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Des piles de matelas sur les trottoirs, des montagnes de meubles dans les jardins : deux semaines après la tempête Xynthia, qui a fait 53 morts en France et dévasté des centaines de maisons dimanche 28 février, le soleil n’a pas fini de sécher les côtes ravagées de Charente-Maritime et de Vendée. Mais pendant que les milliers de maisons inondées sont vidées et récurées, chacun sait que le débat sur l’urbanisation intensive de ce littoral à risque ne fait que commencer.

Muni des résultats de l’enquête commandée pour déterminer les causes de la catastrophe, le président de la République, Nicolas Sarkozy, doit se rendre dans ces deux départements, mardi 16 mars, pour préparer « les décisions destinées à améliorer leur protection contre les aléas naturels dans les années à venir ».

Les maires ont été sévèrement mis en cause, au lendemain du drame, pour avoir développé leur commune dans des zones inondables. Le préfet de Vendée, Jean-Jacques Brot, entré en fonction deux semaines seulement avant la tempête, a eu des mots très durs contre des municipalités accusées d’avoir ignoré les mises en garde répétées des services de l’Etat.

Alors que l’Assemblée nationale comme le Sénat envisagent de former des commissions d’enquête, les élus locaux refusent de porter seuls le chapeau. « C’est toute une chaîne de responsabilités qui est en cause. L’Etat, les municipalités, les promoteurs, les propriétaires, les assureurs : tout le monde connaissait les risques », résume le maire de La Tranche-sur-Mer, Serge Kubryk, qui prépare une communauté de communes avec La Faute-sur-Mer et L’Aiguillon-sur-Mer, les deux villages les plus durement touchés de Vendée.

Si les municipalités ont à tout le moins manqué de prudence, les critiques virulentes de la préfecture masquent aussi un réveil bien tardif des services de l’Etat. Pour sa défense, la préfecture de Vendée brandit aujourd’hui le plan de prévention des risques d’inondation (PPRI) élaboré par sa direction départementale de l’équipement (DDE), dont les communes auraient retardé l’application. La Faute-sur-Mer, où 29 habitants ont péri noyés, y apparaît presque entièrement en rouge, couleur synonyme d’interdiction de construire en raison d’un risque majeur. L’Aiguillon-sur-Mer, de l’autre côté de l’estuaire du Lay, affiche une bonne quantité de bleu foncé – risque important – et deux vastes zones rouges, dont la pointe de l’Aiguillon, superbe décor sauvage aujourd’hui dévasté où 250 maisons ont été construites, pour la plupart en toute illégalité, depuis les années 1950.

Problème : ce document n’a été élaboré qu’en 2008, alors que l’urbanisation était déjà largement achevée. « Jusque-là, nous avions pour référence un PPRI daté de 2002, d’après lequel L’Aiguillon ne compte aucune zone rouge et où les lotissements de La Faute sont en bleu clair », témoigne le maire de L’Aiguillon, Maurice Milcent, en étalant la carte sur son bureau. C’est d’ailleurs toujours ce document qui fait foi, le nouveau PPRI n’ayant pas encore été soumis à l’enquête publique, en raison notamment de l’opposition du maire de La Faute, René Marratier.

« En toute légalité »

« On peut se demander quel était le sens d’inscrire en zone rouge des parcelles déjà entièrement couvertes de lotissements », observe Joël Sarlot, vice-président du conseil général de Vendée et président du Conseil d’architecture, d’urbanisme et d’environnement. D’autant plus, ajoute M. Kubryk, que toutes les constructions ont été menées avec la bénédiction des services de l’Etat : « Non seulement, la DDE ne s’est pas opposée aux permis de construire, mais dans de petites communes comme La Faute-sur-Mer, c’est la DDE elle-même qui instruit directement ces permis. L’Etat connaissait donc parfaitement la situation. »

Il savait, ainsi, que les lotissements de la « cuvette » de La Faute-sur-Mer étaient bâtis à 3,70 mètres seulement au-dessus du niveau de la mer, quand le dossier départemental des risques majeurs établi par la préfecture stipule un niveau minimum de 4 mètres.

« Le vrai drame, c’est que l’essentiel des constructions ont été faites en toute légalité, analyse un responsable régional du littoral. C’est une succession d’erreurs collectives, face à une demande d’urbanisation colossale et à d’énormes intérêts économiques. » Une situation moins facile à résoudre que la recherche d’un coupable.

Grégoire Allix
De Christian Gauvry (AFP)

LA ROCHE-SUR-YON — Après le passage de la tempête Xynthia qui a fait 53 morts, dont 41 en Vendée et en Charente-Maritime, les autorités tirent les premières leçons des inondations meurtrières, avec de grandes questions sur l’urbanisation à outrance et les digues mal entretenues.

