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AFP
13/04/2010 | Mise à jour : 16:42
Des représentants des victimes de la tempête Xynthia ont fait part aujourd’hui de leur scepticisme après l’annonce de François Fillon qu’il n’y aurait pas de « remise en cause des critères de zonage », en affirmant qu’ils poursuivraient leurs actions de contestation.

« Ce qui nous importe, c’est d’obtenir une révision des zones noires +à la marge+. Des maisons inondées ne seront pas détruites alors que d’autres qui n’ont pas eu d’eau devront l’être », a regretté Maurice Milcent, maire de L’Aiguillon-sur-Mer. Ces révisions à la marge concerneraient quelque 25 maisons sur les 241 vouées à la destruction.

De son côté, un responsable de l’association de victimes de La Faute-sur-Mer, Yannick Lange, a confirmé que le « zonage serait contesté la semaine prochaine par référé ». « Comment vont-ils expliquer qu’une maison qui n’a pas eu d’eau doit être rasée, alors qu’une autre, juste en face, ne sera pas détruite alors qu’elle avait eu 1,60 mètre d’eau », dit-il à propos de la venue prochaine de « délégués à la solidarité » annoncée mardi par le Premier ministre.

« On essaie d’embobiner les gens. Les critères retenus sont très arbitraires. Rien que dans ma rue, 17 maisons qui sont restées au sec doivent être détruites y compris une qui surplombe la route de 1,20 m », a-t-il dit.

Quelque 529 sinistrés vendéens ont pris rendez-vous avec la cellule d’indemnisation installée dans les deux communes de La Faute-sur-Mer et de L’Aiguillon-sur-Mer où 915 maisons devront être rasées. Pour faire face à la demande, « nous allons doubler les moyens à partir de demain », a expliqué Frédéric Rose, directeur de cabinet de la préfecture de la Vendée

Le tracé des « zones noires » définies après la tempête Xynthia est intangible mais il pourra être contesté devant la justice en cas d’expropriation, a annoncé mardi François Fillon, ouvrant la porte à une modification du zonage dans plusieurs mois.

Les « zones noires », rebaptisées par le Premier ministre « zones de solidarité », ne visent qu’à indemniser au plus vite les particuliers qui souhaitent profiter des conditions du rachat de leur propriété par l’Etat, a-t-il dit lors d’une conférence de presse à Matignon.

Les « zones noires », qui recommandent la destruction de plus de 1.500 logements en Vendée et Loire-Atlantique, ont été tracées par les pouvoirs publics après la tempête qui a provoqué des inondations et la mort de 53 personnes fin février.

Le gouvernement protège les habitants de ces zones en leur demandant de ne pas revenir dans leurs maisons car ils y courraient « un danger mortel », a assuré François Fillon à l’issue d’une réunion interministérielle.

Les méthodes utilisées pour faire le zonage ont été contestées localement, des habitants dénonçant des décisions « arbitraires » de « technocrates », ne correspondant pas aux inondations de février.

ENQUÊTES PUBLIQUES

La situation a provoqué ce week-end un léger flottement dans le gouvernement.

Le ministre de l’Intérieur, Brice Hortefeux, a avancé la possibilité de réexaminer certains cas. Le secrétaire d’Etat aux Transports, Dominique Bussereau, également président du conseil général de Charente-Maritime, a souhaité, lui, l’ouverture d’une concertation.

Le président Nicolas Sarkozy a mis les choses au point lundi en demandant au gouvernement de s’assurer que les résidents des « zones noires » ne seraient pas autorisés à rentrer chez eux si leurs logements sont situés dans des zones dangereuses.

Ce qu’a confirmé François Fillon. Les propriétaires de logements dans les « zones noires » peuvent « dès maintenant » demander à l’Etat de racheter leurs maison et terrain au prix du marché avant la tempête, a-t-il dit.

