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Les dégâts des inondations restent encore  très visibles dans les quartiers sinistrés ou au  camping municipal de La Faute-sur-Mer.

Les dégâts des inondations restent encore très visibles dans les quartiers sinistrés ou au camping municipal de La Faute-sur-Mer./ g. Frouin / 20 Minutes

REPORTAGE – Une pétition qui passe mal chez les sinistrés…

Elle est apparue sur les comptoirs des commerces de la Faute-sur-Mer (Vendée) peu après le passage de la tempête Xynthia. Depuis, la pétition de «soutien au maire René Marratier et à son conseil municipal» a recueilli «500 signatures», calcule la coiffeuse. Soit exactement la moitié de la population en hiver de la petite station balnéaire, qui se divise sur les présumés «conflits d’intérêts» qui auraient dicté l’attribution des permis de construire dans des zones inondables : le fils de l’adjointe à l’Urbanisme est en effet agent immobilier dans la commune. «Hier, une femme est entrée sans dire bonjour dans le magasin, et a piqué une crise pas possible», témoigne ainsi une commerçante, sous couvert d’anonymat. «Elle trouvait lamentable qu’on puisse soutenir le maire. Pourtant, lui aussi a été victime des inondations.»

«On pensait simplement que l’eau allait monter tranquillement»

«Ici, même les sinistrés nous soutiennent», assure de son côté Marie-Thérèse Tarrery, adjointe au maire en charge de la Communication. «Tout le monde est conscient qu’on vit dans un pays dangereux, protégé par les digues. On pensait simplement que l’eau allait monter tranquillement…» Pour elle, il faut surtout «arrêter de croire que la commission d’urbanisme a été achetée». Il faut reconnaître que toute la commune tirait bénéfice de cette urbanisation, de près ou de loin, via les emplois et les ressources financières qu’elle générait.
En attendant, des lotissements entiers de sa commune ont été désertés. Seuls restent, sur les façades, les croix tagguées par les secours pour signifier que la maison a été inspectée. Au camping municipal en bordure de l’estuaire, dont le préfet a ordonné l’évacuation d’ici au 15 avril, les habitués déménagent «à contrecœur». «Cela fait trente-deux ans qu’on faisait 900 km pour venir ici en vacances», soupire Albert, un Luxembourgeois de 50 ans, qui démonte la terrasse de son mobil-home. «De toutes façons, on reviendra à La Faute. On prendra une location.»

A La Faute-sur-Mer, Guillaume Frouin


Mercredi soir, lors de la réunion du conseil municipal de La Faute-sur-Mer.

Discrets depuis le drame, au coeur de la polémique, les élus de La Faute se défendent. A l’issue du conseil, ils ont répondu à nos questions.

Avez-vous le sentiment de porter le chapeau ?

René Marratier, le maire : « Nous sommes seuls face à la meute. On a été livrés à la vindicte populaire. Même si je comprends certaines choses, on a déjà un lourd fardeau à porter. Moi-même je suis sinistré. Vous croyez qu’on n’en a pas déjà assez sur la tête ? Personne ne s’occupe de savoir si les élus ont, eux aussi, besoin d’un soutien psychologique. »

Une pétition circule. 500 signatures en votre faveur. C’est important ?

Marie-Thérèse Tarrery, adjointe : « Oui. Dans la commune, on nous soutient. À l’extérieur, on est traité d’incompétents. Comme si nos commissions n’avaient pas étudié les dossiers. Ceux qui ne connaissent pas le terrain, nous attaquent. »

Un élu : « Dimanche dernier, un électeur sur deux est venu dire à monsieur le maire : on est avec vous. On vous encourage. C’est quand même quelque chose »

René Marratier : « Cela donne envie de se battre pour rétablir des vérités. »

Pourquoi avoir laissé construire en zone inondable ?

Une élue sinistrée : « Toute la commune est inondable. Si vous allez par là, on rase tout. L’Aiguillon est tout aussi inondable. Ma maison date de 1958 et j’avais un mètre vingt d’eau. »

Pourquoi, avoir demandé en novembre dernier à repousser l’enquête publique du plan de prévention des risques d’inondations (PPRI) ?