Déjà venu constater les dégâts, Nicolas Sarkozy a prévu de retourner mardi en Vendée et en Charente-Maritime pour rencontrer des sinistrés et faire le point sur les moyens pour « améliorer leur protection contre les aléas naturels dans les années à venir ».

Au coeur du débat, l’urbanisation massive des communes du littoral, alors que le plus grand nombre de morts a été déploré à La Faute-sur-mer, petite station balnéaire vendéenne où plusieurs lotissements construits dans une cuvette sous du niveau de la mer ont été noyés sous les eaux le 28 février.

Ici, comme ailleurs, nul ne doutait de la protection des digues en cours de consolidation, même si dès 2008 un rapport de la DDE de Vendée prévenait que « la rupture des digues sur ce secteur engendrerait des dégâts majeurs aux biens et aux personnes ».

Météo-France avait placé la Vendée et la Charente Maritime en « alerte rouge », mais nul ne s’attendait aux inondations provoquées par la conjonction catastrophique de vents violents, de grandes marées et d’une pression atmosphérique basse.

« Il y a eu des études, mais aucune, même si on préconisait de conforter la digue et de la rehausser, ne prévoyait une montée des eaux telle que ce que l’on a vu », se défend Françoise Babin, adjointe à l’urbanisme à la Faute-sur-Mer, dont la famille avait des parts dans des lotissements aujourd’hui inondés.

Le risque d’inondation ne concerne d’ailleurs pas que la Vendée: la France compte plus de 800 communes sous le niveau de la mer et sur les 1.350 km de digues, « un tiers pose des problèmes de sécurité », comme l’a noté Chantal Jouanno, secrétaire d’Etat chargée de l’Ecologie qui accompagnera le président Sarkozy mardi.

Première leçon de la tempête, un plan national d’action « digues » est désormais prévu sur cinq ans. En Charente-Maritime où la moitié des 224 km de digues a subi des dommages plus ou moins graves, des entreprises ont été réquisitionnées pour des travaux d’urgence en prévision des grandes marées de la fin mars.

A l’échelle nationale, une commune sur trois est concernée à des degrés divers par un risque d’inondation: 100.000 logements ont été construits entre 1999 et 2006 en zone inondable, même si « il n’y a pas 100.000 logements à risque », comme l’a dit Jean-Louis Borloo, ministre de l’Ecologie, du Développement durable et de la Mer, qui sera aussi du voyage mardi.

Parmi les mesures en vigueur, la loi littoral de 1986 qui interdit toute construction à moins de 100 mètres du rivage a été affaiblie par une série d’amendements dérogatoires.

A la Faute-sur-Mer en outre, comme parfois ailleurs, la commune a tout fait pour retarder l’application du plan de prévention des risques d’inondations (PPRI). Certains permis de construire ont exigé de longues batailles juridiques contre la préfecture.

Or c’est justement l’absence de PPRI qui permet aujourd’hui aux élus locaux de dire que toutes les constructions sont en règle.

Deuxième leçon de Xynthia: les préfets de Vendée et Charente-Maritime ont désormais interdit de délivrer des permis de construire sur les zone submergées.

Reste à savoir ce que vont devenir les habitations les plus endommagées. Certains voudraient les voir détruites.

En Charente-Maritime, 150 habitations sont jugées « inhabitables » et 563 totalement ou temporairement inhabitables en Vendée – 329 à la Faute-sur-mer, 209 à l’Aiguillon-sur-mer et 25 à la Tranche-sur-mer.

Samuel Veillard, pompier professionnel aux Sables-d'Olonne, est également chef du centre de L'Aiguillon-sur-Mer. Au lendemain de la tempête, il a été l'un des éléments clés du dispositif de secours aux victimes.
Samuel Veillard, pompier professionnel aux Sables-d’Olonne, est également chef du centre de L’Aiguillon-sur-Mer. Au lendemain de la tempête, il a été l’un des éléments clés du dispositif de secours aux victimes.

Pendant une semaine, ce pompier professionnel a sauvé des vies et contribué à coordonner les secours après Xynthia. Jeudi, il a repris son poste aux Sables.

PortraitHier, c’était sa rentrée à la caserne des Sables-d’Olonne. Un retour apaisé, pour boucler la boucle. Car l’adjudant Samuel Veillard vient de vivre la période la plus intense de sa carrière professionnelle. Grâce, ou plutôt, à cause de Xynthia, la tempête meurtrière. Dont il a mesuré très tôt les dégâts.