Les fédérations d’assureurs ont accepté de réduire le délai d’indemnisation des sinistrés de trois mois à un mois suivant le rapport d’expertise, a dit Matignon.

Des délégués à la solidarité, placés sous l’autorité des préfets, seront nommés dans les 48 heures pour recevoir les personnes souhaitant des précisions sur le zonage et l’indemnisation ou contestant les critères.

« En cas de désaccord, les collectivités et les particuliers pourront, bien entendu, faire valoir leurs droits selon les procédures classiques, devant le juge », a dit François Fillon.

Dans les prochains mois, des enquêtes publiques seront menées pour les cas d’expropriation. Elles aboutiront à une déclaration d’utilité publique.

« C’est à ce moment là que, s’il y a des modifications à faire, elles seront faites », a ajouté le Premier ministre.

Clément Guillou, édité par Gilles Trequesser

Par Emilie Weynants, publié le 13/04/2010 12:47

François Fillon réunissait ce mardi les ministres du gouvernement pour aborder les suites de la tempête Xynthia.

François Fillon avait donné rendez-vous à 8 ministres du gouvernement ce mardi à 11h, pour déterminer des suites à donner à la gestion de la tempête. L’annonce de la démolition de plus de 1500 foyers en début de semaine avait accablé les habitants du littoral altlantique.

Lors d’un point presse, le premier ministre a annoncé « une prise en charge individuelle de chaque cas ». Il a ajouté que les « habitants pourraient demander l’acquisition de leurs maisons », laquelle « se fera au prix du marché avant la tempête » a-t-il ajouté.

A la suite à la déclaration du secrétaire d’Etat au Logement Benoist Apparu qui a annoncé le 9 avril que « les habitations classées en zones noires » vouées à la démolition, seront indemnisés « totalement », François Fillon a annoncé que le délai d’indemnisation par les assureurs serait d’un mois au lieu de trois.

Sur le zonage, principal point de discorde, le premier ministre a affirmé « qu’il ferait l’objet d’une déclaration d’utilité publique ».

C’est ce qu’a déclaré le Premier ministre, François Fillon, à l’issue d’une réunion avec les ministres sur les suites de la tempête Xynthia qui a fait 53 morts fin février.

Le Premier ministre François Fillon, la ministre de l’Economie Christine Lagarde, le ministre de l’Intérieur Brice Hortefeux, réunis à Matignon après la tempête Xynthia (AFP) Le Premier ministre François Fillon, la ministre de l’Economie Christine Lagarde, le ministre de l’Intérieur Brice Hortefeux, réunis à Matignon après la tempête Xynthia (AFP)

François Fillon réunissait, mardi 13 avril à 11h, les ministres concernés par les suites de la tempête Xynthia alors que plusieurs sinistrés contestent toujours la mise en place par l’Etat de « zones noires » inhabitables.

Le Premier ministre a affirmé à l’issue de la réunion que « les critères mis en oeuvre par l’Etat pour définir les zones » inconstructibles après la tempête Xynthia étaient « objectifs » et n’appelaient « pas de remise en cause dans la phase actuelle ».

Des « délégués à la solidarité » sous l’autorité des préfets devraient également être nommés pour recevoir les sinistrés. Enfin, François Fillon a annoncé qu’il avait demandé aux fédérations d’assureurs de « réduire de trois mois à un mois les délais permettant l’indemnisation » des victimes.

Nicolas Sarkozy avait appelé plus tôt dans la journée le Premier ministre à tenir « rapidement » cette réunion afin de « vérifier la mobilisation effective des services de l’Etat aux côtés des sinistrés et le respect » des principes qu’il avait lui-même arrêtés au lendemain de la catastrophe.

Cette mise au point intervient après un week-end marqué par plusieurs manifestations de sinistrés refusant de quitter leur maison, et par une déclaration du ministre de l’Intérieur, Brice Hortefeux, semblant ouvrir la voie à un réexamen de certains cas.

