Articles avec le tag ‘assurance’

« 1 2

Extrait : L’indemnisation des sinistrés

Lire la suite de cette entrée »

En intégralité, au sommaire les dispositions de l’état, hommage aux sauveteurs dont Samuel Veillard.

Lire la suite de cette entrée »

Le président Sarkozy, ici aux côtés de Chantal Jouanno, secrétaire  d'Etat à l'Ecologie, est revenu en Vendée, 15 jours après le passage de  la tempête Xynthia.

Le président Sarkozy, ici aux côtés de Chantal Jouanno, secrétaire d’Etat à l’Ecologie, est revenu en Vendée, 15 jours après le passage de la tempête Xynthia.

Photo : Franck Dubray

Photo : Marc Roger

Photo : Philippe Chérel

Lors de son déplacement en Vendée, le chef de l’État a annoncé des mesures importantes en faveur des victimes de la tempête Xynthia, dans la nuit du 28 février au 1er mars. « Les dégâts matériels sont considérables. Mille maisons ont été sinistrées en Vendée, 767 personnes ont dû être évacuées, 192 exploitations agricoles ont été inondées. La profession ostréicole a également payé un lourd tribut. Aujourd’hui, 75 kilomètres de digues sont à reconstruire. »

Pas seulement un catastrophe climatique

Le président Sarkozy l’affirme : « La catastrophe du 28 février n’est pas seulement le produit d’évènements climatiques. Elle est aussi le résultat d’une cascade de décisions litigieuses ou contraires au bon sens, de négligences, de prescriptions non respectées, d’expertises négligées. » Mais pour l’heure, la priorité absolue est « la solidarité nationale. L’heure est à l’indemnisation des victimes et à la réparation des dégâts. »

Efficacité optimale demandée aux assureurs

L’Etat déballe ainsi une série de mesures, allant au-delà de la reconnaissance de l’état de catastrophe naturelle, votée dès le 2 mars. « D’ores et déjà, les sinistres de moins de 2 000 euros seront indemnisés, sans expertise, dans les délais les plus rapides, inférieurs à un mois. Je tiens à assurer de ma détermination absolue à obtenir des compagnies d’assurances une célérité et une efficacité optimales. » Nicolas Sarkozy appelle les banques à faciliter l’étalement des échéances de prêts immobiliers « pour que les victimes ne soient pas confrontés à des difficultés supplémentaires de trésorerie. »

Pas de taxe d’habitation et de taxe foncière pour les personnes privées de maisons

Les entreprises touchées par la tempête ont également le soutien de Gérard Rameix, médiateur national des crédits. « A titre exceptionnel, les personnes ayant perdu leur maison dans les zones les plus touchées peuvent faite appel au représentant local du médiateur du crédit, en lien avec Yann Boaretto, le  »monsieur assurances », pour les aider en cas de difficultés éventuelles avec leurs banques. »

Pour les particuliers, le président de la République annonce que « les cotisations de l’année 2010 de taxe d’habitation et de taxe foncière sur les propriétés bâties seront remises en totalité, sur demande du contribuable, lorsque les locaux ont été détruits ou ont subi des dégâts tels, qu’après expertise, ils sont voués à démolition. »

Un mot enfin sur le relogement provisoire des victimes de Xynthia : le chef de l’État affirme que « le groupement des entreprises mutuelles d’assurances a accepté de financer le relogement provisoire pendant six mois de personnes évacuées. »

Des piles de matelas sur les trottoirs, des montagnes de meubles dans les jardins : deux semaines après la tempête Xynthia, qui a fait 53 morts en France et dévasté des centaines de maisons dimanche 28 février, le soleil n’a pas fini de sécher les côtes ravagées de Charente-Maritime et de Vendée. Mais pendant que les milliers de maisons inondées sont vidées et récurées, chacun sait que le débat sur l’urbanisation intensive de ce littoral à risque ne fait que commencer.

Muni des résultats de l’enquête commandée pour déterminer les causes de la catastrophe, le président de la République, Nicolas Sarkozy, doit se rendre dans ces deux départements, mardi 16 mars, pour préparer « les décisions destinées à améliorer leur protection contre les aléas naturels dans les années à venir ».

Les maires ont été sévèrement mis en cause, au lendemain du drame, pour avoir développé leur commune dans des zones inondables. Le préfet de Vendée, Jean-Jacques Brot, entré en fonction deux semaines seulement avant la tempête, a eu des mots très durs contre des municipalités accusées d’avoir ignoré les mises en garde répétées des services de l’Etat.

Alors que l’Assemblée nationale comme le Sénat envisagent de former des commissions d’enquête, les élus locaux refusent de porter seuls le chapeau. « C’est toute une chaîne de responsabilités qui est en cause. L’Etat, les municipalités, les promoteurs, les propriétaires, les assureurs : tout le monde connaissait les risques », résume le maire de La Tranche-sur-Mer, Serge Kubryk, qui prépare une communauté de communes avec La Faute-sur-Mer et L’Aiguillon-sur-Mer, les deux villages les plus durement touchés de Vendée.