« J’étais de garde aux Sables, le samedi soir. Pendant la nuit, mon adjoint m’a alerté à propos du gonflement important des eaux. Il avait vu juste. Mon major, Didier Thierry, m’a rapidement demandé de me « détacher » sur le secteur de La Faute. » Une décision judicieuse.

Et pour cause : ce natif de Rennes est aussi chef du centre de L’Aiguillon-sur-Mer, à la tête d’une équipe de vingt pompiers volontaires. Sans compter qu’il vit à La Faute-sur-Mer, avec son épouse et ses trois enfants. C’est dire s’il s’est senti concerné, dimanche matin.

« Il est passé pour s’assurer que nous étions en sécurité, raconte Sandrine, sa femme. Quelques jours plus tôt, on s’était dit qu’en cas d’inondation, il fallait qu’on se réfugie tous sur le lit le plus haut de la maison. Nous étions préparés. »

« Il faut en parler au Président »

L’esprit disponible, Samuel Veillard a poursuivi sa route jusqu’à L’Aiguillon. Pour y découvrir « sa » caserne, ravagée. Avant d’organiser une expédition à la Pointe, vers la jetée, l’une des zones les plus inondées. « On est parti à dix avec deux bateaux, sans aucun moyen de communication. »

En quelques heures, la troupe a effectué « sept sauvetages et une quinzaine de mises en sécurité ». Des souvenirs marquants. Notamment les yeux de cet enfant de 7 ans, « transi de froid, baignant dans une eau mazoutée, dans les combles d’une maison. Ça a dû être traumatisant pour lui. Quand il a été pris en charge par l’hélicoptère, il laissait derrière lui sa grand-mère et son papa sur le toit, sans savoir s’il les reverrait. Ça nous a émus. » De retour à terre, il débriefe avec ses supérieurs, dont le colonel Michel Montalétang. Réaction immédiate du chef vendéen : « Il faut en parler au Président. »

Le lendemain, Nicolas Sarkozy, en visite à L’Aiguillon, se plante devant lui pour entendre le récit de son héroïque matinée. Et le félicite : « Vous pouvez être fier de vous, et de vos équipes. » La phrase lui a suffi. Il y a puisé du réconfort, et le soutien symbolique d’un pays derrière ses collègues en action.

« Ce dimanche-là, beaucoup auraient pu être à ma place, certains auraient peut-être fait mieux que moi. Je ne sais pas si je suis tombé au bon ou au mauvais moment, mais c’est comme ça. » Modeste, avec ça.

Pas sûr, pourtant, que d’autres auraient fourni le même rendement. Car sa connaissance du secteur fut un atout indispensable pour coordonner les interventions. Non pas sur le terrain. Mais à distance. « J’étais à la disposition du PC d’où j’ai pu aider et renseigner les collègues. Dès le lundi, il y avait tellement de moyens engagés que j’ai été très sollicité. »

Chômage technique

Depuis la fin des interventions, Samuel Veillard a pris un peu de repos. Dans sa maison, l’eau a laissé place à la boue mais « ça va », répète-t-il. « On est six pompiers du centre de L’Aiguillon à être sinistrés. Par chance, aucun de nous n’a de victimes parmi ses proches. Pour reprendre sa vie de tous les jours, ce n’est pas négligeable. »

Surtout lorsqu’il faudra retourner au centre, actuellement hors service. « On est au chômage technique. » Cette caserne vieillissante, construite en 1976, pourrait être rasée au profit d’un nouveau bâtiment, loin du port. D’ici là, Samuel Veillard aura retrouvé son équipe. Et éventuellement de nouveaux visages : « On est vraiment en sous-effectif, glisse-t-il pendant la conversation. Si ces événements ont pu susciter des vocations chez certains, on sera très heureux de les accueillir au centre. »

Benoît GUÉRIN.

Sarkozy reviens en Vendée, les ostréiculteurs en questions.

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La  localité d'Aiguillon-sur-Mer noyée sous les eaux

La localité d’Aiguillon-sur-Mer noyée sous les eaux

France 2
Le plan digues permettra d’instaurer des procédures plus rigoureuses, a annoncé jeudi Jean-Louis Borloo

Les dégâts provoqués par Xynthia posent des questions sur la solidité des digues et les zones réputées « constructibles ».
« Il faut maintenant identifier les risques et les propriétaires concernés, puis instaurer des procédures plus rigoureuses pour aider les collectivités à appliquer les Plans de prévention des risques », a-t-il ajouté.