René Marratier : « Le PPRI a été accepté par anticipation le 1er juillet 2007. Il été rédigé par les services de l’État avec, normalement, un rendu de copie le 1er juillet 2010. Le délai d’instruction est de trois ans. »

Françoise Babin, première adjointe : « Pendant deux ans et demi, on n’a jamais rencontré les services de l’État. Et, puis ils viennent en novembre, en nous disant : y’aura une enquête publique au mois de janvier… »

René Marratier : « On est en démocratie. On a le droit de ne pas être d’accord. On a contesté le PPRI plus sur la forme que sur le fond. Il y avait des choses à faire préciser. Par exemple, en zone PPRI, comment mettre un portail électrique sur une clôture en brande ? »

Les secteurs interdits à l’habitat vont être dévoilés d’ici peu…

René Marratier : « On attend. Certains veulent faire des croix sur la commune, d’autres veulent la raser. On saura la semaine prochaine, mardi ou mercredi, lorsque préfet va annoncer le périmètre. C’est aussi pour cela, qu’en partenariat avec notre assurance, la SMACL, qu’on sollicite un avocat de renom. Ça peut aider… »

Patrick Maslin, adjoint : « S’il n’y a pas la mise en place de cellules psychologiques importantes quand le préfet va annoncer sa décision, on risque d’avoir des soucis. On a demandé une double cellule de soutien. »

Vous craignez le pire ?

René Marratier : « On s’attend à tout. Faire de La Faute un exemple ? Pourquoi là plus qu’ailleurs? Il y a des milliers de kilomètres inondables sur le littoral. »

Pierrette Billet, une élue sinistrée : « Faut pas croire, on va se battre pour rester. C’est notre vie ici. »

À combien évaluez-vous les dégâts dans la commune ?

René Marratier : « Impossible de chiffrer. Et les morts. Ce n’est que des gens qu’on connaissait. On y pense tous les jours. »

Quelle aide financière, avez-vous reçu de l’État ?

Patrick Maslin : « Jusqu’à présent 169 000 €. Cela a payé une partie des secours. Mais sur ces 169 000 €, 145 650 € provenaient de dons… »

En résumé, dans quel état d’esprit êtes-vous aujourd’hui ?

Une élue : « Comme des zombies. »

René Marratier : « On est mal. Mais on va se battre pour que les sinistrés puissent rester sur la commune. »

Patrick Maslin : « Nous sommes quinze personnes autour de la table, c’est quinze personnes solidaires. »

Recueilli par Renaud GARNIER.
Ouest-France

chers amis internautes

Voilà trois semaines que la tempête XYNTHIA a frappé notre commune de LA FAUTE SUR MER.

Vingt neuf personnes ont trouvé la mort dans cette nuit du 27 février au 1er mars, ils étaient nos parents, nos voisins, nos amis. Nous les connaissions tous  parce que nous partagions ensemble nos activités associatives,  nos fêtes, des vies simples  sans histoires ou simplement des petites histoires d’un village tranquille au rythme des saisons,  heureux de vivre dans cette région baignée de soleil avec nos plages de sable  fin à perte de vue et nos espaces naturels protégés , un cadre de vie exceptionnel qui attirait nombre de personnes pour les vacances  ou pour passer une retraite tranquille…

Puis, la vague s’est abattue sur cette sérénité, amenant ici la mort, la tristesse et la désolation et aussi les polémiques et l’acharnement médiatique … trouver tout de suite des coupables…l’homme à abattre.

Le silence face à toutes les attaques s’est imposé, lorsque les paroles sont tronquées pour mieux vendre, pour mieux détruire pour mieux nuire  ou régler ses propres comptes.

La solidarité, nous savons ce que cela veut dire ici à La Faute, ceux qui ont eu la chance de ne pas être touchés au cours de cette nuit ont ouvert leurs maisons, recueilli voisins, amis, aidé au nettoyage sans compter.

Certains d’entre vous  s’offusquent  du silence sur notre site officiel : « C’est honteux de ne pas modifier ce site… » « vous ne donnez aucune information sur la catastrophe » « vous pourriez mettre un bandeau noir par respect pour les morts » …peut être … mais face à tous les besoins sur le terrain  de la catastrophe  : accueillir les sinistrés, donner des couvertures, des vêtements chauds, accompagner pour des soins, écouter ceux qui ont tout perdu, qui n’ont même plus envie de s’habiller , j’ai choisi d’être avec eux et j’assume totalement ce dysfonctionnement .

Par ailleurs depuis la catastrophe de nouveaux sites sont apparus qui mettent en liens les articles de presse, les photos, etc …n’hésitez pas à les consulter et pour des demandes plus précises vos messages sur info@lafautesurmer.com

Dès aujourd’hui dans la rubrique ACTUALITES j’ouvre une rubrique INFOS sinistrés pour diffuser  les informations pratiques et municipales officielles.

Merci pour votre compréhension
M-Th TARRERY
Adjointe
communication
Actualités municipales – 24 mars 2010

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Zone interdite (mkv)

Des catastrophes pas si naturelle que ça (flv)

Documentaire de l'agence CAPA diffusé sur FR3 (wmv)

Débat avec PPDA sur FR3 (wmv)

Audition du préfet au sénat (flv)

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