Si les municipalités ont à tout le moins manqué de prudence, les critiques virulentes de la préfecture masquent aussi un réveil bien tardif des services de l’Etat. Pour sa défense, la préfecture de Vendée brandit aujourd’hui le plan de prévention des risques d’inondation (PPRI) élaboré par sa direction départementale de l’équipement (DDE), dont les communes auraient retardé l’application. La Faute-sur-Mer, où 29 habitants ont péri noyés, y apparaît presque entièrement en rouge, couleur synonyme d’interdiction de construire en raison d’un risque majeur. L’Aiguillon-sur-Mer, de l’autre côté de l’estuaire du Lay, affiche une bonne quantité de bleu foncé – risque important – et deux vastes zones rouges, dont la pointe de l’Aiguillon, superbe décor sauvage aujourd’hui dévasté où 250 maisons ont été construites, pour la plupart en toute illégalité, depuis les années 1950.

Problème : ce document n’a été élaboré qu’en 2008, alors que l’urbanisation était déjà largement achevée. « Jusque-là, nous avions pour référence un PPRI daté de 2002, d’après lequel L’Aiguillon ne compte aucune zone rouge et où les lotissements de La Faute sont en bleu clair », témoigne le maire de L’Aiguillon, Maurice Milcent, en étalant la carte sur son bureau. C’est d’ailleurs toujours ce document qui fait foi, le nouveau PPRI n’ayant pas encore été soumis à l’enquête publique, en raison notamment de l’opposition du maire de La Faute, René Marratier.

« En toute légalité »

« On peut se demander quel était le sens d’inscrire en zone rouge des parcelles déjà entièrement couvertes de lotissements », observe Joël Sarlot, vice-président du conseil général de Vendée et président du Conseil d’architecture, d’urbanisme et d’environnement. D’autant plus, ajoute M. Kubryk, que toutes les constructions ont été menées avec la bénédiction des services de l’Etat : « Non seulement, la DDE ne s’est pas opposée aux permis de construire, mais dans de petites communes comme La Faute-sur-Mer, c’est la DDE elle-même qui instruit directement ces permis. L’Etat connaissait donc parfaitement la situation. »

Il savait, ainsi, que les lotissements de la « cuvette » de La Faute-sur-Mer étaient bâtis à 3,70 mètres seulement au-dessus du niveau de la mer, quand le dossier départemental des risques majeurs établi par la préfecture stipule un niveau minimum de 4 mètres.

« Le vrai drame, c’est que l’essentiel des constructions ont été faites en toute légalité, analyse un responsable régional du littoral. C’est une succession d’erreurs collectives, face à une demande d’urbanisation colossale et à d’énormes intérêts économiques. » Une situation moins facile à résoudre que la recherche d’un coupable.

Grégoire Allix
Photo  : Archives / Frédéric Girou.
Photo : Archives / Frédéric Girou.

La préfecture annonce que des guichets uniques ont été mis en place pour les sinistrés de la tempête, afin de pouvoir répondre à leurs questions et prendre en compte leurs demandes.

Assurances. Pour toutes les questions, numéro vert mis en place ce vendredi 12 mars, puis à compter du lundi 15 mars : au 0 811 00 06 85.

Aides aux particuliers. Jusqu’au samedi 13 mars matin et ensuite à partir de lundi prochain : aide psychologique : 0 800 85 85 06 ; relogement : 06 47 34 82 77 et 0 800 85 85 06 ; risques sanitaires et bâtimentaires : 0 800 85 85 06.

Aides aux entreprises. Chambre de métiers, au 02 51 44 35 20/poste 178 ; Chambre de commerce au 02 51 45 32 23.

Agriculteurs. Direction des territoires et de la mer : Jean-Pierre Bobo au 02 51 47 10 52, chambre d’agriculture au 02 51 36 82 74.

Pêcheurs et ostréiculteurs. Direction des territoires et de la mer au 02 51 21 81 81 et au 02 51 39 94 01.

Aides aux collectivités. Associations des maires au 02 53 33 01 38 ; préfecture : 02 51 36 70 98 ou 02 51 36 70 18.

Cellules tempête. Au conseil général : 0 800 85 85 06 ; au conseil régional : 02 28 20 60 00.

Les assurances en questions suite, rétrospective des évènements.

Lire la suite de cette entrée »

Les assurances en questions

Lire la suite de cette entrée »

Dans les habitations sinistrées, les premières visites d'experts  en assurance ont débuté. Un moment important qu'on peut préparer.
Dans les habitations sinistrées, les premières visites d’experts en assurance ont débuté. Un moment important qu’on peut préparer.

Entre deux corvées de nettoyage, des sinistrés reçoivent les premières visites d’experts. Des assurances aident à préparer cette étape avant l’indemnisation.