M.Borloo a rappelé, dans l’édition de jeudi de La Montagne, qu' »une proposition de réfection prioritaire des digues   existantes sera établie avec un plan de financement sur cinq ans », alors que l’Etat a prévu d’augmenter sa participation. Il évalue à environ un million d’euros par kilomètre le coût des travaux sur les digues appartenant aussi bien à  l’Etat, aux collectivités ou à des propriétaires privés.

Premières explications
Au lendemain du passage meurtrier de Xynthia, et à l’heure du bilan, les spécialistes avancent les premiers éléments d’explication.

Et ce, après avoir étudié « les moyens et le partage du financement » des travaux, a précisé, dans un entretien à La Montagne, le ministre de l’Ecologie après étude des « moyens et le partage du financement » des travaux.

Sur les quelque 10.000 km de digues érigées en France, certaines datent du Moyen-âge. En outre, ces constructions n’offrent jamais une garantie d’étanchéité à 100%.
« A partir du moment où l’on a construit une digue, c’est qu’il y avait la  volonté de protéger une zone naturellement inondable. Elle est fiable tant que la cote de l’eau reste inférieure à celle de l’ouvrage: au-delà, son niveau de protection sera dépassé par l’ampleur d’une crue ou d’une tempête et il faudra gérer la crise. C’est inévitable » explique Patrice Mériaux, ingénieur à l’Unité de recherche ouvrages hydrauliques et hydrologie du Cemagref d’Aix en Provence.

Le Cemagref recense 9.000 km de digues, dont un millier le long du littoral, appartenant à des communes, des syndicats, voire des particuliers. L’Etat lui-même ne gère qu’environ 1.000 km de digues fluviales, essentiellement sur la  Loire. Un vaste recensement, toujours en cours, a été lancé à la suite des grandes inondations du Rhône qui avaient noyé la Camargue en 1993 et 1994.

« C’est un parc très disparate, constitué au fil du temps : souvent, l’ouvrage qui avait été conçu pour protéger des champs abrite, 50 ans plus tard, des populations et il faut relever le niveau d’exigence », remarque Anne-Marie Levraut, chef du service des risques naturels et hydrauliques au ministère de l’Ecologie. Un tiers des digues sont actuellement gérées « par des maîtres d’ouvrage qui  n’ont pas les capacités techniques ni financières de remplir toutes leurs obligations, y compris en zone urbaine », poursuit-elle.

La situation de la Faute-sur-Mer
Selon une étude menée récemment par la Direction départemental de l’équipement (DDE) de Vendée, la commune de la Faute-sur-Mer, durement frappée par la tempête Xynthia, était considérée comme une zone sensible construite « sur de vastes espaces gagnés sur la mer, ne tenant pas compte de la mémoire du risque ».

« La  conjonction de deux phénomènes, de crue dans l’estuaire du Lay et de submersion marine pourrait avoir un impact très important sur les zones densifiées à l’arrière d’un réseau de digues vieillissant » indiquait le document présenté en octobre 2008 aux journées du Génie côtier, à Nice, par Stéphane Raison.

« Plus de 3.000 maisons sont construites derrière ces digues en terre (…) 40.000 personnes fréquentent quotidiennement la commune en été. La rupture des digues sur ce secteur engendrerait des dégâts majeurs aux biens et aux personnes », prévenait la DDE.

Selon l’adjoint au maire de la Faute-sur-Mer, Patrick Maslin les digues ne seraient pas directement en cause dans la catastrophe du week-end. « Il n’y a aucun souci avec les digues » et « les digues ont résisté » a déclaré l’élu qui explique que l’eau est venue par une autre brèche.

La question des zones inondables
Xynthia a rallumé le projecteur sur les règles de construction dans les zones inondables. Premier risque naturel en France, l’inondation concerne en effet une commune sur trois à des degrés divers, dont 300 grandes  agglomérations, selon le ministère de l’Ecologie et du Développement durable. En 2008, 16.134 communes, soit 5,1 millions de Français, étaient ainsi concernés dans un pays où les zones inondables s’étendent sur plus de 27.000 km2.

Pourtant ces cinquante dernières années, l’urbanisation des zones inondables s’est accélérée. Dans l’Hérault ou l’Ille-et-Vilaine, les logements construits sur de tels sites ont augmenté de 20% en sept ans. Et selon une étude du Commissariat général au Développement  durable, près de 100.000 logements ont encore été construits dans les zones inondables de 424 grandes communes entre 1999 et 2006, dont 8.000 dans les Alpes-Maritimes, le Var et le Val-de-Marne.

Vers un changement des pratiques ?