Plus de 1.500 logements sont en théorie voués à la destruction en Vendée et Loire-Atlantique dans les « zones noires » définies par les pouvoirs publics, c’est-à-dire celles qui présentent « un danger de mort avéré ».

« Exposées à un risque mortel »

La présidence de la République rappelle dans un communiqué que Nicolas Sarkozy, lors de sa dernière visite sur place le 16 mars, avait insisté « sur le fait qu’il ne serait pas possible d’autoriser des personnes à se réinstaller là où elles sont exposées à un risque mortel ».

« La réunion du Premier ministre et des ministres concernés aura pour objet de vérifier la mobilisation effective des services de l’État aux côtés des sinistrés et le respect des principes posés par le président de la République », ajoute-t-elle.

Les méthodes utilisées pour délimiter les « zones noires » ont été contestées localement, des habitants se disant prêts à attaquer l’Etat en justice pour empêcher la destruction de leur maison.

Brice Hortefeux a déclaré dimanche que le principe des « zones noires » ne serait pas remis en cause tout en reconnaissant que certaines « situations individuelles » pourraient être réexaminées.

Le secrétaire d’Etat aux Transports, Dominique Bussereau, également président du conseil général de Charente-Maritime, avait souhaité l’ouverture d’une concertation.

« Injuste et terriblement arbitraire »

A La Faute-sur-Mer, commune de Vendée où 29 personnes ont péri dans les inondations, la cartographie des « zones noires » est jugée « injuste et terriblement arbitraire », témoigne Hervé Cassara, avocat de l’association des victimes des inondations de La Faute-sur-Mer (AVIF).

« Les gens ne comprennent pas pourquoi certains d’entre eux se trouvent dans cette zone sans avoir eu une seule goutte d’eau, alors que d’autres qui ont eu 1,50m ne le sont pas », a-t-il dit à Reuters.

« Il faudrait rendre publiques les études sur lesquelles s’est basée cette cartographie, détailler les critères et les soumettre à des contre-expertises. Comme dans tout débat scientifique, il se peut que des experts aient des avis divergents », a-t-il ajouté.

Thierry Demaegdt, président de l’association des sinistrés de Charron (Charente-Maritime), rappelle que les habitants des zones sinistrées ne contestent pas le principe des « zones noires » mais leur découpage.

« Nous remettons en cause la cartographie des ‘zones noires’ mais absolument pas le principe des ‘zones noires' », a-t-il dit à Reuters.

Un découpage des zones déterminé par « des technocrates »

« Ce sont des technocrates qui ont déterminé le découpage des zones, sans concertation, sans venir sur le terrain. Ce découpage qui englobe des maisons qui n’ont pas été inondées doit être revu », estimé Thierry Demaegdt.

Pour Jacques Maire, président des conchyliculteurs du village des Boucholeurs, par ailleurs porte-parole d’une association fondée pour contester les « zones noires », aucune maison ne doit disparaître.

« Avec des aménagements et des travaux, on doit pouvoir tout régler. La zone noire est située 3,5 mètres au-dessus du niveau de la mer, et des maisons n’ont eu que très peu d’eau », dit-il.

Environ 70 maisons sont concernées dans son village.

(Nouvelobs.com avec Reuters)

A L’Aiguillon-sur-mer, les riverains s’interrogent sur la cartographie des zones noires ; des maisons inondées ne sont pas concernées, alors que d’autres qui ne l’ont pas été devront être détruites.

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Les sinistrés de la tempête Xynthia ont décidé de se mobiliser pour contester la carte des zones noires. Certains se sont regroupés en association pour obtenir de meilleures indemnités.

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Nicolas Sarkozy a demandé lundi au gouvernement de s’assurer que les sinistrés de la tempête Xynthia ne seraient pas autorisés à rentrer chez eux si leurs logements sont situés dans des zones dangereuses.

