », relève M. Machuron-Mandard.

Car pour les sinistrés la position des assureurs n’est pas toujours la même et « certains n’indemnisent qu’à travers des projets de reconstruction sur place », note-t-il.

« Limites exactes » de la cuvette de La Faute-sur-mer ?

Un site internet créé par un habitant de La Faute-sur-mer, www.lafautesurmer.net, héberge un blog créé par l’association où reviennent régulièrement ces interrogations.

Un habitant y interroge sur « les limites exactes » de la cuvette de La Faute-sur-mer, pointée du doigt par les pouvoirs publics et où ont été dénombrées la quasi-intégralité des 29 victimes vendéennes, interrogation reprise par un autre internaute habitant dans le secteur.

« Sinistrés 1.60 m d’eau Chemin des Fleurs Sauvages, rue parallèle à la rue des Voiliers, pouvez-vous nous dire si nous faisons partie de cette fameuse « cuvette » ? Nous attendons avec impatience et angoisse ce qu’il va en advenir de notre maison », y demande-t-il.

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Zone interdite (mkv)

Des catastrophes pas si naturelle que ça (flv)

Documentaire de l'agence CAPA diffusé sur FR3 (wmv)

Débat avec PPDA sur FR3 (wmv)

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