Si une partie de la classe politique respecte le temps du deuil, des voix commencent à s’élever pour dénoncer les permis de construire accordés dans les zones côtières.

« Il faut être raisonnable et construire à des distances plus  importantes » de la mer, a ainsi déclaré lundi, le président du conseil général de Vendée, Philippe de Villiers. La secrétaire d’Etat à l’Ecologie, Chantal Jouanno, a souligné pour sa part qu’il fallait « durcir les règles » de construction dans les zones inondables et derrière les digues, en dépit des éventuelles pressions subies.

Le président Nicolas Sarkozy a promis qu’une « réflexion va être engagée sur le plan de l’urbanisme pour qu’une catastrophe de cette nature ne se reproduise plus ». « On ne peut pas transiger avec la sécurité », a-t-il assuré.

En Vendée, « il faut construire plus loin »
Pour le président du Conseil général de Vendée, la catastrophe impose de nouvelles normes de construction. Les décès sont à déplorer essentiellement dans des localités de la Vendée proches de la mer, qui ont été submergées, où les habitants surpris dans leur sommeil ont été noyés. « Sur le moyen terme, il faut construire autrement sur la côte, partout en France. L’Etat impose des normes qui sont respectées par les maires le plus souvent mais qui ne sont pas assez sévères », a dit Philippe de Villiers sur France info. Selon lui, les digues de plus en plus hautes et de plus en plus renforcées, sont anciennes et il n’est pas souhaitable de procéder à une perpétuelle consolidation. « Partout où la terre est au niveau de la mer, il est prudent de construire plus loin », a estimé le président du Conseil général.

Pour le président du MoDem François Bayrou, « ce qui apparaît, c’est que la plupart des victimes ont été piégées dans leur maison par la montée brutale des eaux, ce qui pose au moins deux  questions »: « La première, c’est les autorisations de construire données dans des lotissements situés trop bas par rapport au niveau de risque de la montée de la  mer » et « la deuxième question, c’est la nature et l’entretien des digues, qui datent dit-on du XIXe siècle, et dont l’état peut être mis en question », a-t-il  ajouté.

Quatre jours après le passage dévastateur de Xynthia, qui a fait 53 morts en France, le débat sur les responsabilités dans cette catastrophe naturelle s’est accentué jeudi, jour d’hommage aux victimes.

Une cérémonie est prévue à 15h00 à la cathédrale de Luçon, en Vendée, l’un des départements les plus touchés, en présence du Premier ministre François Fillon.

Le commissaire européen à la Politique régionale, Johannes Hahn, s’est rendu jeudi à La Rochelle (Charente-Maritime) pour témoigner de la solidarité et de la compassion de l’Europe. Il devait ensuite se rendre en Vendée.

La France a annoncé lundi son intention de solliciter une aide du Fonds de solidarité de l’Union européenne (FSUE).

Le bilan de la tempête s’élève à 53 morts, sept blessés graves et 72 blessés légers, a déclaré Brice Hortefeux sur Europe 1.

Face à la polémique qui monte sur d’éventuelles entorses à la réglementation immobilière, le ministre de l’Intérieur a insisté sur le recueillement dû aux victimes.

« Et puis il y aura un deuxième temps, le temps des leçons à tirer », a-t-il ajouté.

Il s’est gardé de mettre en cause les maires accusés d’avoir délivré des permis de construire dans des zones inondables.

Les dégâts les plus importants causés par Xynthia l’ont été là où des digues ont lâché sous la pression des vents violents combinés à une forte marée et une puissante dépression.

Le maire de La Faute-sur-Mer (Vendée), l’une des deux communes les plus touchées, est notamment accusé d’avoir ignoré les mises en garde de la Direction départementale de l’équipement (DDE) qui évoquait en 2008 « un réseau de digues vieillissant ».

Prié de dire si des maires pourraient être poursuivis en justice, Brice Hortefeux a répondu : « Ce sont des décisions extrêmement graves, il faut qu’il y ait des analyses précises ».

« UN ÉQUILIBRE À TROUVER »

Le ministre a néanmoins ordonné mercredi aux préfets de « ne pas hésiter à déférer les permis de construire délivrés par les autorités locales lorsque ceux-ci peuvent paraître dangereux ».

Certains édiles réclament que l’Etat s’investisse davantage dans la protection des habitations du littoral.

« Sur un cas comme ça, il faut recentraliser au moins le processus de décision et de vérification », a dit sur Canal+ le maire socialiste de La Rochelle, mettant en cause la qualité des digues en France.

« Je demande la création d’un établissement public. Il faudrait au moins la responsabilité générale sur la qualité des digues, leur entretien », a déclaré Maxime Bono.