Dans un communiqué, l’Elysée indique que le chef de l’Etat a demandé au Premier ministre, François Fillon, de réunir rapidement les membres du gouvernement concernés par la gestion des suites de la tempête qui a fait 53 morts fin février, en quasi-totalité sur les côtes de Vendée et de Charente-Maritime.

La présidence de la République rappelle que Nicolas Sarkozy, lors de sa dernière visite sur place le 16 mars, avait insisté « sur le fait qu’il ne serait pas possible d’autoriser des personnes à se réinstaller là où elles sont exposées à un risque mortel ».

« La réunion du Premier ministre et des ministres concernés aura pour objet de vérifier la mobilisation effective des services de l’Etat aux côtés des sinistrés et le respect des principes posés par le président de la République », ajoute-t-elle.

Les pouvoirs publics ont publié la semaine passée une carte de « zones noires » jugées d’extrême danger où près de 1.400 logements devront être rasés. Les méthodes utilisées pour délimiter ces secteurs ont été contestées localement, des habitants se disant prêts à attaquer l’Etat en justice pour empêcher la destruction de leur maison.

Le ministre de l’Intérieur, Brice Hortefeux, a déclaré dimanche que le principe des zones noires ne serait pas remis en cause tout en reconnaissant que certaines « situations individuelles » pourraient être réexaminées.

Yann Le Guernigou, édité par Gilles Trequesser

Nicolas Sarkozy a demandé au Premier ministre François Fillon de « réunir rapidement les ministres concernés » par les suites de la tempête Xynthia, indique lundi l’Elysée dans un communiqué, alors que Dominique Bussereau et Brice Hortefeux se sont exprimés la veille en faveur d' »aménagements » des zones noires délimitées par l’Etat.

La réunion « aura pour objet de vérifier la mobilisation effective des services de l’Etat aux côtés des sinistrés et le respect des principes posés par le président de la République », précise le communiqué.

Le président s’était rendu sur place le 16 mars « pour manifester le soutien total de l’Etat à l’égard des sinistrés et des familles des victimes, mais aussi pour affirmer que les pouvoirs publics ne laisseraient pas les conditions ayant conduit à ce désastre se réunir à nouveau », rappelle l’Elysée, soulignant que M. Sarkozy « a notamment insisté sur le fait qu’il ne serait pas possible d’autoriser des personnes à se réinstaller là où elles sont exposées à un risque mortel ».

Le président du conseil général de Charente-Maritime Dominique Bussereau, par ailleurs secrétaire d’Etat aux Transports, a laissé entendre ce week-end que des « aménagements » pourraient intervenir concernant les « zones noires » définies par les services de l’Etat. Son collègue de l’Intérieur Brice Hortefeux a lui aussi estimé qu’il « peut exister des situations individuelles précises, ponctuelles, qui nécessitent un examen approfondi », lors du Grand Jury RTL-LCI-Le Figaro.

Plus de 1.500 résidences doivent être abandonnées par leurs occupants en Vendée et en Charente-Maritime, après le passage de Xynthia, qui fait 53 morts dans la nuit du 27 au 28 février. AP

La Faute-sur-Mer (Vendée), envoyé spécial
Des centaines d'habitants des Boucholeurs, village à cheval entre  les communes d'Yves et Châtelaillon-Plage touché par les inondations  provoquées par la tempête Xynthia, manifestent le 11 avril pour  s'opposer à la destruction de leurs maisons.

AFP/PIERRE ANDRIEU

Des centaines d’habitants des Boucholeurs, village à cheval entre les communes d’Yves et Châtelaillon-Plage touché par les inondations provoquées par la tempête Xynthia, manifestent le 11 avril pour s’opposer à la destruction de leurs maisons.

Face à la colère des sinistrés, le gouvernement va-t-il revenir sur sa décision de raser les quelque 1 500 maisons classées en zone « d’extrême danger » suite à la tempête Xynthia, qui a fait cinquante-trois morts le 28 février ? Les propos tenus par le ministre de l’intérieur, Brice Hortefeux, dimanche 11 avril, le laissent entendre.