Les sinistrés de la tempête Xynthia sont, en général, impatients de le voir dans leur maison, mais « l’expert », ces jours-ci, est loin d’être passé partout. « Nous sommes moins nombreux que les experts en sinistres automobiles, plus fréquents que les sinistres en habitations », confirme Benoît Mathias. Hier matin, ce professionnel intervenait chez Isabelle et Jean-Jacques (prénoms d’emprunt), à La Faute-sur-Mer.

Construite en 1982, leur résidence principale a été dévastée par deux mètres d’eau, mais la visite passe comme une lettre à la Poste : « On a failli mourir, alors les dégâts matériels, on relativise », sourit ce couple. Assuré « avec de bonnes garanties, par choix » chez MMA, il est conscient qu’en fonction des contrats, les situations varient beaucoup.

« Les dégâts peuvent encore évoluer »

Quelques jours plus tôt, un inspecteur sinistre leur a donné les « clés » d’une bonne préparation de la visite en expliquant ce dont a besoin l’expert. Ici, il a beaucoup de compliments à leur faire : « Vous avez bien nettoyé. Ces listes qui renvoient à vos photos, c’est très bien. » Un exploit, sûrement pas possible pour tous : les sinistrés relogés ont tellement à faire !

Les premiers diagnostics tombent : la cuisine est à refaire. Pour les briques de la cloison : « Il faut d’abord faire tomber le plâtre, et voir comment c’est après. » Les menuiseries et la filerie électrique ont l’air bonnes « mais ça peut mal évoluer : on reviendra faire des tests », indique l’expert.

La visite est aussi l’occasion de nombreux conseils : aérer dès qu’il fait beau, et enlever les moquettes pour assécher le sol. Fenêtres fermées, on peut faire fonctionner la cheminée pour chauffer la maison à 13, 14, 15°C si possible. « Attention : il faut du bois bien sec, sinon vous allez rajouter de l’humidité ! », prévient l’expert.

Une heure a passé. La visite se termine. Catherine Tardieu, l’inspecteur sinistre, attend sa « louche », comprenez une fourchette qui va permettre à l’assurance de provisionner l’argent. Elle n’est pas communiquée aux assurés. Catherine Tardieu explique : « Si l’expert doit revoir sa copie, c’est trop dur à avaler. » Dans le cas d’Isabelle et Jean-Jacques, il est « impossible de donner une date pour le chiffrage définitif : ça va dépendre de l’assèchement ». Mais ils devraient prochainement toucher « l’indemnité mobilier » : les meubles, leur a rappelé l’expert, ont au moins une valeur d’usage.

Croisée dans le bourg de L’Aiguilllon, « M.-F. », 64 ans, est déçue de l’attitude de l’expert qui est venue la voir, mais elle nuance aussitôt : « J’ai des amis qui sont très contents. C’est sûrement une question de personne… » Beaucoup d’assureurs et d’experts le disent : « C’est tendu quand les gens découvrent qu’ils n’ont pas pris de bonnes garanties, ce qui peut se comprendre. Curieusement, ceux qui ont perdu peu « pinaillent » plus facilement. » Catherine Tardieu trouve qu’en Vendée, « les gens réagissent bien ».

Claire HAUBRY.

Ne pas oublier
(Environ 40 minutes de vidéo, 8 films) Passez en mode plein écran en cliquant dans le coin bas/droit de la vidéo
Voir directement sur Youtube
Connexion
Attention

Afin d'éviter tout abus, vous devez maintenant vous enregistrer sur le blog afin de pouvoir faire un commentaire.
Cliquez ici pour vous enregistrer
Cliquez ici pour modifier votre profil
Cliquez ici si vous avez oublié votre mot de passe
Stats
Précisions
Ce site n'est pas le site de l'AVIF, ni d'aucune autre association.
C'est un site qui appartient à une société privée et relate ce qu'il se dit dans la presse, associations, localement ... depuis le 28/02 en laissant la parole à chacun et ceci sans censure ni pression.
Si vous souhaitez accéder au site officiel de l'AVIF, veuillez cliquer ici
Faites un don
Aidez à l'hébergement de ce site sur serveur dédié.
Merci d'avance aux donateurs.

Com. récents
Historique
juillet 2020
L M M J V S D
« Mar    
 12345
6789101112
13141516171819
20212223242526
2728293031  
Téléchargements
Voici les liens des plus longues vidéos concernant la tempête xynthia
N'oubliez pas de faire clic droit enregistrer sous:

Zone interdite (mkv)

Des catastrophes pas si naturelle que ça (flv)

Documentaire de l'agence CAPA diffusé sur FR3 (wmv)

Débat avec PPDA sur FR3 (wmv)

Audition du préfet au sénat (flv)

Vous pouvez lire toutes ces vidéos avec VLC
Vidéos
Suite à une mise à jour, certaines vidéos ne sont plus accessibles sur le site, nous y travaillons et rien n'est perdu. Si toutefois vous souhaitez en voir une en particulier envoyer l'adresse de la page concernée à contact@lafautesurmer.net nous la traiterons en priorité. Merci