Le gouvernement s’est engagé mercredi à présenter un plan de renforcement des digues dans les deux mois.

Pour Maxime Bono, la tempête a prouvé que les normes imposées par l’Etat pour délivrer des permis de construire n’étaient plus viables.

« Depuis bien longtemps, la cote de 3,80 mètres (au-dessus du niveau général des flots) était considérée comme une cote où on était en toute sécurité. Cette cote n’est plus d’actualité. Mais que faut-il faire pour tout ce qu’on a construit ? », a-t-il demandé.

En avril 2009, Nicolas Sarkozy, présentant le projet du Grand Paris, avait souhaité que l’on rende « constructibles les zones inondables mais par des bâtiments adaptés à l’environnement et aux risques ».

« Il faut sortir du respect passif d’une règlementation de plus en plus pesante », avait dit le chef de l’Etat.

Les ministres Valérie Pécresse et Brice Hortefeux ont défendu jeudi ces propos.

« Il a totalement raison », a dit la ministre de l’Enseignement supérieur sur RMC et BFM TV, évoquant « des terrains délaissés autour des gares » ou des « résidences flottantes ».

Pour le ministre de l’Intérieur, il y a « un équilibre à trouver ».

« Dans certains cas, l’administration peut être tatillonne et en même temps, elle a vocation à protéger », a-t-il souligné.

Clément Guillou, édité par Sophie Louet

Incroyable comment les politiques de tout bord ont vite dégainé. Nicolas Sarkozy, Ségolène Royal, François Fillon, Philippe de Villiers, Dominique Bussereau mais aussi les moins connus Jean-François Fountaine, vice-président (PS) du conseil régional de Poitou-Charentes et tous les maires des villes touchées.
Une telle réactivité résulte évidemment du nombre impressionnant de victimes (51 décès et une douzaine de disparus) nées d’une terrible tragédie inéluctable et rarissime. Évidemment. Pour le coup, tous les politiciens de gauche comme de droite en sont convaincus et tentent bien de nous en convaincre. On gagne même un magique « plan digue » de l’ami Borloo, un plan sorti du chapeau, tout comme les 3 millions d’euros débloqués en urgence et 700 « mobil-homes » par Ségolène!
Cerise sur la gâteau, bouée sur le bateau, même l’Union Européenne a été appelée au secours via le Fond de solidarité de l’Union européenne (FSUE). Un fond qui s’active à la condition que les dégâts occasionnés soient supérieurs à 3,4 milliards d’euros, ou représentant 0,6% du PIB du pays, avec la fourniture d’un chiffrage précis 10 semaines maximum après le drame.
Mais cette réactivité n’est pas due à l’approche des régionales. Le nombre de morts et de sinistrés, n’est pas dû à la faiblesse pour ne pas dire à l’incompétence, voire osons, à la vénalité de politiciens locaux soucieux d’étendre leur commune aux promoteurs immobiliers.
Non ici, « tout le monde est beau, tout le monde il est gentil ». C’est la Fatalité. C’est la Nature. Terrible et incontrôlable mais inévitable.

« Avec la conjonction exceptionnelle des éléments, aucun ouvrage n’aurait pu résister » déclarait pour LeMonde.fr un fonctionnaire souhaitant garder l’anonymat.
On ne peut que confirmer. Qu’ils soient neufs mais mal conçus (trop petits ou peu résistants fautes de budgets), qu’ils soient vieux et non entretenus, ou pire qu’ils soient vieux et à la disposition de cascadeurs pour faire du quad, sûr que les seuls remparts à la montée des eaux ne peuvent tenir convenablement!
« Entre les maires, qui veulent que leurs communes vivent et s’étendent, et l’Etat, qui veut protéger au maximum, il y a un compromis à trouver, et c’est toujours compliqué »
Bizarrement pour sauver des vies, et faire respecter le loi, le compliqué explique toujours la lenteur des opérations.
En revanche, quand un protégé du pouvoir, figure des médias, souhaite se faire construire sa nouvelle villa près d’un lieu classé monument historique, malgré la loi, là bizarrement, tout devient simple et se fait alors rapidement. Étrange, mais les mauvaises langues auront vite fait de dire « on ne peut pas comparer ». Désolé d’écrire le contraire. Si on peut faire une entorse au loi, on peut alors les respecter pour sauver des vies. « Qui peut le plus, peut le moins ».