« Naturellement, il y a un principe : c’est que dans les “zones noires” (décrétées inhabitables car exposées à un risque majeur d’inondation), il est hors de question que des habitants puissent revenir s’y installer. Mais il peut exister des situations individuelles, précises, ponctuelles qui nécessitent un examen approfondi », a-t-il déclaré, désavouant l’intransigeance du préfet de Vendée, Jean-Jacques Brot, qui, dans les colonnes du Journal du dimanche, avait affirmé, le jour même, que « la cartographie des zones noires ne changera plus ».

La veille, le président du conseil général de Charente-Maritime et secrétaire d’Etat au transport, Dominique Bussereau, tout en annonçant qu’il abandonnait son idée de lever un impôt exceptionnel pour faire face aux dépenses liées à la tempête, avait souhaité qu’une concertation puisse s’ouvrir entre l’Etat et les communes frappées par la catastrophe.

Car durant tout le week-end, manifestations et réunions de victimes se sont succédé dans la région pour dénoncer la brutalité des décisions annoncées, le 7 avril, par l’Etat. 350 habitants de Fouras (Charente-Maritime) avec leur maire, Sylvie Marcilly (UMP), ont défilé dans les rues de leur village samedi matin. 400 habitants des Boucholeurs (Charente-Maritime) ont fait de même dimanche, en brandissant une banderole « Raser non, endiguer oui ! ».

« NOUS NE SOMMES PAS DU BÉTAIL »

A La Faute-sur-Mer, plus de 500 personnes se sont retrouvées au Pavillon des dunes, à l’initiative de l’Association des victimes des inondations de La Faute (AVIF), nouvellement constituée et appelée à rassembler les victimes des autres communes. C’est là que le préfet de Vendée, Jean-Jacques Brot avait annoncé les « zones noires » de la commune touchant 674 maisons.

Cette première réunion d’information, qui a pris des allures de thérapie de groupe, a commencé par une minute de silence. Dans l’assistance, Pierre de Lépinay avait, sur la poitrine, accroché à une cordelette un petit carton, avec ces quelques mots pleins de rage: « Avis : nous ne sommes pas du bétail. »

Surtout, chacun a raconté son incompréhension. Dans le quartier des Caves, à L’Aiguillon, certaines maisons ont été dévastées mais ne sont pas dans le périmètre à détruire. « C’est le monde à l’envers », juge Olivier Drouet, dont les enfants « ont peur aujourd’hui de rester ici ». La veille de l’annonce des zones à démolir, il était allé avec ses enfants « dire au revoir à la maison ».

A l’inverse, d’autres maisons, tout près, n’ont pas eu « une goutte d’eau » et sont sur la liste des sites à démolir. C’est le cas d’Emmanuel Bertaud. « C’est bien simple, chez lui, les dégâts, ils sont tellement inexistants qu’il a nettoyé avec une serviette de toilette », raconte son père. Evelyne Gallais, de L’Aiguillon, est encore abasourdie. « Je n’ai rien eu chez moi, rien. Même l’assurance ne s’est pas déplacée, ajoute-t-elle. Elle a versé 1500 euros pour les claustras abîmées. »

Christian Laumonnier, ancien élu de L’Aiguillon, ne comprend toujours pas pourquoi sa maison avec piscine est rayée d’un coup de crayon. Lors de l’annonce, il a même cru à une erreur. Il regrette aussi que le maire, Maurice Milcent, « ne prenne pas position contre l’Etat », comme le maire de Charron (Charente-Maritime), érigé en héros par certains sinistrés, car s’opposant ouvertement à l’Etat.

Ce zonage, tous ici espèrent encore le faire modifier. « On dispose de deux mois pour le contester », leur a indiqué Me Hervé Cassara du cabinet Huglo-Lepage, lors de la réunion. « C’est la bonne nouvelle du jour », témoigne Renaud Pinoit, l’un des fondateurs de l’AVIF.