Parodie de Politique
Et de voir, pour une fois, le PS et l’UMP se rabibocher, malgré toutes les saloperies de caniveau balancées juste avant:
« Ne pas chercher la polémique là où il n’y en a pas » de l’entourage de Bussereau.
« La politique c’est important, mais il y a des moments où c’est la solidarité, le recueillement et les secours qui sont prioritaires » par l’arracheur de dents Xavier Bertrand
il est « logique d’être dans une posture d’union » Christophe Béchu, candidat UMP dans les Pays-de-la-Loire
« La campagne doit changer sans doute de nature, être beaucoup plus pudique » par la dame de fer du Poitou
« Royal m’a appelé hier (dimanche) de façon très sympathique pour me faire part de sa solidarité et de sa disponibilité à nous soutenir. » par…Dominique Bussereau!
Peace & Love, aimons nous les uns aux autres, par respect pour les familles. Mais bien sûr…

Bande de faux-culs! Au contraire, c’est parce qu’il y a plus d’une cinquantaine de morts, qu’il va falloir un jour que les politiciens véreux ou niais (il faut toujours laisser le choix) payent pour leur incompétence volontaire ou involontaire. Ras-le-bol des copinages, des magouilles en douce!
René Marratier est maire de la comme La-Faute-Sur-Mer, un nom prédestiné, mais maire depuis… 1989.
Comment expliquer que rien ou si peu n’ait été réalisé pour protéger sa propre ville? La digue qui a été submergée selon le maire mais éventré selon les journalistes, était en tout cas…en pleine rénovation au moment du drame. « Vous savez ce que sait: le retard, les problèmes administratifs… »
Pour le coup, impossible de se retourner vers ses prédécesseurs étant en poste durant près de 20 ans!
Et le telegramme.com allant bien plus loin:
« En 2008, un reportage de France 3 à l’Aiguillon-sur-Mer et La Faute-sur-Mer mettait en évidence les enjeux liés à l’urbanisation. On y explique qu’une partie du secteur situé derrière la digue a été urbanisé récemment, avant que l’Etat n’y mette un frein par le biais du plan « prévention du risque inondation et submersion marine ». Une mesure qui n’était pas du goût du maire de La Faute-sur-Mer, lequel estimait que l’on pouvait encore étendre les zones pavillonnaires à condition de surélever de quelques dizaines de centimètres les futures maisons. »
Sûr que si en plus, hymne à la connerie humaine, les maires s’amusent dans la délivrance de permis de construire en zones inondables, où va-t-on?
Évidemment un maire seul ne peut rien ou presque. Et il paraît évidemment qu’à l’échelle départementale, régionale d’autres responsabilités seront à mettre en cause.
Et Philippe De Villiers de se réveiller au micro de France Info « sur le moyen terme, il faut construire autrement sur la côte, partout en France ». « L’Etat impose des normes (…) qui ne sont pas assez sévères. Partout où la terre est au niveau de la mer, il est prudent de construire plus loin. »
Navrant et un peu tard, le châtelain.

Côté pouvoir public, cela reste à l’image du privé: il y a ceux qui font leur boulot, dans les temps et correctement. Et ceux qui ne foutent pas une ramée. LeParisien.fr nous relate ainsi, au plus grand désarroi des familles de victimes, qu’une « note datée d’octobre 2008, l’ancien chef du Service maritime et des risques de la Direction départementale de l’équipement (DDE), Stéphane Raison, rappelle que « sur le secteur littoral, la zone de l’estuaire du Lay (NDLR du Parisien : où se trouvent précisément les communes de La Faute-sur-Mer et de L’Aiguillon-sur-Mer, les plus frappées par la tempête) est la zone la plus dangereuse du département, le Lay étant un cours d’eau majeur drainant une surface représentant la moitié du département de la Vendée, exposée à des phénomènes marins extrêmes, amplifiés par l’effet de baie dans la baie de l’Aiguillon ». La DDE a donc bien fait son travail.
et l’article d’ajouter « la commune de La Faute-sur-Mer (…) a été construite sur de vastes espaces gagnés sur la mer, ne tenant pas compte de la mémoire du risque (…). Plus de trois mille maisons sont construites derrière des digues en terre». Les 20 ans de mandat de Monsieur René Marratier, entre autres…
Quant aux Aigullionnais, les habitants de l’Aiguillon-Sur-Mer, il faudra qu’ils revoient le slogan de leur municipalité: « un regard tourné vers la Mer »

Côté Etat, dommage pour lui la trêve électorale n’est pas totalement déclarée. Normal puisque les Verts n’ont pas été écoutés – et su être écoutés durant 20 ans (encore!) – notre bobo parisienne Cécile Duflot met les pieds dans la plat: « La mise en cause de la loi Littoral, c’est le candidat Sarkozy lui-même qui avait commencé. Il avait dit en avril 2007 : il faut assouplir la loi Littoral pour que les communes puissent se développer normalement, c’était à peu près sa déclaration »
Foutaises? Récupération politique? Pas de chance, le nouvelObs a vérifié:« Interrogé sur la loi Littoral de 1986 dans un numéro spécial de l’hebdomadaire Le marin paru le 13 avril 2007, le candidat Sarkozy avait déclaré que celle-ci méritait « d’être mise à jour sans pour autant que l’économie générale du dispositif soit bouleversée. Je crois qu’il faut à la fois la renforcer pour mieux lutter contre les cas de détournement qui ont été constatés, et l’assouplir pour ne pas entraver le développement normal des communes, tout en conservant l’objectif général de protection de l’environnement »
La chef de file de « la purée de brocolis bio » enfonce même le clou en impliquant directement le Sénat (majoritairement de droite depuis De Gaulle) « de remettre en cause la loi littoral ». « On sait qu’il y a un an et demi », la Haute Assemblée « a voulu assouplir les règles d’urbanisme ». […] « Il y a eu 100.000 logements construits en zone inondable entre 1999 et 2006, donc très récemment, c’est pas des vieilles constructions »

Au final, pour donner un exemple « militaire », c’est comme si un général faisant tout pour entrer en guerre, planifiait son attaque, les budgets et la population fin prêts, mais qu’au moment de donner les premiers coups de canons, le général capitule et reporte perpétuellement l’attaque.
Dès qu’il s’agit d’assumer sa responsabilité, tout le monde se dégonfle. Les études sont effectuées. Les périmètres des travaux sont établis mais rien n’avance. Et comme il faut plusieurs signatures, maire, conseillers régionaux, tout le monde se couvre dans le retard ou pire, l’absence totale de changement.

51 morts. 12 disparus. Aucun responsable. Aucun coupable. Et après on se demande pourquoi les petites gens se désintéressent de la politique et ne vont plus voter. Ne cherchez plus.

Autoriser la construction de lotissements et de résidences en zone inondable ?

Vraiment pas con, quand on connait le prix du m2 constructible en zone littorale en Vendée, 2ème département touristique de France. Oui, vraiment, trop tentant !

Crédit photo : agence Reuters

Alors, bien sur, ils ont été tentés, nos braves élus communaux et départementaux.

Bon, c’est vrai, d’un côté la DDE avait prévu les risques :

Et puis, pour enfoncer le clou, écoutez ceci :

Une « spéciale dédicace  » à René Marratier, maire de La Faute, qui doit avoir du mal ces jours ci à justifier certaines de ses décisions (approuvées, il faut le dire par la justice et l’état).

« Tout ce qui a été construit l’a été en zone constructible avec l’accord des services de l’Etat », affirmait lundi René Marratier, maire de La Faute-sur-Mer, lors de la venue de Nicolas Sarkozy auprès des sinistrés de la baie de L’Aiguillon.

Joël Sarlot, président du Conseil d’architecture, d’urbanisme et d’environnement (CAUE) de Vendée, assure que les maires des communes de la baie n’ont pas fauté.

L’organisme qu’il dirige conseille les communes dans l’élaboration de leurs Plans locaux d’urbanisme (PLU).

« Jusque-là, la référence était de construire quatre mètres au-dessus du niveau de la mer, un chiffre basé sur les records des crues centennales », a-t-il dit à Reuters.

« Or, selon les éléments que l’on m’a communiqués, les maires de L’Aiguillon et de La Faute-sur-Mer ont autorisé des constructions à 3,90 mètres au-dessus du niveau de la mer », ajoute l’ancien député villiériste, aujourd’hui vice-président (divers droite) du conseil général de Vendée.

« Ils risquaient au pire un débordement de dix centimètres d’eau, pas de quoi renoncer donc à occuper les habitations. »

Ah, oui ? Ben tiens donc !

Et puis écoutez aussi ceci :

Quand Sarkozy voulait assouplir les règles des zones inondables


(Mille mercis à FullHdReady, ce mec est VRAIMENT indispensable à tous niveaux)

Le seul bon côté de cette catastrophe, c’est le même que pour la canicule : ce sont les retraités qui ont morflé en première ligne….

Et ça, c’est bon pour nous….

Ah, oui, au fait, ma solution pour éviter ces morts lors des futures inondations ?

Sachant que les maisons des zones inondées – où sont morts nos retraités – sont toutes de plain-pied,

il suffit d’interdire les rez-de-chaussée, et

le tour est joué !

Rétrospective

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