Pas sûr cependant que tous les sinistrés s’engagent dans cette voie. Pour Thierry Berlemont, sinistré de La Faute, c’est tout vu. « On ne se battra pas pour rester », dit-il. La nuit du 28 février, il s’est retrouvé avec ses enfants sur le toit de sa maison, de l’eau partout autour, « à attendre les secours ». Il attend de pouvoir s’installer ailleurs. En espérant connaître un jour les responsables de tout ça.

« Il y aura sans doute une action judiciaire, promet Renaud Pinoit, car tout le monde veut savoir. » James Gaillard, un habitant de L’Aiguillon-sur-Mer (Vendée) a franchi le pas: il vient de porter plainte contre le maire et la municipalité pour « mise en danger des habitants et des habitations ».

Philippe Ecalle

Le ministre de l’Intérieur Brice Hortefeux a déclaré dimanche qu’il serait possible de réexaminer certains cas individuels très précis de maisons vouées à la destruction après la tempête Xynthia.

Au total, 1.393 logements – 798 en Vendée et 595 en Charente-Maritime – situés en zones jugées d' »extrême danger » doivent être détruits dans les régions ravagées fin février.

Depuis cette annonce, de nombreuses manifestations d’habitants se sont organisées sur le littoral pour contester le tracé de ces « zones noires ».

Certains riverains ont promis de poursuivre l’Etat en justice pour empêcher la destruction de leurs maisons.

« Naturellement il y a un principe: c’est que dans les ‘zones noires’, il est hors de question que les habitants puissent revenir s’y installer. C’est le principe de précaution qui est indispensable », a déclaré le ministre de l’Intérieur sur i>Télé.

Cependant, « il peut exister des situations individuelles précises, ponctuelles qui nécessitent un examen approfondi », a-t-il ajouté.

Brice Hortefeux a rappelé que la tempête du 28 février avait fait 53 morts, endommagé près de 6.000 maisons et inondé 542 exploitations agricoles.

Il a également insisté sur l’indemnisation à 100% par l’Etat des propriétaires de maisons situées dans les « zones noires ».

Le maire de Charron, commune de Charente-Maritime parmi les plus touchées par Xynthia, a annoncé vendredi qu’il ne signerait pas les arrêtés d’interdiction d’accéder et d’habiter les 150 à 180 maisons vouées à la destruction dans sa municipalité.

BUSSEREAU « FACILITATEUR »

Interrogé sur l’intervention éventuelle de la force publique pour permettre les destructions, le ministre de l’Intérieur a répondu: « On n’en est pas là ».

Dans le Journal du dimanche, le préfet de Vendée, Jean-Jacques Brot, explique de son côté que « la cartographie des zones noires ne changera plus ».

Le tracé a été établi en tenant « compte de cette catastrophe et d’autres critères, comme la stagnation des eaux, l’état des digues, la fragilité du cordon dunaire, la formation de cuvettes, l’analyse historique et les prévisions climatiques », souligne-t-il tout en disant comprendre « les réactions de souffrance » des habitants.

Samedi, le président du conseil général de Charente-Maritime Dominique Bussereau a également tenté de rassurer les riverains de la côte vendéenne, annonçant le retrait de son projet de lever un nouvel impôt pour faire face aux dépenses liées à la tempête.

« Je suis solidaire des décisions du gouvernement visant à protéger la population du danger », a expliqué à Reuters le secrétaire d’Etat aux Transports lors d’un entretien téléphonique.

Dominique Bussereau a dit souhaiter qu’un « dialogue soit établi pour voir si on peut améliorer la copie ».

« Mon rôle en tant que membre du gouvernement est d’être solidaire du préfet, et je le suis, mais en tant qu’élu local, je pense pouvoir jouer un rôle de facilitateur. Je suis donc à la disposition de tous », a-t-il assuré.

Laure Bretton, édité par Gérard Bon

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